jeudi 25 décembre 2014

DVD - Des “Catacombes” sans dessus dessous

Plongée dans les bas-fonds parisiens avec ce film d’horreur malin et angoissant.


John Erick Dowdle est devenu un spécialiste du “found footage”, cette technique popularisée avec le “Projet Blair Witch”. En présentant le film comme un reportage, il plonge les spectateurs au cœur de l’intrigue. Mais avec toujours l’impression de ne voir qu’une partie de l’action, angoissé à l’idée de découvrir ce qui peut se passer derrière le caméraman. Si Blair Witch se déroule au grand air dans une forêt déserte, “Catacombes “au contraire se déroule en permanence sous terre, loin de la lumière. Les claustrophobes ne seront pas à la fête, sauf s’ils aiment se faire peur.


Scarlett (Perdita Weeks), jeune historienne passionnée d’ésotérisme, est à la recherche de la fameuse pierre de rosette, le graal de tout alchimiste. Elle suit les traces de son père, et pense avoir trouvé son trésor en déchiffrant un message codé sur la tombe de Nicolas Flamel, le plus célèbre alchimiste parisien. Elle embarque dans son expédition souterraine son ancien petit ami (Ben Feldman) et le caméraman Benji (Edwin Hodge). Pour ne pas se perdre dans les dédales, elle embauche un marginal, Papillon (François Civil) habitué de ces endroits peu accueillants.
Ce petit film d’horreur a l’avantage de ne pas trop tourner autour du pot. Il faut moins de 20 minutes avant de plonger dans les entrailles parisiennes. Ensuite les ennuis arrivent très vite, la peur aussi. Mieux vaut s’accrocher tant les rencontres dans ces sinistres catacombes rappellent nombre de très mauvais souvenirs aux participants de l’expédition.
Le DVD offre en bonus un petit making of pour expliquer toute la difficulté de tourner dans ces lieux clos et oppressants. Certaines scènes de panique ne sont peut-être pas jouées...

“Catacombes”, Universal, DVD et blu-ray, 16,99 euros.

mercredi 24 décembre 2014

DE CHOSES ET D'AUTRES - Le cri de l'huître

Parmi les vedettes incontestées des tables de Noël, les huîtres trônent en bonne place. Paradoxalement, les défenseurs des animaux s'offusquent du gavage des oies et des canards, mais n'ont jamais la moindre pensée pour les souffrances qu'endurent ces coquillages avant de finir au fond de notre estomac. Pourtant leur parcours est d'une rare cruauté.

Après une existence paisible, accrochées à un grillage, bercées par les vagues de la Méditerranée ou le rythme des marées en Atlantique, elles sont arrachées d'un coup à leur milieu naturel. Sorties de l'eau, elles se retrouvent en état de suffocation pour une longue agonie. Entassées dans des bourriches, elles partent pour un long voyage. Une fois achetées, elles sont souvent enfermées dans des sacs opaques et placées dans ces espèces de machines (appelées frigo) où le froid est intense.
Le jour de l'exécution, tout se passe très vite. Du moins si celui qui officie sait manier un couteau. Une entaille sur le côté, l'écartèlement des coquilles puis la décapitation. L'huître se retrouve nue face à un monde inconnu. Avant le coup de grâce, certains trouvent utile de la faire souffrir une dernière fois en l'aspergeant de jus de citron (ma femme pousse le sadisme plus loin, elle la poivre). Sa chair se rétracte, le mangeur est rassuré : l'huître est fraîche. Vivante en fait. Ensuite elle se fait gober, mastiquer et digérer.
C'est quasiment le seul animal que l'homme mange vivant. Certes, on n'entend pas le cri de l'huître sous la dent, mais à bien y réfléchir, c'est comme si, quand on entame son steak bleu, on entendait un "Meuh" de désespoir...

DE CHOSES ET D'AUTRES - Karine Ferri fait rêver

Reçu dans ma boitamel récemment un de ces messages dont on ne sait jamais s'il s'agit d'une véritable information, d'une publicité ou d'un canular. « Les hommes français veulent avoir une aventure avec Karine Ferri », est-il titré fièrement. Je poursuis la lecture et découvre interloqué que « plus de 3 000 hommes infidèles ont choisi la présentatrice télé avec laquelle ils aimeraient avoir une aventure extra-conjugale ». En clair, Karine Ferri fait fantasmer des milliers d'hommes mariés. Elle arrive largement en tête (39 % contre 23 % à la seconde, Karine Le Marchand) d'un sondage réalisé sur un site de rencontres réservé aux hommes et femmes déjà en couple.
J'imagine la scène. Monsieur et madame un samedi soir devant « The Voice » sur TF1. « Elle chante vraiment bien la petite Manon, dommage qu'elle soit éliminée », s'extasie madame. « Oh oui, elle est bonne », réplique machinalement monsieur qui n'a d'yeux que pour Karine Ferri en train d'interroger la fameuse Manon dont il se moque éperdument. « Enfin.. elle... Narbonne... Manon, elle est de... Narbonne », tente-t-il laborieusement de se rattraper après avoir remarqué le regard qui tue de son épouse.
Cela expliquerait peut-être les audiences astronomiques de ce télé crochet guère plus convaincant que les précédents, de la Star-ac' à Nouvelle Star. Le concept ou la qualité des participants comptent peu. Tout est dans le « potentiel fantasmagorique » des présentateurs. En débauchant Karine Ferri de D8, TF1 a tiré le gros lot.

mardi 23 décembre 2014

Cadeaux - Les intégrales BD au pied du sapin



Série vedette des éditons Dupuis, « Les Tuniques Bleues » ont pourtant débuté petitement. La publication de l'intégrale des aventures de Blutch et Chesterfield permet de mieux comprendre commet ce western, résolument antimilitariste, est devenu un champion des ventes. Tout a débuté par un coup dur. Morris et son cowboy solitaire décident de quitter les pages de Spirou pour rejoindre celles, mieux payées, de Pilote. Pour remplacer Lucky Luke, un concours est lancé au sein du journal. Cauvin, encore peu connu, signe le scénario et le dessin revient à Salvérius, vieux routier de l'illustration mais encore novice dans la BD. La sauce est testée dans quelques récits complets et rapidement la première cavalcade de 44 pages est lancée. Ce sont ces premiers pas qui sont repris dans cette belle intégrale enrichie d'un long dossier signé Patrick Gaumer. En plus des longs récits « Un charriot dans l'Ouest » et « Du Nord au Sud », les premiers mini-récits de Salvérius sont publiés. Pas de soldats bleus dans ces pages mais des Indiens déjà très comiques.
« Les Tuniques Bleues » (intégrale 1), Dupuis, 24 €



Né en 1962 en Aveyron, Coyote a vite découvert l'avantage des deux-roues pour se lancer dans de grands périples et fuir un quotidien morne. Ce biker tatoué à la barbe fournie et aux longs cheveux frisés aime les belles femmes (il y en a plein dans ses BD), les motos rutilantes (elle sont légion elles aussi) et les enfants espiègles. Il rencontre le succès en dessinant les aventures de Litteul Kévin, petit blondinet roulant en Harley-Davidson. Une série familiale, mais au ton résolument moderne et sans complexe. La famille modèle façon Coyote est composée de Chacal, motard barbu et tatoué et de Sylvie, au physique ravageur. Durant 20 ans, les histoires se sont succédées dans les pages du magasine d'humour puis en albums. Pour les fans, ou ceux qui voudraient découvrir cet univers particulier, plongez dans l'intégrale en couleurs sous couverture souple : 344 pages et encore plus de motos et de gags... Sans oublier six planches souvenirs inédites en bonus pour présenter cet univers aux nouveaux lecteurs.
« Litteul Kévin » (intégrale couleur), Fluide Glacial, 30 €

« D » en noir et blanc


Considérée par nombre de spécialiste comme la meilleure série de vampires de ces dix dernières années, « D » (comme Dracula...) sort dans une superbe intégrale en noir et blanc. L'idéal pour profiter pleinement du dessin élégant et gothique de Maïorana. De retour d'expédition, l'explorateur Richard Drake hante clubs et salles de bals de la haute société victorienne. Il s'éprend de Miss Catherine Lacombe, charmante Lady au caractère bien trempé. Le séduisant Lord Faureston a lui aussi jeté son dévolu sur la jeune femme. Mais une aura de mystère entoure ce ténébreux dandy. La trilogie complète permet de révéler l'origine des vampires et le monstrueux visage du comte D.
Viennent également de sortir chez Delcourt l'intégrale de Vortex (2e époque) de Stan et Vince (29,95 €) et le recueil des tomes 17 à 20 de l'Histoire secrète de Kordey (dessin) et Pécau (scénario). Une série au long cours, le tome 32 vient de sortir... (29,95 €)

« D » (Intégrale noir et blanc), Delcourt, 35 €

DE CHOSES ET D'AUTRES - Le fric du net


Les détracteurs du net se délectent de cette histoire. Depuis quelques années, une certaine célébrité est promise à de jeunes blogueurs inventifs. Parmi cette meute de nouveaux visages, Zoella est une des plus célèbres en Angleterre. Mignonne, superficielle et marrante, elle distille ses conseils beauté à travers des vidéos qui franchissent régulièrement le million de vues. Au début, sa franchise a assuré son succès. Puis ce sont les placements produits qui ont gonflé son compte en banque. De blogueuse vidéo, elle s'est transformée en publicité perpétuelle incontournable. Déjà, à ce stade, la jeune Zoella devient beaucoup moins sympathique pour ceux qui, comme moi, n'aiment pas le mélange des genres. Cela n'a pas empêché une maison d'édition de tenter (et réussir) un gros coup avec la vedette du net. Zoella publie son premier roman « Girl online » et le vend à des centaines de milliers d'exemplaires. La success story reste quand même un peu louche. Faire risette devant une caméra est assez éloigné de la rédaction d'un livre de 80 000 mots. Certains soupçonnent l'intervention d'un « nègre ». Et ils trouvent même son nom, Siobhan Curham, qui s'est déjà illustrée dans ce genre de littérature. Zoella s'indigne. Pas longtemps... elle reconnaît avoir reçu de « l'aide ». En gros, elle a vaguement décrit les personnages, le reste n'est que le travail d'une équipe de « ghostwriters ». A l'arrivée, la littérature ne sort pas gagnante de l'aventure. Un signe supplémentaire pour craindre que le net, par certains de ses excès, se transforme en fossoyeur de l'écrit.     

lundi 22 décembre 2014

Cadeaux de Noël : trois beaux livres marqués BD


Écrite par Pierre Dubois, émérite elficologue barbu, « L'effroyable encyclopédie des revenants » fait suite à celle présentant les fantômes. La différence est infime, mais essentielle pour ce spécialiste de l'étrange et du surnaturel. Ces 230 pages à la mise en page particulièrement soignée, sont richement illustrées par Carine-M et Elian Black'Mor. Pleines planches en couleurs (essentiellement du rouge et du noir) ou dessins à l'encre de Chine s'intégrant dans les textes, ces « horreurs » sont paradoxalement très belles. Cette encyclopédie peut aussi se picorer par petits bouts. La table des matières donne les thèmes abordés et la liste des contes repris dans ces pages, comme « La chasse maudite », « L'auberge du Larzac » ou « Le revenant de la bouteille », hilarant récit de la mort et des obsèques de Toine, pilier de bar, fainéant et grand amateur de beuverie. Sa mort est consécutive à une bagarre avec une brouette malotrue : il finit noyé dans une fosse à purin... Alors il est revenu hanter ses copains de bistrot car « Ivre, mort et ivre mort, c'est bonnet blanc et blanc bonnet ».
« L'effroyable encyclopédie des revenants », Glénat, 39,50 €


Gothique et violent, ce conte mélange habilement bande dessinée classique et récit littéraire. Hubert en a écrit le scénario, Gatignol donné vie graphiquement aux personnages. L'action se déroule dans une vallée isolée. Des géants y règnent en maîtres. Le plus grand d'entre eux, le roi, bafre en compagnie du reste de sa famille. Au menu : des humains. Crus ou cuits. De géants, ils sont devenus ogres. La reine, après avoir accouché de triplés dégénérés, est de nouveau enceinte. Mais au lieu de mettre au monde un fort et gros bébé qui lui aurait déchiré les entrailles, elle donne naissance à un petit avorton. Le roi lui ordonne de l'avaler sur le champ. Elle fait semblant et confie Petit à sa tante pour qu'elle l'élève dans le plus grand secret. Qui sont ces ogres ? D'où viennent-ils ? Petit va-t-il détrôner son père ? Toutes ces questions rythment les 150 pages qui peuvent se lire comme une simple BD ou un beau livre richement illustré.
« Petit », Soleil, collection Métamorphoses, 26 €


Les Bidochon retournent au musée. Le couple des Français très moyens imaginé par Binet semble pourtant totalement imperméable à la beauté. Certes, mais quand il pleut, un musée est bien pratique pour pique-niquer à l'abri. Il suffit de dégotter une toile dans le style du « Déjeuner sur l'herbe » de Manet pour que l'illusion soit parfaite. Le grand écart est absolu mais très amusant. Binet, par ailleurs excellent peintre, a donné l'occasion à ses personnages de commenter vingt toiles exposées à Caen et Lyon. Tous les styles sont représentés, de « Vénus et Adonis » de Cornelis Van Haarlem au « Canapé » d'Antoni Tapies. Les œuvres sont reproduites pleine page, en vis-à-vis du dessin en noir et blanc de Binet. Ensuite, Patrick Ramade et Pierre Lacôte détaillent la vie de l'artiste, explicitent la peinture et la replacent dans son contexte historique. Voilà comment Raymonde et Robert Bidochon vont vous donner envie d'aller faire un tour dans ces deux musées. Non pas pour manger un sandwich au saucisson devant le « Coucher à l'italienne » de Jacob Van Loo, mais admirer ces chefs-d'œuvre de la peinture européenne, toutes époques confondues.
« Un 2e jour au musée avec les Bidochon », Fluide Glacial, 25 €


dimanche 21 décembre 2014

Beau livre - Poire géante et magique


Plus spécialement pour les plus jeunes, ne manquez pas « La fabuleuse histoire de la poire géante » de Jakob Martin Strid, un auteur danois à l'univers parfois proche de celui de Richard Scarry. Dans la petite ville de Solby, vivent sous un même toit Mitcho le chat et Sebastian l'éléphant. Ils découvrent une bouteille sur la plage qui contient un message de l'ancien maire, JB, leur demandant de le rejoindr e sur l'île mystérieuse. Dans la bouteille il y a également une petite graine. 
Les deux amis la sèment et dans la nuit un poirier pousse à toute vitesse, chargé d'une énorme poire, une poire géante. Voilà le début de cette aventure où on croise un dragon marin mécanique, des pirates amateurs de pastèque et quelques spectres. Les dessins sont d'une étonnante richesse, regorgeant de détails. Un monde enchanté qui fera rêver petits et grands.

« La fabuleuse histoire de la poire géante », PKJ Pocket Jeunesse, 19,90 euros.

DE CHOSES ET D'AUTRES :- Mes étoiles à moi


Certains penseront que j'en fais une fixette. Ils n'ont pas tout à fait tort. Depuis que Georges Lucas a revendu sa société à Disney et que le géant de l'animation a révélé que Star Wars aurait une suite, je bous d'impatience comme pas mal de fans. Dans un an pile (sortie mondiale le 18 décembre 2015), je serai en train de me délecter des images du « Réveil de la Force », épisode VII de la saga.

Tout semble réuni pour un moment d'anthologie. D'abord le réalisateur. J.J. Abrams reste pour l'éternité celui qui a révolutionné le domaine de la série télé avec « Lost ».
Les acteurs ensuite. Tout le casting des trois premiers films est de retour. Harrison Ford en tête, même s'il a dû donner de sa personne (jambe fracturée par la chute des portes de son vaisseau spatial Faucon Millénium). Les producteurs maintiennent sur l'histoire le mystère le plus épais, mais ils auront du mal à garder le black-out complet. Plusieurs photos du tournage en Angleterre ont fuité. Ainsi que le reste de la distribution.
Depuis quelques jours, Disney a repris la main en dévoilant une première bande annonce. Juste des flashes de quelques secondes pour présenter les nouveaux personnages : Finn le soldat sans casque, BB-8, le robot rond sans oublier la belle Rey sur son speeder et le ténébreux Kylo Renn au sabre laser en forme de croix.
En attendant, on peut revoir les films de Lucas sur W9 (diffusés chaque mardi, restent les épisodes II et III). Ou rire en regardant l'épisode 22 de la saison 7 de Big Band Theory, « Un Proton peut en cacher un autre »...
Sur ce, « que la force (et la patience) soient avec vous ! »

samedi 20 décembre 2014

Cinéma - Faux rebond sur "Terre battue"

Pour être le meilleur, tous les coups ne sont pas permis...


Tiré en partie d'une histoire vraie, ce premier film de Stéphane Demoustier se déroule en grande partie dans le milieu très exigeant des jeunes prodiges du tennis. Ugo (Charles Mérienne), gamin de 10 ans, ne vit que pour le tennis. Une passion où il brille. Mais pour aller encore plus loin, envisager la possibilité de devenir professionnel dans le sillage des Gasquet et autres Monfils, il doit devenir champion de sa région afin d'intégrer le centre de formation de Roland-Garros. Son père, Jérôme (Olivier Gourmet) va tout faire pour lui permettre de réaliser son rêve. Loin de se consacrer sur le côté sportif de l'histoire, le réalisateur va d'abord planter le décor familial pour mieux faire comprendre le contexte. Jérôme, directeur d'un grand magasin, se retrouve au chômage. Le chiffre des ventes a baissé, une raison suffisante pour e remercier dans cette économie libérale du résultat. Cela tombe bien pour lui. Il a envie de voler de ses propres ailes, monter sa chaîne. Un saut dans l'inconnu qui n'est pas du goût de sa femme (Valéria Bruni Tedeschi) qui le quitte. Dépressif, sans projet, lâché par ses amis, Jérôme va transférer toute sa hargne sur son fils. Il sera un champion. De toutes les manières.

Produit par les frères Dardenne, le film qui se déroule dans le Nord, est sombre. La dramaturgie progresse inexorablement. Le spectateur, s'il n'est pas également passionné de coups droits et de volées liftées s'ennuie un peu par moments. Mais la descente aux enfers du père, parfaitement interprété par un Olivier Gourmet génial dans ces rôles de « M. tout le monde » rend palpitant un long-métrage plus universel qu'il n'y paraît malgré son thème très précis.


DE CHOSES ET D'AUTRES - Pirates sans humour


L'imagerie populaire a transformé les pirates du net en Robins des Bois des temps modernes. Jusqu'à cette histoire de censure du film comique américain « L'interview qui tue ».

Une production potache qui met en scène la tentative d'assassinat du leader nord-coréen Kim Jong-un par un duo de journalistes déjantés. Face aux menaces des hackers, Sony décide de ne pas sortir le film.
A choisir, j'aurais préféré que les « Gardiens de la paix », ces fameux hackers par ailleurs totalement dépourvus d'humour, choisissent d'autres thèmes beaucoup plus dangereux pour la population mondiale. Côté cinéma, pourquoi n'ont-ils pas attaqué l'archétype du film commercial américain que représente « Expendables » avec Stallone et consorts. L'apologie de quelques vieux bodybuildés surarmés me semble plus néfaste que la prestation de James Franco, acteur toujours excellent, quel que soit le genre dans lequel il officie.
De même en France, pourquoi avoir permis l'adaptation de Benoît Brisefer, le Marsupilami ou l'élève Ducobu sur grand écran ? Ne pourrait-il y avoir un sous-groupe nommé « les Gardiens de la Ligne claire » pour faire pression sur ces producteurs avides de millions d'entrées et hostiles à toute idée originale ?
Et puis pourquoi interdire ce film en particulier et permettre à certaines personnalités de polluer l'esprit des trois-quarts de la planète. Des exemples ? De l'ensemble de la famille Kardashian à Justin Bieber en passant par toutes les stars éphémères de la téléréalité, ils sont légion.
Décidément, ces pirates du net me déçoivent de plus en plus.