mercredi 15 août 2018

BD - Santiagolf du Morbihan, Breton légendaire


De tous les héros d’héroïc fantasy, le pire est sans doute Santiagolf du Morbihan. Ce pastiche du Seigneur des anneaux à la sauce bretonne est signé B-Gnet. Toute quête commence avec un but noble.

Pour Santiagolf, courageux guerrier chevauchant une licorne, il ne doit pas trouver l’anneau mais plus prosaïquement acheter du pain pour sa dulcinée. Pas n’importe quel pain cependant : un pain elfique « issu du blé noir des plaines de l’Armor, pétri par les trolls de Brocéliande…» 



Et le voilà parti pour 100 pages d’aventures mouvementées. Il devra affronter des armées de morts-vivants, des Gaulois fous (clin d’œil à Astérix), trouver du beurre salé et résoudre des énigmes. Car souvent un magicien se dresse sur son chemin. Comme dans Fort Boyard, il faut répondre à un petit casse-tête.

Mais là, il a un truc. Un comique de répétition, touche supplémentaire dans un album hilarant truffé de gags et dessiné de façon très réaliste comme pour donner encore plus de poids à ce côté décalé.

➤ « Santiagolf du Morbihan », Vraoum !, 15 €

Cinéma - Triste comme une plage anglaise

LE FILM DE LA SEMAINE. Amours contrariées dans le film « Sur la plage de Chesil » de Dominic Cooke.


Un mariage de six heures. Pas plus. Pourtant cela fait des mois que Florence (Saoirse Ronan) et Edward (Billy Howle) se fréquentent. Nous sommes en 1962 dans une Angleterre encore très corsetée et puritaine. Elle est violoniste, vouée à devenir professeur à moins que son quatuor ne remporte le succès dont elle rêve. Il vient de terminer ses études d’histoire et voudrait devenir écrivain. Deux jeunes pleins de projets, d’idéaux, de doutes aussi. Un coup de foudre ? Pas sûr, mais ça y ressemble. Car Florence et Edward ont besoin d’émancipation pour fuir une famille qu’ils ne portent pas spécialement dans leur cœur.

La première est fille d’un riche industriel, autoritaire, exigeant. La mère, conservatrice absolue, passe ses journées à la dénigrer ; elle et son « crincrin ». Edward vit dans une maison perdue au fond de bois en province. Loin, très loin de la civilisation. Il doit supporter les divagations de sa mère. Après un choc à la tête, elle a l’esprit « dé- rangé ». Version politiquement correcte pour cacher sa folie. Ancienne conservatrice de musée, elle ne vit plus dans le même monde que sa famille. Elle se déshabille sans raison, peint n’importe quoi, ne reconnaît plus son fils, ni son mari ou ses jumelles.

Une atmosphère pesante qu’Edward ne supporte plus. Il va pourtant présenter Florence à cette mère à part. Le courant va passer et le père s’empressera de conseiller à son fils d’épouser cette perle rare.

Mariage non consommé
Le film de Dominic Cooke, adapté d’un roman de Ian McEwan, est une plongée dans l’Angleterre des années 60, ses blocages, ses lourdeurs. Le film débute véritablement quelques heures après le mariage. Florence et Edward se retrouvent seuls dans la suite nuptiale d’un hôtel près de la plage de Chesil. Après leur repas en tête à tête, ils passent dans la chambre.

Pour « consommer » ce mariage tant désiré. Une scène découpée en plusieurs parties, avec des flashbacks intercalés. Pour comprendre pourquoi il semble si difficile pour Florence de profiter de ce moment unique. Voire impossible. Ce mélodrame, où la musique occupe une place essentielle (la grande mais aussi celle de Chuck Berry) nous interroge sur nos échecs, nos balbutiements et renoncements. Faut-il regretter ? Comment comprendre sur le moment que l’on commet la plus grosse bêtise de sa vie ?

Une thématique portée par deux comédiens talentueux. Billy Howle, gauche et timide, laisse entrevoir une rage, une colère, qui va lui gâcher la vie. Saoirse Ronan, dans une composition encore plus compliquée, doit jouer simultanément l’amour et la répulsion. Comme si son corps refusait d’entendre ce que lui ordonnait son esprit. Au final, cette histoire d’amour contrariée offrira aux plus sensibles quelques larmes salvatrices.

➤ « Sur la plage de Chesil », romance de Dominic Cooke (G.-B., 1 h 50) avec Saoirse Ronan, Billy Howle, Anne-Marie Duff.

mardi 14 août 2018

Roman - La belle évaporée d'Andrea Camilleri


Grand maître de la littérature policière italienne, Andrea Camilleri aime faire quelques infidélités à son personnage préféré, le commissaire Montalbano. Exemple avec « Noli me tangere » (Ne me touche pas), court roman élaboré comme un puzzle à remettre en ordre.

Pas de longues descriptions ni de mise en scène savante pour amener les coups de théâtre : le texte est composé à 80 % de dialogues, le reste étant des « documents » authentiques comme des lettres, des coupures de journaux ou des dépêches d’agence.

Tout commence par la disparition de Laura Garaudo. Cette jeune femme savante, qui allait sortir son premier roman à la rentrée, est l’épouse de Mattia Todini, célèbre romancier. Ils ont 30 ans d’écart mais semblent s’aimer. Le placide commissaire Maurizi est chargé de l’enquête. La plus discrète possible. Car si l’écrivain est persuadé qu’il s’agit d’un enlèvement, la police penche plutôt pour une fugue amoureuse.

Avec une subtilité sans égale, Camilleri promène le lecteur dans le monde de cette femme qui de vénale dans un premier temps (elle collectionne les amants), semble en réalité plus complexe. Et surtout comme gagnée par une grâce spirituelle depuis la découverte de la signification de la fresque de Fran Angelico montrant Jésus, après sa résurrection, dire à Marie-Madeleine « Ne me touche pas ». Un roman à énigme sur une femme complexe et attachante.

➤ « Noli me tangere », Métailié, 16 €

lundi 13 août 2018

BD - Negan, la brute de Walking Dead


Walking Dead, série télé qui a remis les zombies à la mode, est avant tout un comics. Imaginé par Robert Kirkman (qui est également aux manettes de la version télé), ce monde apocalyptique est surtout prétexte à un déchaînement de violence. Et dans le genre, ce ne sont pas les morts-vivants affamés qui sont les plus redoutables. Parmi les dizaines de personnages imaginés depuis le début, celui de Negan remporte le pompon dans la catégorie « Je suis un pourri et je l’assume ».



Mais pourquoi tant de haine ? Réponse dans cet album de 100 pages en noir et blanc. Negan, avant le dé- but de l’épidémie, était un professeur de sport dans un petit collège. Une vie tranquille à côté de sa femme qu’il aime plus que tout. Il parle comme un charretier, mais n’est pas spécialement agressif.

Sa vie bascule quand il apprend que sa dulcinée a un cancer. En phase terminale, elle va vivre ses dernières heures dans cet hôpital quand les premiers zombies attaquent. Et Negan doit la voir mourir deux fois. Une première fois du cancer. Puis une seconde quand elle se réveille et tente de le boulotter. On comprend dès lors sa haine du genre humain.

➤ « Negan », Delcourt, 12,99 €

samedi 11 août 2018

Série télé - Espions vintages et franchouillards


Elles ne sont pas légion les séries françaises comiques originales. Et ambitieuses. «Au service de la France » a été la bonne surprise de ces dernières années. Une première saison pour camper les personnages, une seconde pour chambouler le tout, avec rebondissements, évolution et caricature encore plus appuyée. Diffusée en juillet dernier sur Arte, les nouvelles aventures de l’agent secret français André Merlaux se déroulent sur 12 épisodes de 25 minutes.


Un format parfait pour détailler le parcours de ce jeune homme à la recherche de la vérité sur la mort de ses parents en pleine seconde guerre mondiale. André, espion au service de la France, est passé dans la clandestinité. Et pour tenter de découvrir la vérité, il va même faire semblant d’intégrer le KGB. Nous sommes en 1961 en pleine guerre froide. La saison 2 permet à Marie-Jo (Marie-Julie Baup) de passer de secrétaire un peu idiote à agent d’élite. Une métamorphose emblématique en cette période de libération de la femme.

Quant au trio Moulinier, Calot et Jacquard, ils apportent cette touche d’humour absurde typique de cette France vieillotte et dépassée. 

➤ « Au service de la France », intégrale, Arte Éditions, 49,99 €

vendredi 10 août 2018

BD - Foot et fric : ménage dangereux


Si vous n’êtes pas rassasié de foot après la victoire de la France en Russie, découvrez les coulisses peu reluisantes de la vie d’un footballeur professionnel. Un album BD sous forme de thriller mais qui s’apparente plus au reportage dessiné tant les faits racontés semblent fréquents dans ce milieu gangrené depuis des années par les sommes astronomiques en jeu.

Lucas DiLucca fait partie des rares qui ont allié talent, chance et circonstances favorables. Issu d’un milieu modeste, il bosse pour transformer son rêve, devenir joueur de foot pro, en réalité. Et il devient une star. Celle du club de la capitale, engagé sur plusieurs fronts, du championnat à la Ligue des Champions. Gros salaire, Ferrari, pas de femme mais une « régulière » tarifée, belle et discrète.

Tout se complique quand un intermédiaire le contacte. Contre une valise de billets, il lui demande de moins bien jouer dans le prochain match. Lucas refuse et au contraire brille en marquant un but. Seconde phase : intimidation. Mais l’attaquant a du répondant.

Un roman graphique de Matz (scénario) et Lem (dessin) remarquablement documenté, impitoyable pour le foot en général, et surtout l’arbitrage...

➤ « Arrêt de jeu », Casterman, 16,50 €

jeudi 9 août 2018

Thriller - Corso, le voyou devenu flic



Jean-Christophe Grangé excelle dans la noirceur. Ses thrillers ne sont pas à mettre entre toutes les mains car les pires aspects de la personnalité humaine sont mis en lumière.

Dans ce nouveau thriller, cela débute par une plongée dans le milieu gonzo porno. Une stripteaseuse est retrouvée assassinée. Attachée savamment selon un rituel japonais, elle est morte en voulant se libérer de ses liens, chaque mouvement resserrant la corde sur son cou. Mais ce n’est pas un suicide car elle a été défigurée. Comme sur une toile de Goya. Ce n’est pas Corso, le flic chargé de l’enquête qui le découvre, mais une de ses collaboratrices. Et quand Corso découvre que la victime tournait également dans des films pornos très violents, il est persuadé d’être sur la trace d’un réseau de sadiques sans limites. Or, le sado-maso il connaît bien.

Car Corso est un flic un peu spécial. Ancien voyou passé par la case deal dans les cités, il s’est racheté une conduite. Mais a gardé un fond violent. Il a rencontré une femme intelligente mais aux pratiques sexuelles extrêmes. Un personnage multiple comme aime les inventer Jean-Christophe Grangé. Mais finalement Corso n’est pas le plus tordu.

Au fil de l’enquête de plus de 550 pages on tombe sur quelques spécimens de la pire espèce. Passionnant, plein de rebondissements, le thriller idéal pour les amateurs de littérature et de sensations fortes.

➤ « La terre des morts », Albin Michel, 23,90 €

mercredi 8 août 2018

Cinéma - La politique de Neuilly à Nanterre

LE FILM DE LA SEMAINE. Les héros de « Neuilly sa mère » ont grandi. Et beaucoup évolué politiquement.


Un pont, juste un pont sur la Seine à traverser et vous passez de la commune la plus riche de France, Neuilly, à la plus pauvre, Nanterre. Cette frontière invisible est au centre du film « Neuilly sa mère, sa mère », réalisé par Gabriel Julien-Laferrière, scénarisé et produit par Djamel Bensalah, le réalisateur du premier opus.

En 2008, le jeune Sami Benboudaoud (Samy Seghir) débarquait dans la famille de son oncle par alliance, un riche industriel résidant à Neuilly. Pour le petit Arabe, débarquer dans la ville la plus à droite de France était un choc culturel radical. Notamment quand Charles (Jérémy Denisty), son cousin, persuadé qu’il deviendrait un jour président de la République comme son idole, Sarkozy, lui sortait cette phrase culte « Ma chambre tu l’aimes ou tu la quittes ».

Dix ans plus tard, la France a beaucoup changé. Sarkozy a été battu par Hollande qui lui-même a été déboulonné par Macron. Sami termine ses études à Sciences-Po et est sur le point d’intégrer l’ENA. Charles, désespéré par la défaite de son leader, sombre dans une léthargie handicapante. Il a cependant son bac et se retrouve en fac de sociologie, ce repère de gauchistes. La seule qui l’accepte...

Tout bascule quand un scandale secoue l’entreprise du père de Charles (Denis Podalydès). Vilipendé par les médias, il doit trouver refuge dans le petit appartement de Sami au cœur de la Cité Picasso. Et tout le reste de la famille le suit, dont Charles pour qui c’est la fin d’une dé- chéance totale.

Objectif mairie
Tout le film, comme le premier, est basé sur l’opposition entre deux mondes si proches géographiquement mais totalement étrangers. Mais cette fois ce sont les bourgeois et riches « Français de souche » qui sont plongés dans cette ville cosmopolite où le vivre ensemble n’est pas une figure de l’esprit.

Car la cité Picasso décrite par Djamel Bensalah, sans être idyllique, est beaucoup plus humaine que le triste Neuilly intolérant du premier opus.

On retrouve avec plaisir quelques personnages du film initial comme le trio de racailles composé par Malik (Booder), Tran (Steve Tran) et Sekou (Bayou). Julien Courbey, autre membre attitré de la bande à Bensalah se fond dans un personnage de petit blanc converti à l’Islam, encore plus radical que tous les Musulmans de la Cité. Si Sami a quelques déboires amoureux, Charles reprend du poil de la bête et décide de briguer la mairie de Nanterre... sous l’étiquette du Parti socialiste.

Superbe film politique, intelligent, marrant et futé, ce « Neuilly 2 » est un parfait résumé des soubresauts de la vie politique française (et de ses faux-semblants) de ces dernières années.

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Des seconds rôles époustouflants


Au générique de « Neuilly sa mère, sa mère », Djamel Bensallah a tenu à « prendre des gens qui ont d’autres vies ». On découvre avec plaisir deux des humoristes de France Inter dans leur premier rôle au cinéma : Sophia Aram et Charline Vanhoevacker.


Plus étonnantes les participations de deux politiques très connus du grand public. Arnaud Montebourg interprète le rôle d’un professeur à Science-Po, l’école d’excellence qui permet à Sami de brillamment démontrer que les banlieues peuvent elles aussi fournir l’élite de la nation française. Un Montebourg détendu et totalement crédible dans sa composition.

Julien Dray campe lui un responsable du PS à Nanterre. Totalement désabusé, il constate le naufrage de son parti. Jusqu’à l’OPA très macronienne de Charles. Julien Dray qui ne manque pas d’humour car le scénario raconte comment le patron investi une partie de son argent dans des montres de luxe. « Il était au courant de ce détail, se souvient Djamel Bensalah. Il a même tenu à choisir lui-même les modèles présentés dans la mallette. » Un véritable passionné selon le producteur qui n’a pas gardé rancune des allégations sur ses goûts luxueux.

Enfin on saluera la prestation d’Eric Dupond-Moretti. Déjà vu dans un film de Lelouch, il devient un « baveux » obséquieux, totalement dépassé par les événements et obsédé par ses honoraires. Un brillant exercice d’autodérision.

Et comme d’habitude, plusieurs seconds rôles sont remarquables, de Josiane Balasko à Elie Semoun en passant par Atmen Khelif.

➤ « Neuilly sa mère, sa mère », comédie de Gabriel Julien-Laferrière (France, 1 h 42) avec Samy Seghir, Jérémy Denisty, Denis Podalydès, Booder, Steve Tran, Bayou.

Cinéma - Les dessous de Hollywood explorés dans "Under the silver Lake"



Présenté à Cannes, revenu bredouille, « Under the silver Lake » traite de pop culture selon son réalisateur, David Robert Mitchell. Cette culture omniprésente depuis un demi-siècle. Tout semble relié, de la dernière chanson à la mode aux séries cultes en passant par des produits aussi inutiles qu’addictifs.

On peut donc voir ce film, parfois un peu bavard dans ses démonstrations tarabiscotées, comme une critique en creux de la société capitalistique du paraître. La norme en Californie et plus particulièrement à Los Angeles, théâtre des événements vécus par Sam (Andrew Garfield). Jeune trentenaire oisif, il rêve de célébrité. Sans le sou, sous la menace d’une expulsion de son appartement dans une résidence fermée avec piscine au centre, il profite de la quiétude de sa terrasse.

Un peu comme dans « Fenêtre sur cour » (première référence aux chefs-d’œuvre du cinéma américain, il y en a des dizaines), il observe avec des jumelles une voisine qui nourrit ses perroquets topless ou la jolie Sarah (Riley Keough), blonde évanescente, se baignant en toute innocence dans l’eau claire.

Personnages troubles
Alors qu’un tueur de chiens sévit dans le quartier, Sam entre en relation avec Sarah grâce à son chien. Il obtient même un rendez-vous pour le lendemain. Mais quand il sonne à la porte 24 heures plus tard, l’appartement est vide. Sarah et ses deux locataires ont disparu.

La veille il a remarqué un mystérieux et très louche homme habillé en pirate. Sam, abandonnant tout, se lance donc à la recherche de belle blonde.

La quête du jeune homme le mène en divers endroits de Los Angeles. Dans des grottes cachées, sur des toits de buildings, dans des magasins de comics, au cœur de l’antre d’un artiste adepte de la théorie du complot. Il croise la route de personnages étranges, comme la Californie en regorge. Un ami qui ne met que des chemisiers de femmes, le roi des SDF et sa couronne en carton, un compositeur de génie, fou cloîtré dans sa maison-château, une ribambelle d’escort, starlettes s’occupant en attendant le rôle qui leur permettra de devenir célèbres.

C’est mystique et souvent abscons. Mais il ne faut pas regarder ce film avec des yeux réalistes. Laissez-vous bercer par le fantastique diffus et vous aurez alors l’impression de comprendre ce qui se passe sous la surface de ce fameux lac argenté.  

➤ « Under The Silver Lake », thriller de David Robert Mitchell (USA, 2 h 19) avec Andrew Garfield, Riley Keough, Topher Grace.

mardi 7 août 2018

BD - Tchô ! revient dans un gros format


Novembre 2013, 164e numéro de Tchô !. Le dernier. Le magazine de Titeuf tire sa révérence dans un marché de la presse BD en crise. Une belle aventure sur le point de reprendre de plus belle avec la sortie au début de cet été du premier exemplaire de « Supertchô ! », trimestriel de 192 pages.

Julien Neel est à la manœuvre et propose d’entrée les premières planches de la nouvelle aventure de Lou. Son héroïne, devenue adulte, part sur les routes avec pour seul bagage un sac à dos. Elle multiplie les rencontres dans une petite ville balnéaire qu’on imagine au bord de la Méditerranée.

Autres avant-premières, quelques planches des souvenirs de Mamette de Nob. Ce dernier est aussi beaucoup sollicité dans le dossier retraçant l’épopée du magazine lancé par Zep. Durant de longues années il a été rédacteur en chef (rédactchô! en chef, selon la terminologie officielle) et raconte sa façon de diriger cette jolie bande de gamins créatifs.

Parmi les nouveautés, car Supertchô ! ce n’est pas que de la nostalgie, laissez-vous séduire par Lexa de Max de Radiguès ou par les débuts de L’aventure fantastique de Lylian et Drouin, à paraître en album en septembre prochain.

 ➤ Supertchô !, Glénat, 5,95 €, en librairie et certains marchands de journaux