mardi 25 avril 2023

De choses et d’autres - Protestation poilue


Ces derniers temps, mes billets font souvent réagir. Et pas qu’en positif. La preuve, cette lettre reçue hier après avoir fait l’apologie de la chathérapie. Un certain Médor, Labrador croisé Teckel, s’insurge contre mon « parti pris flagrant pour le camp des félins ». Avec son accord (il a remué de la queue quand je lui ai demandé), voici quelques extraits de son message.

« Une nouvelle fois, Michel Litout, vous démontrez que vous êtes tout, sauf indépendant. Pourquoi faire l’apologie des chats alors que la majorité des Français préfère les chiens ? Nous sommes, nous aussi, parfaitement capables de déstresser nos maîtres. Et on assume le terme de maître car nous, les chiens, contrairement à ces égoïstes de chats, on obéit aux ordres de la main qui nous nourrit. Ils ronronnent. La belle affaire ! Quoi de plus flatteur et bénéfique pour le maître qu’une grosse lèche sur la joue ? Et le jouet, ils s’amusent avec, mais seuls. Nous, on le ramène et on fait participer le maître, lui demandant, sans cesse, de le renvoyer pour continuer la partie.

Pour ce qui est de la propreté, nous n’avons pas de litière. Mais on fait mieux : on oblige le maître à nous sortir, à prendre l’air et à faire un peu d’exercice physique, plusieurs fois par jour. Avec les chats, les humains font du gras sur le canapé ; avec nous, les chiens, ils préparent un marathon. Nos croquettes devraient être remboursées par la sécurité sociale.

Enfin, nous sommes de redoutables gardiens. Les cambrioleurs craignent nos aboiements et nos crocs, quand les chats ne se réveillent même pas…

Alors un conseil, Michel Litout, rectifiez le tir, sinon, prenez garde à vos mollets ! »

Billet paru en dernière page de l’Indépendant le jeudi 6 avril 2023

BD - Bokko Stratège : la défense l’emporte sur l’attaque


L’Histoire de la Chine a souvent été traversée par de longues périodes de guerre. Le pays gigantesque était scindé en dizaines de royaumes rivaux. Le manga
Bokko Stratège se déroule il y a plus de 2000 ans. Les troupes de Zhao fondent sur la citadelle de Liang. Cette dernière va demander l’aide aux « moïstes » pour se défendre. Le moïsme est une philosophie qui prône l’égalité entre les hommes et rejette toute forme de guerre. Pour sauver Liang, un seul moïste, Ke-ri, se rend sur place.


L’histoire de Sakemi, adaptée par Kubota et dessinée par Mori s’étend sur huit volumes. Le premier plante le décor et met en place les premières défenses imaginées par Ke-ri. Petit, malingre et chauve, il n’impressionne personne. Pourtant il a une force de caractère et une science du combat qui lui permettent de toujours avoir un coup d’avance. Il vaut mieux car ce sont des guerriers aguerris qui tentent de faire tomber Liang alors que lui n’a sous la main que des paysans et quelques nobles très couards.
Un premier album, très psychologique, explique au lecteur les principes du moïsme, plante le décor et les personnages. Mais les amateurs de combats seront comblés car rapidement les attaques se multiplient et la mort frappe de plus en plus les deux camps. Le dessin, très réaliste, s’éloigne un peu du pur style manga pour un classicisme de bon aloi, plus aisé à comprendre pour le public occidental.
« Bokko stratège » (tome 1), Vega Dupuis, 11 €

lundi 24 avril 2023

BD - Pepe Carvalho vogue vers les mers du Sud

De tous les détectives privés de la littérature policière européenne, Pepe Carvalho de Manuel Vazquez Montalban occupe une place de choix. Si Nestor Burma est associé à Paris, Pepe est le héros à connaître pour palper la réalité de la Barcelone d’antan. Hernan Migoya adapte le roman « Les mers du Sud », toujours dessiné par Bartolomé Segui. En 1979, alors que l’Espagne et plus encore la Catalogne découvre les bienfaits de la démocratie après la disparition de Franco et la fin de la dictature, un cadavre est découvert dans une décharge sauvage de la périphérie de Barcelone. Un homme, mort poignardé.

Loin d’être un clochard abandonné là après une querelle d’ivrogne, c’est la dépouille d’un certain Stuart Pedrell, riche entrepreneur. Il a disparu depuis un an. Sa femme, qui a brillamment repris au débotté les rênes de l’entreprise, engage Pepe Carvalho pour retrouver ses meurtriers. Toujours aussi nonchalant et pessimiste, le privé amateur de bonne bouffe et de boissons alcoolisées plonge dans deux mondes très différents. D’un côté la grande bourgeoisie catalane, riche, réactionnaire et très catholique. De l’autre les artistes, intellectuels et militants de gauche, progressistes, avant-gardistes.

Le lien entre ces deux mondes : le mort. Car s’il savait faire fructifier sa fortune en bon capitaliste sans scrupules, Stuart Pedrell était aussi un ami de ce milieu interlope, achetant des œuvres, recevant chez lui des artistes sans le sou, aidant les partis les plus radicaux.

Le détective, dans ses investigations, se frottera à la fille du défunt (jeune femme perdue qui sautera littéralement sur Pepe chez qui elle retrouvera le père disparu et l’amant espéré), un avocat trouble, des maîtresses cupides et un associé sarcastique. Côté camp progressiste, il découvrira la seconde vie du disparu, devenu simple employé et compagnon d’une jeune gauchiste enceinte de ses œuvres.
L’intrigue du roman, considéré comme un des meilleurs de la série, progresse lentement. Normal, Pepe Carvalho aime prendre son temps. Cela permet aux auteurs d’utiliser les nombreuses digressions de Montalban sur la gastronomie, la politique, la littérature. Cela gonfle aussi la pagination de l’album qui fait 88 pages. Résultat le lecteur en a pour son argent et devrait envisager sans coup férir de prendre un billet pour la capitale catalane pour se glisser dans les pas du héros.

«Pepe Carvalho» (tome 3), Dargaud, 16 €

BD – Mario Marret et Albert Algoud : deux existences bien remplies

Média très efficace, la bande dessinée peut également servir à raconter la vie de personnages d’exception. Deux exemples avec Mario Marret, militant de gauche qui a marqué le XXe siècle, de la Résistance à l’exploration du Pôle Sud ou Albert Algoud, connu pour ses émissions sur Canal+ mais qui a débuté comme professeur en Haute-Savoie.


De Mario Marret, chacun conserve le souvenir qu’il désire. Car ce militant de gauche a traversé le XXe siècle en multipliant les vies. Quatre exactement si l’on en croit cette grosse biographie écrite par Nina Almberg et dessinée par Laure Guillebon. Ouvrier anarchiste, il a commencé sa carrière de militant en se dirigeant vers l’Espagne au moment de la Guerre d’Espagne. Mais il n’a pas le temps de franchir la frontière, se contente d’aller aider les milliers de réfugiés parqués sur la plage d’Argelès après la Retirada.


Rapidement, ses connaissances en radio lui permettent de se rendre utile au sein de la Résistance. Repéré, il devient un espion… pour les USA. D’Algérie puis dans la région de Lyon, il va participer activement à la Libération de la France. C’est ce statut de spécialiste radio qui lui donne l’occasion de rebondir dans les années 50. Il va participer à des expéditions au Groenland puis en Antarctique sur la base française de Terre Adélie.

C’est dans le froid qu’il change à nouveau de métier : cinéaste. Il filme cette vie extrême et ses deux premiers films documentaires remportent des prix à Venise. Il va poursuivre dans cette veine, témoignant des grèves en France ou des guerres d’indépendance en Afrique. Enfin sur la fin de sa vie, il deviendra un psychanalyste renommé. Pourtant, cette BD très politique montre combien Mario Marret est de nos jours complètement oublié. Un album qui va réparer cette regrettable erreur.

Le prof devenu comique 


Albert Algoud lui est toujours connu. L’amuseur public, plume de nombreux comiques, animateur sur Canal+ et diverses radios, continue à écrire. Son dernier sujet ? Lui, tout simplement. Il signe le scénario de cette BD racontant ses débuts dans la vie active, quand il a révolutionné l’enseignement dans un collège de Haute-Savoie. L’homme qui a sauvé sa vie est dessiné par une amie, Florence Cestac qui s’était déjà essayée au genre avec la vie de Charlie Schlingo. Sans compter les titres où elle raconte en détail sa jeunesse ou la création de Futuropolis.


À la fin des années 70, Albert Algoud débarque au collège de Roc-les-Forges avec l’envie de faire le maximum pour ses élèves. Ce fan de littérature populaire et de Tintin va vite comprendre que pour capter l’attention d’une trentaine d’ados, mieux vaut sortir des sentiers battus. Séance cinéma, sorties, constructions, expériences : il multiplie les initiatives.

Trois années de bonheur total mais qui deviennent répétitives. Et puis arrivent les années 80, la libération des ondes et ses premières armes à la radio. Repéré pour son humour dévastateur, il va durant quelques mois mener de front les deux carrières. Mais entre l’Éducation nationale et la célébrité à la télévision, Albert Algoud va choisir les paillettes face à l’abnégation. Même si en lisant ces pages, on a la bizarre impression qu’il regrette un peu. Ou du moins qu’il a été aussi heureux, voire plus, dans sa classe que sur les plateaux de télévision.

«Quatre vies de Mario Marret», Steinkis, 24 €
«Le prof qui a sauvé sa vie», Dargaud, 15 €

dimanche 23 avril 2023

BD - La Corse des secrets selon Michel Bussi

L’adaptation du roman policier, Le temps est assassin de Michel Bussi, donne aussi envie de quitter son quotidien pour se plonger dans l’ambiance de la Corse préservée. Ce roman, best-seller d’un des écrivains les plus lus en France ces dernières années, est adapté par Frédéric Brrémaud et dessiné par Nathalie Berr.

L’action se déroule en parallèle dans le temps. Un même lieu, une petite presqu’île près de Calvi, encore sauvage. En août 1989 puis toujours en août, mais 27 ans plus tard, en 2016. Clothilde, adolescente dans la première partie, est devenue mère de famille dans la seconde. Elle est en partie originaire de Corse, par son père alors que sa mère est Normande. Était car en 1989, toute la famille a péri dans un accident de la route. Sauf Clothilde.

Si elle revient sur les lieux de la terrible sortie de route tant d’année après, c’est qu’elle a reçu une lettre, comme signée de sa mère. Elle entraîne donc son mari et sa fille, adolescente, dans un séjour estival dans le seul camping « autorisé » dans ce lieu épargné par l’urbanisation galopante de l’île de Beauté. Elle va mener l’enquête, retrouver les protagoniste de l’été fatal, tenter de démêler cette histoire et surtout savoir qui est celui qui se fait passer pour le fantôme de sa mère.

La trame du roman, complexe avec ses nombreux allers-retours dans le temps, est préservée et bien mis en valeur par la dessinatrice. Tout semble évident, preuve qu’un texte compliqué peut gagner en clarté avec une bonne adaptation graphique. Et même si vous avez déjà lu le roman paru à l’époque Aux Presses de la Cité puis en poche chez Pocket, vous replongerez avec plaisir dans cette histoire familiale, compliquée et gangrenée par les secrets.

 «Le temps est assassin», Philéas, 19,90 €

De choses et d’autres - Retraite, climat, même combat


Vous l’avez certainement entendu au détour d’une publication facebook ou sur Twitter. Même les grandes chaînes ont passé des extraits du tube du printemps. Une chanson improbable, que j’ai découverte avec stupéfaction en regardant les dernières nouvelles concernant les mobilisations populaires contre la réforme des retraites.

Entre deux charges de policiers un tantinet énervés et une déclaration fracassante de Laurent Berger de la CFDT que l’on n’aurait jamais imaginé plus radical qu’un militant de base de la CGT, je tombe sur une jeune femme habillée en noir, avec lunettes de soleil, qui danse comme si elle était en boîte de nuit devant une banderole revendicative.

Une certaine « Mathilde danse pour le climat » selon son profil TikTok. En musique de fond, un refrain basique et entêtant collé à quelques boîtes à rythmes très années 80 : « Pas de retraités sur une planète brûlée. Retraite, climat, même combat ! » La convergence des luttes. Ou plus exactement la convergence des tubes puisque ce morceau composé par « Planète Boum Boum, l’équipe d’animation d’Alternatiba Paris » est devenu viral.

Message simple et clair, avec la possibilité de le hurler sous les bruits des explosions de grenades lacrymogènes et de cocktails molotov, la Planète Brûlée a un bel avenir devant elle. Un refrain, mais pas de couplet, si ce n’est une petite précision une fois passé le milieu de la chanson : « on veut taxer les riches ».

J’attends la version plus clairement anti gouvernement : « Pas de 49.3 pour le président Roi. Pauvres, chômeurs, même douleur ! »

Billet paru en dernière page de l’Indépendant le lundi 3 avril 2023

samedi 22 avril 2023

BD - Les grands moments de Métal Hurlant


Nouvelle livraison de Métal Hurlant. Le n° 6 de la nouvelle version en mook. Près de 280 pages de pure nostalgie métallique. Sous une couverture de Moëbius, on retrouve des BD d’anthologie, qui ont fait basculer cet art mineur vers l’art absolu.

On ne peut que conseiller les premières pages de Polonius, histoire de Picaret pleine de bruit, de sexe et de fureur, dessinée par Tardi, Serge Clerc joue au grand témoin, livrant une longue interview illustrée de pages inédites du récit de ses années Métal. Un peu de Druillet (Gail), de Margerin ou de Jano et surtout ne manquez pas un récit complet de Caza, formidable dessinateur à la production devenue plus rare ces dernières années.

« Métal Hurlant », numéro 6, Les Humanoïdes Associés, 19,95 €

De choses et d’autres - Fake news avec arêtes

1er avril, voilà bien un jour où la chasse aux fake news est compliquée. Date sacrée pour les comiques des rédactions, c’est la possibilité de toutes les énormités. Car plus c’est gros, plus c’est plausible : telle est la maxime qui permet de mettre au point un bon 1er avril. Avec quelques règles aussi, car comme une contrepèterie doit avoir un petit côté salace, un poisson d’avril digne de ce nom tourne autour du milieu aquatique. A cette occasion, un lecteur, dans une lettre qu’il commence ainsi : « Messieurs de l’I. (non, pas Bruce voyons !) », propose quelques brèves piscicoles de printemps que je me réjouis de reproduire.
« Dédicace. Cet après-midi à la Maison de la presse, dédicace du livre « Pages blanches » ou les mémoires de Pascal Zheimer. Espérons qu’il n’aura pas oublié le rendez-vous.

Jumelage. On pensait le projet tombé dans les oubliettes pour cause de Covid. Que nenni. Le comité l’a remis sur la table pour mener à son terme le jumelage de Montner dans les Pyrénées-Orientales avec Montcuq, petit village du Lot. De beaux échanges culturels en perspective.

Information médicale. Le docteur Rienne César vous fait part de sa future installation au centre médical de la commune. »
Je me permets, dans l’esprit de ces brèves simplement signées « un citoyen Lambda » de rajouter cette information :

Météo. Après la procession de Saint-Gaudérique à Perpignan, nouvelle initiative pour le retour de la pluie dans la région : le grand sachem sioux Plume d’œuf en provenance du Wyoming fera la danse de la pluie, ce samedi, à 14 heures, sur la passerelle enjambant la Têt.

Billet paru en dernière page de l’Indépendant le samedi 1er avril 2023

vendredi 21 avril 2023

BD - Evol et ses faux héros

Parfaite fusion entre l’univers des mangas et celui des super-héros, les deux premiers tomes de Evol par Atsushi Kaneko viennent de sortir simultanément. Deux gros livres reliés de plus de 260 pages pour plonger dans un futur alternatif assez inquiétant. Dans un Japon encore plus occidentalisé, deux super-héros (Lightning Volt et Thunder Girl) veillent. Mais ils sont aux ordres du maire corrompu.

En parallèle, on suit le réveil de trois adolescents rebelles, dotés de petits pouvoirs, mais qui ont bien l’intention de devenir des super vilains. Mais dans cette BD, la notion de bien et de mal est très compliquée à évaluer. Dessins en noir et blanc exceptionnels, scénario sombre à souhait, suspense à tous les chapitres : de la très grande BD à mettre entre toutes les mains à partir de 16 ans.

« Evol » (tomes 1 et 2), Delcourt Tonkam, 19,99 €

Cinéma - “Les âmes sœurs” face aux souvenirs enfouis


 Blessé au Mali, un militaire français est soigné par sa sœur. Il est amnésique. Elle voudrait ne plus se souvenir. Un film d'André Téchiné qui sort ce mercredi 12 avril 2023 au cinéma. 

André Téchiné, malgré ses 80 ans, continue de tourner. Toujours un projet sur le feu, un film à lancer ou à finaliser. Alors qu’il vient de terminer à Perpignan, un film sur la police avec Isabelle Huppert en vedette, son précédent long-métrage sort sur les écrans. Le réalisateur s’attaque aux rapports entre un frère et sa sœur. Un sujet sensible tourné en Occitanie, dans une vallée ariégeoise, avec quelques scènes finales sur la plage et dans les Pyrénées-Orientales. Un grand écart d’atmosphère, l’essentiel de l’intrigue se déroulant dans des bois touffus et verdoyants, le final devenant solaire entre mer et ciel.

David (Benjamin Voisin) est militaire dans l’armée française. Il est dans un blindé qui participe à pacifier le Sahel face aux menaces terroristes. Une mine et c’est le retour en urgence aux Invalides à Paris. Grièvement brûlé et dans le coma, voilà comment Jeanne (Noémie Merlant) sa demi-sœur le découvre. Elle débarque de son Ariège natale. Elle vivote dans un petit village qui dépérit, garde des entrepôts la nuit en compagnie de son berger allemand, Flambeau. Quand David se réveille, les médecins découvrent qu’il a perdu la mémoire. Incapable de parler ni de savoir qui il est. Après de longs mois de rééducation, il peut enfin quitter l’hôpital. Sa sœur décide de s’occuper de lui. Il va habiter avec elle dans son petit appartement, dépendance d’un domaine appartenant à un ami, Marcel (André Marcon). David gagne en autonomie. En caractère aussi. Il devient de plus en plus irritable, refuse que Jeanne lui parle du passé, ne se projette que dans l’avenir. Même s’il ne pourra jamais plus être soldat.

Le titre du film, Les âmes sœurs, donne une indication au spectateur sur la complicité qui existait entre Jeanne et David. Ils étaient très proches enfants, partageaient tout, surtout cette mère qui n’est plus là aujourd’hui. David se raccroche à sa sœur alors qu’elle semble de plus en plus redouter ce rapprochement. Quels secrets, enfouis dans la mémoire de Jeanne, David aimerait retrouver une fois son amnésie disparue ? 

Le film, faisant la part belle à la complicité des deux jeunes comédiens, tourne un peu trop autour de son sujet principal. Il se perd parfois dans des détails (exode rural, chômage, différence) mais retombe sur ses pieds dans les ultimes scènes tournées près de Perpignan.

Film français d’André Téchiné avec Noémie Merlant, Benjamin Voisin, Audrey Dana et André Marcon.