Quelques chroniques de livres et BD qui méritent d'être lus et les critiques cinéma des dernières nouveautés. Par Michel et Fabienne Litout
dimanche 11 novembre 2012
BD - Lettres du front dans "Paroles de Poilus"
samedi 10 novembre 2012
BD - Un best-seller de Maxime Chattam illustré
vendredi 9 novembre 2012
Billet - Bilboquet Magazine, l'humour, le vrai
Ses concepteurs acquièrent une certaine notoriété grâce à un article, totalement inventé mais plus vrai que nature, sur une association de « personnes démunies » furieuses contre les Enfoirés. Truffé de témoignages, le reportage semble donner, pour la première fois, la parole à ces pauvres désireux de « récupérer leur dignité musicale. » En résumé : « Aujourd’hui on n’a plus le droit ni d’avoir faim, ni d’avoir froid, mais surtout de laisser chanter Maurane et Catherine Lara ». Halte aux « chanteurs carrément has been », les Enfoirés doivent s'ouvrir à des interprètes plus talentueux comme « Radiohead, Arcade Fire, ou Lady Gaga. »
Beaucoup tombent dans le panneau. Des internautes laissent des commentaires scandalisés : « Ils feraient mieux de faire profil bas... » « Trop facile de dénigrer », certains journaux reprennent l'information au premier degré. Pourtant, les autres articles de Bilboquet Magazine sont sans équivoque. « Le prix Goncourt décerné au manuel utilisateur de l’iPad 3 », son auteur, Li Xiao Xiao est « un stagiaire chinois âgé d’à peine 37 ans, en poste chez Apple depuis 4 ans. » Encore plus farfelu, « Un Français champion du monde du lancer de boulette de papier dans une corbeille de bureau » avec un jet de « 64 mètres, sans bouger de sa chaise ».
Vous voulez rigoler ? Lisez le Bilboquet !
Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce vendredi en dernière page de l'Indépendant
BD - Fuite dans le vide avec "Void 01" de Hanna et Phillips
Seul dans l'espace. Ce concept a été vu et revu des centaines de fois tant en roman, film que bande dessinée. Il permet pourtant à Herik Hanna et Sean Phillips de signer une BD aussi angoissante que réussie. 3e titre de la collection « La grande évasion », Void 01 se déroule dans l'immense vaisseau spatial chargé de convoyer des détenus. Une pluie d'astéroïdes endommage gravement la coque, l'engin se retrouve à la dérive dans le vide sidéral. Une seule solution : l'évacuation. C'est compter sans le sens du devoir du colonel Mercer, seul maître à bord après Dieu. Il considère que ce serait une évasion. Il s'oppose à l'abandon du vaisseau et préfère massacrer équipage et détenus pour éviter le pire. Reste un certain John, unique survivant, bien décidé à sauver sa peau. Un scénario machiavélique illustré par un virtuose américain, Sean Phillips, également à l'honneur dans les librairies avec une autre série, « Fatale », dont le premier tome vient de sortir.
jeudi 8 novembre 2012
Billet - Ma nuit américaine sur les réseaux sociaux
Durant cette nuit, le civisme des électeurs américains s'étale au grand jour. Les messages annonçant « #Ivoted » sur Twitter déferlent au rythme de 2000 par minute. Une élection suivie aussi sur une carte interactive de Facebook. Chaque abonné peut signaler son passage dans l'isoloir. Près de 10 millions de personnes jouent le jeu, surtout des femmes et des jeunes.
Les réseaux sociaux permettent aussi aux peoples de réagir instantanément. Joie pour Lady Gaga et son équipe après un concert.
we just couldn't be happier my goodness, the joy when freedom prevails twitter.com/ladygaga/statu…
— Lady Gaga (@ladygaga) Novembre 7, 2012
Grosse fiesta chez Eva Longoria et un petit mot en français pour le rappeur Jay-Z : « Encore ». On attend toujours la réaction de Clint Eastwood. Les mauvaises langues prétendent qu'il demande conseil à une chaise vide...
Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue en dernière page de l'Indépendant ce jeudi.
Pour les archives, la Chronique parue mercredi matin en dernière page de l'Indépendant. Écrite la veille, sans connaître le résultat de l'élection...
Barack Obama a remporté l'élection présidentielle américaine. Du moins, sur les réseaux sociaux. Parce que dans la vraie vie, celle où les citoyens votent (vieille invention d'un pays en perdition : la Grèce), à l'heure où sont imprimées ces lignes, le résultat est indécis. Reste les réseaux sociaux, boule de cristal moderne. Nombre d'abonnés sur Twitter, partages de ses messages, « like » sur Facebook : partout Barack casse la baraque (je me permets ce jeu de mot usé jusqu'à la corde car en cas de défaite, c'est ma dernière occasion de le placer...). Logique finalement car Romney, avec son image de chef de famille mormon, n'a rien du geek à la page. Il ferait plutôt penser à un costume sentant la naphtaline pour effrayer les mites, Romney (celui-là, il est carrément tiré par les cheveux, mais là aussi, s'il perd, difficile de le replacer...) De cette campagne électorale, vu du net, on ne retiendra que quelques images reprises à l'envi. Clint Eastwood, soutien du candidat républicain, dialoguant avec une chaise vide, Obama étrangement absent dans le premier débat, brillant dans le second avec sa tirade sur les baïonnettes. La palme revient quand même à Romney quand il s'est « attaqué » à Big Bird, un héros de Sesame Street, l'émission pour la jeunesse. Non il n'a pas la phobie des bêtes à plumes, il veut simplement réduire les crédits de la télévision publique. Et du coup toute la campagne se trouve résumée en une phrase : « Obama a tué Ben Laden, Romney va s'occuper de Big Bird ».
mercredi 7 novembre 2012
Billet - Materrazzi contre Zidane : provocation, acte 2
Materrazzi, obscur footballeur italien, passe de l'ombre à la lumière un soir de 2006. Finale du Mondial, il s'approche de Zidane, déjà passablement énervé, et lui dit du mal de sa sœur. Zizou pète les plombs et lui assène un coup de tête dans le poitrail. Materrazzi, qui n'a pourtant pas fait l'Actor's Studio, en rajoute des tonnes. Suffisamment pour que l'arbitre expulse le n° 10 français. Ce légendaire coup de boule inspire un artiste, Adel Abdessemed, qui l'immortalise dans une statue géante installée temporairement devant le centre Beaubourg. Materrazzi, de passage en France, prend la pose devant l’œuvre d'art. Comme s'il était fier de ce fait de guerre.
Sur Twitter, le cliché est repris des milliers de fois et lance une nouvelle polémique: certains y voient un hommage tardif. Mais la majorité ne croit qu'à une seconde provocation. Hier, Zizou, grand seigneur, s'est abstenu de réagir.
Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mardi en dernière page de l'indépendant.
mardi 6 novembre 2012
BD - Siorn, un Barbare en colère chez Soleil
lundi 5 novembre 2012
Thriller - Inquiétante campagne islandaise
L'Islande, immense île glacée dans l'Atlantique nord n'est pas très peuplée. La population se concentre dans les zones urbaines autour de la capitale Reykjavík. Le reste du territoire est quasi désertique. « Je sais qui tu es », thriller de Yrsa Sigurdardottir, a pour cadre le nord-ouest du pays. La petite ville d'Isafjorour et le hameau abandonné d'Hesteyri au cœur d'un parc naturel protégé.
Billet - Facebook peut rendre fou (parfois)
Vendredi soir, 22 heures. Je suis au journal à contrôler les dernières pages de l'édition de samedi. Coup de fil énervé de mon épouse. « Qu'est-ce que tu as ENCORE trafiqué avec l'ordinateur ? Plus moyen de me connecter sur Facebook. » On se calme ! Il est vrai que j'ai la mauvaise habitude d'ouvrir quantité de programmes en même temps. Le PC ne supporte pas toujours cette pléthore d'informations. « Sois précise. Que se passe-t-il exactement ? » « Au lieu d'avoir la page d'accueil, j'ai un message en anglais. » « Sorry, something went wrong », je lui réplique instantanément. « A peu près... » Bon d'accord, mon accent n'est pas parfait, mais « wrong » c'est quand même compréhensible... Pour une fois, je n'y suis pour rien. Facebook connaît un gros bug dans toute l'Europe. Sur Twitter les messages défilent sans équivoque. « Facebook ça bug ou quoi ?? » « Facebook bug ! Le monde entier s'affole. Faut voir ça ».
La crise de nerfs menace des millions d'accros. De quoi apporter de l'eau au moulin de ces spécialistes américains militant pour la reconnaissance officielle de l'addiction à internet comme maladie psychiatrique. Un anonymous revendique l'attaque sur le réseau social. Démenti de la société : les problèmes de connexions sont dus à une « modification du DNS dans le but de faire un test d'optimisation du trafic. »... Info ou intox ? Le saura-t-on un jour ? Samedi tout était rentré dans l'ordre, les drogués du « like » plongés à nouveau dans leur paradis artificiel.
Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce lundi en dernière page de l'Indépendant.
dimanche 4 novembre 2012
BD - Zaya agent intemporel au service de la Spirale
Tueuse au service de la Spirale, organisation du crime planétaire, Zaya profitait d'une paisible retraite en compagnie de ses deux filles. Rappelée pour une opération spéciale, elle se retrouve hôtesse sur un immense paquebot de croisière. Sa mission, protéger les arrières d'une centaine d'agents de la Spirale mobilisés pour abattre un certain Siegam. Il a osé trahir la Spirale.
Aidée de son intelligence artificielle, Zaya va assister à l'opération en retrait. Heureusement pour elle car c'est un piège. Siegam sert d’appât pour capturer en flagrant délit le maximum de membres de l'organisation criminelle. Le combat s'étire sur une vingtaine de planches, les scènes d'action ne faisant pas peur à Huangjiawei, le dessinateur chinois de cette série écrite par Morvan. L'histoire bascule alors dans la SF pure.
Zaya, pour échapper aux policiers, franchit l'hyperespace. Une limite dangereuse car susceptible de modifier radicalement son monde. A son retour, elle constate qu'elle est désormais dans un contre-espace radicalement différent.
Beaucoup d'action, une héroïne à croquer, un rebondissement inattendu : à priori Zaya a de beaux jours devant elle.
« Zaya » (tome 2), Dargaud, 14,99 €








