samedi 4 juillet 2020

De choses et d’autres - Dernières prévisions avant fermeture

Débutée fin août 2019, la 9e saison (un peu plus de 200 épisodes) de cette chronique « De choses et d’autres » part en vacances quelques semaines. On espère qu’il y aura une 10e saison. Mais la récente crise du covid-19 prouve qu’il ne faut plus penser comme acquis ce qu’on pensait, il y a quelques mois, comme sûr et certain. 

En janvier 2020, quels ont été les extralucides qui ont vu venir la pandémie ? En bon matérialiste que je suis, j’aurai donné ma main à couper que pas un seul de ces voyants n’aurait eu l’audace d’annoncer une pandémie. 


Je doute même qu’ils connaissent le mot. Mais, sans doute à cause des lois de la probabilité, dans toute la somme des prédictions il s’en est trouvé un qui a vu juste. Un certain Denys Raffarin qui officie à Vauvert dans le Gard. Pour un site internet local, le 5 janvier, il livre ses prédictions. Beaucoup de généralités mais une phrase qui interpelle : « En matière de santé, il est à craindre une forme de pandémie virale touchant maints pays de façon rapide. » Je reste quand même persuadé que ce n’est qu’histoire de statistique, pas du tout de voyance. 

Pour preuve, il se mouillait aussi pour le résultat des municipales. A Vauvert, ville qu’il doit bien connaître puisqu’il y officie, il prévoyait que le conseil municipal « tomberait dans l’escarcelle du Rassemblement national ». Perdu ! Le maire sortant, divers gauche, l’a emporté. D’une petite centaine de voix seulement, mais cela suffit pour remettre en cause les grands talents visionnaires de Denys. 

Par contre, messieurs les voyants, pour 2021, ne jouez pas avec le feu. Que pas un seul d’entre vous ne s’amuse à évoquer l’Apocalypse. Je n’apprécierai que très moyennement que le jeu des statistiques lui donne raison. 

(Chronique parue en dernière page de l'Indépendant le samedi 4 juillet 2020)

vendredi 3 juillet 2020

BD : les trois albums incontournables de l’été 2020

La sélection de ces trois BD incontournables de l’été est forcément subjective. Mais soyez certains qu’avec ces trois albums de BD, votre lecture sortira des sentiers battus. Peau d’homme est un conte féministe moderne écrit par Hubert et dessiné par Zanzim. Jim signe enfin le 4e et dernier volet de sa saga romantique Une nuit à Rome. Enfin, en ces temps de pandémie, c’est un autre fléau qui a dévasté la planète dans Le convoyeur, série de SF écrite par Tristan Roulot et dessinée par Dimitri Armand.


Peau d’homme




En Italie, vers la Renaissance, la belle, jeune et naïve Bianca va se marier avec Giovanno. Un mariage arrangé. Mais les femmes de la famille de Bianca ont un secret. Elles possèdent une peau d’homme. 

Si une femme l’enfile, elle se transforme et jeune homme. Voilà comment Bianca va découvrir les réalités du monde des hommes dès qu’elle se transforme en Lorenzo, le nom de la peau. Hubert et Zanzim signent un conte remarquable de modernité. Bianca, devenue homme, va côtoyer son futur mari.



 Un vantard, buveur mais qui cache aussi bien des secrets. Notamment qu’il va se marier mais qu’en réalité il a un faible pour les garçons. Et Bianca d’entendre de la bouche de son futur mari qu’il ne voudrait pas vivre avec cette Bianca mais Lorenzo. Cette variation sur les préférences sexuelles, le genre, les habitus et les préjugés est d’une justesse implacable.  

Peau d’homme, Glénat, 27 €


Une nuit à Rome




50 ans, le tournant. La jeunesse insouciante à 20, la raison à 40 mais que peut-on vivre quand on a 50 ans ? Jim dans sa saga romantique débutée en 2012 tente de donner un embryon de réponse. Ce quatrième et dernier volet termine le second cycle. Dans le premier, Raphaël, retrouvant dans une veille cassette VHS une vidéo de lui et sa petite amie de quand il avait 20 ans se promettre de passer leurs 40 ans ensemble. Ils le font à Rome. Puis retournent à leurs petites vies rangées.

 Rebelote pour les 50 ans. Raphaël invite Marie à ses 50 ans. A Rome toujours, capitale italienne merveilleusement dessinée par Jim. Marie hostile dans un premier temps car elle sait que sa mère va mourir. 

Mais comme à 40 ans, la magie va de nouveau fonctionner. Sauf qu’à 50 ans, il est accidents de la vie dont il est plus compliqué de se remettre qu’à 20 ou 30…

Une nuit à Rome (tome 4), Bamboo Grand Angle, 18,90 €


Le convoyeur




Excellent dessinateur remarqué dans deux autres séries aux univers différents (Sykes et Texas Jack), Dimitri Armand frappe de nouveau fort avec le premier tome des aventures futuristes du Convoyeur.

 Dans un avenir proche, un virus a ravagé la planète. Il s’est attaqué au fer. Le métal a perdu toutes ses qualités. La civilisation s’est écroulée. Et l’Humanité s’est abâtardie à cause de ce fer manquant dans le sang. 


Le Convoyeur est une sorte de chasseur de primes. Il accepte de ramener ce qu’on lui demande (un trésor, un être aimé enlevé, un objet) en échange d’un simple service : gober un œuf spécial. Dans ce premier album, il va traîner dans ce qui ressemble à l’Occitanie d’après l’apocalypse (il va de Caor au fief du duc d’Arcasso), acceptant d’aider un village de femmes déserté par tous les hommes. Magistral !

Le convoyeur (tome 1), Le Lombard, 14,45 €

De choses et d’autres - Brevet de ministre

On a longtemps cru que pour devenir ministre, il fallait forcément être diplômé de l’ENA. Alors que se profile un nouveau remaniement du gouvernement, les commentateurs politiques recommencent à faire leur petit jeu de chaises musicales dans l’optique de la « grande concorde » voulue par Emmanuel Macron. 

Des listes commencent à circuler. Beaucoup d’élus de droite (dont Jean Castex, maire LR de Prades et M. Déconfinement), de moins en moins de gauche, aucun écologiste : la montagne risque d’accoucher d’une souris. Alors sans doute pour masquer ce nouveau virage à droite, quelques noms sont sortis du chapeau. Eux ne sont pas passés par l’ENA mais on les a beaucoup vus dans les pages people des magazines féminins. Car pour occuper le poste de ministre de la Culture, la lutte serait acharnée entre Claire Chazal et Jean-Michel Jarre. 

D’un côté l’ancienne gloire des JT de TF1, débarquée au profit d’une jeunette qui n’a pas duré. De l’autre le fabricant de tubes planétaires, spécialistes des concerts monumentaux, type d’événement en voie de disparition en ces temps d’après covid-19. Tous les acteurs de la culture, les intermittents notamment, seront rassurés si leur sort est désormais confié aux mains d’un de ces deux experts. 

Mais pourquoi ne pas demander encore plus ? De véritables champions culturels français. Quitte à bousculer, mieux vaut offrir le poste à Dany Boon. Lui au moins saura transformer son ministère en entreprise extrêmement lucrative. A moins de faire le choix du roi. Je verrai carrément Jean-Paul Rouve à Matignon. C’est tellement évident, un Tuche au pouvoir et tous les problèmes sont derrière nous.  

(Chronique parue en dernière page de l'Indépendant le vendredi 3 juillet)


jeudi 2 juillet 2020

Polar - Nouvelles angoissantes



L’anthologie de nouvelles thématiques permet aux auteurs de s’offrir une petite récréation dans l’écriture de romans souvent au long cours. C’est sans doute la raison pour laquelle ce sont parmi les meilleurs spécialistes du roman policier ou du thriller qui participent à «Regarder le noir» (Belfond), concocté sous la direction d’Yvan Fauth qui avait déjà proposé en 2019 «». 

Ils sont 12 pour signer 11 nouvelles, Barbara Abel et Karine Giebel unissant leurs plumes pour signer le dernier texte, Darkness, le plus long mais certainement pas le moins original. On trouve également au générique, par ordre d’apparition: Olivier Norek, Julie Ewa, Fred Mars, Claire Favan, René Manzor, Amélie Antoine, Fabrice Papillon, Gaëlle Perrin-Guillet, R. J. Ellory et Johana Gustawsson. 

Dans la présentation de l’ouvrage, Yvan Fauth explique que « si chacun des romanciers a son mode opératoire, le mot d’ordre est le même pour tous : nous faire ouvrir grand les yeux au fil de récits qui jouent avec les différentes interprétations de la vision. Dans ces nouvelles, ils ont donné libre cours à leur noire imagination pour créer une atmosphère, des personnages inoubliables et une tension qui vous happeront dès les premiers mots… et jusqu’à la chute. » Impossible de présenter les thèmes des 11 textes originaux, mais sachez, pourles amateurs de fantastique, René Manzor dans « Demain » offre une variation dramatique à sa version de la prémonition. Folie et cécité sont au centre de « La tache » écrite par Gaëlle Perrin-Guillet. Enfin Olivier Norek signe un texte d’une noirceur absolue. Renforcée parle fait que ses deux personnages principaux sont des enfants.


Série télé - Dark, dans les méandres compliqués du temps


Bien que société américaine, Netflix a compris que sa réussite à travers le monde entier passait par la production de séries moins marquées US. Si en France on a eu(bof bof…), en Allemagne c’estqui a permis à la plateforme de streaming de remporter ses galons de qualité. 

La troisième et dernière saison de cette saga entre science-fiction et voyages temporels a débarqué ce week-end et immédiatement a trusté la première place des audiences. Pourtant il n’est pas évident de s’y retrouver dans cette histoire imaginée et dirigée par Baran bo Odar, Jantje Friese. La touche allemande est amenée par le démantèlement d’une centrale nucléaire dans une petite ville de province. Là, depuis plusieurs décennies, des événements inexpliqués provoquent notamment des disparitions. 

On apprend que sous la centrale, un trou de ver (dans des grottes) permet de voyager dans le temps. Dans le passé, mais aussi le futur. Pour la 3esaison, Jonas (Louis Hofmann), le héros, tente d’empêcher la catastrophe qui va tuer toute sa famille ainsi que ses amis. Mais doit-il aller dans le futur ou le passé? Finalement, il découvre qu’il est dans une autre dimension, où il n’existe pas, mais où tous ses amis vivent les mêmes événements, avec une fin inéluctable identique. 

Il rencontre une autre Martha, qui endosse son curé jaune du début de la première saison, comme si l’histoire se réécrivait, mais avec des personnages légèrement différents. Tout se complique quand Jonas doit côtoyer son moi adulte et même sa version âgée, qui a changé de nom, se faisant appeler Adam et visiblement grand manipulateur. Pourtant, malgré la gymnastique intellectuelle obligatoire pour s’y retrouver, la série reste passionnante, prenante, ouvrant une quantité d’interrogations sur notre propre existence, notre passé, ce que l’on deviendra…

 Les effets spéciaux, nombreux et parfaitement maîtrisés, ne doivent pas nous faire oublier que c'est avant tout une série intellectuelle, avec quantité de questionnement à filer le bourdon à tout prof de philosophie.

De choses et d’autres - La fanzone et les bonbons rassis


 En allant faire mes courses cette semaine, j’ai remarqué dans la zone des promos des présentoirs de bonbons faisant l’apanage de la fanzone. Curieux, je détaille les emballages et découvre que ces produits étaient destinés à accompagner l’engouement certain (exactement comme la campagne de Russie de 2018) des jeunes Français pour l’Euro de foot 2020. Souvenez-vous, dans l’ancien monde, tous les deux ans, le pays s’arrêtait le temps du mondial ou de l’Euro.

 En 2020, les Bleus auraient dû passer l’obstacle du premier tour (avec Portugal, Allemagne et un barragiste qui n’a même pas pu être désigné dans ce groupe de la mort…) pour attendre les huitièmes de finale. Si le Covid-19 n’avait pas monopolisé le ballon, la France aurait pu disputer les quarts, initialement programmés demain et samedi. Si ça avait été le cas, tout le monde se serait précipité sur les sucreries de la fanzone. Si… 

En réalité, la compétition a été reportée d’une année, mais le fabricant de bonbons avait déjà imprimé ses emballages avec la fameuse référence à la maudite fanzone, complètement déserte en ce début juillet. 

Quand on sait le prix que coûte à une entreprise le droit d’être partenaire officiel de ce genre d’épreuve sportive, on comprend que les produits soient quand même proposés à la vente malgré l’absence de compétition. Un autre sponsor emblématique est lui aussi passé aux couleurs des Bleus, même si personne ne parle d’eux. 

Des canettes de soda avec les visages de 11 joueurs, 11 vacanciers reprenant timidement le chemin des terrains d’entraînement. Pour la fanzone, il faudra attendre entre le 11 juin et le 11 juillet… 2021. Vous pouvez manger les bonbons avant. 

(Chronique parue en dernière page de l'Indépendant le jeudi 2 juillet 2020)

mercredi 1 juillet 2020

Cinéma - Le travail d’humilité du film « Les Parfums »

Nez pour les plus grands parfumeurs, une jeune femme découvre la vraie vie auprès de son chauffeur.

 



On s’attend à une comédie romantique et au final on se retrouve face à un film qui a pour principal thème le travail. Celui qu’on choisit, celui qui nous oppresse. Le travail qui peut prendre plusieurs formes, des plus simples, n’exigeant que peu de qualification au plus sophistiqué et rare réservé à quelques « talents » exceptionnels. 

Dans la première catégorie on trouve Guillaume (Grégory Montel), chauffeur dans une société qui offre ses services à de très riches clients. Dans la seconde Anne (Emmanuelle Devos), « nez » en perte de vitesse mais qui a à son actif parmi les plus vendus des parfums de luxe. Deux quadras, un peu mal dans leur peau. Guillaume, en instance de divorce, ferait tout pour obtenir la garde alternée de sa fille âgée de 10 ans. Mais comment l’obtenir quand on habite dans un studio de 24 m2. Solitaire et malheureux. À l’opposé, Anne vit dans un grand appartement bourgeois. Mais seule. Obnubilée par son talent, si fragile, qui lui a échappé une fois, elle ne vit que pour et par les odeurs. Solitaire, malheureuse.

 

Alors forcément quand Anne doit aller faire une expertise en Alsace et que son chauffeur pour les deux jours est Guillaume, on se dit que tout ça va finir dans les draps sentant le propre de l’hôtel. Perdu. Anne est sauvage, Guillaume trop préoccupé. En plus les draps qui sentent le propre, Anne déteste. Elle demande donc à son chauffeur de l’aider à les changer (elle en a un jeu dans ses valises). Guillaume refuse. Chauffeur, pas larbin. 

Ce préambule, enlevé, servi par le jeu excellent des deux têtes d’affiche (Emmanuelle Devos parfaite en capricieuse à qui il ne faut rien refuser, Gregory Montel excellent en papa poule, mec sympa mais pas trop). Paradoxalement, ce premier contact va être suivi d’un autre. Puis Anne exigera de la société dirigée par Gustave Kervern de n’avoir plus que Guillaume comme chauffeur. 

Les deux vont s’apprivoiser. Elle en racontant ses déboires dans ce milieu qui ne fait pas de cadeaux, lui en dressant le portrait de sa fille adorée mais dont il ne sait pas se faire aimer. 

Le volet sentimental oublié, on en apprend plus sur les fragrances, leurs associations et aussi que parfois les « nezs » font des boulots moins prestigieux comme trouver un parfum d’intérieur pour un grand magasin. Et la réflexion sur le travail se prolongera jusqu’à la scène finale. Car si personne ne peut se priver de bosser, par contre tout le monde peut choisir son emploi s’il s’en donne un peu la peine.

Film français de Grégory Magne avec Emmanuelle Devos, Grégory Montel, Gustave Kervern

De choses et d’autres - Quand le vert déborde

Encore une fois, Éric Zemmour fait parler de lui. Le trublion de droite, qui tous les soirs peut s’exprimer sur CNews, a commenté lundi soir la victoire des écologistes aux municipales en faisant cette constatation pour le moins hasardeuse. Pour lui, pas de doute : « Le vert des Verts correspond comme par hasard au vert de l’islam. » Forcément, tout ce qui se prétend encore un peu de gauche et humaniste sur le net s’est offusqué. 

En fait, cette dernière saillie de Zemmour nous en apprend plus sur son état mental que sur ses convictions politiques. Car en ne voyant dans le vert des Verts que la couleur de l’islam, tout psychologue, même d’opérette, comprend immédiatement que Zemmour a un gros problème de rejet de cette religion. Un être normal, un tant soit peu équilibré, quand on lui dit « vert » pense immédiatement herbe, arbres, chlorophylle. Nature et écologie quoi… Pour Zemmour, le vert symbolise l’islam. Point. 

Vous me direz, il aurait pu être encore plus dérangé. Il y en a qui associent cette couleur aux extraterrestres et craignent d’être enlevés pour subir des expérimentations. 

Pourtant, le vert reste une très jolie couleur. Composée de bleu et de jaune, elle peut avoir des centaines de nuances. Notamment dans les yeux. Et comme c’est très rare (seulement 2 % de la population, 10 % pour les yeux bleus), cela permet à certaines actrices ou modèles d’être encore plus belles. Pas inféodées à l’islam, cher Éric Zemmour. Belles. Tout simplement.  

mardi 30 juin 2020

Série Télé - Campus américain et ordre magique


Depuis la déferlante mondiale d’Harry Potter, les écoles de magie ont la cote. Netflix a logiquement lancé sa propre production originale, en décidant d’entrée de viser le public adolescent. Avec aussi des visées sur Teenwolf puisqu’il y a aussi des loups-garous. Quelques démons aussi, mais pas la queue d’un vampire… Bref, on trouve tous les ingrédients nécessaires à la fabrication d’une bonne série magique dans The Order, dont la saison 2 vient de débarquer sur la plateforme mondiale. 

L’université de Belgrave a tout du campus américain classique. Mais en plus des classiques fraternités, il accueille le très secret Ordre de la rose bleue. Les membres de The Order sont des magiciens. Jack Morton (Jake Manley) veut intégrer l’Ordre pour venger la mort de sa mère, poussée au suicide par le grand Mage. Une intrigue principale pour la première saison, au cours de laquelle Jack se transforme en loup-garou, rejoint un autre ordre de chevaliers destiné à détruire la Rose bleue et tombe amoureux de la blonde et capiteuse Alyssa (Sarah Grey), magicienne en plein dilemme : aimer le jeune loup ou rester fidèle à l’Ordre. 

La saison 2 voit l’émergence de nouveaux personnages, dont la détestable Gabrielle (Louriza Tronco) archétype de la garce qui n’utilise la magie qu’à des fins futiles et personnelles. Elle amène beaucoup d’humour et d’autodérision dans un monde assez irréel. The Order vaut aussi par ses clins d’œil aux spécialistes. Ainsi le professeur d’Éthique de Jack est interprété par Sam Trammell, vu dans True Blood, autre série fantastique qui a marqué les esprits. On note aussi la participation de Jason Priestley dans son propre rôle. L’ancien comédien de Beverly Hills ne devrait, selon The Order, son succès qu’à sa parfaite maîtrise des incantations magiques.

De choses et d’autres - Les nouveaux objets tendances

Cette crise du coronavirus aura eu au moins un mérite : mettre en avant quelques objets qui jusqu’ici étaient relativement inconnus. Le vainqueur toutes catégories est bien évidemment le masque. Sujet à polémique au début, il est vite devenu la principale arme contre la propagation du virus. Et comme l’Humain aime ce qui est beau, plusieurs versions ont vu le jour pour casser le triste bleu hôpital ou la forme bec de canard. 

Force est de constater que plus les jours passent, plus les masques s’imposent et certains sont de véritables réussites. Ceux qui se moquaient des Asiatiques (moi le premier) il y a quelques années, doivent se mordre les doigts aujourd’hui… 

Complément du masque, la visière. Certaines personnes semblent totalement incapables de respirer avec un obstacle devant la bouche et le nez. La visière transparente élimine ce sentiment d’oppression. J’en ai vu une qui se fixe sur la visière d’une casquette. À déconseiller aux « djeuns » qui continuent à porter ce couvre-chef à l’envers. La visière sur leurs omoplates ne servira strictement à rien. 

Plus révélateur le succès phénoménal de l’urinoir portatif. Ses ventes ont été multipliées par cinq en quelques semaines. Les messages incessants nous demandant de nous laver les mains ont peut-être fait prendre conscience que la propreté de certains lieux publics, notamment les toilettes, laisse souvent à désirer. 


L’urinoir portatif permet de faire sa petite affaire en toute discrétion et sans prendre le risque de franchir l’enfer des microbes et autres bactéries. Un masque, une visière et un urinoir portatif : vous êtes équipés pour affronter le monde d’après. 

Chronique parue en dernière page de l'Indépendant le mardi 30 juin 2020