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mardi 7 septembre 2021

De choses et d’autres - Savez-vous parler le Vert ?

Ceux qui ont des difficultés avec l’écriture inclusive ne comprendront sans doute jamais le verbiage en vigueur dans le camp écologiste. Ce dimanche, les cinq candidats à l’investiture écolo pour la prochaine présidentielle ont cherché à se faire comprendre du commun des mortels (ces cochons de votants…) en limitant volontairement ces formules alambiquées.

Exemple : le Vert ne fait pas pousser des plantes vertes dans son salon, il « crée une micro-forêt pour lutter contre le dérèglement climatique ». Face au problème de l’insécurité, Eric Piolle, maire de Grenoble, préfère expliquer qu’il est urgent « de réinvestir avec de la présence humaine notre citoyenneté collective ». Une autre militante verte affirme que « L’antibiorésistance sera le fléau de l’avenir ! ». Mais c’est quoi exactement « L’antibiorésistance » ?

Des Verts qui ont des problèmes de compréhension même chez les jeunes. Le maire de Lyon, Grégory Doucet, fier d’inaugurer la nouvelle cour de récréation d’une école a dû subir les remontrances d’un élève de CM1 regrettant qu’il n’y ait pas de place pour jouer au foot à cause de… l’immense bac à copeaux.

Des copeaux, mais c’est un sacrilège. J’attends la réaction outrée de l’autre maire écolo d’une grande ville, le Bordelais Pierre Hurmic, contre l’exploitation totalement odieuse des restes « d’arbres morts ».

Si ça se trouve des sapins de Noël qui, en plus, ont terminé leurs jours sur la place d’une ville qui pense qu’on peut encore « faire rêver les enfants ». 

Chronique parue le mardi 7 septembre 2021 en dernière page de l’Indépendant.

mercredi 1 juillet 2020

De choses et d’autres - Quand le vert déborde

Encore une fois, Éric Zemmour fait parler de lui. Le trublion de droite, qui tous les soirs peut s’exprimer sur CNews, a commenté lundi soir la victoire des écologistes aux municipales en faisant cette constatation pour le moins hasardeuse. Pour lui, pas de doute : « Le vert des Verts correspond comme par hasard au vert de l’islam. » Forcément, tout ce qui se prétend encore un peu de gauche et humaniste sur le net s’est offusqué. 

En fait, cette dernière saillie de Zemmour nous en apprend plus sur son état mental que sur ses convictions politiques. Car en ne voyant dans le vert des Verts que la couleur de l’islam, tout psychologue, même d’opérette, comprend immédiatement que Zemmour a un gros problème de rejet de cette religion. Un être normal, un tant soit peu équilibré, quand on lui dit « vert » pense immédiatement herbe, arbres, chlorophylle. Nature et écologie quoi… Pour Zemmour, le vert symbolise l’islam. Point. 

Vous me direz, il aurait pu être encore plus dérangé. Il y en a qui associent cette couleur aux extraterrestres et craignent d’être enlevés pour subir des expérimentations. 

Pourtant, le vert reste une très jolie couleur. Composée de bleu et de jaune, elle peut avoir des centaines de nuances. Notamment dans les yeux. Et comme c’est très rare (seulement 2 % de la population, 10 % pour les yeux bleus), cela permet à certaines actrices ou modèles d’être encore plus belles. Pas inféodées à l’islam, cher Éric Zemmour. Belles. Tout simplement.  

jeudi 18 mai 2017

De choses et d'autres - Le grand écart de Nicolas Hulot

Habitué à être sur le devant de la scène depuis ses aventures télévisuelles, Nicolas Hulot a finalement décidé de franchir le pas et de passer aux responsabilités. Longtemps agitateur d’idées, inlassable défenseur de la nature, écologiste pur et dur, il agissait dans l’ombre, avait d’excellents rapports avec les présidents (Sarkozy puis Hollande), mais n’avait jamais osé se frotter au difficile rôle de ministre.
Emmanuel Macron (ou Édouard Philippe ?) a décroché la lune en persuadant ce « people » de rejoindre le gouvernement. Avec le titre de ministre d’État en plus. Mais avant de prendre les premières décisions, il va falloir qu’il fasse connaissance avec ses collègues. Il ne sera pas évident pour le ministre Hulot de trouver des points de convergence avec son chef direct, le Premier ministre « homme de droite » qui a longtemps travaillé pour Areva, le géant de l’industrie nucléaire.
De même, si l’ancien présentateur d’Ushuaia est sollicité pour soutenir certains candidats de « La république en marche », il pourrait se retrouver en meeting dans le Gard à faire l'article pour Marie Sara face à Gilbert Collard, la Torera qui « pique » des toros contre l’avocat qui défend les hommes. Un sacré grand écart pour ce pionnier de l’écologie médiatique.
Mais le pire serait qu’Emmanuel Macron, lui demande de se charger de la réouverture des chasses présidentielles, une des nombreuses promesses du candidat Macron quand il est intervenu devant les chasseurs français le 15 mars dernier. 

(Chronique parue le 18 mai en dernière page de l'Indépendant)

mardi 21 juillet 2015

DE CHOSES ET D'AUTRES - Marché ou rêve

Une fois installés dans le presbytère de nos amis de ce hameau rural et verdoyant, se pose rapidement la question de tout vacancier encore dans le rythme d'une année d'activités intenses : on fait quoi maintenant ? Par chance nous sommes arrivés le jour du marché nocturne hebdomadaire d'un gros bourg, distant de deux kilomètres à vol d'oiseau, sept par la route aussi sinueuse que la démarche d'un touriste tombé dans un traquenard rue de la Soif à Canet. Pas le banal marché avec fruits défraîchis et habits des années 70 mais celui dit « de producteurs » où l'on peut déguster le meilleur de la gastronomie locale. Un véritable cauchemar pour ma femme qui ne désespère pas de me faire perdre ma quinzaine de kilos en trop. Entre aligot et truffade, une seule bouchée suffit à combler les besoins en calories et protéines d'une journée de régime. Tout est fait pour transformer la soirée en sommet de la convivialité. De grandes tables sont installées au centre de la place, les stands disposés autour des arcades moyenâgeuses. A trente mètres on sent la douce odeur des saucisses qui grillent. A moins que ce ne soit ces généreuses brochettes de magret de canard. D'autres fumets me titillent les narines : fromage de chèvre, melon à point, jambon sec... Bref, un rêve éveillé pour mon estomac affamé. Glandes salivaires en pleine production, je suis coupé dans mon élan quand le choix du menu tombe. « Bon, on va prendre des assiettes gourmandes : de la salade, du pâté, des rillettes et du cou farci. » « Et deux portions d'aligot... », ça y est, je bave... C'est beau l'amour.