Ces jouets, formés d’un roulement à billes central et de trois branches, sont à la base des objets destinés à certains autistes. Ils agissent comme « un exutoire moteur aux tensions et désirs de mouvement » pour les « enfants et adultes hyperactifs ou ayant des troubles de l’attention et de la concentration. » En le faisant tourner le plus longtemps possible et si possible en équilibre sur un doigt, on apprend, en théorie, « dextérité, agilité, motricité et force cinétique."
Problème, aux USA d’où vient la mode, plusieurs écoles ont interdit le hand spinner et en France certains profs aussi commencent à en avoir ras-le-bol. Car loin de se limiter aux récréations, la toupie virevolte en cours. Résultat les élèves n’écrivent plus, écoutent encore moins et quand le jouet tombe, cela déclenche un brouhaha immédiat. A mon avis, le hand spinner ne présente qu’un avantage : il oblige son utilisateur à choisir entre lui et son portable. Moins d’écran ne peut pas nuire à la jeunesse…
(Chronique parue le 23 mai en dernière page de l'Indépendant)











