vendredi 23 septembre 2016

BD : Dans les rues malfamées de Paris avec "L'apache et la cocotte"


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Au début du XXe siècle, « monter » à Paris était souvent la seule solution aux jeunes des campagnes françaises. Ange, Auvergnat bon teint, accumule les bêtises dans la ferme familiale. Obligé de quitter le pays, il monte à Paris se mettre sous l'aile d'un oncle, bougnat. Le gamin va découvrir un monde différent, avec ses codes, sa violence et ses interdits. D'entrée il tente d'intervenir dans une dispute dans la rue. Cléo, jeune prostituée, se fait houspiller par son souteneur. Il en sera quitte pour une bonne dérouillée. Stéphane Betbeder, dans cette scène clé, se fait rencontrer pour la première fois ses deux personnages principaux qui donnent son nom à la série « L'apache et la cocotte ». Ils se retrouveront, s'aimeront mais ne trouveront jamais la paix et le bonheur. Ange se transforme en petit truand, Cléo en favorite d'une courtisane de luxe, maladivement jalouse. Une plongée dans le passé parisien dessiné par Hervé Duphot.
«L'apache et la cocotte» (tome 1), Glénat, 14,50 €


DE CHOSES ET D'AUTRES : Gégé le Gaulois

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En plein débat sur l'importance de notre héritage gaulois dans l'identité nationale, un spécialiste de la question vient de rendre un avis tranché. Spécialiste, il le revendique : il a interprété à plusieurs reprises un des plus célèbres Gaulois qui soit : Obélix. L'omnipotent (à ne pas confondre avec impotent) Gérard Depardieu, en tournée de promotion en Italie pour son dernier livre intitulé "Innocent", s'insurge quand on lui demande s'il se sent toujours Français, lui qui détient désormais un passeport russe remis en mains propres par Poutine. Fureur de notre Gégé national : "Non, je suis un citoyen du monde. La France risque de devenir un Disneyland pour les étrangers, peuplé d'imbéciles qui font du vin et du fromage qui pue pour les touristes." Comme d'habitude avec l'inoubliable acteur des "Valseuses", c'est du lourd. Étonnant comme il arrive à se caricaturer tout seul. Car en dehors de ses activités cinématographiques, il est également producteur de vin, bouteilles qu'il vend d'autant plus cher par le simple ajout de son nom sur l'étiquette. Pour le fromage qui pue, il n'a pas encore trouvé le bon filon financier. Mais on lui fait confiance pour lancer une marque de camembert du style "Le Gégé, rond et à point" Quant à critiquer Disneyland, il ferait mieux de se renseigner. Le complexe touristique axé sur les héros américains n'est pas au mieux de sa forme. Par contre le Parc Astérix, en 2015, a vu sa fréquentation augmenter de 8 %. Alors oui, les Gaulois attirent plus les touristes étrangers que la souris aux grandes oreilles, mais faut-il s'en désoler ou saluer une réussite purement commerciale ?

jeudi 22 septembre 2016

BD : La guerre des inventeurs


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Nouvelle série très steampunk, « Les trois fantômes de Tesla » raconte la bagarre entre deux inventeurs de génie : Edison et Tesla. Marazano, le scénariste, a cependant pris beaucoup de libertés avec l'histoire officielle pour imaginer ce monde entre uchronie, guerre avec les nazis et inventions improbables. Dans un New York encore sous la menace des bombes allemandes et japonaises (nous sommes en 1942), Travis, jeune garçon très intelligent, s'installe avec sa mère, jeune veuve, dans un appartement triste d'un immeuble de Manhattan. Son voisin, vieux monsieur paranoïaque, l'espionne. Il a ses raisons, persuadé que des espions veulent l'enlever pour qu'il termine ses travaux sur une nouvelle énergie. Travis vit à côté de Tesla et va se transformer en relais d'une formidable machination avec robots, armures et autres objets volants très dangereux. Au dessin, Guilhem abandonne le trait rond du très classique style franco-belge (Zarla) pour un réalisme sombre dans lequel il excelle, comme son frère le très célèbre Christophe Bec.
«Les trois fantômes de Tesla», Le Lombard, 13,99 €


DE CHOSES ET D'AUTRES : Les failles de Bloctel

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Dès la première semaine de sa mise en service, je me suis inscrit à Bloctel, le service qui normalement empêche les sociétés privées de vous démarcher au téléphone. Effectivement, je reçois un peu moins d'appels non désirés. Moins, pas plus du tout. Car les filous ont trouvé l'astuce. "Non, je n'ai rien à vous vendre, c'est pour un sondage... » Ben voyons, "et la marmotte elle emballe le chocolat !" Dernier exemple en date hier matin vers 11 heures. "Bonjour Monsieur Litout, c'est la 'XXX' du meuble. J'ai quelques questions à vous poser. Non, ce n'est pas les impôts. Au niveau mobilier, quel serait votre prochain achat entre canapé, sommier ou lit ?" Au lieu de raccrocher très impoliment, ce que je fais 9 fois sur 10, je joue le jeu. "Un canapé". "Mais c'est un cri du cœur" me répond le commercial. "Et quel type de canapé, trois places, d'angle ? (...) Bon je note tout ça, j'espère que je ne vous ai pas trop dérangé. Peut-être que vous êtes sur le point d'aller travailler." Là, j'avoue avoir eu un moment de flottement. Je devine la question subsidiaire qui permet au vendeur d'en savoir un peu plus sur son client potentiel. Vendre un canapé à un travailleur, parfait. Alors que le chômeur ne pourra pas le payer. Pas le temps d'inventer une troisième hypothèse que mon interlocuteur a déjà raccroché. Peut-être aussi s'est-il douté que je le faisais marcher (je suis un piètre menteur) et que si je le dénonce à Bloctel, il risque une amende de 75 000 euros. Il devra amasser un sacré paquet de commission avant de pouvoir réunir la somme.

mercredi 21 septembre 2016

Cinéma : la cellule familiale éclatée de "Juste la fin du monde" de Xavier Dolan

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Xavier Dolan adapte une pièce de théâtre sur un huis clos familial. Acteurs époustouflants, dialogues hyper réalistes : on se reconnaît tous dans "Juste la fin du monde".


La distribution du nouveau film de Xavier Dolan en impose. Le réalisateur canadien a puisé dans le vivier des acteurs français "bankables" pour monter son projet d'adaptation de la pièce de théâtre de Jean-Luc Lagarce. On aurait pu objectivement craindre qu'il perde son authenticité face à ces grands comédiens, habitués à jouer d'une certaine façon et peu enclins à toucher à leur image de marque. Pas pour Nathalie Baye, déjà passée par tous les rôles, mais comment diriger Léa Seydoux (ex-James Bond girl), Vincent Cassel ou l'oscarisée Marion Cotillard ? Juste en leur demandant de respecter le texte et de se glisser dans la peau des personnages. Et surtout de suivre la direction de Xavier Dolan qui se révèle un très grand metteur en scène. Car rapidement, en découvrant les premières images de cette réunion de famille tendue, on oublie totalement le parcours des acteurs. Ne reste que le fils prodigue de retour au bercail pour une journée, la sœur rebelle, le frère jaloux et brimé, sa femme timide et effacée et la mère foldingue, nostalgique du passé et toujours amoureuse du père, le grand absent.
Dans le rôle du fils, Louis, revenu pour annoncer sa mort prochaine à ses proches, Gaspard Ulliel a sans doute la tâche la plus compliquée. Il doit dire sans parler, exprimer en étant de marbre. Ravalant ses larmes, repoussant l'échéance, il est conscient que sa réussite (il est un écrivain à succès) l'éloigne inexorablement de sa famille. Une famille qu'il a délaissé depuis 10 ans, comme honteux de leurs vies trop simples, trop primaires.
Plus que du théâtre filmé
Le film permet aux différents acteurs d'avoir leur scène, leur petit moment de gloire, en plus des réunions où, tous au complet, ils se gueulent dessus comme des chats énervés. Léa Seydoux, malheureuse dans sa province, complètement défoncée à l'herbe, est aussi triste qu'elle est belle. Louis aimerait l'aider. La prendre sous son aile. Mais c'est trop tard. Pour lui comme pour elle. Antoine le grand frère, sous des airs de violent compulsif, cache une profonde dépréciation personnelle. Il se persuade être le raté face à ce frère plus jeune mais si brillant. Même s'il se dévoile à un moment en expliquant que s'il est silencieux en société "Ce n'est pas parce que je sais écouter les gens. C'est parce que je veux leur donner l'exemple. Se taire". Quant à Catherine, la femme d'Antoine, elle semble avoir tout compris. "Vous en avez pour combien de temps ?" lâche-t-elle à Louis qui n'a encore rien dit.
"Juste la fin du monde", pour les détracteurs de Xavier Dolan, ne serait que du théâtre filmé. Certes, mais du grand théâtre avec d'excellents comédiens et une mise en scène parfaite. Juste de quoi expliquer le grand prix récolté à Cannes.
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 Xavier Dolan, réalisateur adulte
dolan, cotillard, lagarce, ulliel, seydoux, casselL'enfant terrible du cinéma canadien semble avoir franchi un cap dans sa carrière. Le formidable succès planétaire de "Mommy" ne lui a pas coupé l'envie de filmer. On sent cependant une moindre appétence à la nouveauté, à l'expérimentation. "Juste la fin du monde" est selon lui "Mon premier film en tant qu'homme". Cette pièce de théâtre lui a été conseillée par son actrice fétiche Anne Dorval en 2010. Mais il n'a pas accroché. "J'avais à l'égard de l'histoire et des personnages un blocage intellectuel qui m'empêchait d'aimer la pièce tant vantée par mon amie, explique-t-il dans des notes de productions. J'étais sans doute trop pris par l'impatience d'un projet ou l'élaboration de ma prochaine coiffure pour ressentir la profondeur de cette première lecture diagonale." Ce n'est que quelques années plus tard qu'il est parvenu à rentrer dans l'univers du dramaturge français, mort du sida en 1995 à l'âge de 38 ans. Pour l'adaptation, il a décidé d'être le plus fidèle possible aux textes de Lagarce : "Que l'on 'sente' où non le théâtre dans un film m'importe peu. Que le théâtre nourrisse le cinéma… N'ont-ils pas besoin l'un de l'autre de toute façon ?" Le résultat est remarquable, les deux mondes de Lagarce et de Dolan semblant se répondre à travers les années.

DE CHOSES ET D'AUTRES : Drapeaux

drapeaux,nice,foncia,scandale,polémiqueÉtrange pays que cette France qui n'ose plus afficher son patriotisme. Le 9 septembre dernier, un couple de retraités niçois reçoit une lettre du syndic de leur copropriété. Il leur est instamment demandé de retirer le drapeau tricolore planté dans leur jardin. Motif invoqué : "Les activités sportives estivales sont terminées". Cela empêchera ainsi "d'éviter tout débordement". Refus sec et net des propriétaires qui médiatisent illico l'affaire.
La vague d'indignation dépasse rapidement les frontières des seuls réseaux sociaux. Depuis, la société a présenté ses plus plates excuses mais des interrogations restent sur la véritable motivation de cette injonction. Tout d'abord, il était faux de prétexter la fin des activités sportives puisque la lettre est arrivée en pleins jeux paralympiques. Pas du tout sympa pour ces handicapés courageux qui eux aussi, espèrent un soutien de la population à propos de leurs performances d'autant plus méritoires. Mais surtout quels sont les "débordements" redoutés par le seul fait d'arborer un drapeau français ? Voilà quelques mois, le gouvernement demandait à chacun d'afficher les couleurs nationales aux fenêtres et balcons en signe d'hommage aux victimes des attentats terroristes. Certains y sont encore accrochés.
Enfin, comment ne pas comprendre que ce drapeau justement, demeure le plus beau symbole pour honorer la mémoire des 84 victimes de la Promenade des Anglais de même que celles des précédents, innocents fauchés par la folie humaine.

mardi 20 septembre 2016

Rentrée littéraire : La cuisine à trois des "Cannibales"

Échanges de lettres entre une mère, son fils et la maîtresse de ce dernier. Succulent trio animé par Régis Jauffret.

Petit bijou de style et d'érudition, « Cannibales », roman épistolaire de Régis Jauffret, dans la première liste du Goncourt, désarçonne dans sa forme. Pas de description ni de dialogues, les 180 pages sont constituées d'une suite de lettres que les trois personnages principaux s'envoient chronologiquement. Noémie, la première, écrit à Jeanne, la mère de son amant Geoffrey. Elle lui explique pourquoi elle a préféré rompre avec cet architecte de trente ans son ainé. La mère, furieuse dans un premier temps, se laisse séduire par les lettres légères et très personnelles de la belle Noémie. Au point qu'on a l'impression que la mère tombe à son tour amoureuse de cette jeune artiste peintre. Jeanne ne se prive pas de donner des conseils à la jeune femme « Un dernier mot : aimez. L'amour est une picoterie, une démangeaison dont on ne saura jamais si le plaisir du soulagement que nous procure la caresse de l'amant vaut les désagréments de son incessant prurit. » Noémie, de son côté, est bien consciente que Geoffrey souffre de sa rupture. Elle le raconte sans fioritures à sa génitrice. « Avec moi, de l'amour il (Geoffrey) en a peut-être eu le goût sur la langue. C'est ça le chagrin, le souvenir d'un instant défunt. » La poésie, la grâce et la beauté s'invitent souvent dans les lettres des deux femmes. Comme si au calme face à leur page blanche elles parvenaient à merveille comprendre le sens du monde.
A la broche
régis jauffret,cannibales,lettres,seuilMais elles dérapent aussi parfois. Une fois proches, elles se délectent à imaginer une mort violente pour ce Geoffrey qui, au final, les aura toujours un peu déçu. On comprend alors le titre du roman, « Cannibales », quand Noémie s'imagine cuisiner son cadavre. « Après avoir salé et poivré sa dépouille, tenant chacune une extrémité du manche sur lequel nous l'aurons empalé, nous le ferons griller à la broche au-dessus d'un feu de sarments de vigne et de bois d'olivier. Nous pilerons ses os dans un mortier afin de pouvoir nous repaître de sa moelle montée en mousseline avec un kilo de bon beurre. » Moins glamour cette obsession, qui s'achèvera en un étrange barbecue.
« Cannibales » de Régis Jauffret, Seuil, 17 €

DE CHOSES ET D'AUTRES : Vote à la russe

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Élections législatives en Russie ce week-end. Les premiers sondages donnaient seulement 44 % au parti de Vladimir Poutine. Mais une fois le dépouillement terminé, Russie unie explose tous les pronostics avec plus de 54 % des votes et une majorité écrasante à la Douma.
Pour une fois, les instituts de sondage n'ont pas tout faux. Le score du parti au pouvoir est très certainement faussé par quelques petites fraudes de-ci de-là. Enfin, le qualificatif de "petites" pour désigner ces exactions paraît faible. Des activistes russes ont judicieusement placé des webcams dans certains bureaux de vote. Les vidéos diffusées depuis s'avèrent édifiantes. La fraude est massive et jamais l'expression "bourrage d'urnes" n'aura été autant justifiée. À côté, les chaussettes de Perpignan restent pets de lapins.
Plus étonnante, l'identité des fraudeurs. Des dames tout ce qu'il y a de plus sérieuses et propres sur elles, chargées de superviser le scrutin. Sur l'une des vidéos, on aperçoit la fraudeuse enfourner des dizaines de bulletins de vote, cachée des regards par trois autres employés. Sur une autre, la fraudeuse saisit une liasse de bulletins, puis la cache quand un électeur arrive. Dès qu'il a tourné le dos, elle reprend les bulletins et les glisse dans l'urne en quelques secondes, toujours à l'abri des regards grâce un complice interposé. Malgré ce déluge de preuves le résultat des élections a peu de chance d'être remis en cause. Simplement, le pouvoir russe aura intérêt à mieux "protéger" les bureaux de vote en 2018 pour la présidentielle et la réélection inéluctable de Poutine à son 4e mandat.

lundi 19 septembre 2016

Rentrée littéraire : Sadorski, le pire des salauds

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Pour raconter l'occupation allemande, Romain Slocombe n'y va pas par quatre chemins : il se met dans la peau des pires salauds et raconte à la première personne leurs motivations nauséabondes. Après l'écrivain dénonciateur de juifs dans « Monsieur le commandant », place à Léon Sadorski, inspecteur de la police française, spécialisé dans les renseignements généraux et plus spécialement la surveillance des Juifs. Sado pour les collègues, vénère le maréchal Pétain et collabore avec la Gestapo. Aussi quand il est arrêté un matin et conduit à Berlin pour subir plusieurs jours d'interrogatoires il ne comprend pas du tout. Il se retrouve dans la peau des ces « sous hommes » qu'il aime malmener au quai des Orfèvres.
Le bourreau dans le rôle de la victime, c'est l'essentiel de la première partie de ce roman policier historique, sélectionné dans le première liste du Goncourt. La suite se déroule à Paris, Sadorski devra retrouver une de ses anciennes maîtresses suspectée d'activité antinazis.
Un roman témoignage, aux scènes parfois dures, mais qui reflètent l'époque. En préambule, l'auteur et l'éditeur préviennent ne pas « cautionner les propos tenus par le personnage principal ». Car Sadorski, effectivement, est le pire des salauds.
« L'affaire Léon Sadorski », Romain Slocombe, Robert Laffont, 21 €

De choses et d'autres : Rayane !!!

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Ce samedi, sous mon autre casquette de critique cinéma, je me rends à l'avant-première de Tamara, un film adapté d'une BD de Zidrou et Darasse. Série que j'apprécie depuis des années, les affres au quotidien d'une jeune fille un peu enrobée. Arrivé dans la salle, je me me sens pris à un guet-apens. L'assistance (plus de 150 personnes) est composée à 80 % d'adolescentes. De 7 à 16 ans, elles papotent bruyamment en se montrant des photos sur leurs smartphones. Et régulièrement, l'une ou l'autre bondit sur son siège, se tourne vers le fond de la salle en criant « voilà Rayane ! »
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J'ai beau être à l'écoute des modes, tenter de me tenir au courant des dernières nouveautés, je passe forcément à côté de certains trucs. Le phénomène Rayane Bensetti par exemple. Ce jeune acteur français interprète Diego dans le film, le petit ami de Tamara. L'archétype du beau gosse. Agitées avant qu'il n'arrive, lorsqu'il fait son entrée, bondissant, le fan-club se déchaîne. Les flashes crépitent. Et ce n'est que le début. La traditionnelle séance de questions se transforme en foire d'empoigne à selfies. Une marée humaine de gamines surexcitées se précipite sur la scène. Pour approcher leur idole elles jouent des coudes, poussent, trépignent. Même face à la première ligne de l'Usap elles fonceraient sans crainte.
Rayane, depuis sa victoire à « Danse avec les stars », a acquis une énorme popularité. Les quelques cinéphiles venus voir le film ont dû patienter plus de 35 minutes avant de découvrir les première images, les dernières admiratrices s'accrochant au cou de Rayane malgré l'extinction des lumières. Mais au final, le film est excellent.