mardi 2 juin 2020

Série Télé. Les plus grands du Big Bang de l’humour



Si certains rient des pitreries pitoyables de Bozo le clown, d’autres s’esclaffent aux aventures du boson de Higgs. Dans la seconde catégorie se reconnaîtront tous les fans de la série The Big Bang Theory. Une sitcom due au génie de Bill Prady et Chuck Lorre, lancée sans grand tapage sur CBS en 2007 et devenue au fil des saisons un véritable phénomène, devenant le programme le plus regardé aux USA plusieurs années d’affilée. 

Pourtant l’histoire n’avait rien qui permettait au plus grand nombre de s’identifier. L’action se déroule essentiellement dans l’appartement de Leonard (John Galecki) et Sheldon (Jim Parsons), deux universitaires chercheurs très geeks. Malgré leur doctorat et le fait qu’ils postulent au prix Nobel, ils jouent aux jeux vidéo, connaissent Star Trek par cœur et font des descentes régulières au magasin de BD. Un duo complété par Howard (Simon Helberg) et Raj (Kunal Nayyar), très intelligents eux aussi mais totalement incapables de parler à une femme.

a femme qui bien entendu va venir bousculer les petites habitudes de ce groupe aux habitudes bine ancrées. C’est Penny (Kaley Cuoco), serveuse se rêvant actrice, emménageant dans l’appartement en face. Les cinq premières saisons sont un feu d’artifice de gags et de trouvailles.

 Par la suite, les scénaristes ont mis en avant les vies sentimentales des uns et des autres, enlevant un peu de saveur à l’ensemble. Mais ils sont tous si sympathiques, qu’au final, on est presque heureux que tout finisse par des mariages et des naissances.


De choses et d’autres - Retour aux affaires

À peine trois semaines depuis la fin du confinement et on a clairement l’impression que tout est en train de redevenir exactement comme avant. Oublié le calme du confinement, quand la peur diffuse du virus muselait tous les importuns. Par exemple, durant le week-end prolongé de Pentecôte, dans mon village, les nuits ont été perturbées par des motos passant à pleine vitesse et moteur ronflant dans la rue principale, des voisins au balcon, discutant bruyamment avec des connaissances qui restaient sur le trottoir avec la musique à fond sortant de leurs smartphones. 

Le pire étant cette voisine qui décide d’appeler sa famille à l’autre bout du globe à 2 h 40 du matin. Rien de répréhensible, si ce n’est qu’elle fait ça du balcon, en parlant tellement fort (comme si elle voulait qu’on l’entende en direct à 10 000 km) que toute la rue profite de ses retrouvailles. Bref, le monde d’après ressemble à celui d’avant, en pire…  

Mais le véritable signal du retour aux affaires reste l’arrivée dans la boîte aux lettres d’une profusion de prospectus publicitaires. Ceux, copieux, débordant de promotions, des grandes enseignes généralistes (l’une d’entre elles nous propose pas moins de « 50 variétés de saumon »…) mais aussi des autres magasins, moins chanceux et qui, comme les coiffeurs ou les libraires, ont du rester portes closes durant ces deux très longs mois. Le consumérisme de masse a survécu. Bonne ou mauvaise chose, chacun a son opinion. Aussi tranchée que l’utilisation de la chloroquine. 

Cela ne va pas m’empêcher de changer de canapé et de télé, deux des ustensiles qui ont le plus été sollicités dans la maison durant le confinement.

Chronique parue en dernière page de l'Indépendant le 2 juin 2020

lundi 1 juin 2020

Roman - Justice loufoque



Extravagant et jubilatoire. Ce nouveau petit roman de François Mosset, se distingue par sa verve et son imagination débordante. Intitulé « Plaidoirie pour un fainéant », il se dévoile véritablement dans son sous-titre : « Les loges de la paresse ». Au début, maître François Mosset, avocat, a décidé, pour raison de santé, de se mettre au vert quelque temps dans le Sud de la France, à Perpignan exactement, région que connaît bien l’auteur pour y résider. 

Bien mal lui en a pris : le bâtonnier Théophraste lui confie l’affaire « Marcel Serdan », un homme considéré comme fainéant notoire, accusé d’homicides hors du commun. 

On croise dans ce texte bourré de gags, jeux de mots et de mises en abimes sidérantes nombre de localités de l’Aude et des Pyrénées-Orientales. On va de Saint-Papoul à Collioure en passant par Villerouge-Termenès et bien évidemment Mosset qui fournit fort opportunément son pseudonyme à l’auteur… Les personnages campés par l’auteur valent eux aussi le détour, d’un curé pollestrencq « hypermétrope comme une huître astigmate » ou une « jeune et jolie journaliste de l’Indépendant » qui va reprendre toute l’enquête bâclée de la police.

« Plaidoirie pour un fainéant » de François Mosset, disponible sur Amazon en numérique (3,10 €) ou en version reliée, 10,44 €


dimanche 31 mai 2020

BD - Plongez dans la justice des affaires familiales



Adapté d’un essai du Collectif Onze paru en 2013 chez Odile Jacob, Au tribunal des couples raconte le quotidien d’une greffière assistante d’une juge aux affaires familiales. Malika, mariée à un gendarme mobile, mère d’une petite fille, voit défiler dans son bureau des couples qui se déchirent. 

Elle prépare les dossiers en prévision des audiences qui s’enchaînent dans le bureau de la juge. Montant de la pension alimentaire, décision sur la garde des enfants : derrière ces considérations bassement matérielles il y a des vies que Baptiste Virot, le dessinateur, raconte avec son trait simple et expressif. 


Un long récit sur 160 pages, au cours duquel Malika change de juge (un homme, jeune, moins impliqué à son grand désespoir) et voit sa propre vie de couple mise en péril par l’éloignement du père de sa fille (d’abord à Perpignan puis pour une mission longue durée en Guyane). Une justice humaine, qui n’a pas pu fonctionner durant le confinement. On préfère ne pas imaginer l’état d’engorgement actuel de ces services pourtant essentiels à l’équilibre des enfants pris dans ces divorces compliqués.

« Au tribunal des couples », collection Sociorama, Casterman, 12 €


BD - Savourez le chocolat made in Belgium



La gastronomie, les arts de la table et d’une façon générale tout ce qui met en jeu le goût inspire de nombreux scénaristes de bande dessinée. Mais le spécialiste de ce secteur, le plus prolifique et expert, reste Corbeyran. 

Après les vins, il s’attaque au chocolat dans cette série sur les grands chocolatiers belges. Alexis Carret, jeune et talentueux maître chocolatier vient d’ouvrir sa boutique. Il sublime les papilles de ses clients avec ses créations originales. 


Il semble filer le parait amour avec son apprentie Manon et prépare les premières fêtes de fin d’année, le moment où il réalise l’essentiel de son chiffre d’affaires. Mais un fournisseur fait défaut (il est en fait corrompu par des concurrents d’Alexis), le jeune artisan est obligé de tout arrêter. Dessinée par Chetville (qui signait dans les années 80 Mézerette), cette série entre saga industrielle, romance et apprentissage de la gastronomie, permet au lecteur d’apprendre une foule de secrets sur la fabrication des chocolats ou tout simplement l’origine du mot ganache. 

« Le maître chocolatier » (tome 2), Le Lombard, 14,99 €

BD - Dégustez Barcelone avec Pepe Carvalho



Les grands personnages de fiction ne meurent jamais. Pepe Carvalho (comme Maigret ou San Antonio en France), survit à son créateur Manuel Vazquez Montalban. 

On peut toujours se plonger dans les romans (réédités en poche chez Points) ou redécouvrir cette série policière atypique grâce à une adaptation en bande dessinée fidèle et de qualité. 


Hernan Migoya et Bartolome Segui ont osé s’attaquer à ce monument de Catalogne pour en livrer des albums qui se savourent comme les multiples plats qui rythment les enquêtes de ce fin gourmet. Pour rappel, Pepe Carvalho est un privé barcelonais dans l’Espagne qui vient juste de sortir du franquisme. Dans « La solitude du manager » (3e roman de la série, seconde adaptation en BD), il est chargé par une veuve d’enquêter sur le meurtre d’un haut responsable d’une multinationale espagnole. L’occasion pour Pepe de remuer le passé de quelques gauchistes reconvertis dans le grand capital. 

Une enquête sombre et désespérante. Heureusement il reste quelques encas savoureux (une butifarra en pleine nuit) ou repas succulents à base de filet de cabillaud à la plancha, confit d’oie, pieds d’agneau aux artichauts et petits pois et le meilleur pour la fin : « se mijoter un salmis de canard à une heure du matin fait partie des plus belles folies capables de saisir un être humain qui ne serait pas fou. »

« Pepe Carvalho » (tome 2), Dargaud, 15 €

Thriller - La peur règne en maître au fond de « La vallée » de Bernard Minier


Bernard Minier s’est imposé comme le romancier de cette sortie du confinement. La vallée, son nouveau thriller paru quelques jours après l’ouverture des librairies a immédiatement été en tête des ventes. Pourtant il y est aussi un peu question d’enfermement puisque toute la population d’une vallée des Pyrénées se retrouve coincée à la merci d’un tueur fou. Mais ce n’est pas n’importe qui se charge de l’enquête puisque Bernard Minier remet en selle son héros fétiche, Martin Servaz. 

Servaz a des soucis avec l’institution. Il est suspendu depuis quelques mois, conséquences de ses actes racontés dans le dernier roman de ses aventures, Sœurs. Pas fameux côté boulot, mais parfait au niveau vie privée. Il a du temps à consacrer à son fils Gustav et vit le grand amour avec Léa. Mais on se doute que c’est le calme avant la tempête. 



Et Bernard Minier, pour relancer l’intérêt du lecteur, n’hésite pas à remettre dans le jeu des personnages emblématiques des précédentes histoires. En pleine nuit, Servaz reçoit un appel affolé de Marianne. Son amour de jeunesse, mère de Gustav, a disparu depuis 8 ans. Elle lui explique qu’elle a réussi s’échapper, qu’il doit venir l’aider. Elle explique être « à flanc de montagne, dans la forêt sur un sentier au-dessus d’une vallée, près d’une église avec un cloître ». Martin reconnaît Aiguevives, village des Pyrénées. Il quitte Toulouse et se retrouve plongé dans une enquête qui va tenir en haleine le lecteur durant 500 pages trépidantes. 

Sur place, il ne trouve pas Marianne, mais décide de rester un jour de plus. Un jour de trop. Un cadavre est découvert dans le secteur. Servaz, à l’instinct, se persuade que c’est lié à l’appel de Marianne. Il va s’immiscer dans l’enquête de la gendarmerie malgré sa suspension. Mais quand un éboulement bloque la seule route permettant l’accès à la vallée, il se retrouve pris au piège, à la merci d’un tueur machiavélique, comme toute la population où les cadavres commencent à se ramasser à la pelle. 

L’intrigue fonctionne à merveille, l’isolement faisant augmenter l’angoisse. Servaz, entre vieux cauchemars et rêve d’une vie plus posée, va devoir batailler pour comprendre la mentalité de ces villageois qui ont beaucoup à cacher. 


samedi 30 mai 2020

Série télé - Les Belges n’aiment pas le soleil


Première série belge produite par Netflix, Into the night joue d’emblée dans la cour des grands malgré des moyens bien moindres face aux grosses productions anglaises ou américaines. Cette série d’anticipation, tendance fin du monde, débute à 100 à l’heure. Un militaire italien de l’Otan détourne un vol en partance pour Moscou. Il ordonne d’aller vers l’ouest. Une fuite éperdue car une modification dans la polarité du soleil le transforme en tueur implacable. 

Si vous êtes effleuré par un de ses rayons, vous mourrez sur-le-champ, comme grillé de l’intérieur par un micro-ondes. Un avion volant vers l’ouest parvient à échapper au jour. Une fois l’évidence admise, l’équipage et les passagers, pour survivre, doivent rester dans la nuit, à l’opposé du soleil. 

Le huis clos dans l’appareil est effrayant, les escales mouvementées et les acteurs, européens, prennent petit à petit la mesure de leurs personnages. Certains se bonifient, d’autres virent super méchants. Dans la distribution, saluons Pauline Etienne, elle interprète une pilote d’hélicoptère de l’armée suicidaire après la mort de son grand amour. Une dépressive suicidaire qui finalement va tout faire pour sauver sa peau et ses compagnons de galère. 

Notons aussi l’excellente partition de Jan Bijvoet qui prête ses traits à Rik, petit homme lâche et insignifiant qui voit dans cette presque fin du monde l’occasion de briller. Jan Bijvoet vu il y a quelques années dans le rôle d’un des musiciens d’Alabama Monroe, le film de Felix Van Groeningen permettant aux distributeurs catalans Jacques Font et Jean-Philippe Julia de remporter un césar. 

Après le premier confinement, les cinémas cherchent à se réinventer

 


Imaginez la scène. Vous êtes confortablement installé dans votre voiture, si possible décapotable par une belle nuit d’été. Vous avez une constellation d’étoiles dans le ciel. Et d’autres stars, d’un autre genre, sur l’écran géant de plus de 15 mètres de long vous font rêver en vivant de palpitantes aventures dans un film sorti le jour même. Après de trop longs mois de confinement, ce serait le summum d’une vie libre et en plein air, sans contrainte, immense…

Ce rêve éveillé, vous pourrez le réaliser cet été sur quatre sites du littoral catalan. Des cinémas drive vont être installés et proposeront chaque soir un film à déguster dans sa voiture. Clap Ciné ouvre dès le vendredi 3 juillet deux drive-in, un premier derrière le parking du cinéma de Leucate-Barcarès, l’autre sur le parking du cinéma de Canet. Le réseau Cinémaginaire, habitué à proposer des séances en plein air chaque été dans le département, va s’installer à Argelès-sur-Mer dans le secteur nord au niveau du parking de la Marenda ainsi que sur les installations sportives des Capellans à Saint-Cyprien. Voilà donc comment un simple virus d’origine asiatique permet, entre autres effets secondaires inattendus et surprenants, la résurrection des cinémas drive-in un peu partout dans le monde.

Jérôme Quaretti et Frédéric Perrot, les deux gérants de Clap Ciné, ont présenté en détail ce projet innovant directement lié à la crise sanitaire. Un immense terrain plat et inoccupé se trouve à l’arrière du parking du Clap-Ciné de Leucate-Barcarès. Sur ces 13 000 m2 seront parquées les 150 voitures au maximum qui pourront assister au film projeté sur un écran géant gonflable de 15 mètres de large et haut de 10. Le projecteur, un Nec 4K à laser, sera installé en hauteur à 75 mètres de l’écran. Le son des films sera diffusé à 200 mètres à la ronde sur une fréquence FM attribuée par le CSA. En pratique, un « placeur » guidera les voitures à leur emplacement, en faisant attention de mettre les plus petits modèles devant et les plus grands à l’arrière. À l’arrivée, De quoi en mettre plein la vue.

Soirées culte ou vintage

Au programme, à partir de début juillet et jusqu’au samedi 5 septembre des nouveautés, les plus gros succès des derniers mois et des soirées thématiques. Car le drive, qui a connu un beau succès dans les années 60 dans le département, est souvent associé à la société américaine. Des soirées « culte » sont déjà programmées avec des films comme Shining ou Blade Runner. Le drive c’est aussi très vintage et les nostalgiques pourront revoir, dans ces conditions si particulières, des œuvres comme The Blues Brothers ou American Graffiti.

L’idée du drive-in, c’était pour trouver une parade au confinement. Car plus de deux mois sans le moindre film ont considérablement fragilisé les petites structures du département. C’est aussi pour cela que Clap Ciné et Cinémaginaire ont décidé de s’associer pour « développer un partenariat de programmation, d’animations, de communication mais aussi une politique réciproque de tarif réduit pour leurs abonnés respectifs dès la réouverture des cinémas ». Une union sacrée des « petits » pour peser au niveau national et proposer « des films en commun et la venue de réalisateurs et d’acteurs qui seront en ‘mini-tournée’ durant 48 h dans les salles du littoral. »

Quels films pour la reprise ?

Drive en juillet donc, avec l’espoir que les touristes seront au rendez-vous, mais aussi réouverture des salles autorisée dès le 22 juin. Pour l’instant, rien n’est encore décidé pour la date de reprise. Tout dépend des films proposés et de l’appétence du public de s’enfermer dans des salles. Même si au nouveau sanitaire, le Clap Ciné a décidé de jouer la prudence extrême. Entre chaque spectateur ou groupe de spectateur, il y aura deux sièges de libres. Et les horaires seront programmés pour que les salles soient désinfectées et nettoyées entre chaque séance.

Pour l’instant un seul film est annoncé pour le 22 juin : Filles de joie avec Sara Forestier et Noémie Lvovsky. Noémie Lvovsky qui est également au générique de La bonne épouse, comédie de Martin Provost qui n’a été programmée que trois jours avant le confinement et qui devrait reprendre sa carrière, tout comme le De Gaulle. Un film que Jérôme Quaretti verrait bien au drive-in. Il est vrai qu’un écran géant pour le grand homme, cela va de soi. 

De choses et d’autres - Petit rêve martien


L’espace revient en force. La conquête spatiale plus exactement. Il nous faut bien ça pour tourner notre regard vers autre chose que la pandémie, la crainte de la contagion et surtout la crise économique sans précédent qui se profile. 

Ce samedi soir, si la météo le permet, les USA vont se relancer dans ce secteur coûteux, pas forcément bénéfique mais si important pour la réputation d’un pays qui entend imposer sa loi sur la planète. Deux astronautes vont décoller de Miami, à bord de la capsule de la société privée SpaceX (je me suis toujours demandé si ce nom était un hommage indirect à l’émission des frères Bogdanov, TempsX). Juste pour rejoindre la station spatiale internationale, mais avec l’objectif, à moyen terme, de s’envoler vers Mars. Mars qui semble occuper les rêves de Thomas Pesquet. En voilà un qui fait l’unanimité en ces temps où la polémique semble obligatoire. Le spationaute français repartira dans l’espace l’année prochaine. L’Agence spatiale européenne avait lancé, en plein confinement, un concours pour trouver le nom de la mission du Français volant. 

Quelques propositions ont fuité sur internet comme « Thovid-19 » ou « Roupette » comme l’a suggéré une dessinatrice de BD en hommage à son… cochon de compagnie. On connaîtra le résultat dans quelques mois, mais en attendant Thomas Pesquet avoue qu’il en veut plus. Alors pourquoi pas Mars ? Il est déjà candidat pour la Lune (voyage de la Nasa en 2024) et rêve désormais de la planète rouge. Il le dit clairement dans une interview au Parisien, un peu comme un enfant espérant que son souhait se réalisera s’il le formule à haute voix… 

Chronique parue le 30 mai en dernière page de l'Indépendant