dimanche 13 novembre 2016

DVD et blu-ray - Un peu d’horreur pour les fêtes avec « Krampus » et « The Darkness »

Halloween vient à peine de mourir de sa belle mort dans une crise de foie carabinée (merci les bonbons) que les fêtes de fin d’année pointent le bout de leur nez. Saint-Nicolas, Noël, jour de l’An : il y en aura pour tout le monde. Et pour frissonner pour une bonne raison (en clair, la crise ne nous permet plus de payer la facture d’électricité), regardons sans scrupule ces deux films d’horreur, aux effets soignés et aux ressorts parfois pré- visibles mais toujours efficaces.

Le « Krampus » est une création de l’imaginaire autrichien. L’ombre de Saint-Nicolas ne vient pas chez les petits enfants pour récompenser, mais pour punir. Le film de Michael Dougherty avec Adam Scott et Toni Collette débute comme une comédie un peu borderline. La famille modèle américaine doit accueillir les cousins, beaucoup moins présentables. Choc de civilisations qui fait bien rire durant les 20 premières minutes. Ensuite, l’angoisse prend le dessus. Une tempête de neige s’abat sur le quartier résidentiel et tout le monde est piégé dans la maison. Le Krampus attend que le feu s’éteigne pour passer par la cheminée et tuer tout le monde. Il reçoit l’aide de quelques marionnettes démoniaques, d’elfes terrifiants et de biscuits de Noël au rire sardonique. Les effets spéciaux sont remarquables et le Krampus véritablement effrayant avec ses cornes, ses sabots et ses lourdes chaînes. Un bon moment à regarder au chaud, entre copains voire en famille, avec au final un succulent bêtisier preuve que même sur le tournage des films d’horreur on aime faire des farces et bien rigoler...



Ambiance totalement différente dans « The Darkness », production US de Greg McLean avec Kevin Bacon en vedette et non sorti en salles. Mais on retrouve quand même la structure familiale américaine classique avec un couple et ses deux enfants, une fille et un garçon. La différence réside dans la personnalité de Mickey : c’est un autiste qui passe ses journées à la maison malgré ses 11 ans. Mickey qui, lors d’un pique-nique dans le Grand Canyon, découvre dans une grotte, des pierres gravées indiennes. Attirées par leur beauté, il les met dans son sac à dos. Malheur ! Ce sont les prisons virtuelles de démons qui cherchent à entraîner le monde dans les ténèbres. L’attitude de Mickey va changer et la famille se fracturer. La fille devient anorexique, la mère paranoïaque et le père devra faire d’énormes efforts pour ne pas céder aux avances d’une ravissante stagiaire. La fin du film, très prévisible, manque un peu de noirceur. Alors vous pouvez profiter dans les bonus d’une conclusion alternative. Avec les Américains, il semble que cela soit tout blanc ou tout noir. Car cette version non seulement s’achève très mal pour la famille mais en plus laisse entendre que ce n’est qu’un dé- but. Au moins on a le choix et ce n’est pas un de ces films français où le générique dé- bute alors qu’on attend encore la moindre action ou rebondissement...  

➤ « Krampus », Universal, 14,99 €
➤ « The Darkness », Universal, 14,99 €

samedi 12 novembre 2016

Polar historique - Intrigue à Prague dans "Le songe de l'astronome"

Thierry Bourcy et François-Henri Soulié ont uni leurs plumes pour ce polar historique inédit se déroulant à Prague de 1601. L’empereur Rodolphe II a convié plusieurs personnalités à un repas pour que son astronome attitré, Tycho Brahé, présente sa théorie qui va à l’encontre de celle de Copernic. Sont présents une cantatrice aux formes voluptueuses, une noble anglaise et son mari cacochyme (en réalité c’est une redoutable espionne), un ambassadeur danois, un peintre flamand, un nain dévergondé, un représentant du Vatican, le médecin du roi et un autre astronome, plutôt copernicien.

Le château va se transformer en huis clos à la mort de Tycho Brahé. Le chef des gardes, Kassov, devra se transformer en enquêteur pour démasquer le coupable. Intrigue soignée, personnages étonnants, lieux mystérieux : tout dans ce roman est réussi.
➤ « Le songe de l’astronome », éditions 10/18, inédit, 7,50 €

De choses et d'autres - Précis de « gentillesses » politiques

Le capitaine Haddock aurait fait un excellent homme politique. Du moins dans sa propension à insulter à tout-va à l’aide de jurons très imagés.

L’insulte en politique compte une longue histoire racontée avec force exemples édifiants par Bruno Fuligni dans un dictionnaire dont la nouvelle édition, « Spécial présidentielle 2017 », vient rafraîchir les mémoires. On ira avec délectation vers les entrées des possibles présidentiables comme Nicolas Sarkozy (« Pas méchant mais pas d’allure. En fait il est bien plus fade qu’on ne le croit » Ségolène Royal) ou Alain Juppé (« C’est Fabius en pire. Ce dernier avait un soupçon de sensibilité, l’autre je ne le pense pas » Nicolas Sarkozy).

Plus loin dans le temps, député puis sénateur des Pyrénées-Orientales, Jules Pams faisait les frais de la verve de Clemenceau : « Pams, ce n’est pas un nom, c’est un bruit ». On notera d’ailleurs qu’au début du XXe siècle, les insultes étaient très virulentes. De même le dénigrement antisémite n’était pas une légende, pour preuve les propos de Léon Daudet sur Léon Blum ou de Charles Maurras sur Abraham Schrameck, particulièrement nauséabonds.
➤ « Petit dictionnaire des injures politiques », L’Editeur, 19 €

vendredi 11 novembre 2016

Thriller - Il est des crimes impossibles à regarder

LA PRUNELLE DE SES YEUX. Ce thriller d’Ingrid Desjours entraîne le lecteur dans le monde sombre de la cécité.

Entre Maya et Gabriel, le courant passe immédiatement. La jeune fille, Française installée en Irlande, cherche un nouveau travail. L’homme, la cinquantaine triomphante, profite de sa fortune pour visiter l’île. Mais il a besoin d’un guide car il est aveugle. Le roman d’Ingrid Desjours débute comme une gentille comédie. La guide avenante, le beau malvoyant, généreux et passionnant. Ils poursuivent leur collaboration en France, dans divers lieux de province.

En parallèle à ces scènes presque bucoliques, la romancière raconte l’entrée d’un adolescent dans une école supérieure. Une boîte privée qui « fabrique » les futurs dirigeants du pays. Mais il ne s’intègre pas. Il est en réalité infiltré comme journaliste en devenir pour dénoncer les pratiques de bizutage. On comprend rapidement que Gabriel est le père du jeune garçon. Que ce dernier est mort assassiné et que c’est de ce jour qu’il est devenu aveugle. Une pathologie rare, la cé- cité de conversion. En clair, les yeux fonctionnent parfaitement, mais le cerveau refuse de convertir ces images, le plus souvent après un profond traumatisme psychologique.
Construit avec une précision chirurgicale, le roman alterne scènes dans l’école, quelques jours avant la nuit tragique, et piège présent qui se referme sur Maya. Car Gabriel est persuadé que c’est cette jeune femme, pourtant charmante avec lui, dont il pourrait presque tomber amoureux, qui est la responsable de la mort de son unique enfant. 
➤ « La prunelle de ses yeux », Ingrid Desjours, Robert Laffont, 20 € (« Les Fauves », précédent roman d’Ingrid Desjours vient de sortir en poche chez Pocket)

jeudi 10 novembre 2016

Cinéma - L’insécurité sévit aussi en Iran selon "Le client", film primé à Cannes



LE CLIENT. Sélectionné à Cannes et doublement primé, en course pour les Oscars, le nouveau film d’Asghar Farhadi raconte la vie quotidienne en Iran, entre problème de logement et insécurité.


Prix du scénario et prix d’interprétation masculine à Shahab Hosseini, Asghar Farhadi, une nouvelle fois, n’aura pas fait le voyage pour rien au dernier festival de Cannes. Déjà primé à Cannes pour « Le Passé » en 2013, il avait connu la consécration internationale en 2011 avec «Une séparation », Ours d’or à Berlin et Oscar du film étranger. En grand habitué des festival, il a pourtant tourné « Le client » en raison du blocage temporaire de son grand projet espagnol avec Penelope Cruz et Javier Bardem. Mais visiblement ce retour au pays («Le Passé» avait été tourné en France) l’inspire. Il filme la ville de Téhéran avec une grande acuité. Une ville tentaculaire, en pleine mutation.
C’est d’ailleurs le point de départ de l’histoire. Un matin, tous les habitants d’un immeubles doivent évacuer la bâtisse. Des travaux dans la rue ont fragilisé les fondations, les murs se fissurent, les vitres éclatent. Emad (Shahab Hosseini) et Rana (Taraneh Alidoosti), jeune couple, doivent eux aussi trouver un autre logement. Ils sont hébergés par des amis puis une connaissance d’Emad, professeur qui fait également du théâtre, lui propose un appartement dans un ensemble moderne. Seul problème, une pièce est toujours occupé par les affaires de l’ancienne locataire. Un soir, quelqu’un pénètre dans l’appartement et agresse Rana.

■ Réalité iranienne
Au ton intimiste et réaliste, ce film donne une vision bien différente de l’Iran trop souvent fantasmé par l’Occident. Les gens y vivent, s’aiment et parfois souffrent exactement pour les mêmes raisons que chez nous. Il y a certes quelques notes diffé- rentes comme cette énième réunion avec les autorités pour « couper » certains passage de la pièce que la troupe d’Emad joue. Un classique contemporain pourtant, « Mort d’un commis voyageur » d’Arthur Miller. Quand Emad découvre l’agression de sa femme, il n’a qu’une idée en tête : se venger. Trouver le coupable et faire justice.
La piste va le conduire vers l’ancienne locataire et les clients qu’elle recevait chez elle. Une partie enquête policière oppressante, en parallèle au retour à la maison de Rana, terrorisée, incapable de rester seule dans ces murs. Mais il semble si difficile de se loger à Téhéran.
Asghar Farhadi, avec un recul étonnant, montre des faits sans jamais juger. Il laisse ce luxe à ses interprètes. Si Shahab Hosseini est impressionnant de détermination, la composition de Taraneh Alidoosti est éblouissante. Et on découvre que la prétendue violence de la société iranienne ne semble pas s’appliquer à tout le monde. A moins que le pardon soit une valeur sacrée partagée par toutes les religions. On sort cependant du film avec un certain malaise. Comme si l’agression était excusable, presque normale. On veut bien tenter de comprendre une mentalité différente, mais dans ce cas, jamais on ne pourra se mettre à la place d’une femme iranienne.

De choses et d'autres - Trump à la Maison Blanche, vers quatre ans de téléréalité

J’avoue, jamais je n’aurais cru en arriver à écrire une chronique sur l’élection de Donald Trump au poste de président des USA. Et pourtant... Comme la grande majorité des sondages et des « analystes » politiques, je ne misais pas un centime sur ce milliardaire démagogue et populiste. Perdu !

Enfin ce n’est pas moi directement qui ai perdu quoi que ce soit. Par contre les hispaniques, les femmes, les noirs, les musulmans et d’une façon plus générale tout ce qui n’est pas blanc, mâle et plutôt riche, risquent de vivre quatre années terribles. La présidence Trump a toutes les chances de s’apparenter à une longue, très longue, émission de téléréalité. Car le personnage, sorte de bateleur de l’ère 2.0, semble toujours avoir une idée pour repousser les interdits, aller plus loin dans le trash. Trump au pouvoir c’est Nabilla, sans téléphone mais avec le doigt sur le bouton qui déclenche le départ des ogives nucléaires dirigées sur celui qu’il veut « éliminer » du prochain épisode.
A moins qu’il n’ait fait tout cela que pour la gloriole. Un caprice de gosse de riche qui prend le pari qu’il deviendra président des USA. Son dernier challenge. Une fois ce Graal atteint, espérons que la raison lui reviendra, qu’il ne fera pas trop de de bêtises avec ses nouveaux joujoux.
Le dernier mot revient au cinéaste Michael Moore quand il tweete, quelques minutes après le résultat, « Quelle que soit l’issue, c’est ainsi que tout a commencé ».

mercredi 9 novembre 2016

De choses et d'autres - Frites à volonté !

Cette primaire de la droite commence à me plaire. Partie sagement, avec respect et sujets sérieux, elle s’emballe depuis le débat de la semaine dernière. Les outsiders - Copé, Le Maire et NKM - ont sorti les ergots pour tenter de griffer la carapace des vieux durs à cuire et essayé de déstabiliser Nicolas Sarkozy et Alain Juppé.
Et puis il y a les meetings. Comme s’il avait déjà oublié l’affaire Bygmalion, Nicolas Sarkozy les enchaîne à tour de bras. Parfois on se demande si l’épuisement ne le guette pas quand il affirme, en réponse aux parents d’enfants qui ne veulent pas de porc à la cantine, qu’il suffit de servir aux gamins « une double ration de frites ».
Les frites à la cantine. Quels bons souvenirs. Ce n’était pas tous les jours malheureusement. Et il y avait rarement du « rabe ». Si j’avais 40 ans de moins, j’envierais presque les petits juifs et musulmans de la France de Sarkozy. « Allah est grand, un peu plus de frites s’il vous plait ».
Cette histoire de « double ration de frites » résume la campagne des primaires. Pourquoi se casser la tête à trouver des solutions compliquées quand on peut faire simple ? Pas assez de policiers ? On embauche. Trop de dé- ficit ? On vire des fonctionnaires (mais pas les policiers récemment engagés). L’agriculture va mal ? Obligation de faire pousser des patates. Faudra bien, puisqu’on ne mangera que des frites... 

Livres de poche - Histoires de disparitions et de kidnappings

Nouvelle-Zélande, 1866. En pleine ruée vers l’or, l’île voit débarquer Walter Moody, un jeune Britannique bien décidé à faire fortune. Mais dans son hôtel, douze hommes du cru tiennent une réunion secrète pour tenter d’élucider des faits étranges qui agitent la communauté. Un notable a disparu, une prostituée a tenté de mettre fin à ses jours. Un grand roman, une belle saga signée Eleanor Catton..

➤ « Les Luminaires », Folio, 13,50 €

Dans la petite ville de Carthage en ce début de juillet 2005, la belle Cressida disparaît, ne laissant en fait de traces que quelques gouttes de son sang dans la jeep de Brett, ex-fiancé de sa sœur Juliet. Il devient alors le suspect numéro 1 et, contre toute attente, avoue le meurtre… Sept ans après, un étrange personnage surgit pour peut-être résoudre l’impossible mystère. Les tourments de l’âme disséqués par Joyce Carol Oates.

➤ « Carthage », Points, 8,80 €

Ils sont onze et constitués en « Brigade du rire ». Ils kidnappent Pierre Ramut, l’éditorialiste vedette de Valeurs françaises, et le forcent à travailler selon ses préceptes : semaine de 48 heures, salaire de 20 % inférieur au SMIC, productivité maximum, travail le dimanche. Il saura désormais de quoi il parle… Un roman social, méchant et hilarant de Gérard Mordillat.

➤ « La brigade du rire », Le Livre de Poche, 8,60 €

mardi 8 novembre 2016

De choses et d'autres - Les nouveaux Russes

Si dans un jeu télévisé l’animateur demande « Citez-moi deux acteurs russes », le candidat peut répondre avec la certitude d’empocher la cagnotte « Gérard Depardieu et Steven Seagal ! » Notre Gégé national (qui l’est donc de moins en moins) vient d’être rejoint dans le grand mercato des comédiens sur le retour par l’inénarrable Steven Seagal. Dans le cinéma d’action, tendance castagne et karaté, il y a un maître, Bruce Lee, un sous-fifre, Chuck Norris, et le pathétique Steven Seagal.

A 64 ans, il continue à tourner dans des films d’action comme s’il en avait 30. Son jeu est aussi expressif que celui de son totem en aïkido : la tortue. Comme Depardieu, ses multiples casquettes d’acteur, scénariste, producteur et réalisateur le poussent à chercher des cieux fiscaux plus cléments. Au début de l’année il est devenu citoyen serbe et la semaine dernière c’est Poutine en personne qui a signé un décret lui accordant la nationalité russe.
J’attends avec impatience le prochain film, russe cela va de soi, mettant en vedette ces deux stars mondiales. Depardieu, mangeant, buvant et gueulant en insultant la planète entière face à Steven Seagal, force de la nature, ascète, bouddhiste et si calme juste avant de démonter les 15 adversaires qui osent s’attaquer à lui. Je sens le concept à creuser, le duo d’anthologie et une idée à proposer à des réalisateurs ou producteurs en mal de ristourne sur leur feuille d’impôts. 

Séries télé - Quand animaux et hackers se rebellent

Deux séries télé nous rappellent à point nommé qu’il faut se méfier des plus faibles. Dans Zoo, ce sont les animaux qui se rebellent contre la domination de l’homme, sorte d’usurpateur au sommet de la chaîne alimentaire, dans Mr Robot, ce sont les hackers qui pour changer le monde s’en prennent aux grands groupes capitalistiques.

Tiré d’un roman de James Patterson, Zoo mélange fantastique et thriller scientifique. En Afrique, mais aussi dans certains zoo des USA, des animaux attaquent les humains. Ils tuent, non pas pour se nourrir, mais par plaisir. Pour comprendre ce qui se passe dans le règne animal, on suit le parcours de cinq hommes et femmes. Deux guides de safari, une journaliste, une agent secrète française et un chercheur américain. Ils vont sillonner le monde, pour tenter de trouver le point commun entre ces attaques. La série, sur 13 épisodes, est bien rythmée. De Rio à Paris, des loups aux ours en passant par les fauves de la savane africaine, les animaux sont particulièrement mis en valeur.


Une série qui finit « mal », les cinq ne parvenant pas à empêcher la pandémie. Résultat la dernière image est particulièrement angoissante et donne très envie de découvrir la suite.


Pour ce qui est d’une fin à suspense, Mr Robot de Sam Esmail en impose également. Choc visuel et narratif, ce récit sur les dérives paranoïaques d’un hacker de génie fait partie des belles surprises de l’année. Elliot (Rami Malek) fait partie de ces héros à l’intellect légèrement déviant. Il ne supporte pas la foule, est limite autiste et comprend mieux les machines que les hommes. Employé dans une société chargée d’assurer la protection des données des grandes sociétés, il est, la nuit, le premier à pirater leurs serveurs. Ce solitaire accepte de faire partie d’une équipe de hackers formée par Mr Robot (Christian Slatter) encore plus dangereux qu’Elliot. On apprécie l’ambiance crépusculaire, le discours résolument antisystème et les crises du héros principal. Pas de doute, il est fou. Mais jusqu’à quel niveau ?



La saison 2, qui sortira en coffret début décembre, est actuellement en diffusion tous les lundis soir sur France 2.  
➤ « Zoo », Paramount, coffret 4 DVD, 25 €
➤ « Mr Robot », Universal, coffret 3 DVD, 25 €