lundi 27 janvier 2014

DE CHOSES ET D'AUTRES - François et Valérie, le plaquage à retardement

Larguée, abandonnée, plaquée… répudiée osent les plus vindicatifs. Game over pour Valérie Trierweiler éjectée du palais de l'Elysée par son locataire jusqu'en 2017, élu par le peuple, lui. François Hollande, en plus d'être un président normal, se retrouve également célibataire (officiellement du moins), un "coeur à prendre" selon l'expression galvaudée dans les productions Harlequin.
Il devient aussi le premier président à rompre par dépêche AFP interposée. Certains goujats se contentent d'un post-it sur la porte du frigo "Tu cuisines mal, je te quitte", d'autres le font par SMS "Je t'M plus, adieu" ou pire dans un statut Facebook en précisant à leurs amies qu'ils viennent de passer de "en couple" à "célibataire". François Hollande, depuis pas mal de temps se rangeait dans la catégorie "situation amoureuse : c'est compliqué".
Enfin, s'il avait utilisé son compte Facebook comme un Français normal. Mais il a voulu faire comme si de rien n'était. Closer s'est chargé de dévoiler le pot aux roses. Quinze jours après, acculé, il rompt. Un plaquage à retardement dans toute sa splendeur.
Déjà très bas dans les sondages, il ne devrait pas remonter dans l'estime des Français. Encore moins des Françaises. Certes, il assume la rupture, mais il n'y a pas mis les formes. Résultat, Valérie Trierweiler, qui a longtemps eu l'image peu glorieuse de la maîtresse voleuse du mec de Ségolène Royal, apparaît désormais comme une victime, délaissée pour une plus jeune.
D'ici à ce qu'elle s'engage en politique…

dimanche 26 janvier 2014

Livre - Dealer en panique

Fitz, héros récurrent d'Olivier Gay, n'est pas recommandable. Dealer des nuits parisiennes, il attire autant les ennuis que les belles filles en quête d'un peu de rêve.

Pour cerner la personnalité de John-Fitzgerald Dumont, Fitz pour les intimes, il suffit de lire ce passage en début de roman. Après une sortie en boîte samedi soir très arrosée, une nuit torride en compagnie d'une élégante avocate rencontrée dans le cadre de son « travail » (Fitz est dealer de cocaïne), un dimanche chez ses parents (qui ignorent tout de ses activités délictueuses) accompagnée d'une amie cliente chargée de jouer le rôle de la fiancée officielle et la livraison en urgence de quelques grammes chez un député en vue, Fitz se lève vers midi. « 
J'avais toujours aimé le lundi. C'est ce jour-là, lorsque je pouvais rester sous la couette alors que les travailleurs de France et de Navarre se pressaient pour affronter une nouvelle semaine que je réalisais vraiment à quel point je menais une existence privilégiée. » Mais ce qui est vrai le lundi à midi, n'est pas toujours confirmé le lundi soir.

Cambrioleur ou tueur ?
Entretemps Fitz a boulotté quelques croissants, bu du café et fait une partie de jeu vidéo en ligne avec Bob (mystérieux hacker rencontré dans le cadre de ses deux précédentes enquêtes) avant d'aller se promener sur les Champs Elysées. Bob très curieux, est resté connecté. Il a la possibilité de voir et d'entendre ce qui se passe dans l'appartement de Fitz. Il assiste donc (et enregistre) l'arrivée d'un étrange cambrioleur. Ce dernier n'est pas là pour voler mais éliminer Fitz. La preuve ? Au téléphone, il demande à son interlocuteur : « Mais je fais quoi du corps ? », terrible phrase qui donne son titre au roman d'Olivier Gay. Bob prévient Fitz et lui recommande d'éviter de rentrer chez lui dans l'immédiat.
Voilà comment débute une sale semaine pour un héros qui ne comprend pas ce qui lui arrive. Il trouve refuge chez son pote Moussah, vigile survitaminé pour des sociétés de gardiennage. Il embarque dans sa cavale la belle Deborah, professeur dans un collège, celle qui accepte de jouer le rôle de Mme Fitz contre quelques grammes de cocaïne et un bon restaurant. Le trio va tenter de comprendre ce qui a déclenché cet engrenage.
Un partie d'explication se trouve en première page des journaux. Le dimanche soir, Fitz a répondu en urgence à la demande pressante de Georges Venard, 37 ans, député de gauche, très actif dans la défense du mariage pour tous (il est gay et le revendique) mais également un peu accro à la poudre blanche. Quand Fitz s'est rendu chez lui, il a trouvé porte close. Dans l'immeuble il a croisé un homme, soupçonneux. Quand il apprend que Venard s'est suicidé chez lui, Fitz subodore une histoire plus compliquée, voire un meurtre déguisé. Mais comment se défendre quand on ne sait pas qui est son ennemi ?
Jeune auteur lancé dans le grand bain de l'édition après avoir remporté le prix du premier roman au festival de Beaune, Olivier Gay prouve qu'il tient la distance. Son coup d'essai, déjà transformé, se transforme en œuvre avec ce troisième polar. Fitz y acquiert un peu plus de profondeur psychologique. Un dealer par nécessité, pas toujours à l'aise dans ses baskets dans ses activités illégales. Il a tout du joueur de poker quand il lance une grosse opération de bluff pour se tirer des griffes de ceux qui veulent l'éliminer. Il y démontre aussi toute sa science de la stratégie qui en ferait un excellent joueur d'échecs.
Et comme Olivier Gay a de la suite dans les idées, il place en début et fin de roman, deux courtes séquences indépendantes chargées d'appâter le lecteur. En fait, les ennuis de Fitz ne font que commencer...

« Mais je fais quoi du corps ? », Olivier Gay, Le Masque, 16 €

samedi 25 janvier 2014

Livre - Émiles dans le mille à la sauce Gabriel Matzneff

Écrivain à la réputation sulfureuse, Gabriel Matzneff ne s'est pas assagi avec l'âge. A 70 ans passés, celui qui a séduit tant d'adolescentes se rêve toujours en gigolo d'une milliardaire américaine. Il le raconte en partie dans le recueil de ses "Nouveaux émiles". Émile comme Littré et Cioran, deux des maîtres de "Gab la rafale". Émile pour désigner le courrier électronique, courriel en français châtié, e-mail en sabir mondialisé.
Ce volume publié chez Léo Scheer (20 euros, dans toutes les bonnes librairies), reprend sa correspondance de début 2010 à mi 2013. On y apprend, dans l'ordre chronologique, qu'il a voté Mélenchon au 1er tour de la présidentielle puis Hollande (il regrette son choix très rapidement...), qu'il rompt douloureusement avec sa dernière conquête, qu'il défend bec et ongles DSK et qu'il a un cancer. Le tout dans un joyeux désordre, les destinataires des émiles n'étant désignés que par leur prénom. Les grandes envolées sur l'art d'écrire côtoient les considérations bassement matérielles des fins de mois difficiles car si Matzneff publie beaucoup, il vend peu. Celui qui a longtemps existé grâce à ses extravagances semble lassé de cette foire aux apparences. Il décline sèchement une invitation : "Je n'ai aucune envie de déjeuner avec votre monsieur passionné de littérature. La littérature, je m'en torche."
L'impression laissée à la lecture de ce livre est que Matzneff n'est plus de son temps. Au lieu d'avancer, il donne l'impression de reculer. Né au XXe siècle, il aimerait mourir au XIXe.
"Les nouveaux émiles de Gab la rafale", Gabriel Matzneff, éditions Léo Scheer, 20 euros

DE CHOSES ET D'AUTRES - Julie Lascaux, l'ancêtre de TF1


Jeudi soir sur TF1, Julie Lescaut a fait ses adieux aux téléspectateurs. La série policière familiale est diffusée depuis 22 ans. 22 ans, à l'échelle du PAF (paysage audiovisuel français), ce sont des millions d'années. Le personnage interprété par Véronique Genest ressemble à une femme des cavernes. Les scénaristes auraient mieux fait de l'appeler Julie Lascaux.
Il est facile de se moquer de cette série télé tant elle semble datée aujourd'hui. Pourtant à l'époque, elle a bousculé les lignes. Mine de rien, nombre de minorités ont enfin eu une exposition à la mesure de leur représentativité. Première audace, une femme commissaire de police. Jusqu'à présent le flic était soit pépère (Maigret, les Cinq dernières minutes, Navarro) soit faussement agité (Moulin). Une nana patronne, c'était une première. Rousse en plus !
Dans le rôle de l'adjoint, Mouss Diouf a rapidement crevé l'écran, devenant la co-vedette de la série.

Personnellement, Julie Lescaut m'aura permis de découvrir toute la palette d'acteur de Jean-Paul Rouve. Les sketches des Robins des Bois sur la chaîne Comédie me faisaient hurler de rire. Dans le rôle du brigadier Léveil sur TF1, il joue un flic en uniforme, planton pas très futé. Il apparaît dans 23 épisodes de 1993 à 1999. Rien de transcendant, juste de quoi faire bouillir la marmite et persévérer dans le métier, avant de connaître le succès que l'on sait.
Comme Julie Lescaut, beaucoup de séries françaises ne sont pas des chefs-d'œuvre. Mais elles restent des pépinières de talent dont le cinéma ne pourra jamais se passer.
Chronique "De choses et d'autres" parue vendredi en dernière page de l'Indépendant. 

vendredi 24 janvier 2014

Roman - Série Z de J.-M. Erre, hommage au genre


Amateurs de bon goût à la française, passez votre chemin. « Série Z », roman de J. M. Erre a tendance à dépasser les bornes. Rien ne semble trop osé pour cet auteur à la plume alerte. Il y a du San Antonio dans les situations scabreuses qu'il imagine. Du politiquement incorrect, à la Jean-Pierre Mocky, un cinéaste régulièrement cité dans ce roman hommage aux nanars, de France et d'ailleurs. Totalement déjanté, un peu foutraque mais regorgeant de trouvailles, ce roman, entre la parodie et le polar, est un réel hommage à ce cinéma du pauvre, où souvent le meilleur était dans le titre du film. Des titres repris comme tête de chapitres, de « Y a un os dans la moulinette » (Raoul André, 1974) à « Arrête de ramer, t'attaques la falaise » (Michel Caputo, 1979). 
(Pocket, 6,70 €)

jeudi 23 janvier 2014

DE CHOSES ET D'AUTRES - Ça l'affiche mal, la suite

Impossible de résister à l'envie de vous faire partager d'autres trouvailles du site internet Municiplol2014 (voir chronique d'hier). Pas de jeu de mots cette fois, mais des candidats volontairement dans le registre de la farce.

Près de Toulouse, à Castanet-Tolosan, les électeurs auront la chance de "voter pour Moi". Le matériel de propagande se montre digne de l'univers de Groland. Moi, grand escogriffe prétentieux, lunettes d'écaille et cheveux gras, débite son slogan : "Des noix, des bananes et une dictature pour tous". Son étiquette ? Le Parti du Quotidien, dit PQ… Il présente ses vœux depuis ses toilettes et sa principale ambition, après le poste de maire, est de devenir "maître du monde". Cette grosse farce va durer jusqu'en mars, date du spectacle de "La Mère Deny's", compagnie théâtrale à l'origine de ce happening.

A Bordeaux, Franky Baloney a peu de chance de mettre en ballottage Alain Juppé. L'objectif de sa candidature : faire la promotion du vin. Et d'en boire un maximum au passage. Le slogan de Franky : "un Bordeaux oui, mais un Bordeaux supérieur". Pour un coût de seulement 66 millions d'euros, il propose la construction d'un tunnel de 40 kilomètres entre le centre-ville et le bassin d'Arcachon. Une étude prouve que "cette nouvelle infrastructure permettrait de vendre 1,3 verre de rosé de plus par touriste chaque jour".

Alors pour Moi ou pour Franky, qu'importe, mais votez !

Cinéma - Les belles rencontres de Lulu

Adaptée d'une Bande dessinée d'Étienne Davodeau, "Lulu femme nue" de Solveig Anspach offre un rôle puissant et lumineux à Karin Viard en femme perdue.


Un grain de sable, un minuscule grain de sable et parfois la vie bascule. Dans le cas de Lulu, interprétée par Karin Viard, c'est un entretien d'embauche raté qui va modifier le cours de sa vie. Mère au foyer, timide et transparente, elle tente de se faire croire que travailler va changer son horizon. Ce nouvel échec va comme la tétaniser. Sur le quai de la gare, elle regarde son train partir. Le grain de sable a grippé la machine. Lulu va faire un break, appuyer sur la touche « pause » pour figer ce temps. Pas facile pour cette femme qui n'aime plus son mari mais qui est essentielle à ses trois enfants, Morgane, une adolescente énervée comme on peut l'être à 15 ans et deux jumeaux, encore trop jeunes pour se rendre compte de l'absence de leur maman. Dans cette ville de bord de mer, Lulu prend une chambre d'hôtel, regarde la plage de la fenêtre, utilise les crèmes fournies avec le shampooing et le dentifrice. Seule dans la petite salle de bain, elle se regarde dans la glace. Une scène lumineuse, où l'actrice parvient à faire passer toute la détresse d'une femme face à son image. On se rêve belle, on se voit vieille.


Le barbu bourru
L'escapade de Lulu n'aurait du durer qu'une nuit. Juste le temps de se faire désirer. Mais une rencontre va tout changer. En bord de mer, elle se précipite au secours de Charles, un barbu bedonnant bourru qu'elle croit mort. En fait il fait semblant. « C'est important de savoir faire le mort » explique ce drôle de personnage joué par Bouli Lanners, acteur belge tout en retenue. Comme Lulu, Charles a une famille. Deux frères, parenthèse agitée du film de Solveig Anspach, sorte de gardes du corps à l'insu de son plein gré. Et si Lulu décidait d'être heureuse ? Durant quelques jours elle va se laisser porter par cette romance toute nouvelle pour elle. Certes elle n'oublie pas ses enfants, mais s'occuper d'elle lui semble plus vital sur le moment. Sur la route de la liberté, Lulu va faire d'autres rencontres. Une vieille dame (Claude Gensac) qui a peur de mourir seule et une jeune serveuse dans un bar manquant de confiance. Lulu semble se reconnaître en elles. Elle va les aider, montrer qu'elle aussi, même si elle n'a pas de travail, peut être utile.
Le film, fidèle à la bande dessinée d'Étienne Davodeau parue chez Futuropolis, montre la lente maturation d'une femme revenant à la vie. Étouffée par le quotidien, elle redécouvre son corps, ses sensations, ses envies. Karin Viard, impeccable de bout en bout, porte cette métamorphose. Empruntée au début, épanouie au final : Dieu que Lulu est belle.


mercredi 22 janvier 2014

DE CHOSES ET D'AUTRES - Ça l'affiche mal pour les municipales (1)

Dans quelques semaines, vous aurez la lourde tâche de désigner le maire de votre commune. Élection locale par excellence, on assiste à une multiplication des listes. Autant de slogans et d'affiches de campagne. Un site internet, Municiplol2014 recense les contributions les plus décalées, ratées voire extraterrestres.


A tout seigneur, tout honneur : Jean-Antoine Moins se présente à Aurillac. Il part à l'assaut de la préfecture du Cantal sous le slogan imparable : "Faire plus avec Moins".

Le duo Véronique Fenoll-Alain Tanton présente sa liste "Bourges à cœur" dans un clip très bisounours. Dans un long plan séquence, les deux candidats arrivent, s'embrassent, puis sont rejoints par les 40 colistiers qui s'embrassent ou se serrent les mains durant trois longues minutes. Une profusion de bisous avec la chanson de Grégoire "Toi plus moi" en fond. Et pour finir, ils forment tous le signe cœur avec leurs mains. Impossible de faire plus lol (et ridicule…).


A gauche aussi on ose "l'image imagée" : Clémentine Autain pour le Front de Gauche tente de conquérir Sevran. "Une clémentine pour Sevran… des vitamines pour les Sevranais !"
Si vous avez la chance d'avoir un de ces hurluberlus candidat dans votre commune, n'hésitez pas à voter pour lui : les assesseurs chargés du dépouillement n'ont que rarement l'occasion de rire les soirs d'élection.
(1) : Pour traiter de politique dans cette chronique, je m'impose désormais de titrer avec un jeu de mot éculé. Pas par goût (bien que…), simplement pour me mettre au niveau des belligérants.

BD - Les vacanciers temporels passent par l'agence Quanta


Jean-Marc Krings, dessinateur belge passé par le studio de Dupa (Cubitus), repreneur de la Ribambelle (Roba) et de Violine, aime par dessus tout dessiner les jolies femmes. Ses productions, jusqu'à présent très enfantines, ne lui ont que peu donné l'occasion de montrer son talent. Il a donc décidé de lancer sa propre série, avec pour héroïne une superbe métisse de 20 ans, Iona, surnommée la Fée clochette. Il semble avoir privilégié les scènes où la belle, telle une Natacha exotique, affole les sens de ses prétendants. 
Et elle n'en manque pas (on apprécie au passage le clin d'œil à une affaire retentissante dans un hôtel new-yorkais). Mais Iona est en réalité une visiteuse du temps. Elle sert de taxi à de riches touristes désireux de vivre des vacances extraordinaires. Le premier album, centré sur l'Agence Quanta et Iona, n'offre que peu de sauts dans le passé. Ce sera pour le prochain volume intitulé « Krakatoa ».

« Agence Quanta » (tome 1), Vents d'Ouest, 11,50 €


mardi 21 janvier 2014

DE CHOSES ET D'AUTRES - Histoires de familles entre frères et sœurs

Il est des noms difficiles à porter. Ce week-end à la radio, Charles Beigbeder, candidat dissident à la mairie de Paris, a tenté de parler de son projet modestement appelé « Paris libéré ». Tenté car l'intervieweur a surtout parlé de ses relations avec son frère, Frédéric, l'autre célébrité de la famille. Ils ont à peine une année d'écart mais des parcours radicalement opposés.

Frédéric, saltimbanque exubérant, habitué des nuits agitées de la jet-set, écrivain talentueux, a mille fois plus de charisme que Charles. Ce brillant entrepreneur, créateur (et revendeur) d'entreprises, ponte du patronat, incarne une certaine droite libérale qui n'arrivera jamais à être séduisante malgré les séances d'UV pour garder le bronzage des Maldives.

Un tandem du même genre marque les années 1980. Alors que Philippe triomphe au cinéma, François devient ministre. Les Léotard connaissent leur heure de gloire. Philippe sombre dans l'alcool et la drogue. François abandonne définitivement la politique pour devenir... écrivain.
Paradoxe, Charles Beigbeder se porte candidat à Paris après une brouille avec Nathalie Kosciusko-Morizet, elle aussi en concurrence avec un frère sur le plan médiatique. Pierre Kosciusko-Morizet, comme Charles Beigbeder, est un patron en vue. Il a créé PriceMinister, le site de vente en ligne. Mais lui ne s'intéresse pas à la politique. Il la laisse à sa sœur, qui la tient de leur père, ancien maire de Sèvres.
« Fils de... », « frère de... » ou « femme de... » reste un maître atout en France.
édit : Oublié de parler des Soral. Des collègues m'ont rapporté le cri du coeur d'Agnès Soral ce week-end sur Canal+, désespérée des prises de position de son frère, Alain, "intellectuel" de la catégorie dieudonnesque : "Je suis contre le système donc je hais les Juifs !"