samedi 17 juillet 2021

Jeunesse - Bientôt les Jojolympiques

Les Jeux Olympiques de Tokyo ont débuté de vendredi. Avant d’être bombardés de questions par vos jeunes enfants, glissez leur dans les mains (pour ceux qui ont de 6 à 8 ans), ce nouveau roman de Chien Pourri.

Le héros, imaginé par Colas Gutman (illustrations de Marc Boutavant), est entraîné bien malgré lui aux Jojolympiques, organisés entre poubelles et terrain vague. A la base, c’est pour remonter le moral de leurs amis, Josette et Jojo, que Chien Pourri et Chaplapla se lancent dans cette compétition inédite. Mais, les deux chenapans sont loin de l’esprit originel de la compétition. Ce qu’ils veulent, avant tout, c’est l’emporter, écraser l’adversaire, triompher sous les acclamations.

Une histoire très originale, qui permet de remettre en avant cette si belle citation de Pierre de Coubertin : « L’important, c’est de participer ». Même si une médaille ne fait pas de mal, une fois autour du cou. 

« Chien Pourri aux Jeux Olympiques », L’École des loisirs, 8 €

vendredi 16 juillet 2021

BD - Des héroïnes très colorées


Ancienne institutrice en maternelle, Carbone sait parfaitement trouver les mots pour toucher les plus jeunes. Avec sa nouvelle série dessinée par Hélène Canac, elle se lance dans l’histoire de super-héros. De super-héroïnes exactement.

Trois copines de classe tout ce qu’il y a de plus banal : Gwen, Mel et Lisa. Elles doivent rendre un exposé ensemble. Elles se rendent chez Gwen mais cette dernière oublie vite ses devoirs en découvrant que sa grande sœur, Lulu, a disparu. Cette jeune chimiste pleine d’avenir a été enlevée par un savant fou.


Le trio, avec l’aide de Razmote, le rat de Lulu, va découvrir la base secrète et se trouver au contact d’une matière dangereuse. Conséquence, elles développent des pouvoirs et deviennent de véritables justicières, les Rainbow Girls.

Une BD simple et rythmée, avec un dessin favorisant la lisibilité. Une série destinée aux plus jeunes et qui pourrait parfaitement se décliner sous forme de dessin animé si le succès est au rendez-vous.

« Rainbow Girls » (tome 1), Dupuis, 9,90 €

jeudi 15 juillet 2021

Cahier de vacances - Révisez votre Histoire sans pression

Très présent à l’antenne cet été, Stéphane Bern est aussi dans les kiosques et librairies avec la seconde livraison de son « Cahier de vacances Secrets d’Histoire ».

L’animateur et son équipe ont décliné le concept de l’émission sous forme de quizz amusant destinés à s’instruire pour la majorité, confirmer qu’on est un as de l’Histoire de France pour quelques grosses têtes. Cela va de l’époque romaine avec des expressions latines courantes que l’on doit relier à leur bonne signification, à la Révolution en rébus en passant par la seconde guerre mondiale avec un Appel du 18 juin du général de Gaulle à compléter.

Et entre les exercices ou jeux, détendez-vous avec de courtes anecdotes racontées par Stéphane Bern. Vous y apprendrez tout sur les animaux royaux d’Angleterre ou les raisons du scandale des décorations en 1887 qui a provoqué la démission du président Grévy.

« Mon cahier de vacances Secrets d’Histoire » (2), Stéphane Bern, Albin Michel, 9,90 €

mercredi 14 juillet 2021

Guide - Tourisme pour agoraphobes

En ces temps de gestes barrière et de distanciation sociale, voilà le guide touristique idéal. Il propose aux vacanciers de Voir la France loin de la foule. Car si l’on est amateur de vieilles pierres et de remparts, se frayer un chemin dans les ruelles de la Cité de Carcassonne est une véritable épreuve.

A la place, le livre vous propose de découvrir Sainte-Eulalie-de-Cernon dans le Larzac, village médiéval où l’on peut visiter les commanderies de Templiers les mieux préservées de France.

On ne peut plus visiter Notre-Dame à Paris ? Pas de problème, mettez le cap sur Laon en Picardie où la cathédrale ressemble étrangement au chef-d’œuvre de l’art gothique de la capitale. Enfin, amateurs d’étangs salés, au lieu de vous bousculer autour de l’étang de Thau près de Sète, ce guide vous conseille l’étang de Leucate où « l’on déguste les meilleurs coquillages de la région ».

Au total c’est une cinquantaine de destinations qui sont détaillées dont le fameux trou de Bozouls dans l’Aveyron.

« Voir la France loin de la foule », Hachette, 19,90 €

mardi 13 juillet 2021

BD - La vie à la campagne version US


Dans la veine autobiographique, Lucy Knisley, autrice américaine au dessin doux et lumineux, raconte comment, alors qu’elle n’a que 10 ans, sa mère a divorcé et est allée vivre dans une ferme à la campagne.

Un changement radical pour cette petite fille qui passait ses journées dans ses livres ou son carnet à dessin et adorait traîner dans les boutiques de comics. Car, à la ferme Petit pois, il y a toujours quelque chose à faire : nourrir les poules, nettoyer leur enclos, arroser le potager, entretenir les sentiers. Sans parler du stand au marché hebdomadaire.

Ce roman graphique de 224 pages décrit ce quotidien harassant, les relations tendues avec le beau-père et ses filles d’un premier mariage ; la grande, très donneuse de leçons et la petite, chouineuse. Mais, paradoxalement, Gen (la Lucy de fiction), va découvrir de nombreux aspects positifs à cette nouvelle vie qu’elle n’aurait jamais envisagée.

« La nouvelle vie de Gen » de Lucy Knisley, Gallimard, 18,40 €

lundi 12 juillet 2021

Thriller - Fantôme d’amour de jeunesse

Premier roman et thriller d’exception pour Stéphane Galas. Ce documentariste qui vit aux USA raconte, dans Un signe d’elle, la lente plongée dans la folie d’un homme cruellement marqué dans son adolescence. Niels a 15 ans, n’est pas la vedette du lycée mais a le bonheur d’être aimé par Stella. La plus belle fille de la petite ville de New London. Mais, Stella, derrière une façade rieuse et resplendissante, cache de lourds traumatismes.

Quand elle demande à Niels de mettre fin à leurs jours ensemble par défenestration, il accepte. Mais, au dernier moment ne saute pas. 15 années plus tard, Niels est devenu un médecin respecté, marié, père d’un petit Oscar. Mais, à la date anniversaire de cette nuit fatale, le fantôme de Stella vient le hanter.

Entre roman fantastique et enquête policière rigoureuse, ce roman virtuose explore les tréfonds du subconscient de l’âme humaine. Et, méfiez-vous, les fantômes ne sont pas toujours ceux que l’on croit.

« Un signe d’elle » de Stéphane Galas, Ed. Michel Lafon, 17,95 €

dimanche 11 juillet 2021

BD - L’absurde, médicament salutaire


On doit bien l’admettre, encore plus depuis la crise sanitaire, les gens sont de plus en plus sans limites. Les réseaux sociaux se sont transformés en vaste caisse de résonance pour les plus idiots. Et maintenant que le confinement n’est plus qu’un souvenir, ils ont conservé ces pratiques dans la vraie vie. Si vous en doutez, plongez dans cette série de gags de Germain Huby, où tous les personnages vivent décomplexés.

Comme cette maman qui raconte à sa meilleure amie comment sa gosse lui tape sur les nerfs quand elle lui raconte les dessins animés qu’elle ingurgite presque 24 heures sur 24. Réponse de sa fille (7 ans) : « Je saurai m’en souvenir quand tu seras sénile ! »

En réalité, tout le monde est affreux dans cette BD très rigolote. Et, comme les dessins font penser à des photos décalquées, on a tendance à se reconnaître plus que de raison. Oui, nous sommes décomplexés, mais est-ce une bonne chose ? 

« Vivons décomplexés », Delcourt, 12,50 €

samedi 10 juillet 2021

Poche - Faits divers authentiques

Les émissions sur les faits divers récents se multiplient dans les programmes télé. Logiquement, le genre se décline, désormais, sous forme de livres, faciles à lire, mais passionnants, car empreints de cette réalité qui a le don de faire frissonner le lecteur (encore plus la lectrice). Jean-Marc Bloch, ancien commissaire de police, raconte ces histoires criminelles adaptées en documentaires pour l’émission Indices par Rémi Champseix.

Le duo vient de sortir Rencontre mortelle sur Internet, l’affaire Marina Ciampi, 6e titre de la collection. En juin 2012, Marina Ciampi, veuve, cherche à tuer la solitude en s’inscrivant sur un site de rencontres. Quelques mois plus tard, la quadragénaire est retrouvée morte dans son appartement.

Les enquêteurs de la PJ de Marseille vont devoir éplucher tous ses contacts sur le net pour remonter jusqu’au coupable. Ces textes, courts et inédits, sont parfait pour passer un bon moment durant ses vacances. Du moins, si les crimes et le sang ne vous effraient pas….  (Pocket, 4,95 € chaque volume)

vendredi 9 juillet 2021

BD - Jeune Lord mais grand policier


Après un premier tome pour présenter le personnage et le contexte, Philippe Charlot au scénario et Xavier Fourquemin au dessin, terminent la première enquête de Lord Harold. Ce jeune noble a décidé de devenir policier. Et il officie dans le pire quartier de cette Londres très malfamée de la fin du XIXe siècle.

Accompagné de ses hommes (ressort de gags incessants tant ils sont stupides), il va tenter de résoudre plusieurs énigmes. Notamment de la mort de plusieurs dizaines de vaches dans le port de la Tamise et l’apparition d’un bateau fantôme. Il soupçonne trois jeunes femmes qui sous des airs innocents semblent diriger d’une poigne de fer tous les voyous du quartier.

Harold va devoir utiliser tous ses atouts pour s’en sortir : sa séduction naturelle mais surtout son flair et esprit de déduction. La parfaite reconstitution des bas-fonds de Londres donne un cachet inégalé à cette série au ton entre Dickens et Sherlock Holmes

« Les enquêtes de Lord Harold » (tome 2), Glénat, 14,50 € 

jeudi 8 juillet 2021

Clap Ciné de Canet : plusieurs "Fantasmes" pour une inauguration

Moment fort de l'inauguration estivale du Clap Ciné de Canet-en-Roussillon : la projection à 20 h 30 ce jeudi 15 juillet en avant-première du film "Les fantasmes" de Stéphane et David Foenkinos, en présence du second. 


Le clap Ciné de Canet-en-Roussillon dans les Pyrénées-Orientales continue vaillamment son parcours. Le complexe du bord de mer, après avoir surmonté quelques obstacles juridiques, a enfin pu mettre en service sa quatrième salle pour offrir un choix plus large aux cinéphiles du littoral. Privé de véritable inauguration, le Clap Ciné a symboliquement choisi cette semaine de juillet pour offrir des animations aux amateurs de bons films. Ce jeudi 15 juillet à 20 h 30, ils pourront découvrir le tout nouveau film des frères Foenkinos, Les fantasmes. Une avant-première exceptionnelle (le film ne sort que le 18 août) en présence de David Foenkinos qui présentera ce 3e film réalisé avec son frère Stéphane. 

Faire un film sur les fantasmes n'a pas été évident à mettre en place pour ces passionnés de création qui se révèlent parfaitement complémentaires. Face à la diversité des pratiques abordées, ils ont opté pour un film à sketches. Une solution qui permet en plus d'afficher une distribution de prestige, de Monica Bellucci à Jean-Paul Rouve en passant par Carole Bouquet ou Denis Podalydès.

A la base, l'idée est tirée d'un film australien. "La proposition est venue de nos producteurs, explique David Foenkinos lors d'une rencontre avec la presse au Clap Ciné. Le concept nous a beaucoup plu, mais nous avons réécrit 80 % des intrigues." Le film est composé de six sketches sur six fantasmes très spécifiques comme la dacryphilie  en passant par la beaucoup moins drôle taphophilie. Les deux réalisateurs ont soigneusement choisi les fantasmes à mettre en scène car ce devait être à la base une comédie.

Pas un film graveleux, mais de ces distractions intelligentes qui permettent au public de sortir plus instruit, voire plus ouvert. Car les frères Foenkinos ne sont pas "dans le jugement". Les spectateurs, seuls ou en couple, pourront apprécier les différentes histoires et se reconnaître (ou pas) dans ces relations parfois compliquées. 

Parmi les comédiens sélectionnés, on trouve des habitués au monde des Foenkinos (Karin Viard et Jean-Paul Rouve réunis pour un sketch final presque en forme de biopic, aux spectateurs de découvrir de qui), Nicolas Bedos, excellent dans un rôle pourtant très compliqué puisqu'il a passé, littéralement, quatre jours à pleurer toutes les larmes de son corps.

Denis Podalydès, dans le premier sketch, prouve l'immensité de son talent dans ces jeux sexuels provoqués par sa femme interprétée par Suzanne Clément. Cette dernière, lasse de la routine après 19 ans de mariage, propose à son petit comptable de mari d'interpréter des rôles. Il se prend au jeu, devient policier ou médecin et prouve qu'un homme quelconque peut se transformer en excellent dramaturge s'il y a comme récompense l'excitation de sa compagne. Mais gare aux excès de réalité. Car les fantasmes, souvent, ne doivent durer que le temps de préliminaires.  

Humour noir

De l'humour dans Les fantasmes, mais aussi beaucoup de noirceur. Comme dans ces films à sketches italiens que les deux frères, cinéphiles assumés, aiment tant. Et dans cette catégorie, la palme revient à l'histoire portée par Carole Bouquet et Monica Bellucci. Deux icônes du cinéma, elles-mêmes souvent ramenées à l'image de fantasmes pour quantité de spectateurs, jouant avec les émotions autour de la mort. Des rôles inhabituels dans leurs parcours mais qu'elles ont immédiatement accepté car c'est un bonheur pour ces grandes comédiennes de pouvoir sortir des sentiers battus. 

Le film, tourné l'été dernier, sort le 18 août partout en France. Une comédie intelligente, émoustillante et inventive qui devrait facilement plaire au public en mal de bon cinéma.

Reste à savoir quels sont les fantasmes des deux frères. Stéphane, qui met en scène à la rentrée Tania de Montaigne au théâtre à Paris, reconnaît un penchant pour le jeu de rôle. Un fantasme qu'il réalise donc très régulièrement. Par contre David est plus proche d'un fantasme qui fonctionnerait à base d'échec. Paradoxal pour quelqu'un qui collectionne les succès dans tous les domaines, de la littérature (prix Renaudot et Goncourt des Lycéens) au cinéma en passant par le théâtre où il avait deux pièces à l'affiche à Paris au moment du premier confinement.

Discussion et rencontre avant le film

La soirée de jeudi débute à 20 h 30 au Clap Ciné de Canet par une prise de parole des élus, soutiens essentiel du cinéma. Le maire de la commune bien évidemment mais aussi Serge Regourg, récemment élu conseiller régional d'Occitanie et qui connait parfaitement le milieu du cinéma.

Ensuite, durant 20 minutes, Jérôme Quaretti, directeur du cinéma canétois, dialoguera avec David Foenkinos. L'occasion d'aborder sa carrière tant littéraire que cinématographique. Après un petit moment de partage autour d'une collation et d'une séance de dédicaces (en collaboration avec la librairie Torcatis), il sera temps pour les spectateurs de plonger dans "Les fantasmes" des frères Foenkinos. 

La séquence d'inauguration du Clap Ciné se poursuivra le vendredi 17 juillet avec une soirée "Réallisateurs d'Aqui". L'équipe du film "Le coin des copains" de Romain Coulougnon sera présente à 20 h 30 pour la projection de ce film tourné en Lozère.