Sur la base d'une citation déformée de Valérie Pécresse, le réseau Twitter a rebondi et transformé cette supposée bourde en une chaîne hilarante. En meeting, la tête de liste de la droite aux régionales en Ile de France fait le rapprochement entre fraude au métro et terrorisme et prend pour exemple la vidéo-surveillance d'Abaaoud franchissant un portique. Résultat, Valérie Pécresse semble dire qu'en "oubliant" son ticket on devient terroriste, "ça commence par là... » En réalité son discours n'établit pas de lien direct, elle remarque juste que les terroristes vivent dans un tel sentiment d'impunité qu'ils osent au vu et au su de tous de se comporter comme des délinquants.
Des propos sortis de leur contexte, repris sur Twitter et rapidement moqués avec le mot-dièse #commentjesuisdevenuterroriste. Un jeu très naïf où chacun prend plaisir à confesser ses premières "bêtises", lesquelles heureusement n'ont jamais provoqué le moindre bain de sang. Florilège.
La plus gentille : "Une fois j'ai mangé un grain de raisin dans le rayon fruits et légumes de chez Lidl, je ne l'ai pas signalé".
La plus rebelle : "Une fois, j'ai mis mon disque du stationnement sur 17 h 00, alors qu'il était 16h45".
La plus geek : "J'ai accepté les conditions d'utilisation d'un logiciel en attestant que je les avais lues, et en fait, non".
La plus chipie "Le jour où j'ai volé la carte Club Dorothée de Vanessa en primaire".
Enfin la plus bizarre (parce que tout le monde l'a fait sans penser mal) : "Petite, je remontais le toboggan à l'envers". Rires authentiques pour fausse info.
Quelques chroniques de livres et BD qui méritent d'être lus et les critiques cinéma des dernières nouveautés. Par Michel et Fabienne Litout
jeudi 26 novembre 2015
DVD - Papy Terminator revient
Schwarzy bouge encore : vieux mais pas encore obsolète dans le rôle du Terminator.
Difficile de résister à une nouvelle version du film culte "Terminator", toujours avec Arnold Schwarzenegger, dans le rôle-titre, mais avec plus de 30 ans dans les dents (les rouages plus exactement). Curiosité malsaine ? Sentiment peu glorieux rapidement balayé par un film d'action qui s'appuie aussi sur une jeune génération d'acteurs en devenir.
Sarah Connor, la femme de John, le sauveur de l'humanité, est interprété par Emilia Clarke, jeune actrice anglaise qui a explosé dans son rôle de dresseuse de dragons dans Game of Thrones. Plus habillée que dans la série HBO, elle apporte une touche de rébellion dans une suite maligne. Le début de "Terminator Genesys" est comparable à l'original de James Cameron. Dans un futur dévasté, les machines sont sur le point de perdre leur guerre contre les hommes. Dernière solution, envoyer dans le passé un robot pour abattre la mère du leader de la révolte.
Un fidèle soldat, Kyle Reese (Jai Courtney) le suit à la trace pour protéger la belle. Mais Sarah se défend très bien seule, aidée par un vieux modèle, version cheveux blanc du méchant du film d'origine. Son "Papy Terminator", protecteur, qu'elle tente d'humaniser. Et comme le propre de l'homme est de rire, Schwarzy endosse son vieux costume de comique quand il grimace un sourire particulièrement flippant. Ces quelques moments de détente permettent de faire passer un déluge d'effets spéciaux et de combats destructeurs. Le tout vaut largement les films d'action contemporains, le scénario s'étale sur trois périodes (1984, 2017 et le futur) et autant de réalités parallèles. Quant au méchant, mieux vaut ne pas en dévoiler l'identité…
Si la version DVD est pauvre en bonus (15 minutes de making of), le blu-ray est riche de près de deux heures de productions originales qui satisferont notamment les amateurs d'effets spéciaux.
"Terminator Genesys", Paramount, 17,99 euros le DVD, 22,99 euros le blu-ray.
Difficile de résister à une nouvelle version du film culte "Terminator", toujours avec Arnold Schwarzenegger, dans le rôle-titre, mais avec plus de 30 ans dans les dents (les rouages plus exactement). Curiosité malsaine ? Sentiment peu glorieux rapidement balayé par un film d'action qui s'appuie aussi sur une jeune génération d'acteurs en devenir.
Sarah Connor, la femme de John, le sauveur de l'humanité, est interprété par Emilia Clarke, jeune actrice anglaise qui a explosé dans son rôle de dresseuse de dragons dans Game of Thrones. Plus habillée que dans la série HBO, elle apporte une touche de rébellion dans une suite maligne. Le début de "Terminator Genesys" est comparable à l'original de James Cameron. Dans un futur dévasté, les machines sont sur le point de perdre leur guerre contre les hommes. Dernière solution, envoyer dans le passé un robot pour abattre la mère du leader de la révolte.
Un fidèle soldat, Kyle Reese (Jai Courtney) le suit à la trace pour protéger la belle. Mais Sarah se défend très bien seule, aidée par un vieux modèle, version cheveux blanc du méchant du film d'origine. Son "Papy Terminator", protecteur, qu'elle tente d'humaniser. Et comme le propre de l'homme est de rire, Schwarzy endosse son vieux costume de comique quand il grimace un sourire particulièrement flippant. Ces quelques moments de détente permettent de faire passer un déluge d'effets spéciaux et de combats destructeurs. Le tout vaut largement les films d'action contemporains, le scénario s'étale sur trois périodes (1984, 2017 et le futur) et autant de réalités parallèles. Quant au méchant, mieux vaut ne pas en dévoiler l'identité…
Si la version DVD est pauvre en bonus (15 minutes de making of), le blu-ray est riche de près de deux heures de productions originales qui satisferont notamment les amateurs d'effets spéciaux.
"Terminator Genesys", Paramount, 17,99 euros le DVD, 22,99 euros le blu-ray.
mardi 24 novembre 2015
BD - Marcel Pagnol en images
Monument de la littérature
française, « La gloire de mon père », souvent adaptée
au cinéma, n'avait jamais intéressé le milieu de la bande
dessinée. Une erreur de réparée grâce à l'initiative des
éditions Bamboo qui inaugurent avec ce premier titre une collection
« Marcel Pagnol ». Le récit de l'enfance de l'écrivain
et cinéaste provençal a été adapté par Serge Scotto et Éric
Stoffel, dessiné par Morgann Tanco, sous la supervision de Nicolas
Pagnol, petit-fils de l'auteur et gardien du temple. Un gros album de
plus de 80 pages, avec un cahier historique pour clôturer la
première partie des souvenirs de Pagnol.
On retrouve avec délice
l'émerveillement du petit Marcel dans cette garrigue provençale,
chaude et vivante, monde imaginaire qui a fait rêver tous les
enfants de France et de Navarre depuis des décennies. Fidèle à
l'œuvre, la partie « chasse » n'est pas l'essentiel de
l'album, on découvre aussi la jeunesse des parents de Marcel, leur
vie simple dans une époque en pleine mutation. Un programme
éditorial riche, Bamboo prévoyant de sortir deux à trois
adaptations par an. En 2016 sont déjà annoncés « Le château
de ma mère » et la première partie de Topaze avec Hübsch au
dessin.
« La gloire de
mon père », Bamboo Grand Angle, 18,90 €
lundi 23 novembre 2015
BD - N. Burma par N. Barral
Après
Tardi, Après Moynot, Nicolas Barral est le nouveau titulaire de la
collection Nestor Burma. Toujours fidèle aux romans policier de Léo
Malet parus au Fleuve Noir dans les années 50, le dessinateur a
conservé le style imposé par Tardi pour son second album dans la
collection, le 9e titre de la série, “Micmac moche au boul’
Mich”. En plein hiver, la belle Hélène, grippée, est
malheureusement peu présente danqs cette enquête. Burma est
embauché par une jeune étudiante (striptiseaseuse la nuit dans un
cabaret) désespérée après le suicide de son fiancé. Sceptique,
le détective à la pipe va malgré tout enquêter et découvrir que
ce suicide cache bien des mystères. Drogue, racisme, avortements
clandestins : les thèmes sont multiples, pas forcément modernes
mais totalement intégrés dans l’univers du maitre du polar
français. Nicolas Barral, au dessin, agrandit les cases, accélère
le rythme mais reste fidèle aux décors parisiens immortels.
“Nestor
Burma” (tome 9), Casterman, 16 euros
dimanche 22 novembre 2015
BD - Jeremiah découvre l'autre jungle
Toujours sur les routes,
Jeremiah et Kurdy semblent de plus en plus résignés. Le monde
post-apocalyptique dans lequel les a plongés Hermann voici une
trentaine d'année va de mal en pis. Pas le moindre soupçon d'espoir
ou d'optimisme dans ce pays livré aux bandes et mafieux tout
puissants. Dans le 34e tome, ils cherchent un endroit ou dormir. Un
hôtel un peu trop regardant sur le look refuse de leur louer une
chambre. Jeremiah, de plus en plus énervé, laisse en pourboires
quelques horions. Ils se rabattent sur un établissement moins
classe, situé dans un quartier surnommé « Jungle City ».
Ils vont s'y retrouver coincés après le vol de leurs motos.
Toujours à cran, Jeremiah cherche la bagarre et envoie tous ses
adversaires au tapis. Cela donne envie au caïd du coin de se mesurer
à lui. Une bonne occasion pour les habitants de la Jungle de
retrouver un peu de sérénité. Si Jeremiah l'emporte. Encore
faut-il qu'il accepte de combattre. Regrettons que le dessin de
Hermann ne soit plus le même. Les couleurs restent lumineuses, mais
les compositions anatomiques parfois de plus en plus aléatoires...
« Jeremiah »
(tome 34), Dupuis, 12 €
samedi 21 novembre 2015
BD - De Happy à Felicity dans le nouveau XIII Mystery
Pas de nouveauté de la
série XIII cette année. Mais les fans de l'amnésique le plus
célèbre de la BD pourront toujours se consoler avec le 9e tome de
« XIII Mystery », série parallèle indépendante qui
brosse les portraits de quelques seconds rôles. Chaque album,
indépendant des autres, est réalisé par un scénariste et un
dessinateur différent. Cette fois c'est Matz (scénariste du Tueur)
et Rossi (dessinateur de WEST) qui osent affronter le monde de XIII.
Osent car les duos sont souvent attendus au tournant par les milliers
de fans. Ces derniers scrutent le dessin (plus ou moins fidèle à
Vance) et le scénario. En choisissant Felicity Brown, les auteurs
n'ont pas choisi la facilité.
Elle fait partie des « méchantes »,
souvent en travers de la route du héros. Le récit s'intercale entre
les tomes 5 et 9 de la saga originale. La belle vient de faire
emprisonner XIII. Elle pense s'être tiré d'affaire en héritant de
son riche mari. Mais le FBI la soupçonne d'avoir « anticipé »
l'échéance. Il s'ensuit une course poursuite à travers les USA
pour aboutir au Costa Verde, au service du colonel Peralta. Une
histoire dense, où l'ancienne callgirl Happy se révèle plus
humaine qu'il n'y paraît. Rossi, au dessin, s'est approprié la
belle, mais est très fidèle aux personnages originaux comme de
Préseau.
« XIII Mystery »
(tome 9), Dargaud, 11,99 €
vendredi 20 novembre 2015
BD : Bob est de retour
Grosse vague de
résurrection chez les héros de légende de la bande dessinée
franco-belge. Après Ric Hochet, place à Bob Morane. L'aventurier,
chanté par Indochine, inventé par Henri Vernes, dessiné par Vance
et Coria, renait de ses cendres pour une nouvelle carrière. Mais
attention, les puristes risquent de ne pas y trouver leur compte.
Brunschwig et Ducoudray, les scénaristes, ont dynamité le
personnage. Morane, toujours aussi beau, fort et loyal, est militaire
dans l'armée française.
Engagé dans les forces des nations unies
postées au Nigeria pour empêcher les massacres religieux, il vit
mal l'obligation de ne pas intervenir directement. Il désobéit aux
ordres pour sauver le Premier ministre en train de se faire découper
à la machette. Conséquence : cour martiale et éviction. Son ami de
toujours, Bill Ballantine, soldat britannique, est lui aussi
condamné. Mais là où Bob évite la prison pour être recruté par
le nouveau président du Nigeria, Bill passe plusieurs années entre
quatre murs. La suite, de nos jours, mélange nouvelles technologies,
guérilla et pression des multinationales sur les gouvernements des
pays émergents. Plus de la politique que de l'action, dessinée par
Dimitri Armand, irréprochable.
« Bob Morane
Renaissance » (tome 1), Le Lombard, 13,99 €
jeudi 19 novembre 2015
DE CHOSES ET D'AUTRES - Il fait chaud
Moi je vous le dit : le monde est complètement détraqué. Hier à 13 heures, le thermomètre de ma voiture affiche 25°. Le 18 novembre, 25° ! Aussi chaud qu'un mois de juin. Ou la température moyenne d'un mois de juillet dans le nord de la France.
En temps normal, ce réchauffement climatique (l'été indien pour les climato-sceptiques) représentait la discussion de prédilection du Français ordinaire. La météo, thème de conversation préféré des Français croit-on. Trop chaud, trop froid, trop venté, un élément dérange toujours. En réalité le temps qu'il fait ne nous passionne pas, il a simplement l'avantage de constituer un motif de conversation consensuel. La chaleur excessive de ce mois de novembre pas comme les autres ne discrimine pas. Tout le monde la subit de la même façon, quels que soient son âge, son sexe ou sa religion. Ennemie universelle ou alliée de poids pour les habitants du Sud qui se félicitent de ne pas frissonner en hiver. Le sujet par excellence pour lancer une conversation.
Mais depuis vendredi dernier, malgré la COP21 qui se profile dans à peine un mois, chacun paraît moins sensible aux variations du thermomètre. Même si certaines des victimes sont tombées sous les balles car elles profitaient de cette douceur pour prendre un verre en terrasse. Des records de chaleur ont peut-être été battus. Mais tout le monde s'en moque. Sans doute le signe que ce qui arrive au pays est grave, très grave.
mercredi 18 novembre 2015
DE CHOSES ET D'AUTRES - En guise de conclusion
Dans cette chronique, depuis quatre ans, je tente au quotidien de parler de choses et d'autres. En clair, un espace, en fin de journal, pour sourire ou se moquer, parfois réfléchir ou s'indigner. Un petit moment en décalage avec ce que vous avez pu lire de très sérieux dans les précédentes pages.
Depuis vendredi soir, difficile de penser à autre chose que ce carnage dans Paris. Pourtant la vie continue. Laissons aux politiques les grandes tirades sur la "guerre", la "riposte", aux policiers la "traque". Pour notre part, simples Français lambdas, une fois le temps du recueillement et du deuil passé, contentons-nous ce que nous savons faire de mieux : vivre. Alors allons travailler, amusons-nous, partageons avec nos amis. En tentant d'imposer leur terreur dans notre société, les assassins essaient aussi, et surtout, de détruire une conception du vivre ensemble.
La meilleure façon de leur prouver qu'ils ont échoué, et qu'ils n'y arriveront jamais, reste de les ignorer. Non, vous ne parviendrez pas à nous empêcher de prendre un verre ni de fumer une cigarette en terrasse d'un café, à Paris où ailleurs. Non, vous ne ferez pas taire les milliers de groupes de rock qui n'ont rien de satanique.
Et naturellement, l'immense majorité de la jeunesse se laissera entraîner par ces rythmes qui lui permettent de se sentir exister. Musique qui accompagne si bien la joie et le bonheur. Deux concepts que les djihadistes semblent détester au plus haut niveau. Désolé, votre monde de haine, de sang et de fanatisme on n'en veut pas.
La vie est trop courte pour ne pas en profiter pleinement.
(Chronique parue ce mardi 17 novembre en dernière page de l'Indépendant du Midi.)
mardi 17 novembre 2015
DE CHOSES ET D'AUTRES - Du meilleur au pire sur le net après les attentats
Les réseaux sociaux ont montré depuis vendredi soir toute leur utilité. Avec le meilleur. Le pire aussi. Vendredi soir, alors que les forces de l'ordre prenaient le Bataclan d'assaut après avoir bouclé le quartier, le mot-dièse #PortesOuvertes s'est répandu comme une trainée de poudre. Des Parisiens signalaient qu'ils acceptaient d'héberger des "naufragés", bloqués dans la capitale. La solidarité, l'entraide immédiate : la meilleure réponse à la terreur.
Facebook a pris le relais. Une page permettait de dire que l'on est en sécurité, chez soi, des voisins ou des connaissances. Des milliers de notes succinctes pour rassurer encore plus d'amis, virtuels ou réels.
Samedi, d'autres messages ont commencé à émerger, largement repris par la communauté. Des avis de recherche. Notamment des jeunes qui étaient au Bataclan. Parfois la réponse arrivait rapidement. Sain et sauf, parfois blessés, mais en vie.
Le pire a commencé en milieu d'après-midi. 129 morts cela signifie 129 personnes, souvent jeunes, aimant la vie au point de prendre un verre en terrasse ou de dépenser quelques dizaines d'euros pour écouter et danser sur des rythmes rock. Et Twitter s'est transformé en immense page d'avis de décès, avec photo des morts, souvent prise sur leurs statuts des réseaux sociaux, souriants, heureux, du temps où ils croyaient au bonheur, à l'avenir...
Ces visages, d'anonymes, ce sont autant d'histoires brisées net par le fanatisme de ces assassins, abominables monstres osant se féliciter d'avoir tué des "idolâtres". Ces visages, ces sourires, ne les oublions jamais.
Facebook a pris le relais. Une page permettait de dire que l'on est en sécurité, chez soi, des voisins ou des connaissances. Des milliers de notes succinctes pour rassurer encore plus d'amis, virtuels ou réels.
Samedi, d'autres messages ont commencé à émerger, largement repris par la communauté. Des avis de recherche. Notamment des jeunes qui étaient au Bataclan. Parfois la réponse arrivait rapidement. Sain et sauf, parfois blessés, mais en vie.
Le pire a commencé en milieu d'après-midi. 129 morts cela signifie 129 personnes, souvent jeunes, aimant la vie au point de prendre un verre en terrasse ou de dépenser quelques dizaines d'euros pour écouter et danser sur des rythmes rock. Et Twitter s'est transformé en immense page d'avis de décès, avec photo des morts, souvent prise sur leurs statuts des réseaux sociaux, souriants, heureux, du temps où ils croyaient au bonheur, à l'avenir...
Ces visages, d'anonymes, ce sont autant d'histoires brisées net par le fanatisme de ces assassins, abominables monstres osant se féliciter d'avoir tué des "idolâtres". Ces visages, ces sourires, ne les oublions jamais.
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