La guerre 14/18 a laissé de profondes plaies dans la société française. Visibles et cachées. Dans « Mauvais genre », Chloé Cruchaudet raconte, sans pathos, le terrible destin de Paul et Louise. Marié juste avant son départ sur le front, Paul plonge dans un cauchemar sans fin. On retrouve les classiques de la guerre des tranchées : morgue des gradés, rats, famine, cadavres... Suffisamment pour pousser Paul à se mutiler (un doigt en moins, l'index pour ne plus pouvoir appuyer sur la gâchette). Mais cela ne suffit pas. Il déserte et va se cacher dans une chambre d'hôtel en région parisienne. Il va y rester plusieurs semaines avant de craquer et sortir. Mais pour ne pas être pris, il se déguise en femme. Voilà comment Paul se transforme en Suzanne. La vie du couple est radicalement modifiée, Paul découvrant les joies du travestissement et de l'amour libre. Une mascarade qui durera toute la guerre. C'est à l'armistice que cela se complique. Un récit captivant tiré d'une histoire vraie.
Quelques chroniques de livres et BD qui méritent d'être lus et les critiques cinéma des dernières nouveautés. Par Michel et Fabienne Litout
dimanche 6 octobre 2013
BD - "Mauvais genre", l'histoire d'un couple maudit par Chloé Cruchaudet
La guerre 14/18 a laissé de profondes plaies dans la société française. Visibles et cachées. Dans « Mauvais genre », Chloé Cruchaudet raconte, sans pathos, le terrible destin de Paul et Louise. Marié juste avant son départ sur le front, Paul plonge dans un cauchemar sans fin. On retrouve les classiques de la guerre des tranchées : morgue des gradés, rats, famine, cadavres... Suffisamment pour pousser Paul à se mutiler (un doigt en moins, l'index pour ne plus pouvoir appuyer sur la gâchette). Mais cela ne suffit pas. Il déserte et va se cacher dans une chambre d'hôtel en région parisienne. Il va y rester plusieurs semaines avant de craquer et sortir. Mais pour ne pas être pris, il se déguise en femme. Voilà comment Paul se transforme en Suzanne. La vie du couple est radicalement modifiée, Paul découvrant les joies du travestissement et de l'amour libre. Une mascarade qui durera toute la guerre. C'est à l'armistice que cela se complique. Un récit captivant tiré d'une histoire vraie.
samedi 5 octobre 2013
NET ET SANS BAVURE - Extrêmement adroite
Volée de bois vert pour Marine Le Pen sur Twitter. Durant près de deux jours le mot-dièse #MarineLePenNestPasDextremeDroiteEtMoi fait la course en tête. Tout est parti d'une explication de texte de la leader du Front national. «Je m'élève contre la formulation d'extrême droite» clame-t-elle devant des journalistes, menaçant même de poursuivre en justice ceux (les journalistes notamment...) qui lui attribuent cette étiquette politique. Le FN prônant le politiquement correct, on aura tout vu. Extrême droite ça fait « crade », il faut le remplacer par « ni droite ni gauche », voire « patriote ». Tout cela reste quand même « extrême ». Et sur Twitter les comparaisons fusent. Marine Le Pen n'est pas d'extrême droite et moi « j'ai une licorne dans mon jardin », « je suis Jimi Hendrix », « je ne suis pas humaine », « je suis le fils aîné du pape », « je pense que Nadine Morano sera la prochaine femme à reposer au Panthéon », « je joue aux échecs tous les jeudis avec Elisabeth II. Ou avec le Pape, quand elle est pas libre »... Des milliers de comparaisons toutes plus irréalisables les unes que les autres. Certains profitent de l'occasion pour tacler le gouvernement actuel : « et moi je crois que François Hollande va sauver la France ».
Pas faux. Mais une petite campagne virale ne peut pas faire de mal !
Chronique "Net et sans bavure" parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant.
vendredi 4 octobre 2013
NET ET SANS BAVURE - Fantomatiques apparitions
jeudi 3 octobre 2013
NET ET SANS BAVURES - Rouge direct
Si les grands groupes audiovisuels paient des millions pour détenir l'exclusivité, des petits malins, tels des parasites, récupèrent les images et les diffusent en streaming sur leurs « sites exotiques ». Certes, il ne faut ni attendre de la haute définition, ni être allergique aux images figées par manque de bande passante. Mieux vaut également ne pas abhorrer les publicités incrustées un peu partout autour de l'image, voire dedans. Toujours possible de zapper. Par exemple le match Dortmund-Marseille était diffusé sur une dizaine de sites, mais les pubs s'en retrouvent démultipliées...
Bon, on ne va pas se plaindre en plus. C'est gratuit. Très malhonnête, mais gratuit.
Chronique parue en dernière page de l'Indépendant le jeudi 3 octobre.
mercredi 2 octobre 2013
NET ET SANS BAVURES - GTA Vs sextoy
Sorti il y a deux semaines, le cinquième opus du jeu vidéo GTA (Grand Theft Auto), en plus de rapporter des centaines de millions à ses concepteurs, est certainement la cause de quelques milliers de divorces. Plutôt destiné aux hommes, GTA s'avère d'emblée très addictif. Au point que certains en oublient complètement la vraie vie. Et délaissent leur compagne. Si tel est votre cas madame, allez donc faire un tour sur le site internet de vente d’accessoires sexy « Coquin-Malin » avant de contacter un avocat. Pensez auparavant à subtiliser la pochette du jeu. Vous pourrez, pour le prix d'une simple photo, gagner un sextoy d'une valeur de 16 euros. Le principe est enfantin. Vous -la délaissée- vous mettez en scène avec la jaquette du jeu GTA V. L'idéal : montrer combien ce jeu vous désespère depuis que votre mari-concubin-compagnon préfère explorer les bas-fonds de Los Santos dans une voiture volée en titillant sa manette au lieu de le faire sur toute partie de votre anatomie en manque de câlins... Ensuite, il vous suffit de publier la photo sur la page Facebook de Coquin-Malin ou de l’envoyer en remplissant directement un formulaire sur le site. Après tirage au sort, les pauvres laissées pour compte (chanceuses) pourront recevoir un « sextoy réaliste », à l'opposé de ce jeu virtuel.
Alors messieurs il est temps de vous reprendre. Et à ceux qui pensent que j'ai changé de camp, j'avoue le piège diabolique : le concours est terminé depuis le 30 septembre !
Chronique parue ce mercredi en dernière page de L'Indépendant.
mardi 1 octobre 2013
BD - Mariage et conséquences dans "Vivisection" de Cisko K et Matt Dunhill
Être biologiste, chercheur sur la régénérescence des cellules de tritons exactement, n'aide pas spécialement à emballer des filles. Théo, Français expatrié en Suède, est de retour au village pour le mariage de sa sœur. L'occasion peut-être de rencontrer une belle cavalière ? Banco, il repère dans l'assistance un superbe blonde esseulée. Jackpot, c'est la mère de Théo qui la lui présente. Patatras, Claire, 15 ans, est sa cousine...
SF - Mondes wuliens à redécouvrir
NET ET SANS BAVURES : la séance photo de l'Indépendant
Dans le numéro historique de l'Indépendant du jour, vous avez l'insigne privilège de découvrir les bobines des femmes et des hommes qui œuvrent chaque jour à la fabrication de ces 40 pages d'informations locales et variées. Le résultat est superbe, mais la réalisation de ces clichés fut une véritable épopée. La semaine dernière, notre rédactrice en chef adjointe, encore plus souriante qu'à l'accoutumée, arrive vêtue d'une tunique si joliment colorée qu'à côté, Desigual donne dans le costume d'obsèques. Elle m'explique qu'elle va faire « la » photo. Dans la foulée, mon rédacteur en chef arrive, un peu bougon... et en veston. Lui aussi va faire « la » photo. Je me moque copieusement de lui, persuadé que cet honneur est réservé à nos instances dirigeantes.
Je n'aurais pas dû : tout le monde doit y passer. Sur le champ, révolutionnaire (de pacotille) dans l'âme, je clame haut et fort que celui qui me fera poser pour une photo de studio n'est pas encore né. L’esprit d’équipe mis en avant par mon chef de service me fait plier. Me voilà figé devant l’objectif à tenter de sourire intelligemment, crayon à papier dans la bouche, smartphone en main et clavier d'ordinateur... autour du cou. J'espère, par ce subterfuge pathétique, attirer l'attention du lecteur sur l'ustensile au détriment du modèle...
Donc maintenant vous savez que le drôle de type des informations générales qui tente de s'étrangler avec un cordon de clavier d'ordinateur n'est autre que l'étrange olibrius qui signe cette chronique au quotidien. Vous comprenez mieux désormais où je vais chercher toutes ces idées tordues ?
lundi 30 septembre 2013
Billet - Jimmy, le boss du commerce sur internet
Tout se revend sur internet. Enfin, si c'est légal. Ne faites pas comme Jimmy, 23 ans, de Guéret, bientôt convoqué devant les juges. Le commerce, il aime. Le cannabis aussi. Alors il s'est mis à vendre de l'herbe sur le net. Pour optimiser ses affaires, il a même créé son propre site. Et comme Jimmy ne semble pas être un foudre de guerre, il l'a baptisé... vendeurdedrogue.com.






.jpg)
