mercredi 1 novembre 2017

Cinéma - Dans "Carbone", Dani comédienne perpignanaise bien dans ses rôles


"Perpignan c’est chez moi, j’y serai d’ailleurs lundi (avant-hier en fait ndlr) pour participer à l’inauguration de la boutique d’une copine, place Saint-Jean. »
Paradoxe de la promotion d’un film parisien, sous les lustres massifs, clinquants et très brillants d’un palace de l’avenue Kléber à 100 mètres de l’Arc de Triomphe, Dani est tout sourire de retrouver à sa table un journaliste de l’Indépendant. Et de causer deux minutes des dernières nouvelles de Perpignan, rappelant au passage qu’elle participerait, comme tous les ans, après Noël, à la rifle des Restos du cœur.

Aparté local passé, l’artiste au service du film reprend le dessus. Elle parle avec plaisir de ce rôle dans «Carbone » d’Olivier Marchal. « Quand il est venu me rencontrer pour en parler, il est arrivé en moto et blouson noir. On devait rester ensemble quelques minutes, on y a passé l’après-midi. Comment dire non quand quelqu’un arrive avec les yeux de l’amour. » De l’aveu du réalisateur, Dani n’est pas son choix, mais il ne regrette pas le moins du monde. « En fait je butais sur ce personnage. C’est mon directeur de casting qui a proposé le nom de Dani. Une femme qui connaît la nuit. » Donc Dani devient Dolly, patronne d’une péniche restaurant sur la Seine, veuve et mère de deux garçons pas toujours sur les bons rails. Ou alors de poudre blanche pour le plus dissipé, accro à la cocaïne quand les millions arrivent à flot.

■ Un film et une série

Un rôle en or, car il permet à Dani de s’imposer peu à peu dans la bande. Au point d’en devenir une pièce maîtresse dans le scénario. Réalisé l’hiver dernier, Dani et Olivier Marchal auraient pu se retrouver cet été quand ce dernier a tourné dans « Les Innocents », la minisérie de TF1. Mais il n’avait que 12 jours de présence et peu de temps libre, déjà en train de préparer les «Rivières pourpres », série pour Canal + et l’écriture de son prochain long-métrage. 

Sans compter le théâtre : « Après un film, j’ai besoin de retourner sur les planches. Le théâtre c’est l’école de l’humilité. Au cinéma ou à la télévision, on tourne souvent pour nourrir notre famille. Au théâtre, il n’y a que des jolis rôles ». Les planches, le direct, le public, Dani aussi adore. Elle assure la promotion du film, mais pense surtout à son prochain gala au festival de Paris. La musique est sa véritable passion. Même si elle aime imposer sa voix grave dans des films où séries bientôt à l’affiche comme le premier long d’Alex Lutz, « une comédie incroyable », dans la série d’Alain Tasma avec Roschdy Zem « je joue une femme qui a Alzheimer » ou dans un projet, encore secret, de Josée Dayan. Une réalisatrice qu’elle vénère presque : « J’ai tourné avec elle un épisode de Capitaine Marleau. J’y étais en guest. » Encore un excellent souvenir pour cette chanteuse devenue comédienne, tout en vivant sereinement à Perpignan, loin de Paris, la ville lumière et de la nuit qui ne l’a cependant pas du tout oubliée. 

Cinéma - Petits escrocs, immense arnaque

CARBONE. Olivier Marchal s’inspire de l’affaire de la taxe carbone dans son nouveau film noir.


Une faille dans le système de la TVA européenne. Un tout petit manque de précision aux conséquences gigantesques. Ceux qui l’ont vu avant tout le monde, en ont profité honteusement. Résultat ce sont près de 1,4 milliard d’euros qui se sont évaporés dans la nature en quelques mois. Une arnaque à très grande échelle, mais peu spectaculaire cinématographiquement. Et le scénario original, manquait également un peu d’humanité. « Je l’ai pris en main, se souvient Olivier Marchal, pour rendre les personnages plus sympathiques. » 

Dans la vraie vie, les escrocs, toujours en fuite ou en attente de jugement, étaient déjà riches avant de se lancer dans cette opération d’arnaque à la TVA. Alors le réalisateur, ancien policier, a voulu donner un peu plus de noblesse au principal personnage. Antoine (Benoît Magimel), est le patron d’une PME. Il a repris la direction à la suite de son beau-père (Gérard Depardieu) aussi riche que despote dans ses relations familiales. Au bord du dépôt de bilan, Antoine cherche une solution dans l’urgence. Elle viendra de son comptable (Michael Youn, dans un rôle à contre-emploi où il brille particulièrement) quand il lui annonce que l’entreprise ayant de bons résultats écologiques, récupérait quelques milliers d’euros. Ou qu’elle pouvait les revendre à de gros groupes industriels très pollueurs.

■ Histoires de familles

Un véritable marché officiel du CO2 où les sommes échangées sont faramineuses. Toute l’astuce est de déposer le bilan de la société écran après avoir touché la prime et avant de rembourser la TVA à l’État. Antoine trouve deux jeunes magouilleurs, qu’il a rencontrés la nuit lors de parties de poker et s’associe à eux pour planifier la carambouille. Il a aussi besoin d’une mise de fond pour débuter. Un million en liquide qu’il demande, grosse erreur, à un truand de la banlieue.

Le film, bâtit comme un thriller sur le plan, classique mais efficace, de l’ascension puis de la chute, loin de se perdre dans les explications forcément complexes de l’escroquerie, se focalise sur les personnalités de la bande. Magimel joue un homme humilié, voulant sa revanche et prêt à tout pour prendre le dessus sur son beau-père et conserver la garde de son fils. Les deux frères, aux tempéraments opposés, sont unis dans l’action mais se séparent quand il faut savoir raison garder. Le premier (Gringe), marié, bon père, pense avant tout à préserver l’avenir de sa famille. Le second, flambeur, cocaïnomane, impulsif, est borderline. La dégringolade, en partie, viendra de lui, incapable de s’arrêter dans ses délires de nouveau riche.

Un film de mecs mais avec deux grands rôles de femmes. Le premier pour Dani. La chanteuse, toujours amoureuse de Perpignan interprète la mère des deux frères. Une sorte de louve, capable de tout pour les protéger. Une femme en roc, qui n’a pas froid aux yeux et correspond au tempérament de Dani qui reconnaît, sourire en coin, « Moi aussi j’ai deux garçons, j’aurais pu être cette femme-là. » Quant à Laura Smet, elle joue une femme follement amoureuse de Benoît Magimel. Au point que quand on veut l’atteindre, c’est à elle qu’on s’en prend. Film noir et violent, « Carbone » a le goût d’un documentaire mais sans le CO2 et les tableaux Excel et beaucoup d’action, de fric et de passion désespérée. 

➤ « Carbone »,  film policier d’Olivier Marchal (France, 1 h 44) avec Benoît Magimel, Gringe, Idir Chender, Dani, Gérard Depardieu

Cinéma - "D'après une histoire vraie" de Polanski, du caméléon à la mante religieuse


Un thriller envoûtant, une introspection du processus de création, une mise en abîme de la fiction romanesque… On ne sait quel terme utiliser pour définir « D’après une histoire vraie », nouveau film de Roman Polanski tiré du roman de Delphine de Vigan. Le spectateur y trouvera un peu de tout cela, plus d’autres pistes de réflexion car rien n’est directement dit dans cette histoire d’écrivain en mal d’inspiration.

Delphine (Emmanuelle Seigner) est une romancière connue. Son dernier roman est un succès. Elle multiplie les séances de dédicaces. Des rencontres éprouvantes pour cette femme, la quarantaine, qui vit exclusivement pour sa passion : écrire. Une lectrice, qui se fait appeler Elle (Eva Green), la rencontre à plusieurs reprises. Un soir, dans une soirée, elles sympathisent. Delphine est sous le charme d’une jeune femme mystérieuse à l’écoute parfaite. Elle découvre qu’elles sont voisines et partagent l’amour de la littérature. Imperceptiblement, Elle s’immisce dans le quotidien de Delphine au point de venir habiter chez elle et de se transformer en secrétaire particulière. Et comme Delphine ne parvient pas à débuter son nouveau roman, Elle prend les choses en main et la pousse à écrire son « roman caché ».

Le film nous plonge dans une étrange machination ayant pour but de prendre le contrôle de la volonté d’une femme par une autre. Jalousie ? Folie ? Les questions sont multiples tout au long de ce suspense mené à merveille par le cinéaste de 84 ans.

Pour la première fois de sa carrière, il donne les deux rôles principaux à des femmes. Révélateur pour ce réalisateur toujours sous le coup d’une condamnation pour viol de mineure aux USA. Une vieille affaire qui remonte à la surface en pleine polémique Weinstein. 

➤ Thriller de Roman Polanski (France, 1 h 40) avec Emmanuelle Seigner, Eva Green, Vincent Perez.

mardi 31 octobre 2017

De choses et d'autres - Filmer les poussières

Admirateurs du progrès, nous demeurons trop naïfs. Chaque fois qu’une nouveauté vient faciliter notre vie quotidienne, une contrepartie cachée pas toujours reluisante nous est imposée en retour. Prenez les smartphones. Ils sont devenus indispensables. Ils nous donnent l’heure, des informations, la météo et même le nombre de pas effectués chaque jour. Mais aussi, avec la géolocalisation obligatoire pour nombre d’applications, ils nous pistent en permanence. Les centaines de satellites qui tournent au-dessus de nos têtes ne cessent de répercuter nos déplacements dans ces serveurs gigantesques, à une dizaine de mètres près. Des informations essentielles pour les malveillants. Notamment les cambrioleurs qui ont là un moyen infaillible pour obtenir la confirmation que vous n’êtes pas dans votre domicile.

Des voleurs qui ont un autre moyen de s’en assurer. Certains aspirateurs robots automatisés présentaient une faille dans leur système de contrôle. Un hacker (même peu expérimenté), pouvait non seulement le démarrer mais aussi le diriger et surtout récupérer en direct les images de sa caméra. Avoir un allié dans la place reste encore le meilleur moyen pour s’assurer que la voie est libre. D’autres, à l’esprit plus mal tourné, auraient utilisé cette caméra à des fins plus personnelles et hautement répréhensibles de voyeurisme, même si l’angle de prise de vue n’est certainement pas le meilleur.

Alors faut-il céder à la paranoïa et se sentir surveillé en permanence ? Tout dépend de l’importance de ce que l’on a à se reprocher. Ainsi je pré- fère ne pas connaître les activités privées de cette connaissance qui pose un cache sur la webcam de son ordinateur, persuadé qu’on utilise cet « œil » pour le surveiller quand il est face à son écran. 

lundi 30 octobre 2017

De choses et d'autres - Une croix encombrante

Le sujet est délicat mais révélateur des crispations de notre société contemporaine. Le conseil d’État vient d’ordonner à la commune de Ploërmel en Bretagne de retirer la croix qui surplombe une statue du pape Jean Paul II.

Paradoxalement, la croix, symbole religieux par excellence, ne peut pas être plantée n’importe où « au nom du respect de la loi de séparation des Églises et de l’État. » Par contre, une statue de l’ancien pape, haute de plus de 7 mètres, ça c’est autorisé. Ce don d’un sculpteur russe peut être installé dans un lieu public par une municipalité. L’arche construite au-dessus du pape défunt et surmontée d’une croix, par contre, est clairement interdite. Car, selon le premier jugement du tribunal de Rennes, cette croix présentait « un caractère ostentatoire », notamment par ses dimensions, 8 mètres de haut au total. A la base, toute l’histoire vient de la Fédération de la libre pensée et du désir de deux habitants de la commune de déboulonner ladite statue. Finalement seule la croix se retrouve promise au démontage, dans un délai de six mois.

Résultat, cette bête histoire de croix se trouve propulsée en problème national avec le mouvement #MontreTaCroix. Les internautes sont appelés à publier sur les réseaux sociaux des croix qui peuplent leur quotidien. Un mouvement récupéré par certains s’insurgeant contre la prétendue démolition des églises voire l’interdiction de mettre des croix sur les tombes. 

Ou comment prendre vite conscience qu’entre des députés élus il y a plus d’un siècle et nos contemporains adeptes de « hashtags » simplistes et définitifs, il n’y a pas photo. Et de regretter parfois que Jean Jaurès ou Aristide Briand ne soient plus de ce monde pour remettre les pendules à l’heure. 

dimanche 29 octobre 2017

Livres de poche - Aventures lointaines

Takko Deh est sénégalaise. Promise depuis sa plus tendre enfance à Yoro Sow, un cousin qui habite à Brooklyn, elle est mariée sans le connaître et part le rejoindre à New York. Un soir, Takko disparaît du domicile conjugal. Les rumeurs sur ce départ honteux se répandent comme une traînée de poudre dans les milieux traditionalistes de la communauté peule newyorkaise et jusque dans les régions les plus reculées du nord du Sénégal.

➤ « Fouta Street », Laurence Gavron, Le Masque, 8 €

Quelque part entre les montagnes d’Afghanistan, les vallées du Kosovo, les rivages du Mozambique et Paris, les personnages de Pukhtu continuent de se battre, entre eux, contre eux-mêmes, gagnés par la fièvre de la guerre. Leur quête de vengeance, de pouvoir, de vérité et d’honneur va bientôt toucher à sa fin, au terme d’un suspense noir et puissant.

➤ « Pukhtu, Primo et secundo », DOA Folio policier, 9,30 € chaque volume 

BD - Parcours initiatique d’un député


L’assemblée nationale de l’intérieur : tel pourrait être l’accroche de ce roman graphique de 150 pages sobrement intitulé « Le député ». Xavier Cucuel, pour écrire son scénario, a bénéficié des conseils de Jean-Louis Debré qui signe la préface. Une sorte d’immersion romancée dans le sillage de Jean-René Galopin, élu presque par hasard, député de Gironde

Un médecin, novice en politique, sans étiquette mais pas sans ambition. Le dessin réaliste d’Al Coutelis, comme un cachet supplémentaire de documentaire à cet album regorgeant d’anecdotes sur « la noble assemblée ».

➤ « Le député », Bamboo Grand Angle, 21,90 €

BD - Amour aquatique dans le sillage de "Calypso"


Son rôle dans Calypso la propulse au sommet du cinéma américain. Une sirène chantante, en pleine mode des comédies musicales. Un rôle en or pour lancer une carrière. Georgia Gould a longtemps représenté l’idéal féminin. Mais de nos jours, elle n’est plus qu’une vieille comédienne en fin de parcours, usée par les excès, mise sous tutelle après bien des errances. Georgia qu’on a cru morte mais qui réapparaît dans une clinique suisse, au bord du lac Léman

Une sorte de retour en arrière pour Georgette Schwitzgebel, la véritable identité de Georgia, découverte adolescente par un réalisateur en villégiature. Le roman graphique de Cosey, tout en noir et blanc, ne s’attarde pas sur le passé. Il parle du présent et des retrouvailles de Geirgia avec Gus, son premier amour. Le gamin est devenu ouvrier, spécialisé dans les grands chantiers (tunnels, barrages), vivant chichement. Et s’il tentait de reconquérir le cœur de sa belle Calypso ? 

Un récit entre regrets et espoirs fous, comme pour prouver au monde qu’un amour ne meurt jamais et que les vieux aussi ont droit au bonheur. Même s’ils savent parfaitement qu’il ne durera pas longtemps.

➤ « Calypso », Futuropolis, 20 €

Nouvelles - L’âme du Pays Catalan derrière le masque de "Cremada"

Les nouvelles reprises dans ce recueil ne sont pas récentes mais illustrent toujours à la perfection une certaine réalité du Pays Catalan, celui des traditions ancestrales, de la rudesse de la population locale, d’une poésie omniprésente aussi grâce aux éléments (vent, chaleur, montagne...) qui ont façonné cette région si bien racontée par Maïté Pinero.

Le texte qui donne son nom au livre est le portrait touchant d’une femme blessée. Une fillette défigurée lors d’une partie de colin-maillard. « Elle se projette en avant. Une vague de chaleur vient à sa rencontre. Au moment où elle se rend compte qu’elle se trouve à proximité du feu, elle trébuche et tombe, le visage dans les flammes. » Devenue servante du médecin du village, elle se souvient de ce soir de carnaval. Masquée, elle a enfin connu le bonheur le temps d’une soirée. Le volet « noir » des nouvelles n’est pas le plus important. Il y a certes des histoires de morts violentes, d’assassinat et de meurtres cachés, mais ce n’est pas l’essentiel du propos. Les textes inclassables sont sans doute plus convaincants. Par leur originalité.

La nouvelle «Reine, la reine de tous » reste la plus déroutante. Reine vit dans cette campagne sèche et aride de la plaine du Roussillon. Elle se souvient de sa famille, sa grand-mère ou sa mère. Et surtout de son grand amour, Mirifique, étranger dé- barqué de Port-Vendres. Un amour le temps d’un été qui a donné naissance à Cuzcatlan. La reine se désespère de la folie des hommes : « les produits qu’ils répandent dans les champs sont la cause du désastre. ils ont juré de tout pourrir. L’eau, la terre, jusqu’à l’air qu’ils respirent. » La suite de l’histoire vous enchantera.

Enfin, le dernier texte résonne étonnamment dans l’actualité. Alors que la Catalogne vient de proclamer son indépendance, Maïté Pinero a imaginé une malédiction transformant tous les Américains en fiers Catalans. Au point que le nouveau président US, à peine élu, prononce au grand étonnement du monde entier: « Els Catalans, mai morirem ! » soit « Nous Catalans, nous sommes éternels ! » 

➤ « Cremada » de Maïté Pinero, Mare Nostrum, 13 €

samedi 28 octobre 2017

De choses et d'autres - Jean-Loup Chiflet, le savant des mots

Certains mots de la langue française ont une saveur particulière. Par leur rareté, leur côté désuet voire totalement extraterrestre. Jean-Loup Chiflet aime ces particularités, souvent à la base d’histoires étonnantes. Après en avoir collecté une première fournée dans « Oxymore mon amour ! », il récidive avec « Oxymore et compagnie » un «dictionnaire inattendu de la langue française ». À la lettre A, savez-vous ce qu’est un anantanpodoton ? Réponse de l’auteur « Certains affirment qu’il s’agit d’une sorte d’anacoluthe...» Ce qui est faux, bien évidemment. Plus facile, l’esperluette « a une vraie place de choix dans ma vie et elle continue d’accompagner mon parcours professionnel » explique Jean-Loup Chiflet. Un indice, il y en a une dans le titre de son dernier ouvrage. Ce livre génial, nous fait également découvrir quelques figures de style utilisées par des auteurs renommés. Si on vous reproche de manquer de vocabulaire, répondez simplement que vous êtes un adepte du polyptote. Non seulement cela clouera le bec au malotru, mais en plus vous passerez pour un fin lettré.

Et pour les nostalgiques du « c’était mieux avant », n’hésitez pas à utiliser des mots d’antan tombés dans l’oubli. Une liste page 238 en propose plusieurs, de Chattemite à Apoco en passant par la bigotelle.

 ➤ « Oxymore & Compagnie », Chiflet & Cie », 24,95 €