mercredi 4 octobre 2017

Cinéma - Mariez-vous, ils font tout le reste

LE SENS DE LA FÊTE. Immense éclat de rire avec le nouveau film d’Éric Toledano et Olivier Nakache.


Devenus des incontournables du cinéma français depuis « Intouchables », Éric Toledano et Olivier Nakache reprennent la veine de la comédie pure et dure dans « Le sens de la fête » qui raconte l’organisation d’un mariage, de A à Z. Un film choral avec Jean-Pierre Bacri en vedette qu’ils ont présenté l’été dernier dans une longue tournée de 40 dates dont Perpignan et Narbonne. Avant-premières concluantes. Beaucoup de rire dans les salles, les gags s’enchaînant comme une belle mécanique bien huilée au gré des péripéties de ce mariage où rien ne se passe comme prévu.

■ Bacri chef d’orchestre

Le rôle principal, celui de l’organisateur, est tenu par Jean-Pierre Bacri. Un personnage créé sur mesure par les deux réalisateurs et scénaristes. Bacri en petit patron, angoissé par un possible contrôle de l’Urssaf, les demandes de dernière minute d’un marié tatillon et à l’ego surdimensionné ou la mésentente chronique entre son adjointe et le disc-jockey. Sans compter les défections de certains serveurs, la fronde des autres refusant de porter des perruques ou les crises du photographe officiel, ne supportant plus la vue d’un smartphone, cet engin du diable synonyme de la fin de son métier. 

Un film choral avec un chef d’orchestre qui mène son petit monde à la baguette, même quand il semble complètement dépassé. D’autant qu’il a de son côté des problèmes personnels : son couple bat de l’aile, sa maîtresse le plaque et la vente de sa société reste à finaliser. De la mise en place des tables, à la répétition du discours en passant par la cuisine, le bal et le feu d’artifices, c’est toute la nuit qui est condensée dans ces deux heures de folie. Car en coulisses, les catastrophes s’accumulent et l’équipe, malgré son sens de la fête, sa solidarité et son professionnalisme, frôle à plusieurs reprises le fiasco complet.

■ Casting royal

Les deux réalisateurs ont mis trois ans à monter ce projet. Ils se sont entourés de comédiens d’horizons très divers. Du monstre sacré Jean-Pierre Bacri, aux vieux routiers Jean-Paul Rouve ou Gilles Lellouche en passant par la valeur sûre Hélène Vincent, le sociétaire de la Comédie française Benjamin Lavernhe, le « théâtreux » exigeant Vincent Macaigne, le comique en devenir Alban Ivanov (lire ci-contre) et la totale inconnue (débutante mais très talentueuse) Eye Haidara. Avec tous ces ingrédients, divers et variés, mais soigneusement choisis, Éric Toledano et Olivier Nakache ont concocté une savoureuse comédie, promise à un beau succès. 

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Alban Ivanov, le rire venu du Narbonnais

Ils ont tous « Le sens de la fête », mais parmi les acteurs du film d’Olivier Nakache et Éric Toledano, deux nouvelles têtes crèvent l’écran : Alban Ivanov et Eye Haidara. Le premier connait bien Narbonne. « Je suis né à Narbonne. J’ai quitté la ville à 4 ans, mais ma mère avait un appartement à Narbonne plage, j’y ai donc passé tous mes étés ». Surtout, celui qui a l’humour chevillé au corps, passé par le Jamel Comedy club, a été saisonnier plusieurs étés d’affilée. « Serveur au Tahiti, se souvient-il, tous les soirs on sortait et la journée je suais de la vodka ».

Dans le film, il interprète le cousin d’Adèle (Eye Haidara), l’adjoint du patron. Elle lui promet de lui trouver une place dans la brigade. En extra. Il se révèle une véritable calamité. Un rôle de composition pour Alban Ivanov, même s’il avoue avoir fait quelques gaffes à Narbonne plage. « Je me souviens d’une paella renversée sur un client », se remémore-il en souriant. Pourtant ce n’est pas pour ses talents de gaffeurs qu’Alban Ivanov s’est retrouvé au générique du film. « Jamel Debbouze nous l’a vendu, avec conviction, explique Olivier Nakache. Pourtant les essais n’ont pas été très concluants, mais Alban a besoin de se mettre en danger pour donner le meilleur de lui-même ».

Le danger c’est de se retrouver face à des grands du métier. « Je suis passé direct en ligue des champions, confirme l’acteur d’origine audoise. Bacri ou Hélène Vincent, c’est comme si je jouais avec Zizou ou Deschamps ». Son personnage de grand enfant rêveur légèrement ignare est une source inépuisable de gags. Sa composition ne passera pas inaperçue et s’il revient à Narbonne plage, ce ne sera certainement pas en tant que serveur. 

➤ "Le sens de la fête", comédie d’Éric Toledano, Olivier Nakache (France, 1 h 57) avec JeanPierre Bacri, Jean-Paul Rouve, Gilles Lellouche.

DVD et blu-ray - L’autre visage de l’Australie dans la saison 2 de la série « The code »

Longtemps renommée pour ses séries destinées aux adolescents (Hartley cœur à vif), l’Australie a bonifié sa production télé ces dernières décennies. Preuve que l’émergence d’un bon cinéma est toujours synonyme d’amélioration de l’ensemble de la production audiovisuelle.

Meilleur exemple avec « The Code », série inventée par Shelley Birse et qui revient dans une saison 2 aussi passionnante bien que certains ingrédients majeurs de la saison 1 ont été abandonnés en cours de route. Notamment l’Outback, le désert australien qui lui donnait un air si sauvage, authentique. Cette fois l’exotisme est tropical avec une partie de l’action se déroulant en Papouasie luttant pour son indépendance. Par contre les auteurs ont conservé le trio vedette, les deux frères et la jeune Hani. Ned Banks (Dan Spielman), journaliste d’investigation s’occupe de son frère Jesse (Ashley Zukerman), geek et hacker, presque autiste et réellement asocial.

Mais Jesse, la vingtaine révolue, veut enfin vivre par lui-même. D’autant qu’il a rencontré Hani (Adele Perovic), cette fille sauvage d’origine iranienne qui le comprend, l’aime. Le trio, après s’être dé- chiré, va devoir s’unir pour éviter l’extradition. Les deux premiers vers les USA pour espionnage, la troisième vers l’Iran, son pays de naissance. Ils seront recrutés par les services secrets australiens pour faire tomber un réseau clandestin sur le net qui vend de tout, des armes aux enfants pour les pédophiles.

La série, palpitante, aborde quantité de thèmes actuels, du fameux darknet à la manipulation des Etats en passant par les luttes de libération de peuples opprimés. Avec en toile de fond la belle histoire d’amour entre Jesse et Hani, sortes de Bonnie and Clyde du cloud. La saison 2, composée de six épisodes d’une heure, s’accélère dans les deux derniers chapitres. Révélations et coups de théâtre la transforment en grand cinéma. Et on est soulagé au final car on a toutes les chances de retrouver les deux jeunes héros pour une troisième saison.

➤ « The Code » (saison 2), Universal, 14,99 € le coffret de deux DVD

mardi 3 octobre 2017

De choses et d'autres - Nouvelles bêtes de foire

Vous avez aimé détester Eric Zemmour ? Vous allez adorer vilipender Raquel Garrido. La télévision française aime fabriquer de toute pièce puis donner en pâture aux télé- spectateurs ses nouvelles bêtes de foire.

Depuis cette rentrée l’attraction vedette est une responsable de la France Insoumise et... chroniqueuse dans la nouvelle émission de Thierry Ardisson sur C8, chaîne appartenant à Vincent Bolloré. Vous vous souvenez, Bolloré, ce milliardaire dont tout le monde parlait au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy. A cause de son yacht, lieu de villégiature très bling bling. Yacht qui, au passage, ne sera plus imposé sur la fortune.

Raquel Garrido savait où elle mettait les pieds quand elle a signé ce contrat. Cette avocate, déjà très exposée lors de la présidentielle, faisait partie des grandes gueules récurrentes de tous les plateaux télés. Chacun est libre de se reconvertir. Mais cela ne passe pas dans les réseaux sociaux qui l’attendent au moindre dérapage. Il y a 15 jours, elle souligne la réussite de la mobilisation de la manif de Mélenchon contre les ordonnances. Mais des grincheux lui font remarquer, méchamment, que l’émission du dimanche est enregistré le jeudi, soit deux jours avant le rassemblement. Et Raquel Garrido de récupérer l’étiquette de Madame Soleil, voyante politique toute tendance.

Nouvelle pique ce week-end. Dans un tweet elle établit la comparaison entre les budgets des clubs de football de Paris et d’Amiens pour expliquer l’accident de barrière. Un raccourci malvenu. Elle est incendiée et retire le tweet. Pourtant le vrai scandale était ailleurs car dans ce message, elle expliquait assister au match PSG-Bordeaux. Alors l’Insoumise, en plus de travailler pour le Capital, va voir les matches du club du Qatar... Vivement que Jean-Luc soit au pourvoir pour changer ça. 

lundi 2 octobre 2017

De choses et d'autres - Encerclés par la violence

Photo : N. Parent

Une armée de robocops, matraques à la main fonce sur la foule, prend d’assaut les écoles, casse les portes, emporte les urnes. Dans l’action, des personnes tombent, sont blessées. Se relèvent le visage en sang. Hier la démocratie n’est pas sortie grandie de la détermination de l’état espagnol d’empêcher les Catalans de se prononcer en faveur ou non de l’indépendance. En Europe, en 2017, à quelques kilomètres de la France. Des images que l’on croyait réservées à ces pays encore sous le joug de dictateurs accrochés à leurs privilèges, jamais avares de démonstrations de force pour mater le peuple récalcitrant. 

D’ordinaire la police, dans nos pays européens qui ont érigé la démocratie et la liberté en principes inaliénables, est là pour protéger les citoyens. Hier, Barcelone était plombée par une impression de recul en arrière, de précédent qui stigmatisera dorénavant tous les discours sécuritaires, les rendra encore un peu plus indigestes.

Et l’Espagne n’est pas le seul pays européen à être mis au ban des Nations unies cette semaine. En région parisienne, des parents d’élèves, pour dénoncer la pollution chimique d’une usine installée à une rue de l’école, ont bloqué l’accès du site pollueur. Les CRS sont intervenus. Comme en Catalogne, contre des gens anonymes pacifiques, statiques, faisant juste barrage de leurs corps. Pas de quartier : coups et gaz lacrymogènes.

On préfère la police dans son véritable rôle. Comme hier après-midi à Marseille. Un homme attaque des voyageurs au couteau dans la gare Saint-Charles. De la violence encore. Deux femmes sont mortes, deux innocentes. Les militaires de Sentinelle abattent l’agresseur.

Au même moment, à Barcelone, des policiers bastonnent des pompiers qui tentent de s’interposer. Cherchez l’erreur. 

dimanche 1 octobre 2017

Rentrée littéraire - Famille exemplaire en phase d’implosion

Mais qu’ont-ils ces graphistes à vouloir devenir écrivain ? Soluto, peintre et dessinateur, expert en portraits, génie des regards, a débuté en littérature par quelques nouvelles. Le voilà avec un premier roman de 500 pages, regard désabusé sur une famille trop parfaite pour être honnête. Un peu comme dans un jeu des 7 familles il y a la mère, le père, la fille et le fils. Et pour compléter le tout les maîtresses, les copains dealers et le collègue amoureux éconduit. Le petit manège d’une vie trop rangée pour être satisfaisante.

■ Fêlures familiales

Tous en prennent pour leur grade. En premier lieu Eugène, le « chef de famille » selon la terminologie en vogue depuis quelques siècles. Il a une grosse Volvo, des employés sous ses ordres, beaucoup de boulot, de la pression sur ses résultats... et deux maîtresses. Ce commercial beau parleur, chef d’agence d’un grand groupe de téléphonie, sait soigner les clientes qui lui plaisent. Il y a Francine, l’aide-soignante et Wendy, la propriétaire d’une boutique de prêt- à-porter. Ses « en-cas » depuis que sa femme, Barbara, ne le désire plus. Eugène prototype du mec lourd, sûr de lui et de son charme. Enrageant quand il ne parvient pas à ses fins. « Il se mit à maudire ces bonnes femmes capricieuses, mal lunées, qu’il faut sans cesse conquérir ou rassurer. A qui il faut tant promettre, tant donner, tant mentir pour si peu de contreparties. »

Barbara elle est une intellectuelle. Prof dans un lycée catholique, elle est absente au début du roman. Elle participe à une sortie scolaire d’une semaine à Berlin.. Elle est accompagnée par Rémi, le prof si gentil, si amoureux. Il lui fait la cour, façon romantisme teuton. Mais Barbara le repousse. Pas question qu’elle trompe son mari même s’il la répugne depuis longtemps. Le dernier soir de l’excursion, Rémi frappe à la porte de la chambre de Barbara. Ce qui se passe ensuite est le tournant du roman, le point de non-retour qui parfois arrive sans crier gare.

Immédiatement tout s’enchaîne, bascule, se désagrège. En sachant qu’il y a le terreau pour, à la base. La fille, brillante en classe, à un secret qui va la conduire en garde à vue. Le fils, grand amateur de fumette, va s’enferrer dans une suite sans fin de mensonges pour sauvegarder sa tranquillité. Quant à Eugène, veule et lâche, il passe la moitié du roman à tenter de réparer une erreur d’envoi de mail.

Écriture actuelle et moderne, personnages bourrés de fêlures plus ou moins profondes, «Redites-moi des choses tendres » est un condensé de ce que notre société individualiste et autocentrée peut proposer de pire dans les choix de vie. Une réflexion savante sur nos errements, passés, actuels ou futurs.

➤ « Redites-moi des choses tendres » de Soluto, Éditions du Rocher, 21,90 €

Trois romans d’apprentissage en poche

Dans le brouillard de l’existence, Raphaël évolue joyeusement au radar. Un peu auteur, un peu comédien, un peu bouquiniste, il brûle la nuit, le théâtre et l’amitié par les deux bouts. Jusqu’à sa rencontre avec Viktor, le vieux juif russe du bar d’à-côté. Dans ce roman de Xavier Durringer, Viktor initie peu à peu Raphaël à la seule carte au trésor qui vaille : le sens de la vie

➤ « Sfumato », Pocket, 7,40 €

Wendy, treize ans, vit à Brooklyn. Le 11 septembre 2001, sa mère part travailler et ne revient pas. Après une prise de conscience lente et terrible, Wendy et sa famille tentent de continuer à vivre. Son chemin mène la jeune fille en Californie chez son père biologique qu’elle connaît à peine. Ces semaines californiennes l’aideront-elles à aborder la nouvelle étape de sa vie ? Un superbe roman signé Joyce Maynard.

➤ « Les règles d’usage », 10/18, 8,80 €

Par une belle journée d’août 1969, une famille emménage à Tromøya, dans le sud de la Norvège. Le fils cadet, Karl Ove Knausgaard, va y passer son enfance, rythmée par les expéditions à vélo, les filles et la musique. Ce troisième opus est le portrait d’un enfant sensible, à la personnalité complexe. Knausgaard, l’auteur, y dépeint cette période de la vie où chaque victoire et chaque défaite est ressentie avec violence, et toute tentative de se construire vouée à la frustration.

➤ « Jeune homme », Folio, 8,20 €

BD - La bête au fond des bois


Depuis quelques semaines, des hommes et femmes sont attaqués dans les forêts de cette région du nord des USA ou peut-être même du Canada. La psychose s’installe. La shérif tente de trouver le coupable et une rançon est promise à celui qui ramènera des indices. Laney Griffin aimerait toucher la prime. Cela permettrait de tenter un dernier traitement coûteux pour son fils atteint de leucémie

Il va aller à la chasse et croiser la bête. Un loup-garou qui pourrait lui permettre de trouver une solution pour son fils condamné à mourir à brève échéance. Une enquête policière, des méchants idiots, un monstre qui souffre, un père prêt à tout : Mike Moreci au scénario, Riley Rossmo et Colin Lorimer (deux Canadiens justement) signent une pépite d’horreur au final déconcertant.

➤ « Curse », Ankama, 14,90 € 

BD - Le premier Robin de Batman a bien changé


Il a fait ses débuts de super-héros sous le masque de Robin. Puis il a volé de ses propres ailes sous le nom de Nightwing. Après une remise en question où il a officié comme espion, Dick Grayson revient à des histoires plus classiques, ressuscitant Nightwing pour de nouvelles aventures. 

Après un prologue où Tim Seeley (scénario) et Javier Fernandes (dessin), reprennent la genèse du personnage, il plonge dans le grand bain de l’aventure, de la Méditerranée à la Russie, en compagnie de son redoutable coéquipier Raptor. C’est rythmé, un peu manichéen par moments, mais diablement efficace, notamment quand Batman entre en jeu et que Nightwing doit faire des choix cruciaux pour le sauver. Urban Comics propose pour cette rentrée plusieurs « DC Rebirth » de héros légendaires, de Batman à Flash.

➤ « Nightwing », Urban Comics, 15 €

BD - Couple en cavale : garçon naïf et fille dangereuse


L’un, Duncan, est la risée de tout le lycée, un geek, timide, tabassé par les caïds et son père, alcoolique. L’autre, Maddie, est une fille adoptée, d’origine asiatique, jolie mais mal intégrée. Le premier, en rébellion, vole le pistolet de son père et se rêve en gros dur à qui on ne la fait pas. La seconde tente de séduire le capitaine de l’équipe de foot. Pour être la plus belle et la plus admirée au bal de l’école. 

Pourtant rien ne se passe comme prévu. Le sportif tente de violer Maddie. Duncan intervient. Le début d’une amitié. Mais Maddie a un secret. Que Duncan découvre. Quand elle est stressée, elle devient très forte. Au point de soulever une voiture. Ou de tuer le père de Duncan d’un simple coup-de-poing. 

Ce comics écrit par Matthew Rosenberg et Patrick Kindlon est dessiné par Josh Hood. Un peu de fantastique mais surtout beaucoup de jeunesse fougueuse qui n’en peut plus de vivre dans des stéréotypes aliénants.

➤ « Never Go Home », Glénat Comics, 15,95 €


Roman : Les mots de Joann Sfar

Il est rare de réussir tout ce que l’on entreprend. Joann Sfar fait partie de ces artistes multicartes. Multi-talents aussi. BD, cinéma et maintenant littérature : il fait partie des voix qui comptent. «Vous connaissez peut- être » est l’histoire de sa rencontre avec une certaine Lili, inscrite sur Facebook et que le réseau social a proposé à Sfar comme amie. Une histoire d’amour d’aujourd’hui. Virtuelle et sans véritable consistance.

Un regard éclairé sur notre société contemporaine par un homme qu’on devrait plus souvent écouter. Quand il dit par exemple que « si l’on pouvait s’aimer autant qu’on aime son chien, cela résoudrait non seulement les problèmes de racisme mais aussi beaucoup de problèmes de couple. » Il est donc question de Lili, mais aussi de Marvin, ce chien bouée de sauvetage. Et comme l’auteur est un grand séducteur, d’autres femmes illuminent ce texte par leur intelligence et leur beauté. 

➤ « Vous connaissez peut- être » de Joann Sfar, Albin Michel, 18,50 €