dimanche 18 septembre 2016

DVD et blu-ray : Apprentissage dans les années 30 au "Café Society" entre New York et Los Angeles


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Woody Allen est un grand cinéaste. Très âgé aussi. Il semble vivre un peu dans le passé, comme porté par une époque révolue, qu'il n'a même pas connu mais qui semble encore et toujours l'inspirer. "Café Society" se déroule dans les années trente, entre New York et Los Angeles. La grisaille et l'intelligence d'un côté des USA, le soleil et la superficialité de l'autre. Pour montrer l'opposition entre ces deux mondes, les deux faces d'un même pays écartelé, Woody Allen place sa caméra dans les pas de Bobby (Jesse Eisenbeg), jeune Juif lassé de l'étroitesse de sa vie entre une mère étouffante, un père bijoutier, une sœur trop idéaliste et un frère gangster.


Il s'envole donc pour Los Angeles se placer sous les bons offices de son oncle Phil (Steve Carell), agent de stars du cinéma. Simple coursier dans un premier temps, Bobby monte un peu dans l'organigramme pour passer à la relecture de scénarios. Surtout il tombe sous le charme d'une belle Californienne. Il s'attendait à succomber aux charmes d'une star du cinéma mais finalement c'est une simple secrétaire, dans l'entreprise de son oncle, qui le fait chavirer. Mais Véronica, alias Vonnie (Kristen Stewart), a le cœur déjà pris. Depuis un an elle sort avec un homme marié qui ne cesse de lui promettre qu'il va quitter sa femme… sans jamais le faire.
La seconde Véronica
Un soir, elle sonne en pleurs chez son "ami" Bobby et lui confie que son amant vient de rompre. Bobby la réconforte et à force d'attentions et de gentillesse gagne son amour. Une simple bluette le dernier Woody Allen ? Ce serait mal connaître le réalisateur américain expert en retournement de situations. Le conte de fée tourne au cauchemar quand Vonnie apprend que son ancien amant vient de divorcer. Entre le riche Californien et le petit juif new-yorkais sans grande envergure son choix est vite fait. Même s'il s'agit, selon elle, d'une décision uniquement dictée par l'amour. De retour à New York, Bobby, pour tenter d'oublier sa jolie Vonnie, épouse une ravissante blonde qui, comme par hasard, s'appelle, elle aussi, Véronica. Avec son frère gangster il ouvre une boîte de nuit sélect, devient un ponte des nuits de Manhattan. Et un jour, Vonnie débarque…
« Café Society" n'est certainement pas le meilleur film de Woody Allen, mais on retrouve son style dans quelques portraits hilarants (la mère de Bobby, son frère…) et surtout une certaine nostalgie de ces années folles où certes tout était plus lent mais où aussi tout était possible aux audacieux et originaux.
Présenté hors compétition en ouverture du dernier festival de Cannes, "Café Society" n'a malheureusement pas le moindre bonus dans ses versions DVD et bluy-ray alors que les cinéphiles serraient ravis de voir le maître sur un plateau de tournage ou mieux, lors de l'écriture du scénario. Dommage.
"Café Society", Studiocanal, 19,99 €

samedi 17 septembre 2016

DE CHOSES ET D'AUTRES : L'autre rentrée des classes

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Pourquoi, une fois ses études terminées, se sent-on obligé de procréer ? N'oubliez pas que dans quelques années ce gentil bébé gigoteur devra lui aussi aller à l'école. Et vous, le père ou la mère vous ferez un devoir de l'accompagner et remettre les pieds dans cette géhenne qu'est l'éducation nationale. Lionnel Sellem vous prévient dans ce charmant petit recueil d'humour noir intitulé « Au secours, je suis parent d'élève ! ». Durant une année complète, de septembre à juin, on suit les déboires de ce papa catastrophe. Si au début il est enthousiaste (« La maîtresse est une bombe ! ») il déchante rapidement. Et devra même se faire porter pâle à la sortie piscine pour cause de régime raté et de ventre proéminent. Très vite, il aura aussi l'occasion de découvrir son enfant sous un jour nouveau et notera, dès la mi-septembre « Ne plus tenir la main de Paul sur le trajet de l'école. C'est un grand maintenant, il a trop honte, il a 5 ans. » Tout se termine en apothéose avec la kermesse de l'école et sa participation à la tenue du stand des poissons rouges... Quelle année d'enfer !
« Au secours, je suis parent d'élève ! », éditions J'ai Lu, inédit, 6 euros

vendredi 16 septembre 2016

BD : La guerre n'est pas zen dans "La déconfiture" de Rabaté

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Pascal Rabaté, après avoir réalisé quelques films, revient à ses premières amours, la bande dessinée. Sans détour, il aborde de front "La déconfiture" de l'armée française en juin 1940 lors de l'avancée des troupes allemandes. Cette débandade ou déculottée, on la vit à travers l'expérience de Vildegrain, soldat du 11e régiment. A moto, il tente d'éviter les balles des mitraillettes des Stukas. Laissé à l'arrière, il ne parvient plus à retrouver son régiment. Une errance sur des routes inhospitalières, remplies de cadavres, d'autres soldats perdus avec les hordes de "boches" aux fesses. Un récit clinique sur la faillite d'un pays, sa résignation. Dessiné simplement, sans grands effets ni recherches de vérité historique, la force de certaines cases vaut largement celles de Tardi sur la précédente guerre. Dur, mais authentique.
"La déconfiture" (tome 1), Futuropolis, 19 €

DE CHOSES ET D'AUTRES : Rentrée médiatique tronquée

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Yann Barthès sur TMC, Thomas Thouroude sur France 2, Yves Calvi sur LCI, Victor Robert aux rênes du Grand Journal : la rentrée médiatique, vaste jeu de chaises musicales, est pourtant incomplète cette année. Normalement, chaque soir, entre 18 heures et 19 heures, le grand bateleur des news, le roi du direct, du rire sardonique et du dentier éclatant de blancheur devait animer une session d'informations sur Cnews, la nouvelle Itélé. Heureusement pour Cyril Hanouna et ses concurrents, ce monstre de travail, abonné aux audiences exponentielles et aux scoops de dernière minute, a déclaré forfait à l'ultime limite. Pas de son plein gré. Une triste histoire avec la justice pour des castings gays et vaguement pornos. Jean-Marc Morandini (même les plus isolés du fin fond de la montagne l'auront reconnu dans ce portrait bourré de superlatif, comme ses émissions) attend toujours de savoir si les plaintes de plusieurs comédiens pour « corruption de mineur » et « harcèlement sexuel et travail clandestin » vont le conduire devant les prétoires ou lui rendre ses fauteuils à Europe1 et Cnews, blanchi de tout soupçon (comme ses dents).
En attendant, terminée la ration de Morandini en direct. Il n'y a bien que Nicolas Canteloup qui se permette de l'imiter dans sa chronique matinale. Mais on devine des rires jaunes dans le studio. Les fans doivent se contenter de « Crimes », émissions enregistrées sur NRJ12. En attendant son nouveau concept qu'il trépigne de lancer : « Déclaré innocent ! » 

jeudi 15 septembre 2016

BD : LE ZEN AU BORD DE LA ROUTE


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Quand la BD décide d'investir le créneau du "livre de développement personnel", on peut s'attendre au pire. Pourtant "Le jour où le bus est reparti sans elle" écrit par Béka (Les rugbymen) et dessiné par Marko (Les Godillots) parvient à émouvoir sans mièvrerie. Clémentine, jeune femme en quête de sagesse et d'harmonie, décide de participer à un séminaire de méditation en groupe. En chemin vers le domaine où tous vont tenter de découvrir les voies de la sagesse, ils font un arrêt dans une épicerie. Clémentine va aux toilettes. Quand elle en sort, le bus est parti. Seule, abandonnée, sa confiance en elle en prend un sacré coup. Mais il y a l'épicier qui se révèle beaucoup plus intéressant. Subtil, parfois amusant, illustré de contes zen, cet album regonflera automatiquement votre joie de vivre.
"Le jour où le bus est reparti sans elle", Bamboo, 15,90 €


DE CHOSES ET D'AUTRES : Ciotti au garde à vous

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Ah le coquin ! Éric Ciotti, un des fervents défenseurs de la droite dure, réclame le retour du service militaire obligatoire. Il sait de quoi il parle... puisqu'il ne l'a pas fait.
Avant d'être député des Alpes-Maritimes, il a été jeune. Et comme cela date d'il y a quelques années, il devait comme tout jeune Français effectuer son service militaire. A 25 ans, il a déjà repoussé au maximum son incorporation. Le Canard Enchaîné paru hier prouve, document à l'appui, qu'il a tenté d'échapper à ces dix mois sous les drapeaux. À l'époque il était assistant parlementaire de Christian Estrosi. Ce dernier a sollicité François Fillon qui a donc écrit à Jean-Pierre Chevènement, ministre de la Défense de l'époque, pour exempter le jeune Ciotti. Un passe-droit sans effet car si finalement le futur député de droite échappe au devoir national, c'est pour "soutien de famille", son épouse attendant un enfant.
Cette petite histoire est pleine d'enseignements. Sans s'étendre sur le double langage des politiques, du style : "Je suis pour le service militaire mais personnellement j'ai magouillé pour ne pas le faire", on apprend que Ciotti, assistant parlementaire puis élu, n'a jamais non plus véritablement "travaillé" dans ce secteur privé, pourtant glorifié par son camp. Il en a sans doute été exempté comme pour sa carrière militaire.
Autre bizarrerie, sa réaction publiée par le Canard : il nie toute demande de piston. Mieux, il pense que les initiatives d'Estrosi et de Fillon partent d'un bon sentiment et ont été réalisées dans son dos. "À l'insu de mon plein gré !" Ciotti et Virenque, même combat.

mercredi 14 septembre 2016

Cinéma : Victoria, femme à problèmes

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Virginie Efira interprète "Victoria", jeune femme dévorée par son métier d'avocate, délaissant ses enfants ainsi que toute envie de romantisme et par là même sa vie sexuelle.


Si certains films français ont la mauvaise habitude de commencer mollement, ce n'est pas le cas de "Victoria" de Justine Triet. Dès les premières minutes on est emporté dans la tornade de la vie de cette avocate jouée par Virginie Efira. Toujours en train de courir, dépassée par les événements, elle se fait virer par son baby-sitter (elle a deux petites filles qu'elle élève seule depuis le départ de son ex, écrivain maudit), en trouve une de rechange (une amie bonne poire) à la dernière minute pour aller à un mariage. Là elle boit trop, se fait draguer par un scientifique assommant et doit subir les jérémiades de son meilleur ami, Vincent (Melvin Poupaud) en pleine rupture avec sa petite amie. Elle croise aussi Sam (Vincent Lacoste), un de ses anciens clients, dealer d'occasion, à la recherche d'un stage dans le milieu juridique. Dix premières minutes où le spectateur est scotché à son siège, subissant cette vie de folie. Pourtant Victoria s'ennuie. Profondément, abominablement, désespérément. Virginie Efira est parfaite en executivewoman, sans cesse occupée mais à la vie triste et creuse. Dans ce mariage, tout le monde fait la fête autour d'elle, mais cela n'a plus prise sur sa réalité. On la devine torturée par son existence vaine. Bien des questions se bousculent dans son inconscient. Elle tente de les mettre à plat lors d'une psychanalyse. Ou lors de séances de voyance. Mais n'est-ce pas au final pour trouver les mêmes réponses ?
La vie de Victoria bascule à la fin du mariage. La petite amie de Vincent revient sur la piste de danse le ventre en sang. Elle l'accuse de l'avoir poignardé après avoir fait l'amour dans les toilettes. Garde à vue, interrogatoires… Vincent veut absolument que Victoria la défende. Une grave erreur qui risque de plomber sa carrière en robe noire.
Film sucré-salé
Le film utilise ce procès en fil rouge, avec notamment le témoignage du chien de la victime (lire ci-contre). Mais la vie de Victoria est affreusement compliquée. Son ex dévoile ses turpitudes passées dans un blog littéraire. Nouveau procès. Mais dans le rôle de la victime cette fois. Sans baby-sitter, elle se décide à recruter Sam. Et comme il est à la rue, elle l'héberge dans le salon. Il dort dans le canapé quand la jolie blonde, reçoit les hommes dragués sur une application de rencontre. Et ce qui devait arriver arriva : Victoria craque.
S'inspirant des grandes comédies américaines, la réalisatrice dont c'est le second film réussit la prouesse de rendre sympathique cette avocate un peu fofolle mais surtout totalement irresponsable, plus que borderline. Sa chute a dans les trente-sixièmes dessous fait basculer le film dans le mélodrame.
Tel un plat sucré-salé, "Victoria" doit se déguster sans a priori ni dogmatisme, accepter simplement ce contraste de sensations, de situations, un mélange des genres qui fait phosphorer le cerveau au même titre que les papilles d'un gastronome.
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 Un chien à la barre

victoria,justine triet,virginie efira,vincent lacoste,procès,chien"Victoria" reste avant tout un portrait de femme. Trop active, débordée, lassée des échecs sentimentaux, obligée de se forger une carapace pour ne pas se faire engloutir par un métier encore dominé par les hommes. On rit pourtant beaucoup durant le film de Justine Triet. Pas aux dépens de l'héroïne, mais lors du procès de son ami accusé d'avoir poignardé sa petite amie. L'agression s'est déroulée dans les toilettes à la fin d'une soirée de mariage où ils étaient tous invités (Victoria compris). C'est parole contre parole car le personnage interprété par Melvin Poupaud affirme que sa maîtresse s'est auto poignardée après qu'il lui a annoncé son intention de la quitter.
Il y a pourtant un témoin de la scène : le chien de la victime. Le juge d'instruction décide de tester les réactions de l'animal en présence de Vincent. Un expert vient à la barre, avec l'animal, pour expliquer que ce dalmatien réagit quand il est face à une personne qui fait du mal à sa maîtresse. Loufoque ? Pas du tout car la réalisatrice a confié s'être inspirée d'un véritable fait divers. "Celui d'une femme qui a été retrouvée pendue et de tests pratiqués sur son dalmatien pour évaluer comment il réagissait à l'odeur de ses proches accusés."
Un procès dans le film marqué par le règne animal, le dénouement étant finalement fourni par une preuve irréfutable apportée par… un chimpanzé.

DE CHOSES ET D'AUTRES : La maigre et le gros

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On parle beaucoup de sexisme, mais un autre fléau passe trop souvent inaperçu : le racisme anti-gros. La semaine dernière sur le plateau du Grand Journal de Canal +, Jonah Hill est invité pour parler de son nouveau film, "War dogs", dans toutes les salles dès aujourd'hui (lire en page cinéma).
Jonah Hill fait partie de ces acteurs au physique atypique. Comique talentueux, capable d'endosser toutes les personnalités, ses rondeurs et son esprit caustique le transforment en l'un des comédiens les plus en vue d'Hollywood. Quand je dis rondeurs, d'autre pensent "gros, adipeux, obèse... » Opinion sans nul doute ancrée dans le crâne de la nouvelle Miss Météo, censée faire rire avant de décrire le temps du lendemain. Grande, maigre et forcément belle (selon les canons de beauté des miss) elle manque surtout de tact. "J'ai un fantasme avec vous Jonah, explique Ornella Fleury. Ça serait qu'on se retrouve tous les deux dans une chambre d'hôtel le soir. On discute, vous me faites rire, vous me faites beaucoup rire, et là, d'un coup, vous ramenez vos potes DiCaprio et Brad Pitt... Et vous partez." Traduit en langage clair de gravure de mode : "je veux bien que le petit gros me fasse rigoler. Mais pour coucher je veux du beau, du musclé, du classe. Comme moi quoi... »
Mesquin et prétentieux. Réponse du comédien, un peu blessé quand même : "Je ne suis vraiment pas venu pour rien. D'être ridiculisé par la miss météo locale, ça fait plaisir... Merci beaucoup." Elle a beau s'être excusée le lendemain, nous, les gros, on s'en souviendra !

mardi 13 septembre 2016

Rentrée littéraire : "Le sanglier", symbole d'une journée de merde


Réveillés aux aurores, Christian et Carole vont vivre une véritable journée de merde. Ce samedi matin, ils doivent aller à la ville déposer un chèque et faire des courses. Un couple assez dépareillé, marqué par la vie. Christian, grand angoissé, travaille dans une scierie. Il habite dans une vieille bicoque loin, très loin d'un petit village. Carole a tout plaqué pour le retrouver. Avant tout le monde elle a senti venir la mode des vêtements vintage. Après achat dans des friperies, elle les "customise" et les vend sur le net. Ils ne roulent pas sur l'or, s'aiment tant bien que mal, et cette journée de merde ressemble en fait à toutes les autres. Myriam Chirousse (photo ci-dessus), dont c'est le troisième roman, s'approche d'un naturalisme extrême. Elle décrit la route sinueuse, les centres commerciaux sans personnalité et les angoisses du quotidien. Christian se sent agressé par l'extérieur. Carole au contraire est indifférente, persuadée que personne ne la remarque. Leur relation est résumée dans cette tirade de la jeune femme : "Dans le fond on est pareils. Peut-être qu'en apparence on ne le dirait pas, toi qui t'énerves et moi qui pleurniche, mais aucun n'arrive à se contrôler. Ça nous prend et on ne sait pas quoi faire. Mais faut qu'on essaie de se maîtriser, qu'on fasse un effort pour que ça ne se passe plus comme ça." Et pour terminer, un sanglier fera son apparition...
"Le sanglier" de Myriam Chirousse, Buchet-Chastel, 14 €.

DE CHOSES ET D'AUTRES : Assos en fête

Ce week-end, dans mon village, les associations étaient à la fête. Un "Forum" chargé de présenter aux visiteurs d'un jour la diversité des activités culturelles ou sportives proposées par le foisonnant tissu associatif. En déambulant dans l'allée centrale sous un soleil de plomb, entre le maire qui serrait des mains et l'animateur chargé de rendre joyeuse et informative cette après-midi, je me suis senti bien petit face à ces passionnés, capables de sacrifier un samedi et surtout nombre de journées et de soirées. Du rugby féminin à l'escrime en passant par la broderie ou les danses de salon, le choix était vaste. Le café philo a choisi pour le thème de sa rentrée un sujet d'actualité "Fanatisme et tolérance". Espérons que d'ici le rendez-vous, le 24 novembre à la Brasserie de l'Europe, les fanatiques n'aient pas apporté un peu d'eau au moulin de notre limite de tolérance. Les judokas, par besoin d'espace, sont restés dans leur salle attitrée, à une dizaine de mètres du forum. Les majorettes, courageuses, défilaient devant les badauds, transpirant dans leurs bottes et corsets serrés. Je les ai plaints. Et pour illustrer immédiatement cette fameuse tolérance, le stand du Krav maga faisait face à celui du Taï chi. D'un côté une technique de combat redoutable, de l'autre le must de la relaxation chinoise. Le ying et le yang. Mais tous se retrouveront certainement les 12 et 13 octobre chez les donneurs de sang, toujours en quête de bonnes volontés pour sauver des vies. Sans nul doute la meilleure des façons de donner un peu de sa personne.