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mercredi 5 mai 2021

De choses et d'autres - C’est où le Sud ?

Les analystes politiques ont fait leur semaine avec les soubresauts, errances, trahisons et ralliements des élus de droite face aux alliances dans la région PACA. Dernière péripétie en date, Christian Estrosi, maire de Nice, quitte Les Républicains. Mais, il y aura fort à parier qu’il soutiendra, quand même, Renaud Muselier, qui a conservé le soutien de ce parti, tout en passant un accord avec La République En Marche qui finalement relance la candidature de Sophie Cluzel.

Tous les étudiants à Sciences-Po devraient aller faire un stage en PACA, pour tâter de la complexité de cette politique qui rend parfois fou.

Mais, le véritable enseignement de ce quasi-drame familial, c’est de constater combien le changement de nom de région n’est pas encore passé dans les mœurs. Si les différents élus en cause n’oublient jamais de parler de la région Sud, les observateurs de tout le reste de la France continuent de parler de cette fameuse région PACA pour Provence Alpes Côte d’Azur.

Pourtant, la fusion des régions n’avait pas touché PACA. Pourquoi décider de changer de nom ? Pour nous, passer sous bannière Occitanie était obligatoire puisqu’on était la fusion de deux régions défuntes. Et, dans l’ensemble, l’Occitanie a réussi son examen de passage médiatique. Même si plus personne ne rajoute en suivant les pourtant très officiels « Pyrénées Méditerranée », à part les élus… de la Région.

Par contre, le Sud, de Marseille à Nice, reste et restera, j’en ai bien peur, définitivement la région PACA, symbole d’une certaine idée de la politique, pas forcément la plus authentique et désintéressée.


jeudi 15 septembre 2016

DE CHOSES ET D'AUTRES - Ciotti au garde à vous

Ah le coquin ! Éric Ciotti, un des fervents défenseurs de la droite dure, réclame le retour du service militaire obligatoire. Il sait de quoi il parle... puisqu'il ne l'a pas fait.

Avant d'être député des Alpes-Maritimes, il a été jeune. Et comme cela date d'il y a quelques années, il devait comme tout jeune Français effectuer son service militaire. A 25 ans, il a déjà repoussé au maximum son incorporation. Le Canard Enchaîné paru hier prouve, document à l'appui, qu'il a tenté d'échapper à ces dix mois sous les drapeaux. À l'époque il était assistant parlementaire de Christian Estrosi. Ce dernier a sollicité François Fillon qui a donc écrit à Jean-Pierre Chevènement, ministre de la Défense de l'époque, pour exempter le jeune Ciotti. Un passe-droit sans effet car si finalement le futur député de droite échappe au devoir national, c'est pour "soutien de famille", son épouse attendant un enfant.
Cette petite histoire est pleine d'enseignements. Sans s'étendre sur le double langage des politiques, du style : "Je suis pour le service militaire mais personnellement j'ai magouillé pour ne pas le faire", on apprend que Ciotti, assistant parlementaire puis élu, n'a jamais non plus véritablement "travaillé" dans ce secteur privé, pourtant glorifié par son camp. Il en a sans doute été exempté comme pour sa carrière militaire.
Autre bizarrerie, sa réaction publiée par le Canard : il nie toute demande de piston. Mieux, il pense que les initiatives d'Estrosi et de Fillon partent d'un bon sentiment et ont été réalisées dans son dos. "À l'insu de mon plein gré !" Ciotti et Virenque, même combat.