Dans le petite monde très masculin des scénaristes de BD, Isabelle Bauthian est l'exception qui confirme la règle. Déjà remarquée dans « Effleurée », elle multiplie les projets et chaque nouveauté confirme son talent, son éclectisme et sa parfaite connaissance des goûts du public d'aujourd'hui. « Pleine Lune » est un subtil mélange de fantastique et de romance au lycée. Koline, adolescente romantique, en pince pour Aurel, un garçon secret. Lors de la fête d'anniversaire d'une amie, ses copines boivent une supposée potion magique. L'effet n'est pas immédiat mais le lendemain, c'est un véritable cauchemar qui s'abat sur le lycée. Aurel révèle alors son véritable visage. Cela ne va qu'amplifier l'amour de Koline. Loin d'être réservée aux adolescentes fan de Twilight, cette BD dessinée par Saponti peut intéresser tous les publics.
Quelques chroniques de livres et BD qui méritent d'être lus et les critiques cinéma des dernières nouveautés. Par Michel et Fabienne Litout
samedi 5 janvier 2013
BD - Monstres au lycée et "Pleine Lune"
Dans le petite monde très masculin des scénaristes de BD, Isabelle Bauthian est l'exception qui confirme la règle. Déjà remarquée dans « Effleurée », elle multiplie les projets et chaque nouveauté confirme son talent, son éclectisme et sa parfaite connaissance des goûts du public d'aujourd'hui. « Pleine Lune » est un subtil mélange de fantastique et de romance au lycée. Koline, adolescente romantique, en pince pour Aurel, un garçon secret. Lors de la fête d'anniversaire d'une amie, ses copines boivent une supposée potion magique. L'effet n'est pas immédiat mais le lendemain, c'est un véritable cauchemar qui s'abat sur le lycée. Aurel révèle alors son véritable visage. Cela ne va qu'amplifier l'amour de Koline. Loin d'être réservée aux adolescentes fan de Twilight, cette BD dessinée par Saponti peut intéresser tous les publics.
Billet - Tweeter en travaillant
Début novembre, il ouvre le compte @EquipierQuick et publie quotidiennement plusieurs messages. Rapidement il fait découvrir les coulisses d'un fast-food. Hygiène défaillante : « Une sauce a passé la nuit hors du frigo... J'ai eu l'ordre de la mettre en place pour le rush du midi ».
Harcèlement de la part d'une manager : « Ça y est on est sous pression avec cette manager qui se croit tout permis... » « Juste avant de partir j'ai eu le droit à des moqueries de la manager... "mais on dirait que t'es une meuf !"... »
Le compte, très vivant, loin d'être seulement une tribune revendicative (il raconte aussi les pauses sympa, la bonne humeur du matin...), est suivi par plusieurs milliers de personnes. Mais ce type de grosse entreprise supporte mal de ne pas maîtriser sa communication à la virgule près. L'employé caché derrière @EquipierQuick, identifié par le siège, est suspendu fin novembre, avec émoluments, mais sans explication.
Jeudi, la société de restauration annonce sur son site son intention de le poursuivre pour diffamation... Pourquoi cette affaire prend-elle une telle ampleur ? Peut-être parce que le restaurant décrit est celui d'Avignon, déjà sous le feu des projecteurs après la mort d'un de ses clients intoxiqué en janvier 2011.
Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue en dernière page de l'Indépendant ce samedi
Billet - Champions de la reconversion
Le site internet laboxdesetoiles.com vend des demi-journées (299 euros, groupes de 10 personnes maximum) en compagnie de célébrités rémunérées pour faire découvrir leur sport. Le « catalogue » est très diversifié. Du champion du monde de foot (Laurent Blanc ou Lilian Thuram) aux médaillés olympiques (Laura Flessel) en passant par quelques skieurs comme Carole Montillet.
Les rencontres se déroulent à l'INSEP de Paris ou dans une station de ski. Par exemple, vous pouvez jouer le fan de Martin Fourcade, le Catalan champion de biathlon. Le rendez-vous se passera à Autrans et attention un minimum de condition physique s'impose. Le programme est clair : « 9 h 30 départ sur les pistes. 13 h 30 échange avec le champion, dédicaces et photos ». Quatre heures dans le sillage de Martin Fourcade, personnellement, si je ne dispose pas d'un scooter des neiges, c'est l'infarctus assuré.
Les dames craqueront peut-être pour un nageur. Elles peuvent mettre dans leur cabas Amaury Leveaux ou Alain Bernard. Non, Camille Lacourt n'est pas en rayon ! Pas de footballeur en activité non plus. Dommage pour Zahia, je parie qu'elle aurait aimé rendre la monnaie de sa pièce à Franck Ribéry...
Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue vendredi en dernière page de l'Indépendant.
Billet - Vue de chien
Si par bonheur mes chiens et chats en étaient équipés, je pourrais publier des scènes plus croquignolesques. Comme ce jour où, Pitchoun, un terrier très futé, a boulotté toute une tarte, préparée par ma belle-mère et laissée imprudemment à refroidir sur la table de la cuisine. Le retrouver repu, le ventre ballonné dans son panier m'a fait éclater de rire. Ma belle-mère pas du tout. Voir son approche, la façon dont il a bougé une chaise afin de l'utiliser comme marchepied et son plaisir de dévorer sa proie une fois à destination : voilà ce que la dog videocam aurait enregistré dans ce cas précis.
Si j'en équipe toute ma ménagerie (deux chiens et trois chats), je peux même me transformer en réalisateur animalier. Notamment le jour où les chats ont attaqué un poulet mis à décongeler sur le plan de travail de la cuisine et l'ont fait tomber pour que les chiens se goinfrent eux aussi... Alors, je saurai enfin qui est le meneur de notre Club des cinq à quatre pattes.
Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue jeudi en dernière page de l'Indépendant.
mercredi 2 janvier 2013
Billet - Nouveaux lingots d'or made in Apple
Smartphones et tablettes sont les nouveaux symboles de notre société de consommation. Stars des cadeaux de fin d'année, ils amorcent une entrée fracassante dans l'actualité du grand banditisme. Signe des temps, les braqueurs ne s'attaquent plus aux bijouteries mais aux Apple Stores.
Ces attaques éclair, fréquentes aux USA, traversent pour la première fois l'Atlantique. Le soir du réveillon, quatre hommes armés pénètrent par effraction dans l'Apple Store de Paris Opéra, neutralisent les gardiens et dérobent pour un million d'euros de matériel informatique. Les malfrats high-tech emportent leur rapine dans un camion tout bêtement garé à l'entrée de la boutique. Des centaines d'iPhones et d'iPads vont se retrouver sur le marché noir à des prix défiants toute concurrence.
Paradoxe de la modernité, en s'attaquant à Apple et ses petits bijoux de technologie, les voleurs font aussi dans la culture. Un iPad, seul, n'est qu'une coquille vide. Il peut contenir des milliers de romans ou de films. Un rangement, compact et moderne, mais juste un rangement. Il y a 15 ans, les voleurs, pour obtenir un butin équivalent, auraient dû dévaliser des kilomètres et des kilomètres de rayonnages de bibliothèque. Encombrant et totalement invendable.
Smartphones et tablettes sont de plus en plus petits, compacts, performants. Comme le métal précieux, ils n'occupent quasiment pas de place au regard de leur valeur. Plus de doute, ces appareils sont les lingots d'or du XXIe siècle.
Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant.
mardi 1 janvier 2013
Billet - Les milliards du net en 2012
Le net est un peu le nouvel eldorado du XXIe siècle. Ils sont des millions à espérer faire fortune dans le virtuel. Néanmoins, peu de chanceux font partie des élus. Quand je me suis lancé il y a un peu plus d'un an dans la rédaction quotidienne (sauf le dimanche, mille mercis Jean-Paul Pelras de me permettre de respecter Shabbat) de cette chronique sur le net, je me suis dit : « Fin 2012, je suis millionnaire. » Objectivement, il ne me reste plus que deux jours pour persuader mon rédacteur en chef de m'octroyer une prime à six zéros. A moins qu'un riche mécène (Mark, si tu me lis) aie pitié d'un pauvre chroniqueur...
Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue samedi en dernière page de l'Indépendant.
Billet - Dernier bilan de 2012, ras le Psy
2012 sur le net : que reste-t-il d'une année de surf virtuel ? Tentative de bilan, épisode 6/6.
L'année 2012 ne restera pas dans les annales comme celle de la réélection de Barack Obama ou du retour au pouvoir des socialistes en France. Cela aurait pu être celle de la fin du monde, mais au final, s'il n'en reste qu'un pour symboliser cette année, ce sera le chanteur coréen Psy. Internet a une nouvelle fois accouché d'un « phénomène » que personne n'a vu venir. Les plus « branchouilles » des veilleurs du net annonçaient le déferlement de la K-pop sur le reste du monde. C'est une parodie de cette musique sucrée et aseptisée, alliée à une danse aussi simple que ridicule, qui a mis tout le monde d'accord. Le clip « Gangnam Style » affole le compteur de YouTube depuis quelques mois. Avec plus d'un milliard de vues (1,083 exactement à 24 heures du réveillon) il pulvérise tous les records. Et ce n'est pas prêt de cesser. Il suffit d'imaginer, ce soir, les hordes de fêtards avinés en train de danser à la Psy. Après la traditionnelle chenille car tradition et bon goût français ne font pas toujours bon ménage.
Mais comment expliquer l'inexplicable ? Quel sociologue osera décortiquer la signification cachée de ces pas de danse pour en découvrir la substantifique moëlle ? A moins que tout bêtement le physique de Psy ne plaise aux foules. Là où les groupes de K-pop sont nombreux, beaux et excellents danseurs, Psy est rondouillard, pataud et plein d’auto-dérision. Un nouveau Monsieur Tout-le-monde, mais à l'échelle planétaire.
Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue lundi 31 décembre en dernière page de l'Indépendant.
lundi 31 décembre 2012
Billet - 2012, l'année des Twitteuses !
Twitter a ses stars. Et en 2012, elles étaient surtout féminines. De Valérie Trierweiler à Audrey Pulvar en passant par Nadine Morano, elles ont parfaitement maîtrisé le réseau social pour faire parler d'elles. Pas toujours en bien, mais le résultat est le même.
François Hollande à peine élu, la nouvelle première dame de France réussit l'exploit de faire oublier « Carlita » en un seul tweet. Alors que les législatives s'annoncent plus serrées que prévu pour le PS, elle lance un pavé dans la mare en soutenant Olivier Falorni, le dissident de La Rochelle opposé à Ségolène Royal. Exit le débat politique, la guerre entre l'ex et la nouvelle éclipse tout débat de fond. Depuis @Valtrier a fermé son compte, puis en a rouvert un nouveau, beaucoup moins personnel, plus politiquement correct...
Andrey Pulvar aussi fait beaucoup jaser les twittos. Journaliste reconnue et compétente, elle change de statut en devenant la compagne d'Arnaud Montebourg. Là aussi, un certain voyeurisme est à l'origine de son succès. Femme de ministre, elle doit mettre un bémol dans ses interventions. Et c'est sur Twitter qu'elle annonce sa séparation. Qui dit que la gauche ne peut pas faire dans la peopolitique ?
Mais la reine de Twitter reste et restera pour toujours Nadine Morano. Un délice pour les observateurs amateurs de second degré involontaire. Nadine, surtout, ne change rien !
Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue vendredi en dernière page de l'Indépendant.
dimanche 30 décembre 2012
Billet - Prisonniers du net en 2012
Utiliser Internet n'est pas dénué de danger. En cette année 2012, en plus des blogueurs chinois, arabes ou cubains emprisonnés arbitrairement (mais ce n'est pas nouveau), deux fortes personnalités sont privées de liberté pour un tout autre motif. Coup de théâtre en janvier : le site Megaupload (60 millions d'utilisateurs) est supprimé et son fondateur, le très folklorique Kim Dotcom, arrêté en Nouvelle-Zélande. Ce milliardaire du piratage internet, adepte des voitures de course et du clinquant en tout genre, reste un mois dans les geôles d'Auckland. Les USA tentent vainement de l'extrader. On chiffre les pertes pour les ayants droit, en raison du piratage, à près de 500 millions de dollars. Placé sous contrôle judiciaire, Kim Dotcom a l'intention de se relancer : il annonce l'ouverture de Mega vers le 20 janvier 2013, pile une année après la mort de Megaupload.
Très différent le parcours de Julian Assange. Le fondateur australien de Wikileaks dérange de nombreux Etats. Le site publie des documents confidentiels, véritables bombes pour quelques démocraties. L'extradition le menace, pour une affaire de mœurs montée de toutes pièces selon ses avocats, il se réfugie dans l'ambassade d'Equateur à Londres le 19 juin. Depuis, il n'a pas quitté le bâtiment, bien que le pays lui ait accordé l'asile politique. Entrepreneur mégalo ou défenseur des libertés, leur point commun : une indépendance entravée par Internet.
Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue jeudi en dernière page de l'Indépendant.
samedi 29 décembre 2012
Billet - Live is live !
Internet, loin de signer la mort de la presse, permet d'inventer de nouvelles pratiques journalistiques. En 2012, le « live » ou « direct » a pris un essor phénoménal. Pour un événement prévu (match de rugby, conseil municipal ou procès) ou imprévu (incendies, phénomène climatique), le live est un instrument médiatique alliant souplesse et réactivité. Complément parfait d'une diffusion télévisée, il permet une réelle interactivité.
Par l'intermédiaire de Twitter, de SMS ou de commentaires en direct, les questions de ces lecteurs multimédias fusent. Comme une grande discussion à bâtons rompus dans un immense forum. Néophytes et spécialistes se répondent en fonction des dernières informations diffusées par le ou les journalistes en direct sur place. En 2012, sur le site de l'Indépendant, les « lives » voient leur audience grimper exponentiellement. Cet été, des milliers d'internautes ont pu suivre en direct l'avancée des incendies en Catalogne Sud.
Dernier exemple en date, le record absolu de la saison, est à mettre au crédit de la pseudo fin du monde. Durant la nuit de vendredi à samedi, entre les tweets en direct de Bugarach (calme plat) et les délires des uns et des autres, vous êtes des milliers à avoir rigolé en ligne. Le live est un exercice tout terrain dont on est loin d'avoir fait le tour. Confirmation en 2013.
Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue mercredi en dernière page de l'Indépendant.








