mercredi 7 décembre 2011

BD - Rires sur Troy avec de minis trolls toujours aussi affamés


Panique chez les Trolls, victimes d'un sort, ils sont rapetissés. Mais ce n'est pas parce qu'ils ne mesurent plus que dix centimètres qu'ils ne sont pas dangereux. Waha, son père et son fiancé, vont en ville pour retrouver leur taille normale. Capturés, transformés en poupées, devant affronter des animaux gigantesques (rats, pétaures...) leur périple est plein de surprises. Arleston, au scénario, joue parfaitement avec ses personnages, comme un gamin avec ses figurines. 

Gags et jeux de mots s'enchaînent au fil des pages dessinées par un Mourier en pleine forme. Il est vrai que quelques demoiselles très légèrement vêtues lui donnent moultes occasions de faire admirer la courbe de son pinceau. Un régal pour les yeux et les zygomatiques.

« Trolls de Troy » (tome 15), Soleil, 13,50 €

mardi 6 décembre 2011

BD - Mystère sur Antarès : les voyages merveilleux de Léo


Rien de tel qu'un album de Léo pour se dépayser. Antarès, par exemple, vous offre une flore et une faune étonnante. Dangereuse aussi. Kim et ses amis, en cherchant à rejoindre la base principale de la nouvelle colonie vont l'apprendre à leurs dépens. 

Une panne mécanique va les immobiliser au bord d'une rivière. Ils trouvent refuge dans des grottes, mais sont attaqués par d'énormes limaces suceuses de sang. Ensuite, en tentant de chasser des antilopes hérissées de piques, ils se font attaquer par des sortes de sacs volants à la digestion très efficace. 

« Cette planète est un vrai cauchemar » se lamente une militaire à bout de nerfs. Le lecteur, lui, y trouve son compte, sans cesse étonné par les créatures sorties de l'imagination de Léo, un très grand de la BD d'anticipation.

« Antarès » (tome 4), Dargaud, 11,55 € 

lundi 5 décembre 2011

BD - Retour sur Aquablue avec Hautière et Reno, toujours chez Delcourt


Série vedette des éditions Delcourt, Aquablue a connu une longue éclipse. Nao est enfin de retour sous la signature de deux jeunes auteurs prometteurs. Hautière est un scénariste ayant rencontré le succès avec des séries d'aventure, Reno, dessinateur des Womoks et de Valamon, est un génie de la couleur. Le duo remplit son contrat avec brio, ce « Retour aux sources » est digne des premiers tomes de la série créée par Cailleteau et Vatine. 

De retour sur la planète bleue, Nao mène des recherches génétiques pour trouver un lien entre les Terriens et les habitants d'Aquablue. Il retrouve sa femme, son fils et quelques ennemis. Une première partie haletante, qui donne envie de lire la suite. Il ne reste plus qu'à Reno de faire mentir la légende le présentant comme le plus talentueux de sa génération, mais également le plus lent...

« Aquablue » (tome 12), Delcourt, 13,50 € 

dimanche 4 décembre 2011

Essai - Le web de A à Z dans une encyclopédie parue chez Robert Laffont

Surfer sur internet c'est souvent source de nombreuses interrogations. Ce monde n'est pas tout à fait comme le nôtre. Il existe des codes, des secrets, des pratiques que le commun des mortels ne peut pas saisir immédiatement. A moins d'être un geek. Encore faut-il savoir ce qu'est un geek.

La solution à ces interrogations ? La très instructive et désopilante « Encyclopédie de la Web culture » récemment parue chez Robert Laffont. Ce gros bouquin de 270 pages pour 23 euros vous donne les clés pour comprendre, aimer ou détester cette chose qui existait à peine il y a 10 ans et qui occupe tant de place aujourd'hui.

Écrite par Titiou Lecoq (allez voir son blog, Girls and Geeks) et Diane Lisarelli, l'encyclopédie compte une centaine d'entrées. A geek, apprenez que ce passionné de nouvelle technologie, après avoir été la risée de tous, est à la mode, même dans les films hollywoodiens.

D'où vient le mot Spam désignant les mail publicitaires (75 % du trafic en France) ? Il s'agit d'un hommage à un sketch des Monty Python parodiant une publicité pour des boites de conserve de jambon de la marque... Spam.

Sur Twitter, les auteurs expliquent le bon côté : rapidité et simplicité tout en mettant en lumière son gros défaut : 71 % des tweets sont totalement ignorés.

Vous trouverez également quelques conseils. Si vous aimez faire des commentaires, apprenez à vous faire détester en « multipliant les fautes d'orthographes », « évoquez la théorie du complot » ou « commentez uniquement pour faire de la pub à votre propre blog ».  

samedi 3 décembre 2011

De choses et d'autres - QR codes bidons (de lait)


Internet regorge de fakes, ces fausses informations, publicités ou photos. L'histoire des QR codes tatoués sur le pelage de vaches bretonnes était trop belle pour être vraie...

Pour promouvoir les produits de sa ferme, un agriculteur (en fait un acteur de la ligue d'improvisation de Rennes) peint sur le flanc de ses vaches laitières des QR codes, ces idéogrammes permettant d'envoyer des informations à un smartphone. « Flashez ce QR code et gagnez un produit laitier... » Une campagne de pub originale mais totalement fictive.

La vidéo fait le tour du net et de quelques chaînes nationales et montre des badauds coursant des vaches dans les prés, téléphones mobiles en main, tels des picadors de corrida, à la recherche du code gagnant. Tout était faux. Tout en étant tout à fait réalisable. C'est une société spécialisée dans l'utilisation des QR codes qui a imaginé cette opération de communication hors-pair. Plus vite que prévu, le journal Ouest France dévoile la supercherie, désespérant au passage quelques agriculteurs (réels eux) intéressés par l'opération...

Ces codes, souvent utilisés dans la publicité, vont être mis à toutes les sauces. Tels ces footballeurs anglais de l'équipe de Bromley FC, le crâne partiellement rasé, comme tatoué d'un code renvoyant vers un site de paris sportifs. Vendre des pubs sur le maillot c'est bien, sur le crâne c'est mieux. Le plus court chemin pour atteindre le « temps de cerveau disponible » ? 

mercredi 30 novembre 2011

De choses et d'autres - Les préservatifs Durex mis à l'index pour des tweets trop politiquement incorrects

« Pourquoi Dieu a-t-il donné un pénis aux hommes ? Pour avoir au moins un moyen de faire taire leurs femmes » Cette plaisanterie d'un goût plus que douteux est en fait une publicité. Durex, la marque de préservatifs, a lancé une campagne sur Twitter en Afrique du Sud. Sous le mot-clé #durexjoke, les publicitaires ont tenté de faire rire les internautes avec des histoires salaces.

En pleine campagne contre les violences faites aux femmes, ce tweet (et d'autres du même acabit) a fait bondir les féministes. Et de dénoncer une incitation à la violence alors même qu'un récent sondage révèle qu'un Sud-africain sur quatre a violé une femme dans son existence. Conséquence, les #durexjoke se sont transformées en catastrophe pour la marque. Avec excuses officielles et retrait des tweets.

Les associations féministes sont également montées au créneau au Kansas récemment. Coupes budgétaires au niveau fédéral oblige, la ville de Topekadevait récupérer le financement du tribunal. Trop cher pour les élus. Et le conseil municipal, pour alléger la facture et avoir un moyen de pression sur l'Etat, décidait de dépénaliser le principal délit pourvoyeur de procès : les violences domestiques. Durant plus d'un mois, les maris violents étaient relâchés par la police, faute de loi... Le bras de fer financier est terminé, les maris violents sont à nouveau poursuivis, mais une dizaine de femmes en garderont la trace, dans leur chair, jusqu'au plus profond d'elles-mêmes. 

mardi 29 novembre 2011

De choses et d'autres - Les amish ont la barbe susceptible

Couper une barbe peut vous conduire en prison. Et y rester à vie.

Aux USA, dans une communauté Amish, les divergences de vues se règlent avec une paire de ciseau. Sept hommes viennent d'être arrêtés car ils avaient coupés, sous la contrainte, barbe et cheveux à des coreligionnaires, nous apprend un reportage de CNN repris partout sur internet.

Les Amish, communauté protestante connue pour son rejet de la vie moderne (pas d'électricité ni de voitures, mêmes habits qu'au 17e siècle) sont également non violents. Beaucoup ont rejoint le Nouveau monde après la révolution française, à l'instauration du service militaire obligatoire. Cette non violence n'empêche pas les dissensions. Samuel Bullet, un patriarche régnant sur une communauté de 200 âmes à Bergholz dans l'Ohio, a été excommunié récemment pour des soupçons d'attouchements sexuels. Pour se venger, il a mis en place des expéditions punitives avec quelques-uns de ses fidèles. Ils coupaient les barbes des hommes et les cheveux des femmes. La tradition Amish veut qu'une fois mariés, les hommes se laissent pousser la barbe (tout en se rasant la moustache) et les femmes ne se coupent plus les cheveux (tout en les dissimulant sous une coiffe).

Mais en s'attaquant à ces symboles de leur appartenance à une communauté, Samuel Bullet se rend coupable de discrimination religieuse. Et aux États-Unis, on ne plaisante pas avec ça. Il risque, lui et ses six complices, une peine de prison à vie. Ce serait cher payé pour quelques coups de ciseau. 

lundi 28 novembre 2011

De choses et d'autres - Tiré par les cheveux...

Khalel a 10 ans. Il est allé chez le coiffeur. Depuis, Khalel a envie de mourir...

Fan de Ronaldo, il a demandé la même coupe que son footballeur préféré. Il arbore une « petite crête sur le dessus et le long de la tête, ce qu’il décrit comme un dégradé à l’espagnol » explique un article sur le site du Parisien, édition du Val d'Oise.

Dans un premier temps, Khalel est très fier de son nouveau look. C'est sans compter sur le jugement de sa maîtresse. « On dirait un Iroquois ! » s'est-elle exclamée. Et de convoquer Khalel et ses parents chez le directeur pour « coiffure extravagante ». Le gamin a ressenti ces remarques comme une humiliation, un véritable traumatisme. Depuis, « il me dit qu'il a envie de mourir » raconte sa mère très remontée contre l'enseignante. La coiffure ? elle la qualifie simplement « d'originale ». Plutôt que de chercher des noises à la maîtresse, la famille devrait s'en prendre aux footballeurs. De tous temps ils ont été épinglés pour leurs coupes étranges pour ne pas dire ratées, hideuses, ridicules...

Certes Khalel est malheureux aujourd'hui. Mais dans dix ans, quand il se reverra en photo, sa honte sera décuplée. C'est la loi de la mode capillaire : « Plus le temps passe, plus on trouve ses goûts d'antan à vomir. » De la raie sur le côté aux cheveux longs en passant par la coupe au bol, toutes les générations sont passées par là.

Et que Khalel se console : les cheveux ça repousse. 

dimanche 27 novembre 2011

BD - Au coin de l'épicerie, il s'en passe de belles d'après Ducoudray et Singelin


Le père d'Elliot vient d'acheter l'épicerie de ce quartier de Baltimore. The Grocery est un lieu de passage, de rencontre, de convivialité. Elliot, surdoué un peu timoré, aura quelques difficultés à se faire des amis dans un premier temps. Mais sa rencontre avec Sixteen va débloquer la situation. Sixteen est le chef de la bande des Cornerboys. Ils vendent toute sorte de drogues dans le secteur. 

Cette BD écrite par Ducoudray (La faute aux Chinois) et dessinée par Singelin est une critique au vitriol de l'Amérique contemporaine. Autour de l'épicerie vous croiserez également Wash, un ancien marine complètement paumé depuis son séjour à Bagdad, des familles se retrouvant à la rue après la saisie de leur maison par les banques ou Ellis One, le caïd de retour sur ses terres après avoir survécu à la chaise électrique. Le monde très gentillet d'Elliot est en total décalage avec la loi de la rue imposée par Ellis One ou les banques. 

C'est hyper réaliste, même si les personnages ont des anatomies de lézards, d'ours ou de têtards.

« The Grocery » (tome 1), Ankama, 19,90 € 

samedi 26 novembre 2011

BD - Malheur, deux sœurs ! Des sisters irrésistibles chez Bamboo


Wendy serait heureuse s'il n'y avait pas Marine, sa petite sœur, pour s'intéresser à tout ce qu'elle fait. Par contre, Marine serait très malheureuse s'il n'y avait pas Wendy, sa grande sœur, déjà adolescente et même assez âgée au point de faire "des kiss avec la langue à son namoureux" , Maxence. Wendy et Marine, le nouveau duo comique de la BD qui cartonne chez les plus jeunes. 

Cazenove (scénario) et William (dessin), en se lançant dans le récit des relations pour le moins heurtées de ces sœurs, ne se doutaient certainement pas du succès considérable de cette série inspirée de la vie de famille du dessinateur. La nouveauté bénéficie d'une mise en place de 100 000 exemplaires, un des plus gros tirages de cette rentrée. Wendy, l'aînée, flirte de plus en plus. Marine est particulièrement intéressée par cette pratique qui la fascine tout en la répugnant. 

Un regard amusé sur les premiers émois sentimentaux qui permet à toute lectrice entre 7 et 15 ans de se reconnaître sans peine. Car il faut préciser que ces gags s'adressent plus spécialement à la gent féminine.

« Les Sisters » (tome 6), Bamboo, 10,40 €