Dans ce monde où la culture prémâchée et bien-pensante s’octroie de plus en plus de place, il existe encore quelques îlots de liberté où l’originalité et l’anticonformisme ont encore droit de cité. Arte en est l’exemple parfait. Sur sa plateforme, arte.tv, vous avez jusqu’au 13 juillet pour voir « Les garçons sauvages » de Bertrand Mandico.
Ce film en noir et blanc, avec quelques passages oniriques (ou cauchemardesques) en couleur, montre comment cinq adolescents de bonne famille, après un jeu qui a mal tourné, sont confiés à un capitaine au long cours chargé de les mater. Après une traversée mouvementée sur un petit voilier, les cinq têtes brûlées arrivent sur une île tropicale moite et inquiétante. Ils vont être confrontés à une étonnante flore, troncs d’arbres aux excroissances phalliques pour se désaltérer, fruits à foison et plantes accueillantes.
Entre Jules Verne et « Ile du Dr Moreau », ce film inclassable, tourné à la Réunion, entraîne public et interprètes (toutes des comédiennes…) dans un voyage initiatique sans limite.
Pour se souvenir de cette soirée électorale pluvieuse, véritable bascule dans la vie politique française, France Info va rediffuser, le lundi 10 mai, la soirée électorale diffusée sur Antenne 2 et Europe1 à l’époque.
Sans vouloir faire l’ancien combattant, je me souviens parfaitement de ce 10 mai 1981. Avec mes camarades étudiants à l’école de journalisme de Bordeaux, nous avions mis en place, sous la supervision des professeurs, une simili soirée électorale en interne. Rapidement, le clan des « gauchistes » (auquel j’adhérais par logique de classe, un fils d’ouvrier agricole ne pouvant pas être de droite) a cessé tout travail pour aller faire la fête, toute la nuit, place de la Victoire, alors que celui des « Giscardiens », restait pro jusqu’au bout.
40 ans plus tard, cette victoire glorieuse de la gauche semble comme un bug dans l’histoire du pays. La France penche de plus en plus à droite. Et le président Macron, élu avec beaucoup de voix, venues de cette gauche résignée, après les défaites de Lionel Jospin, marche sur les plates-bandes sécuritaires de sa principale concurrente.
Certes, le Mitterrand de 1988 n’était pas le même que celui du 10 mai 1981, mais il ne s’était pas renié à ce point.
Par chance, je ne serai plus là pour voir les 40 ans de mai 2022. Chance, car je redoute de plus en plus cette échéance électorale de tous les dangers pour la démocratie.
Avant, on flirtait avec le ou la collègue à la machine à café ou autour d’une table en partageant la projection d’un Power Point, pourtant peu aphrodisiaque. Aujourd’hui, on ne regarde même pas la personne assise en face de soi, on reste les yeux rivés sur le smartphone, à tenter de trouver la femme de sa vie. Ou plus probablement, le coup d’un soir.
Ce sondage montre aussi que 12 % des sondés utilisent Badoo, à côté de leur compagne ou compagnon. S’ils l’avaient rencontré au boulot, en fait, ils peuvent tout cumuler : coup de foudre au travail, puis drague en douce au bureau et en sa présence…
Les patrons, en lisant ce sondage, vont, sans doute, interdire les smartphones durant ces séances de travail. Sauf, si l’employé sexy réussit à faire craquer la cadre supérieure de la boîte concurrente et parvient à lui soutirer quelques secrets d’entreprise sur l’oreiller. En fait, pour justifier l’utilisation d’une application de rencontres en ligne, en pleine réunion de travail, il suffit d’expliquer à son boss qu’on est en train d’espionner la concurrence.
À moins que cela ne soit l’inverse. Car, s’il y a bien quelque chose qui est partagé, par 100 % des utilisateurs de ce type de programme, c’est le mensonge.
Sept ans après Belle et Sébastien, Nicolas Vanier a revisité l’autre succès télévisuel phénoménal des années 60, né de l’imagination de Cécile Aubry. Entièrement tourné dans la vallée de la Cèze, dans la Provence gardoise, en particulier au village de Monclus, Poly(M6 vidéo) s’adresse aux enfants prioritairement, mais leurs parents prendront aussi du plaisir devant cette édifiante histoire d’amitié entre une gamine et un poney, qui glisse vers le film d’aventures nostalgique et sauvage.
Cécile, 10 ans, déménage dans le sud de la France avec sa mère, Louise. L’intégration avec les autres enfants du village n’est pas facile. Lorsqu’un cirque de passage s’installe à côté, Cécile découvre que Poly le poney vedette est maltraité. Elle décide de le protéger et d’organiser son évasion ! Poursuivis par l’inquiétant directeur du cirque, Cécile et Poly s’embarquent dans une cavale pleine de rebondissements.
La vie est équilibre, le fameux yin et yang. Rien n’est jamais parfait, on ne peut pas tout avoir. Il faut toujours qu’une bonne nouvelle soit contrebalancée par une mauvaise. Pour étayer mon propos, voici deux exemples glanés dans l’actualité récente. En Angleterre, la campagne de vaccination permet au pays de sortir d’un long confinement. Le nombre de malades de la Covid-19 est redevenu quantité négligeable.
Une accalmie sanitaire avec pour première conséquence l’ouverture des terrasses de pubs. Rendez à un Anglais l’occasion de boire une bière et sa vie redevient pleine de paillettes. Pourtant, une nouvelle gâche ce printemps 2021 en Angleterre : tous les magasins de bricolage ou de jardinage sont en rupture de stock totale de nains de jardins.
Au moins, nous pauvres Français peu vaccinés, toujours confinés et privés de libations sociales, on peut encore acheter ces horreurs pour rendre nos jardins encore plus rebutants.
Second exemple avec Thierry Ardisson. Il va faire son retour à la télévision. Après s’être fait virer comme un malpropre par Canal +, il retrouve la petite lucarne où il mènera chaque vendredi soir depuis un palace parisien, l’interview d’une grande star.
Un beau retour pour le trublion du PAF. A une nuance près. Comme c’est sur France 3, terminées les starlettes et petits jeunes qui montent. Ardisson devra s’adapter à l’âge du public de la chaîne. Et comme le créneau des people sur le retour est déjà pris le dimanche ailleurs, ce sont carrément des personnalités décédées depuis des années qui seront cuisinées par le célèbre intervieweur grâce à des trucages très poussés.
Premier invité : Jean Gabin. Ardisson est content, il fait toujours de la télévision. Mais avec des morts.
Il était une fois une magicienne (ou une fée…) qui aimait les plantes et le dessin. Elle devint paysagiste pour embellir les villes. Lors de ses promenades, elle croisait quantité d’espèces qu’elle trouvait toutes plus jolies les unes que les autres. Elle les dessinait minutieusement puis coloriait ses croquis. Elle confectionna une formule magique pour transformer ces dessins sur une simple feuille en un mini-guide facile à consulter. Sa trouvaille attira l’attention d’une maison d’édition spécialisée en écologie et les petits guides sont devenus un livre de 150 pages, en vente partout en France. Pour que les plantes croisées par les jardiniers promeneurs abandonnent leur anonymat.
Malgré des origines bretonnes, Marine Cressy est devenue une spécialiste de la végétation méditerranéenne. Elle peut vous nommer quasiment toutes les plantes qui poussent dans la région, en garrigue comme sur les trottoirs des villes ou dans les jardins des particuliers. Une encyclopédie vivante qui se remplit sans cesse au gré de ses balades dans et autour de Perpignan, la ville où elle s’est installée à la fin de ses études à l’école du Paysage de Versailles. Durant 10 ans elle a été paysagiste conseil au CAUE des Pyrénées-Orientales. Une expérience professionnelle qu’elle a décidé de prolonger en se mettant à son compte en 2019. Et se donner aussi l’occasion de vivre en partie de son autre passion : le dessin.
Ce qui était un simple passe-temps (l’édition de mini-guides, lire ci-contre), est devenu un projet beaucoup plus abouti après la signature d’un contrat d’édition avec les éditions Ulmer. Durant 9 mois, dont une partie en plein confinement, elle a écrit et dessiné les 150 pages de cette « Mini-flore du jardinier promeneur ». Le résultat est un petit livre bourré d’informations utiles sur les fleurs, plantes et autres arbres de France, textes agrémentés de planches en couleurs et de dessins humoristiques dans les marges pour rendre la lecture plus fun. Un petit format qu’on peut glisser dans ses poches quand on part en balade.
Marcher en ville, dans les parcs ou à la campagne reste une des occupations favorites de cette jeune femme fervente protectrice de la nature. Marcher mais savoir aussi s’arrêter pour observer les fleurs et les dessiner. Des dizaines et des dizaines de croquis depuis des années. Un herbier en papier qui lui a été d’une grande utilité pour confectionner ce livre.
Au fil des saisons
Composé de quatre parties, en fonction des saisons, le guide s’intéresse aux fleurs, fruits et feuilles. À l’intérieur, elles sont classées par couleurs ou particularités. On peut donc admirer de superbes planches sur les fleurs bleues, violettes, rouges ou jaunes du printemps ou de l’été. Les feuilles aussi sont remarquables, certains arbustes aimant les colorer dans toutes les nuances du vert mais avec d’autres couleurs comme le pourpre ou le rouge à l’automne.
Entre chaque saison, Marine Cressy insère des bonus sur des pages au fond vert. Une volonté de cette créatrice de se mettre au niveau de ses lecteurs. Car tout en étant un livre en partie scientifique, cet ouvrage se veut ludique avant tout. D’ailleurs, en couverture, le programme est clairement énoncé : « Mettez un nom sur les plantes qui vous entourent ».
« Je ne suis pas botaniste et l’idée de ce livre est d’aller vers le grand public, créer de la curiosité par rapport aux plantes du quotidien. Mais faire sourire aussi avec de petites anecdotes », explique Marine Cressy. Et des plantes exceptionnelles, on peut en trouver partout, tout le temps. En quelques mètres, dans le parc Sant-Vicens de Perpignan, rempli des cris des enfants en cette belle après-midi printanière, elle montre au néophyte les fleurs roses et si abondantes de l’arbre de Judée. Fleurs qui poussent par grappes directement sur les grosses blanches. Puis elle caresse avec délicatesse les pétales si fragiles du ciste cotonneux.
Camphrier et ricin
Le parc est un superbe terrain de jeu pour la paysagiste, mais elle apprécie encore plus de découvrir des plantes s’épanouissant en pleine zone urbain. A quelques dizaines de mètres du parc, au pied d’immeubles de plusieurs étages, des parterres regorgent de plantes sans doute semées par des habitants. Des acanthes grimpent de plus en plus haut, des urospermes se frayent un passage entre les herbes, les asperges réchappées de la cueillette se transforment en petit buisson alors que le laurier-rose, lui, n’est pas encore en fleurs.
Puis Marine Cressy arrache un bout d’écorce sèche à un arbre placé entre deux places de parking. En la sentant, on devine que c’est un camphrier qui s’épanouit incognito dans ce quartier de Perpignan. Plus loin, les jeunes feuilles rouge vif d’un ricin annoncent ce printemps paré des couleurs de l’arc-en-ciel au cœur de cette région méditerranéenne, beaucoup plus riche en diversité que le reste de l’Europe. Marine Cressy l’explique simplement par la rigueur du climat. Il est difficile aux plantes de survivre. Elles doivent s’adapter, s’accrocher, et aucune ne peut prendre le dessus sur les autres.
Une règle naturelle mise en pratique depuis quelques années dans les villes. Une essence ne doit pas représenter plus de 10 % des plantations. Perpignan ville des palmiers est une fausse image. Il y a actuellement près d’une centaine d’arbres différents dans la capitale catalane. Et encore plus de fleurs qui s’accrochent aux trottoirs. Il ne vous reste plus qu’à tenter de les repérer grâce aux ouvrages de Marine Cressy, la bonne fée de la végétation libre.
Les fleurs des trottoirs à l’honneur
Les miniguides ayant de plus en plus de succès localement, la mairie de Perpignan a demandé à Marine Cressy de finaliser sous cette forme un petit fascicule sur les « Fleurs de nos trottoirs ». D’un format un peu plus grand, distribuée lors des visites botaniques ou d’actions de sensibilisation auprès des scolaires, cette plaquette permet de « changer de regard sur les sauvages de votre rue ». Au total 174 espèces végétales ont été répertoriées dans les rues de Perpignan, preuve que la diversité existe au naturel.
Les mini-guides (et posters*) sont disponibles dans les librairies Torcatis*, Cajelice*, et la LLibreria et Epicerie l’Echoppe à Perpignan. Librairie le Presse Papier* à Thuir, librairie Libambulle* et Biocoop* à Prades. Après le confinement, vous pourrez les retrouver aussi dans les magasins de jeux et jouets la Drôlerie et Sortilèges à Perpignan, à la Maison de site de Paulilles, au Prieuré de Marcevol* et au Tropique du Papillon* à Elne.
Tout est parti des mini-guides locaux
Marine Cressy, lors de ses promenades, en ville comme à la campagne, a remarqué que ses amis lui demandaient régulièrement « Elle est jolie cette plante. Tu sais comment elle s’appelle ? » La paysagiste a décidé de compiler toutes ces espèces si communes dans la région méditerranéenne. Des dizaines de fiches et autant de dessin. Lui vient alors l’idée de les réunir dans des petits guides au gré des saisons. Elle publie donc un premier opuscule sur les « Fleurs, fruits et écorces remarquables de janvier à mars en Méditerranée ». Tout est fait à la main, sous une forme unique qui allie beauté et pratique. L’objectif de Marine Cressy était de proposer un petit fascicule facile à consulter en balade et peu encombrant. En réalité elle se contente d’imprimer une feuille classique, qu’elle plie ensuite de façon savante afin de transformer une face en petites pages informatives et l’autre en poster pour retrouver facilement les plantes croisées. Les trois autres mini-guides permettent de faire le tour de la végétation locale en une année et comme l’autrice aime partager ses inventions et sa démarche, elle propose également une sorte de making-of où elle explique comment elle dessine et confectionne ces petits bijoux d’inventivité. La collection complète, accompagnée de posters est toujours en vente dans divers points du département des Pyrénées-Orientales.
Si je n’avais pas été vacciné lundi dernier (je vais bien, merci…), j’aurais tout fait pour sauter dans un avion et me retrouver, ce samedi 17 avril, de 11 h à 15 h, à Tremé en Louisiane. Dans ce quartier de la Nouvelle-Orléans à la réputation musicale mondiale (Tremé a même donné son nom à une série diffusée sur HBO aux USA et OCS en France), la mairie organise quantité de séances de vaccinations.
Ce samedi c’est au Kermit’s Tremé Mother-in Lounge que vous pourrez vous faire piquer tout en écoutant, sans doute, un peu de musique et déguster un verre gratuit. Boire une pinte en musique dans un des temples de la Nouvelle-Orléans, voilà de quoi motiver les plus réticents à la vaccination. Je connais nombre de mélomanes (et amateurs de bière fraîche…) qui rêvent d’un tel moment.
Les USA ont multiplié les petites attentions pour choyer les futurs vaccinés. Le plus incroyable, reste le cadeau offert à tous les vaccinés de plus de 21 ans passant par un dispensaire du Michigan : un joint de cannabis pré-roulé.
En France, les vaccinés on juste droit à des heures de télévision, après coup, pour se demander si le vaccin qui vient de nous être administré ne va pas, finalement, provoquer des maladies encore plus graves que la Covid-19. Le moins pire, pour l’instant, reste l’initiative de la commune d’Hirson dans l’Aisne : le centre de vaccination accueille également une exposition de peinture.
Alors, dès que les terrasses rouvrent, les cafetiers de la région devraient organiser des événements du type de celui de Tremé. Le taux de vaccinés dans la région devrait automatiquement progresser.
Notre époque nous impose d’aller toujours plus vite. Trop vite en l’occurrence. Exemple, avec l’histoire d’un message sur Twitter qui a provoqué un déferlement de réactions.
Généralement, le tweet sert de porte d’entrée pour aller lire un article sur un site d’information. Souvent, c’est le titre du papier qui forme le texte du message.
Nice Matin publiait, la semaine dernière, un article sur la démolition d’une maison remarquable de la commune de Vence. Le titre était le suivant : « L’ancienne maison de Jean Maret à Vence bientôt rasée et remplacée par un immeuble. » Jean Maret ou Jean Marais ? Forcément, on peut se poser la question.
Et beaucoup, sans chercher plus loin, affirment, en se moquant, que c’est encore une grosse faute de ces « ignares » de journalistes qui ne savent même pas écrire correctement le nom du célèbre comédien. Dans un commentaire, un petit rigolo demande si « Jean Maret est l’ami de Jean Cocto ? »
Pourtant, si on clique sur l’article, on découvre, qu’en fait, cette ancienne bergerie a été réhabilitée par Jean Maret, emblématique maire de Vence, de 1959 à 1983. Mais, visiblement le « toujours plus vite » affranchi les utilisateurs des réseaux sociaux de prendre connaissance de l’information dans son intégralité. Une perte de temps, selon certains.
Dans ce cas précis, s’ils avaient pris 10 secondes pour lire ne serait-ce que le début de l’article, ils auraient évité de se ridiculiser en public.
Quand la télé américaine veut faire dans le polar régional, cela donne Emergence, hybride peu convaincant entre grand thème futuriste (les progrès affolants des intelligences artificielles) et héros du quotidien (policière en surpoids élevant seule une ado tout en étant chef du commissariat de la petite ville côtière loin du tumulte de la grande ville) que l’on retrouve sur Amazon Prime après une diffusion sur TF1 l’an dernier.
A l’arrivée c’est tellement peu crédible que les audiences s’effondrent (sur ABC) et que la seconde saison est annulée avant même la fin du tournage de la première. Bref, ces 13 épisodes de la série imaginée par Michele Fazekas et Tara Butters ne sont pas indispensables mais donnent quand même à l’amateur quelques bonnes raisons de perdre une dizaine d’heures. D’abord pour la présence de Terry O’Quinn en grand méchant. L’interprète de Locke dans Lostreste un must dans toute création qui intègre un peu de SF et de fantastique dans son récit. Pour Alexa Swinton, la plus jeune du casting mais sans doute la meilleure. Elle est Piper, fillette amnésique, en réalité androïde aux pouvoirs phénoménaux.
Enfin, sur un autre registre, la composition d’Allison Tolman dans le rôle principal a tendance à transformer le drame en série comique. Elle n’a pas le physique de l’emploi et surtout ne peut s’empêcher à chaque scène de remettre ses cheveux en place, comme si elle était dans un défilé de mode perpétuel.
Le printemps est connu pour être la saison de l’éruption de boutons de toutes sortes. Dans la nature ou sur le visage des ados confinés. La Terre aussi semble en pleine crise de puberté avec une grosse poussée d’acné. Pour notre planète, un bouton correspond à un volcan. Le problème semble de plus en plus grave.
Tout a débuté le 19 mars avec un jet de lave incandescente, en Islande, sur le site de Fagradalsfjall. Les puristes vous expliqueront qu’il ne s’agit pas exactement de l’éruption d’un volcan, mais d’une simple écorchure de la croûte terrestre. Le résultat semble le même, avec coulée de lave en fusion, sous le regard goguenard des Islandais qui ont déjà vu pire.
Dans les Caraïbes, sur la petite île de Saint-Vincent, par contre, c’est un véritable volcan qui a fait des siennes. La Soufrière a lancé des tonnes de cendres dans l’atmosphère. Un panache si grand et compact qu’il était visible depuis la Station spatiale. Une bonne partie de la population a dû se réfugier dans le sud.
Enfin, le dernier « bouton » en date a avoir explosé se trouve à La Réunion. Le Piton de la Fournaise s’est rappelé à notre bon souvenir. Mais, c’est une habitude pour cette île de l’Océan Indien. Un classique qui attire toujours beaucoup de touristes. Enfin, quand on peut aller plus loin que 10 kilomètres autour de chez soi.
Je me demande, d’ailleurs, si ces volcans qui se lâchent ne préfigurent pas ce qui risque d’arriver aux millions de Français qui sont sous pression depuis plus d’un an. Étonnant, en fait, qu’il n’y ait pas eu plus d’explosions individuelles.