Sur une île, ressemblant un peu trop à un paradis, des enfants apparaissent régulièrement, comme s'ils étaient des naufragés. Ils étaient six et ce matin-là, un septième vient d'arriver. Aran sera confié à Maria, une des adultes de ce petit village vivant en autarcie. Aran, mystérieux, veut, dès le premier matin, un cahier. Il explique aux six autres enfants de l'île, tous naufragés comme lui, qu'il veut y noter ses faits et gestes. Une habitude qui lui permettra d'entretenir sa mémoire. Une mémoire qui semble se volatiliser du jour au lendemain chez les six autres enfants. Chez les villageois, c'est l'inquiétude. La démarche d'Aran les inquiète. D'autant que le jeune naufragé désire aller au phare, persuadé que c'est ce dernier qui l'empêche d'avoir des souvenirs.
Ecrite par Andoryss (une jeune auteur de 30 ans), cette histoire intègre la collection « Sept » de chez Delcourt. Dessinée par Tony Semedo, elle est plus onirique que fantastique. Ces enfants perdus, dans tous les sens du terme, sont parfois attendrissants mais aussi un peu inquiétants.
« Sept naufragés », Delcourt, 14,95 €



Après le huis-clos au plus profond des abysses (« Starfish » paru en 2010 au Fleuve Noir), Peter Watts prolonge sa saga de science-fiction au grand air. Son héroïne, Lenie Clarke a survécu. Après l'explosion et le tsunami qui en a résulté, elle s'est tapi au fond de l'océan. Technicienne chargée d'entretenir ces nouvelles centrales électriques utilisant l'énergie géothermique, elle a a été « améliorée » pour résister aux grandes pressions et respirer sous l'eau. C'est à pied qu'elle rejoint la cote américaine. Et ce qu'elle découvre ne ressemble plus au monde qu'elle a connu avant. « Le fond était entièrement recouvert de cadavres. Qui semblaient eux aussi couvrir plusieurs générations. Certains se réduisaient à des agglomérats symétriques d'algues. » Des millions de morts, des pans entiers du pays disparu : l'Amérique peine à se redresser. 


