mardi 14 août 2007

BD - Changement de propriétaire au Garage Isidore

Au "Garage Isidore", on oeuvre sans relâche et avec talent dans l'art de choyer le client. Vieille bagnole ou coupé sport rutilant n'ont pas de secret pour M'sieur Zid et ses mécanos ! Que vous soyez en rade sur une route de campagne ou que vous poussiez votre voiture jusqu'à l'atelier de notre garagiste préféré, vous avez l'assurance d'être dépanné par les mains les plus expertes de la profession. Pourtant, entre ses clients irascibles et ses employés pas très futés, M'sieur Zid collectionne les ennuis... 

Une série increvable écrite par Gilson et dessinée par Stédo. Il a pris la relève depuis trois albums de Olis, le créateur de cet univers. Stédo qui va passer la main lui aussi, trop pris par le succès de son autre série, « Les Pompiers » chez Bamboo. 

Pour le prochain album, les lecteurs retrouveront un dessinateur qui a déjà assuré une reprise de prestige : Sikorski. Il avait succédé à Will dans le dessin des aventures de Tif et Tondu. Il devra accentuer le côté comique de son dessin. Les premières planches sont publiées actuellement dans le magazine Spirou. C'est très concluant. (Dupuis, 8,50 €)

 

lundi 13 août 2007

Roman - Les nuits torrides de Bubbles

Sarah Strohmeyer nous fait découvrir les nouvelles aventures de Bubbles, son héroïne récurrente, coiffeuse chic et journaliste choc.

Ce n'est un secret pour personne, un salon de coiffure est l'endroit idéal pour colporter ragots et commérages en tous genres. Celui de Lehigh, petite bourgade tranquille où oeuvre Bubbles Yablonsky, ne déroge pas à la règle. Mais faire des permanentes et des brushings à longueur de journée lasse vite Bubbles, coiffeuse hors-pair et journaliste de choc à ses heures perdues. Dans « Bubbles s'enflamme », sa troisième aventure, Bubbles, attirée par les ennuis comme un chien par un os – les deux mordent et ne lâchent pas prise – se lance dans une nouvelle enquête au milieu (et même au fond) des mines de charbon qui pullulent dans la région.

Où on lui pose un drôle de lapin...

Et pourtant, la soirée avait tout pour être prometteuse. Réservation d'une chambre luxueuse dans un hôtel de charme, équipé d'un jacuzzi en forme de coeur, excusez du peu, achat de petits dessous arachnéens et affriolants pour pimenter la chose : c'est décidé, cette nuit, notre journaliste intrépide (mais pas téméraire) va enfin faire le grand saut. Outrepassant son voeu d'abstinence, elle compte bien passer le nuit avec Steve Stiletto, grand gaillard séduisant à tomber et photographe de presse avec qui Bubbles a l'habitude de travailler... et de tomber amoureuse (la réciproque est vraie).

Mais les heures passent et toujours pas de Stiletto à l'horizon.

Quand, renversement de situation, Bubbles reçoit un coup de téléphone de son patron et mentor au journal, M. Salvo. Il la charge de filer dare-dare dans une mine de charbon désaffectée où elle a rendez-vous avec une grosse pointure de Lehigh, malheureusement tout ce qu'il y a de plus morte d'une balle dans la poitrine. Et qui voit-elle une fois sa bonne vieille Camaro dûment garée ? Le cher et tendre Stiletto dans un face-à-face qui n'a plus rien à voir avec la nuit débridée initialement prévue.

A force de fouiner partout et de mettre leur nez là où ils auraient mieux fait de mettre des visières, Bubbles et Stiletto, chacun à la recherche de « son » scoop, finissent par se retrouver dans une situation des plus délicates. Certes, l'homme abattu s'avère être une huile de Lehigh mais pourquoi donc cherche-t-on à faire taire les deux journalistes auxquels « on » n'arrête pas de chercher des poux dans la tête avec une seule idée : les envoyer carrément ad patres ?

Opposition de personnalités

Dans la troisième enquête de notre coiffeuse journaliste, Sarah Strohmeyer nous en met plein la vue avec les aventures aussi trépidantes que désopilantes de Bubbles et Stiletto. L'une ne jure que par les petits tops en lycra, les pantalons extra moulants et les chaussures aux talons vertigineux. Pas toujours pratiques d'ailleurs quand on doit crapahuter dans une mine de charbon... L'autre, bronzé, au look baroudeur, roulant en jeep, fait se pâmer non seulement les ménagères de moins de cinquante ans mais à vrai dire toute la gent féminine.

Sans compter Lulu, la mère de l'héroïne, plus large que haute et sa copine Geneviève, véritable armoire à glace toujours armée jusqu'aux dents d'objets les plus hétéroclites bien décidée à protéger à tout prix leur petite Bubbles ». Ce mélange savamment dosé nous fait battre le palpitant à travers les aventures rocambolesques de tout ce petit monde.

Bien écrit, d'une imagination débordante et hilarant par dessus le marché, reste à vous donner un conseil d'ami : entrez vite dans la vie trépidante de la très séduisante coiffeuse journaliste.

« Bubbles s'enflamme », Sarah Strohmeyer, Fleuve Noir, 16,50 € 

dimanche 12 août 2007

Polar - Dernière mort avant l'oubli pour Vadim Bronsky


Très typé ce polar français écrit par un petit nouveau, René Dzagoyan, visiblement nourri au San-Antonio. Le héros, Vadim Bronsky est fils d'émigré russe. C'est également une forte tête dans une mauvaise passe. Sa copine, Greta, vient de le plaquer. Il va tellement mal que son supérieur hiérarchique le met d'office en congé maladie et lui prend un rendez-vous avec un psychanalyste. Une initiative qui n'est pas du goût de Vadim, d'autant qu'il est sur une affaire qui le passionne.

Dans une petite chambre miteuse, la concierge de l'immeuble a découvert un vieillard mort, une balle dans la poitrine. Suicide concluent hâtivement les collègues de Bronsky. Mais ce dernier est persuadé qu'il s'agit d'un crime.

Il demande une autopsie et rapidement découvre qu'en plus de la balle dans le coeur, le vieil homme a été empoisonné et frappé à la tête.

Caractère bien trempé.

Qui a assassiné cet ancien harki ? Que faisait-il chaque mercredi dans des cafés de quartiers huppés ? Bronsky, en bon chien de chasse, ne lâche pas son os. Et malgré sa mise à l'écart du service, il va continuer à enquêter sur l'affaire avec l'aide de ses deux meilleurs éléments, l'espiègle et méridionale Mimi et le jeune stagiaire Johnny, dégoûté du retour à la terre promise après avoir échappé à un attentat aveugle en Israël. Et quand il remue trop la boue du passé, c'est le chef de Bronsky qui y va de sa gueulante. Mais il en faut plus pour ébranler notre héros, forte tête marquée aussi par cette fameuse "âme slave" . Cela permet à l'auteur de changer de registre et de signer quelques belles pages ou considérations sur la difficulté de vivre dans ce monde de fou.

«Vadim Bronsky, dernière mort avant l'oubli» de René Dzagoyan, Flammarion, 18 € 

samedi 11 août 2007

Roman - La fascination du pire de Florian Zeller


Florian Zeller, jeune auteur de 25 ans aborde avec gravité dans ce roman la problématique de la création et de sa perception dans le monde musulman, l'Egypte en l'occurrence. Il met dans la bouche d'un de ses deux héros, Martin Millet, quelques vérités très éloignées de la pensée unique.

Martin n'y va pas par quatre chemins. Il déteste les pays arabes, cette religion et son corollaire de frustrations. Avec son collègue, écrivain beaucoup plus posé, modérateur et par ailleurs narrateur du roman, il doit donner une série de conférences au Caire à la demande de l'ambassade de France. Le choc des cultures sera frontal...

Ce roman nous entraîne dans des scènes parfois très tendues mais s'accorde de nombreuses respirations. Ainsi le narrateur, constatant qu'il n'a pas son téléphone portable, en tire cette constatation : en temps de guerre, "les mots avaient une force redoutable puisqu'ils décidaient des vies. On attendait, et on faisait confiance même sans nouvelle de l'autre pendant des périodes infinies. Aujourd'hui on commence à paniquer dès que l'on ne parvient pas à le joindre sur son portable. (...) L'angoisse a gagné du terrain. Nous sommes entrés dans une période sans retour qui signe la fin de l'attente, c'est-à-dire de la confiance et du silence." Entre les deux écrivains à peu près de la même génération, la confiance va petit à petit s'installer. Martin raconte son enfance malheureuse d'adolescent mal dans sa peau, trop gros et laid. Des confidences qui étonnent le narrateur : "Je n'aurai confié ma souffrance à personne, pour être absolument certain de ne chercher ni à l'exploiter ni à la dégrader. J'ai toujours été surpris par cette obstination collective à faire état de ses problèmes, de ses peines et de ses tracas. Chacun estime devoir vider son sac au grand jour. Aujourd'hui, tout le monde rêve d'avoir une âme publique." Intelligent, pertinent, abordant des problématiques d'actualité, ce roman de Florian Zeller offre en plus un dénouement astucieux remettant tout en cause.

Et si "La fascination du pire" n'était qu'un polar un tout petit peu plus sophistiqué ?

"La fascination du pire" de Florian Zeller. Flammarion, 16 € (en poches chez J'ai lu, 8,30 euros)

vendredi 10 août 2007

BD - Le singe, les fleurs et l'amitié

Etre différent. Sortir du moule. Ce n'est jamais facile à vivre. Encore moins quand on est un singe nasique dans une forêt de Bornéo. Vernish aime être seul. Vernish aime surtout les fleurs. Il les cueille, les transforme en guirlandes odorantes et colorées. 

Vernish est devenu le souffre-douleur de la tribu. Les plus jeunes se moquent de lui et lui jettent des excréments à la figure. Vernish est au bord de la dépression. Il va chercher un peu de réconfort et de compréhension auprès de Koola, un vieux mâle vivant à l'écart, dans une carcasse d'avion juchée à la cime des arbres. Pour devenir l'ami de Koola, Vernish va prendre d'énormes risques. 

Il dérobe une bouteille de Coca-Cola à des militaires américains (l'action se déroule durant la seconde guerre mondiale). Un cadeau qui va totalement modifier les rapports entre les deux singes solitaires. 

Jean-Paul Krassinsky, après avoir conté les peines d'amour des « Cœurs boudinés », signe une fable animalière douce amère. Il est bien sympathique ce Vernish avec ses idées poétiques, mais ce n'est pas avec des fleurs qu'il s'en sortira, ni chez les singes, ni chez les hommes... 

("Le singe qui aimait les fleurs" Dargaud, 9,80 €) 

jeudi 9 août 2007

BD - Le combat selon Grogro

Panique au Donjon : trois princes combattants d'Hyperménorée veulent rencontrer un Péléen. Et pour que l'on s'occupe au plus vite de leur cas, ils se mettent à découper tout ce qui se présente de vivant devant leurs armes. Problème pour le Gardien, il ne sait même pas ce que c'est qu'un Péléen. La lumière viendra finalement de Grogro, le monstre à l'estomac géant. 

Il est un des derniers représentants des Péléens et il part donc avec les chevaliers hyperménoréens. Ces derniers veulent découvrir ses techniques de combats pour conjurer une malédiction planant sur leur peuple. Mais de technique, Grogro n'en a pas à proprement parlé. Il frappe, arrache les membres et avale le tout. Efficace, bien que parfois source de bavures. Qu'importe, les princes combattants pensent que désormais ils parviendront à inverser le cours de l'histoire. 

La série Donjon Parade est réalisée par un trio d'auteurs à la tête d'oeuvres personnelles très fortes : Lewis Trondheim et Johan Sfar écrivent le scénario pour Manu Larcenet, redevenu simple dessinateur le temps de ces 32 pages remplies de bagarres, de monstres et d'un sacré coup de théâtre final.

 ("Donjon Parade", Delcourt, 8,90 €) 

mercredi 8 août 2007

BD - Petits tracas à la Binet

Binet, délaisse parfois les Bidochon pour régler leur compte à des quidams basiques, ils n'ont rien d'exceptionnel, bref on pourrait se reconnaître parfaitement dans ces portraits acidulés. Huit histoires courtes indépendantes les unes des autres avec quelques personnages qui reviennent en cours de récit, mais tous sont présents pour un épilogue, explosion finale de ces impondérables bien malheureux. 

Parmi la galerie de portraits, Yvette Caspani est une mère désespérée. Son fils Loïc est trop gros. Il doit suivre un régime. Le docteur lui conseille de lui donner régulièrement des légumes. Mais les résultats ne sont pas concluants. Normal car pour faire avaler à Loïc haricots verts et carottes râpées Yvette utilise un drôle de chantage : « Tu auras des frites après ! Mais tu manges d'abord ton régime ! »

Demandeur d'emploi désespéré, directeur de cantine confronté à un problème de « colimorphes thermotolérants » découverts dans la nourriture, secte s'invitant à un conseil municipal : ces tranches de vie se dégustent avec gourmandise jusqu'au bouquet final, cerise sur le gâteau. 

("Impondérables", Fluide Glacial, 9,25 €) 

mardi 7 août 2007

BD - Chasse aux démons mexicains

Les non-conformistes vont adorer. Les autres se demander ce que cette suite de dessins veut bien dire. « La fin des temps » est l'oeuvre majeure de Samuel Hiti, auteur américain qui s'autoédite au pays des comics. Le premier volume, 120 pages en bichromie, permet de saisir la démarche créatrice de cet auteur d'à peine plus de 30 ans. Mario Roman est un charismatique chasseur de démons. 

Il est investit d'une mission : détruire un démon sévissant dans une petite ville sud-américaine. Tout est dans l'ambiance. Les longues séquences muettes permettent à Hiti de planter le décor. Ruelles étroites, gamins perdus, adeptes du vaudou... Mario Roman, grosse moustache, regard taciturne, tenue de combat, armé de fioles gorgées de potions aux pouvoirs immenses, va chercher et trouver ce démon terrifiant. 

Un affrontement dantesque, sur une très longue séquence d'une rare virtuosité graphique. Il n'hésite pas à utiliser des doubles pages pour donner encore plus d'ampleur au duel final. Oeuvre inclassable, « La fin des temps » va bien au-delà de la classique bande dessinée.

 ("La fin des temps", Les Humanoïdes Associés, 14,90 €) 

lundi 6 août 2007

Thriller - Un homme seul face au complot

Thriller bourré d'action et de suspense, ce premier roman de Daniel Rezlan entraîne le lecteur du Liban à New York en passant par Paris et la Catalogne.

Le roman d'action et d'espionnage a toujours bien fonctionné pour les lecteurs en manque d'émotions fortes. Daniel Rezlan, directeur d'une entreprise informatique, investit le genre pour signer un premier roman très abouti, à l'intrigue bien ficelée et aux personnages forts appelés à connaître de nouvelles aventures.

Le héros, Tom Valmer, est en fâcheuse posture dans les premières pages. En mission secrète et nocturne au cœur du Liban, il tente de libérer un soldat israélien capturé par un groupe de terroristes islamistes. Ses trois compagnons viennent d'être abattus, repérés par des satellites espions surveillant la propriété. Il se retrouve seul pour se sortir de ce guêpier. Avec une efficacité radicale (les cadavres ne se comptent plus derrière son passage), il va mettre en échec les terroristes, délivrer le soldat de Tsahal et fuir en hélicoptère pour finalement se poser en héros près de Tel Haviv.

Un héros qui veut rester très discret. Membre de l'UTAIR, Unité transnationale d'action et d'intervention rapide dépendant de l'ONU, il n'a pas officiellement d'existence. Tom Valmer ne se doute pas que son coup d'éclat contre ce qu'il croit être un nid de fanatiques est en fait un coup dur porté à une organisation mondiale du crime, l'ECTRE. Qui tombe d'autant plus mal qu'une vaste opération est sur le point d'être déclenchée.

Tom Valmer se fait des ennemis redoutables et croise à nouveau leur chemin à Paris au cours de sa mission suivante. Il est chargé de surveiller Léa Keller. Cette jeune femme, mariée à un riche Arabe, pourrait les renseigner sur un possible réseau dormant en France. Léa Keller qui est devenue très encombrante pour l'ECTRE qui décide de l'éliminer. L'assassinat est programmé en pleine rue à Paris. Mais Tom, en surveillance, ne peut s'empêcher d'intervenir et sauve Léa Keller. Il contrecarre pour la seconde fois les projets de l'ECTRE.

Menace sur la planète

Malgré l'opposition de ses chefs, Tom protège Léa, la suivant comme son ombre, de moins en moins insensible à son charme : « Elle n'était pas à proprement parler belle, se dit Valmer en la regardant monter dans sa voiture, mais il se dégageait de cette femme une aura qui retenait le regard. Son visage était régulier et fin, ses yeux vifs et on comprenait facilement qu'ils pouvaient être durs au point de vous mettre mal à l'aise. Les yeux d'une femme qui a souffert. Ce mélange de force et de dynamisme était en complète contradiction avec la tristesse du regard. » Tom apprendra à mieux connaître sa protégée. Elle vit un chantage permanent car son fils a été enlevé par les hommes d'ECTRE. Elle a cependant des documents qu'elle va négocier, avec l'aide de Tom.

De Figuères à New York en passant par les beaux quartiers de Paris et le Pakistan, ce thriller va aller crescendo, dévoilant au fil des coups de théâtre le véritable but d'ECTRE, organisation alliée avec les pires mouvements terroristes, de l'IRA au réseau d'Al Qaida. A la lecture de ces 370 pages nerveuses et détonantes, on est séduit en premier lieu par les personnages, exceptionnels tout en restant humains. Si l'objectif final de l'organisation mondiale mafieuse semble très utopique, il reste qu'au niveau local, dans diverses régions du monde, elle semble on ne peut plus plausible. Mais tant que Tom Valmer reste dans les parages, les démocraties peuvent dormir sur leurs deux oreilles...

« Il faut tuer Léa Keller », Daniel Rezlan, Albin Michel, 19,80 € 

dimanche 5 août 2007

BD - Infernal, mais branché

L’Enfer s’est modernisé. Dès les années 50, les démons chargés de recruter les âmes des damnés ont révisé leurs méthodes. Exit les signes ostensibles pour un simple costard cravate d’un employé de bureau. Maxime Murène étrenne son nouvel uniforme pour sa première mission en tant que RDA, représentant démoniaque assermenté. 

A la demande d’un certain Duras, il doit tout faire pour retrouver sa fille, une certaine Julie. Le contrat dûment signé, Murène se met en chasse. Il doit dans un premier temps remuer tout un tas de paperasserie, car dans les enfers comme ailleurs, la bureaucratie a pris le pouvoir. Des heures à chercher pour finalement découvrir que le dossier de Julie est verrouillé car il s’agit d’une VAS, vierge en attente de sainteté. Et là tout se complique car on quitte le domaine de l’humain pour celui du sacré. La vieille guerre entre démons et anges reprend le dessus, le fantastique aussi. 

Premier titre de Jarry et Nouhaud, ce Maxime Murène détonne par son ton décalé et son graphisme léché. Il n’y a pas de suite annoncée. Pour une fois, c’est bien dommage…

 ("Maxime Murène", Delcourt, 12,50 €)