mercredi 17 août 2016

BD : DES NAZIS POUR RASER NEW YORK

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A la croisée de l'uchronie et du récit historique, le quatrième tome de la série « Dent d'ours » fait de nouveau planer la menace nucléaire sur New York. Hitler vient de se suicider, Russes et Américains s'enfoncent dans l'Allemagne, mais des fanatiques veulent continuer le combat. Pour l'honneur. Ils veulent lancer un engin de mort sur la principale ville des USA et il leur faut une pilote d'exception.
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Ce sera Hanna, la jeune héroïne de l'histoire écrite par Yann et dessinée par Henriet. Elle a perdu son ami Max, et Werner, le troisième larron de la bande, passé du côté des alliés, a pour mission de l'abattre. Mais l'amour... Une superbe série entre romantisme gothique et invention aéronautique. Un feuilleton palpitant plein de rebondissements. Vivement la suite.
« Dent d'ours » (tome 4), Dupuis, 14,50 €.

DE CHOSES ET D'AUTRES : Tintin, héros éternel (3/3)


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 Si Tintin est parvenu à conquérir la planète, donnant ainsi l'occasion au général de Gaulle de prononcer cette sentence savoureuse "Mon seul rival international, c'est Tintin", le succès des albums n'explique pas tout. Hergé, à l'image d'un Walt Disney, comprend rapidement que cette notoriété représente une seconde mine d'or. Il verrouille l'image du jeune reporter et embauche d'excellents dessinateurs pour réaliser publicités et autres produits dérivés.
Une exclusivité prolongée par la société Moulinsart, toujours vigilante (et parfois très procédurière selon ses nombreux détracteurs) quant à l'utilisation de la fameuse ligne claire popularisée par le dessinateur belge. Ensuite, partout où la BD n'est pas élevée au rang d'art populaire, on trouve des adaptations : dessins animés originaux comme "Le lac aux requins" ou films plus ou moins réussis (Les oranges bleues et la Toison d'or dans les années 60). Le succès vient surtout de l'adaptation fidèle des albums en dessins animés pour la télévision. Une série toujours au programme cet été chaque vendredi soir sur 6ter, chaîne de la TNT.
Enfin arrive Steven Spielberg en 2011. Il met des années à réaliser "Le secret de la Licorne". Succès public mais critiques négatives. Depuis, calme plat. Peter Jackson, producteur du premier film, pourrait réaliser le second qui serait tiré de "L'affaire Tournesol"... ou du "Temple du Soleil". Mais, délais de fabrication obligent, la sortie en salles n'aura pas lieu avant 2020. Quatre ans, dérisoire pour une saga lancée en 1929 ! 

mardi 16 août 2016

BD : UN CANCRE PLEIN DE RESSOURCES


Petit rappel pour les adultes qui ont oublié ce temps béni des dieux : depuis début juillet ce sont les vacances scolaires ! De loin la période préférée de l'élève Ducobu. Il peut officiellement faire ce qu'il aime le plus : dormir ou lire des BD toute la journée. Mélangeant gags d'une planche et histoires plus longues de quelques pages, ce recueil titré « Système D » permet à Zidrou de revenir sur quelques unes de ses marottes comme la dictée savante, les clichés sur le métier d'enseignant ou la hantise des cahiers de vacances. On apprécie particulièrement les trouvailles sur les piscines. Par contre Léonie Gratin, vit très mal ces deux mois qui lui offrent moins d'occasions de martyriser son cancre préféré dessiné par Godi.
« L'élève Ducobu » (tome 22), Le Lombard, 10,60€

DE CHOSES ET D'AUTRES : Tintin, héros éternel (2/3)

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Tout le monde a déjà lu une fois dans sa vie un album des aventures de Tintin et Milou. Privilège des héros universels, le jeune reporter à la houppette, imaginé par Hergé, est entré dans tous les foyers français. Pourtant il n'a pas vécu tant d'aventures, comparé à d'autres personnages, mais chaque album, en développant des univers spécifiques, est entré dans la légende comme une représentation définitive et parfaite du milieu décrits. J'avoue que personnellement, pendant longtemps, le monde extérieur n'existait que grâce aux dessins d'Hergé. La Chine ? Je ne connaissais rien de Mao ni de la révolution culturelle mais j'étais incollable sur la guerre avec le Japon et le massacre des civils chinois. L'Amazonie ? Raoni n'était pas sorti de sa forêt que j'en connaissais le moindre recoin en m'y baladant avec Tintin dans « L'Oreille cassée », « Le temple du Soleil » ou « Les Picaros ». Et si on me demandait de citer un dictateur sud-américain, le général Alcazar a longtemps été ma seule réponse. Jamais mis les pieds dans une casbah ou un désert au Maghreb, mais je sais exactement à quoi ils ressemblent grâce aux grandes cases du « Crabe aux pinces d'or ». On peut continuer ainsi presque à l'infini, de la Lune aux montagnes de l'Himalaya en passant par les pirates de la Mer Rouge, tant l'univers de Tintin est riche et diversifié.
Un monde, notre monde, imaginaire mais bien réel, présenté avec des pièces exceptionnelles à l'espace Henry-de-Monfreid de Port-Leucate jusqu'au 10 septembre.

lundi 15 août 2016

BD : De l'or chez de drôles de trolls

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Les trolls aiment leur tranquillité. Les héros d'Arleston et Mourier, un peu à l'image des Gaulois d'Astérix, n'apprécient pas que des inconnus s'approchent trop de leurs maisons. Sauf s'ils sont dodus et tendres sous la dent, bien évidemment. Dans ce 21e épisode de leurs aventures, ce sont des chercheurs d'or qui, grâce à un quiproquo, obtiennent le protection des amis de Waha.
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Immédiatement une ruée sur l'or se déclenche dans les environs et une partie des trolls devra trouver refuge au plus profond des marais pour éviter les sorts des sœurs Shanelle et Erwicque. Le salut viendra d'un dragon, transformé en drone lanceur d'engins par Waha, toujours très imaginative. Un album divertissant, avec quelques gags très osés (la maison de Profy) et des dessins un peu plus réalistes de Mourier quand le dragon fait son entrée en scène.
« Trolls de Troy » (tome 21), Soleil, 14,50 €


DE CHOSES ET D'AUTRES : Tintin, héros éternel (1/3)


N'en déplaise aux petits bonshommes bleus qui font la pluie et le beau temps dans le cahier vacances de L'Indépendant, cet été 2016 consacre aussi Tintin. Si les Schtroumpfs ont envahi l'abbaye de Caunes-Minervois dans l'Aude, ils doivent compter avec la concurrence de Tintin et Milou, exposés à l'espace Henry-de-Monfreid de Port-Leucate.
Tintin doublement à l'honneur puisque Paris Match vient de publier un hors-série consacré aux 70 ans du fameux journal destiné "aux jeunes de 7 à 77 ans". A côté des albums publiés chez Casterman, Tintin a longtemps eu son propre hebdomadaire. Fidèle au rendez-vous de 1946 à 1988, il a publié les dernières œuvres de Hergé jusqu'à "Tintin et les Picaros". Mais le journal de Tintin, en concurrence frontale avec Spirou qui, lui, paraît toujours, a également été un vivier formidable pour la bande dessinée franco-belge. Des incontournables comme Alix ou Blake et Mortimer en passant par des héros plus populaires ou récents comme Ric Hochet, Michel Vaillant ou Thorgal.
Ce superbe magazine de 116 pages, richement illustré, est en vente à 6,90 euros chez tous les marchands de journaux jusqu'en septembre. Un complément idéal pour donner l'envie de se replonger dans sa vieille collection ou relire ces albums devenus des classiques.

dimanche 14 août 2016

Livre : Fais-moi danser, beau gosse


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Envie de dépaysement total ? Ouvrez vite « Fais-loi danser, beau gosse » de Tim Gautreaux. En quelques pages vous allez vous retrouver plongé dans la Louisiane, dans ces petites villes proches de bayous où la misère n'existe plus grâce à la musique et à la danse. Paul, mécanicien et beau gosse, a quelques difficultés avec sa jolie femme, Colette. Il a une forte propension à se battre. Colette, elle, ne l'aime que quand il danse avec elle. Mais elles sont nombreuses à vouloir s'abandonner dans les bras de Paul. Sur plus de 400 pages on découvre la vie, pas toujours facile, de ces deux qui s'aiment et se haïssent autant.
« Fais-moi danser, beau gosse » de Tim Gautreaux, Seuil, 22,50 euros


samedi 13 août 2016

Livre : Je suis de celles qui restent

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Sans être à proprement parlé un roman de terroir, le nouveau livre de Bernadette Pécassou est quand même une ode au retour aux racines. L'héroïne commence très mal. Elle vient de perdre son mari; l'homme de sa vie. Il se croyait invincible, son cœur a lâché. Alice tente de surmonter ce deuil. Seule. Son fils travaille aux USA et sa fille est une executive woman qui n'a plus de temps à consacrer à ses proches. C'est un petit détail du quotidien qui va permettre à la veuve de penser à autre chose. Elle reçoit un colis commandé par son mari. Dedans un vieux briquet. Elle se lance sur les traces de cet objet de luxe, de son histoire et des secrets de ce mari qu'elle ne connaissait visiblement pas tant que cela. Le roman dresse le portrait d'une femme totalement dépendante au début, qui peu à peu reprend sa liberté. Pour donner un côté plus actuel à l'ensemble (qui parle beaucoup du passé), la romancière accorde une belle place à la fille d'Alice. Jeune femme à qui tout réussit professionnellement, elle se pose des questions sur son incapacité à aimer. « Juliette n'avait pas eu le temps de connaître le grand amour, celui qui emporte dans un coup de foudre, auquel on ne peut résister. Aujourd'hui, il lui aurait fallu une bonne dose de naïveté pour que cela lui arrive. Et elle était convaincue de ne plus en avoir un gramme à disposition. » Juliette, l'atout cœur du roman, qui finalement parviendra a découvrir la perle rare et permettra à Bernadette Pécassou de terminer son livre sur une note positive.
« Je suis de celles qui restent » de Bernadette Pécassou, Flammarion, 21 euros

DVD et blu-ray : Petit Pelé deviendra grand

pelé, brésil, footabll, suède, ginga, wild side vidéoEn plein jeux olympiques de Rio, pour oublier un peu les déboires tricolores, rien de tel qu'un petit biopic pour se changer les idées. Mais pour rester dans le ton, intéressons-nous à un sportif brésilien. "Pelé, naissance d'une légende" raconte la jeunesse du grand joueur de foot. Gamin, il joue au foot pieds nus dans la rue avec une pelote de tissus. Pauvre, il cire des chaussures pour aider sa famille. Mais il a de l'or dans les pieds et un recruteur le repère. Il ira au club des Santos et intègrera l'équipe nationale pour revenir de la Suède, à 17 ans, champion du monde. Sur près d'un tiers du film, Pelé n'est qu'un enfant, volontaire mais tiraillé entre l'envie de jouer au foot et de faire plaisir à ses parents. Il choisira le foot un peu plus tard, imposant au plus haut niveau ce jeu instinctif et magique que les Brésiliens désignent sous le nom de Ginga. Un peu trop académique parfois, le film devient plus palpitant durant la compétition en Suède. On retrouve avec plaisir dans le rôle de l'entraîneur brésilien Vincent d'Onofrio, acteur américain tout terrain capable de passer des vestiaires de foot à la police criminelle de New York sans oublier ses débuts en soldat névrosé dans "Full Metal Jacket". Un DVD accompagné d'un élégant livret de 48 pages reprenant les grandes unes de la presse sportive française sur la carrière du dieu vivant du football.
"Pelé, naissance d'une légende", Wild Side Vidéo, 19,99 € le DVD, 24,99 € le blu-ray.

DE CHOSES ET D'AUTRES : Sportez-vous mieux (3/3)

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La meilleure solution pour se remettre au sport reste de s'y mettre à deux. Certains l'imposent, comme le tennis ou le squash. Comme nous avons décidé de retrouver la forme ensemble, mon épouse et moi, on évitera le tennis de table. Elle y excelle et aime attaquer fort en coup droit. Moi, je ne joue qu'en amorties ou balles coupées, pratiques qu'elle a en horreur. Trois échanges et on se dispute... Quant au jogging, pas question : trop pénible et ennuyeux.
Elle me propose donc un peu de gym douce dans un premier temps. Je suis moyennement emballé, la souplesse n'est pas mon fort. Obnubilée par le ventre plat comme toute mère de famille (ou qui lit un magazine féminin, à en croire la quantité de « secrets » distillés chaque mois dans ces publications), elle me croque trois petits exercices censés réveiller mes abdos. Sur le papier, les mouvements me semblent déjà compliqués. Sur le sol, impraticables. J'invoque lâchement mon problème de coordination et de dyslexie entre droite et gauche pour déclarer forfait.
En réalité, je suspecte d'être le seul homme sur terre qui vive sans abdos. Ou du moins s'en désintéresse totalement. Les tablettes de chocolat, très peu pour moi. Je préfère le salé.
Finalement, après toutes ces déconvenues, il ne me reste qu'à télécharger LE jeu du moment et me contenter de chasser le Pokémon. Même si pour faire éclore un œuf de Lippoutou il faut parcourir 10 kilomètres à pied. Vous me direz, voilà peut-être la bonne et seule solution pour me bouger un peu ?