samedi 17 octobre 2015

DE CHOSES ET D'AUTRES - Hoquets de rire avec la version papier du Bilboquet Magazine

Plus c'est gros, plus on y croit. Certains sites internet, pour augmenter leur audience, mettent en avant des informations insolites et étonnantes. L'internaute de base, toujours à l'affût de nouvelles sensations, se laisse attraper par des titres racoleurs pour ne pas dire mensongers. Un boulevard pour les amateurs de pastiches. C'est ainsi que Bilboquet Magazine a vu le jour en 2012.

Des milliers de clics plus tard, les "ancêtres" vont pouvoir eux aussi se bidonner sans être obligés de taquiner le "mulot". Un livre, en papier, avec couverture en couleurs (illustrée par Vuillemin), doté d'une mise en page aussi criarde que bariolée digne des magazines people de la grande époque. En plus des articles réellement étayés comme "437 crises d'épilepsie lors du dernier défilé Desigual" ou "Le voleur des deuxièmes chaussettes enfin sous les verrous", quelques rubriques spécifiques dont ces tests pratiques sur les couverts en plastique ou le matelas à champagne (version luxe du matelas à eau).
Mais mon histoire préférée reste celle du "hipster qui s'étouffe à mort en boutonnant sa chemise jusqu'en haut". J'en ris encore !
"Bilboquet Magazine", Hugo Desinge, 14,95 euros

vendredi 16 octobre 2015

Cinéma - Famille et pierre, des valeurs sûres


Jean-Paul Rappeneau signe son retour avec 'Belles familles', film sur l'héritage, le mensonge et la famille. Mais surtout la seconde chance après une erreur
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Depuis le succès phénoménal de 'La famille Bélier', le cinéma français semble de plus en plus intéressé par ces histoires de liens complexes entre les géniteurs et leur descendance. Ce n'est pas nouveau, mais ce qui paraissait désuet il y a peu encore, revient à la mode pour ne pas dire tendance. Jean-Paul Rappeneau (Le Sauvage, Tout feu tout flamme), à plus de 80 ans, signe un nouveau film dans cette veine. On y parle d'héritage (une belle maison convoitée par un promoteur et des politiques), d'amour caché, d'incompréhension entre deux frères et de père trop absent.
Jolie distribution
Pour planter ce décor un tantinet compliqué, le cinéaste a élaboré un casting très hétéroclite entre vieilles gloires (André Dussolier, Nicole Garcia), nouveaux talents (Marine Vacth) et comédiens incontournables du moment (Mathieu Amalric, Gilles Lellouche, Guillaume de Tonquedec et Karin Viard). D'excellents solistes qu'il fallait parfaitement coordonner pour que l'ensemble soit enlevé et convaincant. Même si parfois on éprouve une impression de 'trop prévisible', le tout forme une comédie qui se laisse gentiment regarder. Jérôme (Mathieu Amalric), vit à Shanghai. Il a coupé tout lien avec sa famille : sa mère et son frère. A l'occasion d'un voyage d'affaires à Londres, il fait un crochet à Paris. Leur présente sa fiancée chinoise et demande si leur maison d'enfance dans une petite ville de province a été aménagée depuis la vente. Il découvre effaré que la vente est bloquée depuis des années pour une histoire de préemption embrouillée de la mairie. Il file sur place et tente de dénouer les nœuds de l'affaire. Une plongée dans le passé qui lui fera ressortir les sombres souvenirs de son père, froid et austère, mais aussi rencontrer Louise (Marine Vacth), la fille de la seconde épouse de son père. Presque sa demi-sœur.
Une maison, deux familles
Elle aussi a longtemps vécu dans cette maison désormais sous scellés dans l'attente du résultat du procès. Louise, impétueuse, révoltée, persuadée que sa mère a été spoliée au moment de l'héritage. Pas mariée, sans testament, elle a été mise à la porte comme une malpropre par la femme légitime, partie depuis longtemps de son côté. Jérôme, exilé en Asie, n'a pas été informé de toutes ces péripéties. Il a au contraire voulu ne rien avoir à faire dans ces histoires d'héritage en renonçant à sa part. Une maison, deux familles aux intérêts différents : la tension va crescendo jusqu'au dénouement avec son retournement de dernière minute un peu téléphoné. Heureusement, l'amour... Jean-Paul Rappeneau, grand cinéaste français, a pourtant peu tourné. Il a peaufiné 'Belles Familles' des années avant de débuter le tournage. Il expliquait récemment qu'il voulait signer "un film 'mélan-comique'", mélange de comédie et de ton plus grave. Une volonté aussi de parler de la province et des souvenirs d'enfance. La France qu'il décrit semble un peu datée, avec notables sirupeux (André Dussolier en maire, Jean-Marie Winling en notaire) mais aussi en pleine mutation avec Jérôme, investisseur en Chine ou Grégoire (Gilles Lellouche), le fils de prolo devenu promoteur. Et puis le film se termine un peu comme un des grands films de Claude Lelouch. Comme un sentiment de travail bien accompli, de plénitude.

DE CHOSES ET D'AUTRES - Le poids du sport

Ils gagnent des millions à jouer à la baballe mais ne se distinguent pas toujours par leur discernement. Qui ? Les sportifs de haut niveau évidemment. Pour un Michel Platini qui allie parfaitement intelligence du jeu, conduite de la balle et reconversion sonnante et trébuchante, combien de Ribery et autres Griezmann ?
Prenons le cas de ce dernier. Sélectionné en équipe de France la semaine dernière, il joue (excellemment d'ailleurs), contre l'Albanie. Une victoire marquée par le retour de Benzema dans le rôle du serial-buteur. Du serial-blessé aussi, touché aux ischio-jambiers. Une blessure causée, d'après un quotidien espagnol, par la démonstration de joie de Griezmann. Benzema, après son second but, salue le public, cool, relâché, détendu. Griezmann, tout à sa joie, lui saute sur le dos sans prévenir. L'avant-centre du Real de Madrid s'écroule sous le poids, une grimace sur le visage. Blessé par son propre coéquipier, en dehors de toute action de jeu, difficile d'imaginer plus débile !
Par chance, les rugbymen sont moins démonstratifs. Imaginez, un essai inscrit par Morgan Parra. Il se faufile entre les « gros » et va aplatir entre les poteaux. Il se relève et un de ses coéquipiers, comme Griezmann, lui bondit sur le râble pour le féliciter. Pas de chance, c'est Uini Atonio. 145 kg lancés contre 78 à l'arrêt, bonjour les dégâts. A ce rythme, la Namibie arriverait en finale les doigts dans le nez. Pas au score, mais faute de combattants, l'équipe d'en face se décimant méthodiquement à chaque explosion de joie.

jeudi 15 octobre 2015

DE CHOSES ET D'AUTRES - La parité par l'arrêt sur image






La parité entre hommes et femmes progresse, mais lentement, très lentement. Mesdames vous avez beau nous surpasser en nombre, il vous est toujours honteusement difficile d'accéder aux postes à responsabilités. Ceux qui prétendent l'inverse déchanteront vite s'ils se penchent sur ce diaporama du Huffington Post. Le site a utilisé un logiciel de retouche photo pour prouver de visu l'évidence aux machos.

Il suffit de prendre n'importe quelle photo officielle d'un sommet international ou d'un hémicycle, puis de gommer tous les hommes pour constater la rareté des femmes. Une grande photo de famille de chefs d'états à Buckingham Palace (avec pas moins de 30 dirigeants en rang d'oignons) une fois expurgée des "mâles", se résume à trois femmes : Angela Merkel, l'Argentine Cristina Kirchner et la Reine elle-même. Réunion au sommet de l'État américain. Autour de Barack Obama, uniquement des hommes, exceptée Hillary Clinton quand elle était secrétaire d'État. L'Assemblée nationale semblerait bien vide si elle devait se contenter des 151 femmes élues pour 577 places disponibles.




Sans l'aide des nouvelles technologies on peut se rendre compte par soi-même de l'absence criante de parité dans notre société. Personnellement, dans mon service, je ne travaille souvent qu'avec des femmes. Mais à la réunion des chefs de service pour décider des titres de Une, que des hommes. Prenez n'importe quelle page de l'Indépendant dans la section des villages. Comptez le nombre de femmes sur les photos. Comparez avec le nombre d'hommes... Infaillible.

mercredi 14 octobre 2015

DVD - Manipulation du futur

Comment rendre notre avenir plus serein ? 'A la poursuite de demain', entre SF et utopie, tente de nous ouvrir les yeux.

De quoi demain sera-t-il fait ? Tout le monde se pose la question à un moment ou un autre. Rares sont ceux qui trouvent un embryon de réponse. Pourtant il existe quelques êtres sur cette planète qui ambitionnent de façonner ce futur en fonction de leurs rêves. 'A la poursuite de demain', grosse production Disney réalisée par Brad Bird et produite, entre autres, par Damon Lindelof qui a eu l'idée de base, s'intéresse à ces doux rêveurs, inventeurs ou grands optimistes, qui ont cette capacité à se projeter dans l'avenir.

Le premier est Frank Walker. En 1962, il débarque de sa campagne pour participer à un concours d'inventions au sein d'un parc à thème Disney. Il n'est pas retenu, mais une petite fille, Athena (Raffey Cassidy), lui donne un pin's, porte d''entrée vers Tomorrowland, une ville du futur. 

Début très spectaculaire du film, avec des décors à couper le souffle. Suite de l'histoire de nos jours. Casey Newton (Britt Robertson) vit près de la base de Cap Canaveral. Elle rêve d'aller dans les étoiles. Mais la plateforme de lancement est en plein démontage. Le cosmos ne fait plus rêver. Elle aussi découvre un pin's dans ses affaires. Mais il est beaucoup plus compliqué de rejoindre la ville du futur. Elle devra emprunter un passage secret élaboré par Franck (George Clooney), devenu adulte.

Ce blockbuster est riche et inventif. Si l'héroïne semble un peu fade, le personnage de Franck est très réussi. Vieux bougon, il a perdu cet optimisme de l'enfance. La révélation reste la petite Athena, en réalité un robot chargé de recruter des rêveurs... Elle apporte humour et action à un film tout public. Mais la véritable bonne idée c'est la description de l'organisation ultrasecrète baptisée 'Nec Plus Ultra'. Ce club de visionnaires, avec Verne, Edison, Tesla et Eiffel en fondateurs, donne un côté vintage au film par ailleurs très futuriste. 
Dans les bonus du blu-ray, on peut en savoir plus grâce à un court-métrage spécifique. Des bonus très riches avec également des scènes coupées, des reportages sur le tournage et le journal de bord du réalisateur.
'A la poursuite de demain', Disney, 19,99 euros le DVD, 25 euros le blu-ray.


mardi 13 octobre 2015

BD - Faut mouiller le maillot


En pleine coupe du monde de rugby, voilà un album qui s'impose. 13e livraison des « Rugbymen », la série de gags à base de ballon ovale, d'accent du sud et de gros sportifs adorant la castagne et le cassoulet. Pour une fois, BéKa (le pseudonyme des scénaristes, Bertrand Escaich et Caroline Roque, un couple de Toulousains) s'aventure dans l'histoire complète en 44 planches. Lors d'un banquet d'après-match, La Couâne et Loupiote sympathisent avec un ancien international gallois, Ollbhon Pouarhow (tous les noms propres doivent être prononcés à haute voix pour en saisir les subtilités). Ce dernier veut récupérer son maillot de Lions, donné à un joueur français il y a quelques années. Les deux joueurs de Paillar entraînent tous leurs potes dans leur quête effrénée de la mythique tunique rouge. L'occasion de dresser le portrait d'anciens joueurs, tous plus croquignolesques les uns que les autres. Entre le sculpteur de ferraille, le Don Juan qui paie de sa personne, l'arrière qui a pris 70 kilos ou le demi reconverti dans l'animation de boites gay, il y en a pour tous les goûts. Mais les mieux servis restent les Anglais, ennemis communs aux Bleus et aux Gallois.
 « Les Rugbymen » (tome 13), Bamboo, 10,60 €

DE CHOSES ET D'AUTRES - Vieillerie à vendre


Trop traîné sur Facebook ces derniers temps. Bizarrement ça me prend par période, je reste longuement à détailler les statuts de mes « amis », à regarder leurs photos. Objectivement, une pure perte de temps, comme nombre de ces manies issues des nouvelles technologies. La pire : ricaner bêtement devant des vidéos de chats idiots
Sur Facebook, j'ai vu des horreurs, du bonheur et des testeurs. Dans cette catégorie, le site spécialisé HeroQuizz se distingue. Déjà remarqué avec le très viral « Quelle serait ta une dans Closer ? », la dernière création en date se répand à la vitesse de la lumière. Il est proposé aux membres de Facebook de savoir comment on se vendrait sur LeBonCoin
La réponse, élaborée en fonction de ses habitudes sur le réseau social, prend la forme d'une véritable petite annonce rédigée dans le style du « mammouth » de la revente d'objets d'occasion. Impossible de résister à la tentation. Alors j'ai cliqué et me suis retrouvé dans la peau de ces vieilleries dont on veut se débarrasser. Voici l'annonce personnalisée proposée automatiquement par le site : « Bonjour je vends Michel. Fonctionne très bien. Prévoir quelques rafistolages pour remise en forme »... Le tout pour 77 300 euros. A débattre quand même. Rayon qualités, je suis câlin, propre et généreux. Arrêtez je rougis. Comment, j'ai des défauts ? Dans l'ordre : accro (pas précisé à quoi), dépensier et paresseux. Mais le coup de grâce m'est donné quand je découvre, en petit, qui pourrait passer l'annonce : ma propre épouse !

vendredi 9 octobre 2015

DE CHOSES ET D'AUTRES - Une star de la BD est née

Le crowfunding ou financement participatif en français dans le texte, entre dans les mœurs. Si certains projets restent sur le bord du chemin, d'autres remportent un succès foudroyant. La plateforme Ulule vient d'exploser tous les records avec l'initiative d'une jeune dessinatrice de BD. Il y a quatre ans, Laurel quitte la grisaille de Metz pour s'installer avec mari et enfant à San Francisco. Co-créatrice d'une société de jeux vidéo pour smartphone, elle dessine les décors et personnages principaux. Tout ne se passe pas "Comme convenu" (titre de l'histoire) et face aux difficultés du quotidien, elle trouve un exutoire en racontant ses aléas sur son blog. 
Trois ans plus tard, à la tête de 260 pages, elle décide d'éditer ce pavé via le crowfunding. Elle calcule le budget nécessaire et arrive à la somme de 9 167 euros (en réalité 10 000 dollars tout rond). Une heure après l'ouverture du compte, l'objectif est atteint. Au bout de 24 heures, elle se retrouve à la tête d'un pactole de 100 000 euros. Hier, elle flirtait avec les 120 000 euros, soit plus de 1 300 % de la somme escomptée. Et il reste encore 28 jours de souscription... Son livre, avant même d'être imprimé, connaît le succès. Surtout, Laurel est rémunérée à la hauteur de son investissement. 
En se passant des intermédiaires (éditeurs, distributeurs, libraires), elle augmente considérablement ses droits d'auteur. Pour les fans, elle propose un pack à 3 186 euros avec visite de l'atelier, planche originale, tour en décapotable et dîner au pied du Golden Gate Bridge. Mais attention, le "trajet vers la Californie n'est pas compris dans le pack".

jeudi 8 octobre 2015

De choses et d'autres - Odeurs

Excellente initiative du journal  La République des Pyrénées  de Pau. Sur son site internet, il publie une carte interactive des endroits où se concentrent « ces mauvaises odeurs qui dérangent en Béarn.» En langage moins politiquement correct, « les coins qui puent.» J'ai vécu quelque temps à Pau dans les années 80, je me souviens de l'abominable odeur d'œuf pourri qui arrivait parfois en provenance du bassin gazier de Lacq. Aujourd'hui, l'exploitation du gisement est terminée, mais il reste quantité d'industries chimiques. Selon les témoignages recueillis par les reporters, elles occasionnent « odeurs de plastique brûlés, fumées irritantes, saignements de nez, démangeaisons. »

Les autres nuisances olfactives proviennent essentiellement des exploitations agricoles comme les élevages de porcs ou de canards et l'épandage du lisier dans les champs de maïs. Mieux vaut avoir le cœur bien accroché (ou le nez complètement bouché) pour traverser certaines zones de ce Béarn pourtant si beau. On retrouve ensuite les classiques, comme dans toutes les zones urbaines : au centre-ville des odeurs d'urine, à la périphérie celles des déchetteries.
Notre région compte également quelques pépites qui méritent le détour (au sens littéral du terme) telles les distilleries ou ces containers enterrés dont on se demande combien de charognes ils contiennent.
Bizarrerie enfin sur la carte du Béarn puant : Oloron-Sainte-Marie. « L'odeur de chocolat qui flotte régulièrement sur la ville, venue de l'usine Lindt, en écœure certains. » Franchement, je connais pire désagrément !

mercredi 7 octobre 2015

DVD : L'intelligence séductrice d'"Ex Machina"

Huis-clos à trois dans « Ex-Machina », premier film d'Alex Garland, romancier anglais.

La sortie en DVD et blu-ray de certains films permettent de réparer des injustices criantes. "Ex Machina", premier film d'Alex Garland (écrivain anglais qui a signé "La Plage") n'a pas rencontré le succès lors de sa sortie en salles. L'occasion de redécouvrir cette histoire d'intelligence artificielle basée sur le fameux test de Turing. Caleb (Domhnall Gleeson) est un jeune et brillant programmeur de BlueBook, une immense société basée sur un moteur de recherche révolutionnaire. Un algorithme mis au point par le PDG, Nathan (Oscar Isaac), vivant retiré dans une maison futuriste isolée dans la montagne. Caleb remporte la loterie de l'entreprise.

Premier prix : une semaine chez Nathan. Solitaire et introverti, Caleb croit à une semaine de farniente. Mais le projet de Nathan est tout autre. Il demande à Caleb de tester, selon le protocole de Turing, sa dernière invention, un robot humanoïde féminin entièrement autonome. L'enthousiasme de Caleb est d'autant plus grand quand il découvre que le robot a le visage d'une jeune femme d'une extraordinaire beauté. Elle s'appelle Ava (Alicia Vikander) et semble encore plus humaine que n'importe quelle femme rencontrée dans la rue. Humaine et très intelligente. Le film raconte les premières rencontres, puis la complicité qui s'instaure entre l'humanoïde et le testeur. Le tout sous la surveillance du patron par l'intermédiaire de la vidéo surveillance de la maison. Rapidement les relations vont se tendre entre les deux hommes. Caleb se demande si ce n'est pas lui qu'on teste. Et les questions augmentent en même temps que l'atmosphère oppressante.
Le spectateur est pris dans cet engrenage aux multiples rebondissements, comme un coup de billard aux multiples bandes avant d'arriver au résultat escompté. Un film brillant, novateur et visionnaire à redécouvrir de toute urgence.
"Ex Machina", Universal, 20 euros le DVD, 22,99 euros le blu-ray.