samedi 1 février 2014

DE CHOSES ET D'AUTRES - L'armée russe interprète Get Lucky des Daft Punk

Les autorités russes mettent un point d'honneur à la réussite exemplaire des Jeux Olympiques d'hiver de Sotchi. La cérémonie d'ouverture, le 7 février, dans pile une semaine, doit être grandiose, à l'image du pays hôte et de son président, si fort, si musclé, si physique, si tolérant (cherchez l'erreur...).

Les récentes lois contre « toute propagande homosexuelle » devant des mineurs ont provoqué une levée de boucliers partout dans le monde occidental, notamment auprès de la jeunesse branchée. Alors pour s'accorder les faveurs de cette frange de la population, un apparatchik a eu l'idée géniale d'associer ce qui se fait de plus traditionnel dans la Sainte Russie au tube dance du moment. Clou du spectacle de vendredi prochain, les Chœurs de l'armée russe interprèteront « Get Lucky » du groupe Daft Punk.
Non, vous ne rêvez pas, les virils organes de la seconde puissance militaire mondiale vont tenter d'accommoder à leur sauce les couplets suraigus de la chanson du duo français, hommage à peine déguisé au disco des années 80, celui des Bee Gees, groupe vénéré par les gays autant que les Village People et Chantal Goya.

Un clip  tourne déjà en boucle sur internet. Le contraste est saisissant. Bien alignés, torse bombé pour mieux faire ressortir leurs multiples médailles, les soldats russes entonnent à tue-tête « Get lucky ! » Quelques gros plans nous montrent des interprètes pour le moins dubitatifs, peu à l'aise, comme statufiés. Chanter de la Dance, passe encore. Se dandiner, hors de question. Le prestige de l'uniforme n'y survivrait pas.

Chronique "De choses et d'autres" parue vendredi en dernière page de l'Indépendant. 

Cinéma - Duel entre le cow-boy et le sida dans "Dallas Buyers Club"

Cowboy texan amateur de rodéo et de jolies filles, Ron Woodroof a créé le Dallas Buyers Club en 1986. Son but, trouver des remèdes alternatifs au sida.


Des films sur le sida, il y a en des quantités. Des communautaires, des larmoyants, des alarmistes... Jean-Marc Vallée, réalisateur québécois, signe avec « Dallas Buyers Club » un de ces long-métrages coup de poing inoubliables, le film référence sur l'apparition de cette maladie du siècle. Une histoire forte portée par un acteur d'exception. Le visage émacié mais déterminé de Matthew McConaughey est le symbole de cette lutte sans fin contre un virus qui a profondément changé le mode de vie de millions d'êtres humains.
En 1986, le sida commence à peine à faire parler de lui. Pourtant la pandémie est en pleine progression. Le virus fait des ravages dans la communauté homosexuelle. Mais il se transmet aussi par les seringues des drogués et les relations sexuelles non protégées. Ron Woodroof se croit à l'abri, lui qui ne supporte même pas la vue d'un gay. Ron, simple électricien, amateur de jolies filles et de rodéo dans ce Texas profond, raciste et macho. Après une électrocution sur un chantier, il se réveille dans un hôpital. Les médecins, sans trop de ménagement, lui annoncent qu'il est porteur du virus HIV. Et vu l'avancement de la maladie, il ne lui reste que 30 jours avant de mordre la poussière. Définitivement.

Les ravages de l'AZT
Pour Ron, c'en est trop. Il quitte l'hôpital avec pertes et fracas (la scène se reproduira à plusieurs reprises) offusqué d'être assimilé à des pratiques sexuelles qu'il abomine. Durant quelques jours il va vivre sans limites, profitant de cet arrêt maladie pour faire la fête, forniquer, boire et sniffer un maximum de cocaïne. Un déni qui ne durera pas. Évanouissement, impuissance, toux persistante : les symptômes sont là. OK, il a le sida, mais n'a pas l'intention de mourir si vite. Ron va prendre le taureau par les cornes et chercher le meilleur médicament. Il fera tout pour obtenir de l'AZT, une molécule en période de test.

L'électricien sans bagage éducatif va devenir expert en recherche médicale. Après un nouveau bref séjour à l'hôpital qu'il quitte cul nu en beuglant « Je préfère crever les santiags aux pieds ! », Ron va tenter un nouveau protocole à base de médicaments moins destructeurs que l'AZT. Problème, il ne sont pas autorisés par l'agence fédérale des médicaments, la FDA. Ainsi naîtra le Dallas Buyers Club, une association qui distribue aux séropositifs des soins alternatifs au détriment de l'AZT, seul traitement autorisé aux USA.
La moitié du film est consacrée à la bataille entre Ron et la FDA. Mais ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. Le vrai combat, c'est contre la maladie qu'il le mène. Et sa bêtise. Face à l'adversité, il va changer, se bonifier intellectuellement au même rythme que son physique décline. Il deviendra tolérant, notamment envers les Gays dont il découvrira toute l'humanité en côtoyant Rayon (Jared Leto), ange transsexuel fauché par la maladie. Comprendra mieux les médecins aussi grâce à sa relation avec le docteur Eve Saks (Jennifer Garner), passant de la drague poussive à l'amitié féconde. Mais ce qui reste du film, c'est la performance d'acteur de Matthew McConaughey déjà primé aux Golden Globes et très bien placé pour l'oscar. Un rôle physique (il a perdu 22 kilos pour être Ron) mais qui passe aussi par d'innombrables gros plans sur son visage creusé, veines saillantes et yeux vitreux. Il souffre, mais en cow-boy habitué à l'adversité, il ne cède jamais et poursuit son duel jusqu'au bout du bout.
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Éblouissant Jared Leto

Si Matthew McConnaughey éclabousse de son talent le film de Jean-Marc Vallée, il n'est pas le seul à tétaniser le spectateur. Jared Leto, dans la peau du transsexuel séropositif Rayon, marque lui aussi les esprits. Le jeune acteur américain, révélé dans la série pour adolescents « Angela, 15 an », passé par la scène rock, retrouve enfin un rôle à la mesure de sa formidable propension à habiter un personnage.

On se souvient de sa composition dans « Fight », performance balayée par sa métamorphose en « folle » mise au ban de sa famille. Maquillé ou au naturel, il est d'une beauté à couper le souffle. Ron, cowboy macho, le rejette au premier contact (ils partagent la même chambre d'hôpital). Il retournera vers lui quand il mettra sur pied sa petite entreprise de revente de médicaments non homologués. Au début des années 80, 90 % des malades du sida étaient homosexuels. Pour toucher cette clientèle, il « embauchera » Rayon en lui cédant 25% des bénéfices. Ensuite ce sera l'aventure du Dallas Buyers Club, moins mercantile. Rayon s'installe avec Ron, une quasi vie de « couple » pour ces deux personnalités que tout sépare si ce n'est ce foutu virus. Cela donne une scène emblématique de l'évolution de Ron. Alors qu'il est au supermarché en train de faire ses courses, il croise un de ses anciens collègues. Lui aussi carbure au rodéo, à l'alcool et à la stigmatisation des homos. Repérant Rayon, il fait remarquer à Ron qu'ils sont de plus en plus sans gène. Ron présente alors Rayon à l'intolérant, l'obligeant à lui serrer la main. Jared Leto, entre feu follet papillonnant à l'excès et gamin perdu, angoissé à l'idée de la mort, apporte une dimension mélodramatique supplémentaire à un film résolument optimiste.

vendredi 31 janvier 2014

Cinéma - Jack Ryan, espion, patriote et cachotier

Action et romance dans The Ryan initiative de Kenneth Branagh avec Chris Pine.

Imaginé par Tom Clancy, le maître incontesté du roman d’espionnage contemporain, le personnage de Jack Ryan, après bien des aventures sur papier et au cinéma, change une nouvelle fois de visage dans cette production hollywoodienne à gros budget. Après Alec Baldwin, Harrison Ford et Ben Affleck, c’est Chris Pine qui prête ses traits à cet Américain au patriotisme vissé au corps. Jack Ryan, jeune et brillant étudiant en Angleterre, assiste choqué à l’attaque des tours jumelles. Trois années plus tard il est en Afghanistan dans un hélicoptère, volontaire pour combattre les talibans, Al Qaïda et l’axe du mal. Grièvement blessé, il mettra des mois à récupérer l’usage de ses jambes.

Presque handicapé, Jack Ryan se croit perdu pour la patrie. Jusqu’à l’arrivée de Thomas Harper (Kevin Costner), un officier de la CIA intéressé par son profil. Officiellement il travaille dans une banque. Officieusement il surveille les mouvements d’argent à l’affût des multiples financement du terrorisme. Un travail ingrat, d’autant qu’il est totalement secret. Jack n’en a même pas parlé à sa fiancée, Cathy, la jolie toubib interprétée par Keira Knightley. Quand le banquier suspecte une conspiration russe pour faire vaciller le dollar, Harper l’envoie immédiatement à Moscou. Cathy, croyant à une infidélité, le suit. L’espion, sous couverture, se retrouve à tenter de stopper une attaque terroriste avec sa fiancée aux trousses. Que les amateurs de scènes d’action se rassurent, le quiproquo digne d’un vaudeville est rapidement levé et la course conte la montre débute. Montée d’adrénaline assurée.
A la réalisation on retrouve Kenneth Branagh, acteur britannique qui s’est réservé le rôle du méchant russe. Comme si diriger cette superproduction ne lui suffisait pas et qu’il voulait retourner aux bases de son métier d’origine. Il est brillant dans la peau d’un homme blessé et rancunier. Le film est très rythmé avec Moscou et New York en décors de rêve.

jeudi 30 janvier 2014

DE CHOSES ET D'AUTRES - Écrire la réalité sous l'oeil des caméras

Les concepteurs de téléréalité ne manquent jamais d'imagination. Entre la nouvelle émission aux Pays-Bas qui observe un groupe de "naufragés" volontaires réinventer la vie en société ou le projet "Mars One" visant la colonisation de la planète rouge sous l'œil de caméras, le genre a de beaux jours devant lui.
Un nouveau projet est en gestation sur internet. Les éditions du Net organisent la première émission de téléréalité littéraire qui permettra de suivre en ligne vingt écrivains enfermés dans un château, 24h/24, afin de rédiger un roman collectif en 20 jours sur le thème de leur choix. Les postulants devront avoir déjà édité un livre et les sélections débutent le 1er février. Le choix passe par un vote en ligne sur le site academiebalzac.fr, du nom de l'émission. Programmation prévue : début octobre.
Pas sur TF1, toujours aussi à cheval sur le "mieux-disant culturel" qui lui colle aux basques depuis la privatisation. Et comme le remarque Kevin, fan de Secret Story depuis la première saison : "dans culturel y'a trop de turel et pas assez de... »
A moins que le casting en cours ne donne leur chance à des pointures de l'autofiction, friandes de transgressions. Marcella Iacub dans le même dortoir que Christine Angot ou Tristane Banon, en train de se faire des confidences sur leurs ex, voilà de quoi affoler l'audimat. Plus en tout cas que de mettre des caméras à l'Académie française pour filmer le travail des Immortels sur l'utile mais très austère dictionnaire.

Chronique "De choses et d'autres" parue ce jeudi en dernière page de  l'Indépendant. 

BD - Expérience temporelle dans la Station 16 de Hermann et Yves H.


L'île de Zemble, entre Russie et pôle Nord, est un territoire désert et gelé. Les Soviétiques ont longtemps utilisé ce bout de terre immense comme site pour leurs essais atomiques. C'est là que le 30 octobre 1961 a explosé la Tsar Bomba, la plus puissante jamais conçue, d'une puissance équivalente à 1400 Hiroshima. La BD écrite par Yves H pour son père Hermann débute en 1997. Les sites sont désertés. Il ne reste que quelques soldats pour surveiller les déambulations des ours polaires. Quand ils reçoivent un appel à l'aide d'une station météo désaffectée, ils s'y rendent en hélicoptère. Ils vont alors être pris dans une faille spatio-temporelle causée par les expérimentations nucléaires. 
Il y a un petit air de « Lost » (3e saison) dans cette histoire complète. Hermann y manie les couleurs avec virtuosité, notamment quand il s'agit de peindre toutes les nuances de la neige.

« Station 16 », Le Lombard, 14,45 €


mercredi 29 janvier 2014

DE CHOSES ET D'AUTRES - Même attaqué par un requin, le docteur n'est pas douillet

Dans notre monde de douleur et de souffrance, il y a d'un côté la terre entière et de l'autre les Néo-Zélandais. Redoutables sur un terrain de rugby, ces Blacks semblent indestructibles.
La preuve avec ce fait divers digne des pires nanars "sharkesques" qui ouvre la une de la presse aux antipodes. James Grant, étudiant en médecine de 24 ans, profite de l'été austral pour faire un peu de plongée. Dans deux mètres d'eau, il sent comme une coupure à la jambe. En fait c'est un requin qui est en train de lui boulotter le mollet. Le Néo-Zélandais, loin de paniquer, se saisit de son couteau et donne quelques coups au squale. Suffisant pour lui faire lâcher la proie. James rejoint la plage, constate les dégâts et recoud la plaie avec la trousse de première urgence qu'il garde dans sa voiture. Sur le chemin de retour, comme il saigne toujours, il s'arrête dans un pub, se fait bander la jambe et en profite pour boire une bière.
A côté, Rambo est une chochotte. Moi, n'en parlons pas. Quand ma femme se coupe en éminçant des courgettes, la vue du sang me fait presque tourner de l'œil (celle des courgettes me donne des haut-le-cœur, mais c'est un autre problème). Autre exemple pas plus tard que ce lundi. Je me décide enfin à construire ces étagères promises depuis... il y a prescription. Je scie une planche et, en la transportant du garage à l'entrée, m'enfonce une écharde dans le gras de la paume. La douleur me fait crier si fort que les chiens se mettent à hurler à la mort.
S'il compare ma réaction à celle de James Grant, un observateur ne peut qu'en déduire que le bois est beaucoup plus dangereux que les requins.

Chronique "De choses et d'autres" parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant. 

mardi 28 janvier 2014

DE CHOSES ET D'AUTRES - Testeur fou

Que mangent les Français ? L'Agence nationale de l'alimentation, l'Anses, va tenter de répondre à cette vaste question en lançant une étude sur nos habitudes alimentaires. 4000 habitants de 472 communes tests seront interrogés sur leurs menus détaillés de trois jours. On saura dans un an si le cassoulet reste un des mets préférés de nos concitoyens ou si la crise chez Spanghero a signé l'arrêt de mort du plat typique de Castelnaudary. 
J'ai toujours rêvé d'être sélectionné dans ces enquêtes, études et autres sondages menés par des instituts sérieux. Juste pour apporter un grain de folie dans des réponses forcément un peu rasoir. Votre viande préférée ? L'escalope d'anaconda grillée sur son lit de sarments. Le légume de prédilection : le pissenlit (et là je ne mens pas, rien n'est plus goûteux qu'un pissenlit sauvage en salade). Combien de repas faites-vous par jour ? Dix ! Au diable l'avarice et la surcharge pondérale. Que buvez-vous à table ? Du kava fraîchement mâché et macéré en provenance directe des îles Loyauté.
Ce ne serait qu'un grain de sable dans un nuage de statistiques, mais si 10 % des sondés me suivent sur cette voie, les statisticiens accros aux chiffres en feront des cauchemars.
On ne peut malheureusement pas faire pareil pour les sondages politiques systématiquement proposés sous forme de QCM (questionnaire à choix multiples). Dommage, il me serait si agréable de constater que le PRD (Parti de la Rigolade et de la Dérision) est crédité de 1% d'intention de vote aux prochaines élections.
Chronique "De choses et d'autres" parue ce mardi en dernière page de l'Indépendant. 

BD - Tueurs vénéneux comme des "Crotales"


Soldier Sun et sa fille Agripa ont droit eux aussi à leur propre série. Personnages secondaires croisés dans les aventures de Jessica Blandy, ils font dans cette BD de Gihef (scénario) et Renaud (dessin) ce en quoi ils sont les meilleurs : assassiner. Tueurs à gage officiant en famille, ils ont un peu foiré leur coup à Salt Lake City. La série débute là où les lecteurs de Jessica Blandy les a laissés. 
Dans un motel, ils se cachent avant de retrouver leur prochaine cible. Agripa, insatiable, se passe les nerfs sur un routier. Nouvelle fuite du duo vers le désert. Ils arrivent dans une petite ville isolée et rapidement entrent au service d'une riche veuve. Ce que cette dernière ne sait pas, c'est qu'elle est aussi sur la liste des personnes à éliminer. Gihef s'approprie l'univers de Dufaux, mettant l'accent sur la vénéneuse Agripa. Dangereuse mais si tentante.

« Crotales » (tome 1), Dupuis, 14,50 €

lundi 27 janvier 2014

BD - L'autre monde de Sin Titulo


Plonger dans la BD « Sin Titulo » de Cameron Stewart chez Ankama, c'est un peu comme prolonger un rêve en se réveillant. On est entre deux mondes, celui de nos nuits imaginaires s'immisçant dans celui de notre vraie vie. Alex Mackay, le personnage principal, fait un rêve récurrent. Il est sur une plage et voit au loin une silhouette assise au pied d'un arbre mort. Une image qui va le hanter, comme ce masque africain qui l'a terrorisé enfant. Tout bascule quand Alex décide d'aller voir son grand-père retiré dans une maison de retraite. On lui apprend qu'il est mort depuis un mois. Dans les affaires du défunt, il retrouve la photographie d'une jeune femme. Elle entoure son grand-père de ses bras et ce dernier sourit. Qui est-elle ? Et quel est le rôle de l'aide soignant qu'il croise dans les couloirs ? 
Ce gros roman graphique de 160 pages au format à l'italienne multiplie les interrogations. Alex est de plus en plus perdu, déconnecté de la réalité, errant dans un monde onirique. Le dessin réaliste et stylisé de Cameron Stewart augmente le côté froid et cauchemardesque d'un album aussi obsédant que l'arbre sur la plage...

« Sin Titulo », Ankama, 19,90 €

DE CHOSES ET D'AUTRES - François et Valérie, le plaquage à retardement

Larguée, abandonnée, plaquée… répudiée osent les plus vindicatifs. Game over pour Valérie Trierweiler éjectée du palais de l'Elysée par son locataire jusqu'en 2017, élu par le peuple, lui. François Hollande, en plus d'être un président normal, se retrouve également célibataire (officiellement du moins), un "coeur à prendre" selon l'expression galvaudée dans les productions Harlequin.
Il devient aussi le premier président à rompre par dépêche AFP interposée. Certains goujats se contentent d'un post-it sur la porte du frigo "Tu cuisines mal, je te quitte", d'autres le font par SMS "Je t'M plus, adieu" ou pire dans un statut Facebook en précisant à leurs amies qu'ils viennent de passer de "en couple" à "célibataire". François Hollande, depuis pas mal de temps se rangeait dans la catégorie "situation amoureuse : c'est compliqué".
Enfin, s'il avait utilisé son compte Facebook comme un Français normal. Mais il a voulu faire comme si de rien n'était. Closer s'est chargé de dévoiler le pot aux roses. Quinze jours après, acculé, il rompt. Un plaquage à retardement dans toute sa splendeur.
Déjà très bas dans les sondages, il ne devrait pas remonter dans l'estime des Français. Encore moins des Françaises. Certes, il assume la rupture, mais il n'y a pas mis les formes. Résultat, Valérie Trierweiler, qui a longtemps eu l'image peu glorieuse de la maîtresse voleuse du mec de Ségolène Royal, apparaît désormais comme une victime, délaissée pour une plus jeune.
D'ici à ce qu'elle s'engage en politique…