Pour faire rire, le plus simple est de rapprocher des opposés. La confrontation est souvent détonante et source de gags innombrables. Marc Dubuisson au scénario et Régis Donsimoni au dessin ont mélangé de la philosophie avec des dinosaures.
Cela donne un recueil intituléLes Philosaurespublié dans la collection Pataquès. Ces dinosaures se posant de grandes questions existentielles ont tendance à oublier dans quel milieu ils vivent. Notamment les grands carnivores, beaucoup moins portés sur l’« être ou ne pas être » que sur le « j’ai faim, je te mange ».
Les auteurs jouent régulièrement avec l’appétit de ces bestioles jamais rassasiées. Exemple de dialogue entre deux carnivores : « Tu t’es demandé si la beauté était un concept relatif ou mesurable ? » « Tu sais, moi tout ce m’importe c’est la beauté intérieure. » « Comme la fraîcheur des tripes par exemple ? » « Foie, boyaux, intestins… je ne suis pas difficile ».
Toute la force de ces gags c’est qu’ils peuvent parfaitement fonctionner si l’on remplace les grosses bestioles disparues par deux humains. Comme si la BD était un miroir qui nous transformait en monstres des temps anciens. Mais ne sommes nous pas déjà les monstres des temps nouveaux ? Qui comme les dinosaures sont appelés à disparaître un jour ou l’autre.
L’album « Les Philosaures » de Marc Dubuisson et Régis Donsimoni est édité chez Delcourt et coûte 9,95 €
Le concept est assez étonnant. Alors que les superhéros envahissent tous les champs de notre imaginaire. Dans ce monde créé par Kid Toussaint, tout le monde est doté d’un pouvoir. Les rares qui sont normaux sont placés aux bans de la société. Cosmo est Absolument normal et pour lui les ennuis débutent.
Enfermé, il s’avale mais dans sa fuite il va croiser la route d’Oger, un géant qui l’aide mais retient sa fille prisonnière. Le 2e épisode de la série dessinée par Martusciello et Pizzetti creuse encore plus cette thématique de la perception de la normalité.
Le restaurant Chez Françoise à Corsavy dans le Vallespir est devenu une institution dans le département des Pyrénées-Orientales. Il propose depuis 1940 quasiment le même menu, copieux, traditionnel et savoureux. Une formule gagnante imaginée par Françoise, reprise par sa nièce puis, au milieu des années 70, par Véronique Quinta et Henriette Marull qui y travaillaient comme serveuse et cuisinière. Quand la tradition frise l’excellence.
L’amateur de science-fiction doit absolument faire un tour du côté de Corsavy dans le restaurant Chez Françoise. En franchissant la porte de l’épicerie, passage obligé pour accéder à la salle, il aura l’impression de plonger dans un vortex d’espace-temps le précipitant instantanément dans un passé incertain, mélange des années 60 et 70 et de France profonde.
Pourtant il comprend tout de suite qu’il est bien resté en 2021 quand on lui demande à l’entrée son pass sanitaire. Véronique Quinta, une des patronnes du lieu avec Henriette Marull, a bien conscience que son restaurant n’est pas comme les autres. Et elle demande un peu inquiète si « on ne fait pas trop vieillot ? » Mais comme cette cliente découvrant à côté de la caisse l’évier carré en faïence blanche et robinet courbé, on aurait tendance à lui répondre « Surtout, ne changez rien ! »
Dans ce lieu, l’obsolescence programmée n’a pas encore été inventée. On devine que les tables, chaises, couverts et mêmes frigos ont plus de décennies au compteur que l’âge moyen du client. Ceux qui trouvent l’endroit « vieillot » feraient bien de se mettre à la page. Car le vintage a le vent en poupe. À la différence que ce n’est pas Chez Françoise qui s’est mise à la mode mais la mode qui fait comme Chez Françoise.
Une fois passée l’épicerie vous aurez le choix, pour manger, entre la grande salle décorée de photos d’époque et deux terrasses. Une petite, plus intimiste, « plus romantique » aux dires de Véronique et une grande, à l’ombre d’un immense tilleul où une vigne grimpante s’est développée produisant quantité de raisins totalement inaccessibles.
Vient le moment de la commande. Vous avez le choix entre la formule… et les plats de la formule. Le menu traditionnel, lancé en 1940 par les premiers propriétaires, est resté quasi identique. Seules modifications, « nous avons supprimé les bouchées à la reine et les truffes de l’omelette ont laissé la place à des cèpes. » Une formule à 33,50 € tout compris, dont le vin (de Trouillas).
Tout commence par une assiette de charcuterie « maison, tient à préciser Véronique. En décembre on tue le cochon et on fabrique notre pâté truffé ou les jambons ».
Suite des festivités avec une truite et sa sauce spéciale. « Une création de Françoise, la première patronne. Attention quand même, il y a beaucoup d’ail ».
Arrive ensuite ce qui souvent est la partie la plus goûteuse du repas : l’omelette aux cèpes bien baveuse. Vos papilles vous diront merci !
Là où un être normalement constitué commence à sentir quelques tensions dans la peau du ventre, Véronique apporte une « petite pintade avec ses carottes et la salade verte ». «Petite», une vue de l’esprit puisqu’il s’agit quant même du plat de résistance. Une volaille fermière rôtie, à la peau craquante.
Les plus audacieux, en plus du dessert (flan maison ou glaces) se laisseront également tenter par les fromages du pays : un chèvre de Serralongue et un brebis de Corsavy. Ce dernier est particulièrement succulent, et on ne le dit pas car il est fabriqué par le maire du village…
Une formule un peu gargantuesque donc, que l’on se doit de conclure par un café. Mais pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de la marque catalane La Tour qui tient son nom de la tour de Batère à quelques kilomètres de Corsavy.
En sortant de Chez Françoise, le client est tout sourire. Il ne sait pas forcément pourquoi, mais le cadre, simple, l’accueil, chaleureux et la cuisine, excellente, y sont sans doute pour beaucoup. Et paradoxalement, cette adresse, perdue dans cette montagne si particulière, qui « apporte de la sérénité » selon Véronique, attire toujours autant de monde. Des curistes, des touristes mais aussi beaucoup de villageois qui considèrent un peu le restaurant comme leur cantine.
Et ce depuis près d’un siècle. Avec le même menu. Et si vous voulez vivre l’expérience décalage temporel jusqu’au bout, réservez un dimanche midi, jour de grosse affluence. Vous aurez l’occasion de constater combien la vie de ces petits villages reste foisonnante et que la tradition a du bon, surtout quand elle est couplée à l’excellence.
Confinement : resto fermé mais épicerie ouverte
Durant les confinements, le restaurant a fermé. Mais l’épicerie est restée ouverte. « J’ai fait de la livraison à domicile, » se souvient Véronique. Cette épicerie est essentielle pour la vie du village. C’est presque le dernier lieu de vie, de passage. Le dévouement des patronnes de Chez Françoise n’est pas passé inaperçu du côté de la mairie qui a tenté de les distinguer en leur remettant une médaille. « Pas question » ont répondu en chœur Véronique et Henriette. « Peut-être quand on sera à la retraite », avance Henriette. Mais vu leur enthousiasme, intact, ce n’est pas demain la veille…
Les autres adresses : le Cortal et le camping
Longtemps réticentes à se mettre en avant, les patronnes de Chez Françoise ont accepté de passer dans l’Indépendant à une condition : parler des autres restaurants du village. Car à Corsavy, en plus de « l’Institution » Chez Françoise, il existe deux autres endroits ou l’on peut manger. L’été, à la pizzeria du camping et midi et soir, la crêperie du Cortal offre un large choix de crêpes, galettes mais aussi de plats traditionnels.
Embauchée à 15 ans
« Je n’aimais pas trop l’école. Alors j’ai été embauchée Chez Françoise à 15 ans ». Henriette, la cuisinière, travaille donc dans ce restaurant depuis plus de 55 ans. Un sacré bail, mais pas le moindre regret et encore moins l’envie d’arrêter. « J’ai débuté comme serveuse car n’importe qui ne pouvait pas cuisiner à l’époque. » Une fois derrière les fourneaux, elle se souvient des nombreux mariages. « Une fois il y avait des cailles farcies au menu. Il fallait les désosser avant de les cuire. C’était du travail, beaucoup de travail. Et quand je voyais tout ce que laissaient les invités, j’étais un peu dégoûtée. »
Reprise dans l’urgence
Le nom du restaurant vient de la première propriétaire, Françoise, dans les années 40. Ensuite, sa nièce a repris l’affaire avec son mari. C’est à cette époque qu’Henriette, puis Véronique, y ont trouvé du travail. Cette dernière y venait régulièrement donner des coups de main encore adolescente.
Mais quand au milieu des années 70, le propriétaire meurt brusquement (« on avait un mariage », se souvient Henriette), aucune repreneur en vue. Les deux employées décident donc de continuer. « On ne s’est pas posé de question, explique Véronique, on ne savait faire que ça et ça nous plaisait. » Résultat, le restaurant a continué sur sa lancée, recueillant le même succès, avec le même nom, même si désormais c’est chez Véronique et Henriette.
En complément de l’exposition au Centre Pompidou (jusqu’au 13 décembre), cette biographie dessinée permet de redécouvrir le parcours de Georgia O’Keeffe, artiste peintre américaine qui a marqué le XXe siècle. Luca de Santis et Sara Colaone, deux Italiens, racontent comment cette étudiante en arts plastiques a su dévier de sa voie naturelle (devenir enseignante ou dessiner des dentelles) pour s’imposer parmi les plus grands créateurs des USA.
Elle a beaucoup peint de fleurs, mais aussi des villes et des paysages à couper le souffle, comme ces levers de soleil qu’elle a admiré depuis son Ghost Ranch au Nouveau-Mexique.
Vous avez l’habitude de lire ici quelques saillies contre des hommes et femmes célèbres qui ont dérapé ou fauté. Ils sont nombreux, mais parfois c’est un peu tirer sur une ambulance. Ils ont perdu de leur aura, font flop sur flop et n’existent médiatiquement qu’en raison de leur nouveau statut de tête à claques.
J’ai hésité et puis finalement je ne vois pas pourquoi je me priverais, moi aussi, de souligner combien la vie est ingrate pour certains.
Jean-Marie Bigard a longtemps été un des plus représentatifs de l’humour à la française. Pourtant, il a vécu l’humiliation suprême. Vedette d’une soirée à Trélissac en Dordogne, l’organisateur à purement et simplement annulé sa venue. Normal, au lieu des 450 spectateurs espérés, il n’avait vendu que 29 tickets d’entrée.
À la place, il a organisé un loto. 200 inscrits. Idée pour Bigard, se reconvertir en tireur de boules : « Le vingt, comme ma boisson préférée ! »
Autre vedette qui a raté sa dernière sortie : Arnaud Montebourg. Homme politique reconverti dans le business vert (miel et amandes), il a finalement décidé de revenir devant les électeurs. Et pas pour n’importe quelle occasion : la présidentielle. Il a justifié cette décision par ce constat qui en dit long sur son ego : « Aujourd’hui, je ne sais pas pour qui voter. C’est pour cela que je me présente. » Si les millions d’abstentionnistes insatisfaits du choix proposé adoptent le même raisonnement, il va rapidement y avoir un embouteillage sur la ligne de départ.
Ecrit pour rendre hommage à Rémi Fraisse, jeune militant tué lors d’un assaut des gendarmes mobiles à Sivens dans le Tarn, ce roman de Jocelyn Bonnerave est cependant plus qu’une description minutieuse de la vie quotidienne dans une ZAD (Zone à défendre). Une ZAD qui est également une « Zone blanche », dénomination officielle de ces campagnes de la France profonde où les ondes passent mal. Ou pas du tout. Sans doute la raison qui a poussé une multinationale à construire un complexe pour y déposer les déchets nucléaires ultimes. Tout un symbole que ces ordures radioactives dont on ne sait plus quoi faire après des années passées dans les entrailles des centrales nucléaires.
Avant de plonger dans cette zone humide qui abrite une espèce d’écrevisse très rare, raison de la lutte des écologistes aux côtés des quelques centaines de locaux qui voient leurs habitations perdre toute valeur, on fait connaissance avec Maxime, le narrateur. Personne ne le connaît sous ce nom. Cela fait quelques années qu’il a adopté un pseudonyme pour assumer la célébrité de son statut de leader de groupe rock en vogue. Il est sur le point de partir en tournée quand il reçoit l’appel d’Émeline. C’est la compagne de son petit frère Christophe.
Cela fait quelques années qu’ils ne se parlent plus. Christophe a disparu la nuit précédente, en pleine baston avec les gendarmes mobiles. Christophe vit sur la ZAD. Maxime, fonce vers cet Est de la France froid et humide et va voir sa vie changer en quelques heures.
Toilettes sèches et éoliennes
Arrivé sur place, il découvre la maison (exactement la cabane) de son frère, « l’espace au sol n’est pas bien grand, mais le plafond est un dôme formé d’une structure en bois très savante, qui donne une vraie sensation de volume ». Le travail d’Émeline, compagne de Christophe et mère de sa fille, Lilia. Maxime se retrouve bombardé tonton d’une fillette adorable dont il ne soupçonnait pas l’existence.
Alors que les recherches ne donnent rien, le chanteur se surprend à se souvenir des moments de joie, quand il découvrait la musique et le rock avec son frère à la batterie, lui à la basse. Maxime a percé, tiré un trait sur sa famille et son passé, Christophe aussi a coupé les ponts, mais pour fonder une famille dans ce village d’irréductibles, avec toilettes sèches et éoliennes autonomes. Le roman donne une occasion en or au lecteur pour lister toutes ces petites actions qui le transforme au quotidien en fossoyeur de la planète. Maxime en prend conscience mais se sent totalement impuissant : « Toute ma musique est électrique, alimentée par le nucléaire, cernée de déchets pour des millénaires. »
Un roman prise de conscience mais aussi très sensible sur la fraternité. Les souvenirs entre les deux frères, longtemps complices, donnent un petit côté Guerre des boutons à l’ensemble, quand la vie était simple, que les petits garçons ne se posaient pas de questions sur la finalité de leurs actions. Une cabane dans un arbre restait la meilleure façon de se croire maître du monde.
« Zone blanche » de Jocelyn Bonnerave, La Brune/Rouergue, 19 €
On se demande parfois à quoi servent les hauts fonctionnaires qui rédigent les lois et autres décrets qui régissent la vie de millions de Français. Dernier exemple en date avec la mise en place du pass sanitaire.
Dès le 30 septembre, il s’appliquera également aux jeunes à partir de 12 ans. Des parents consciencieux ont donc décidé de se mettre en conformité. Mais, la vaccination n’est possible qu’à partir de 12 ans, révolus. Or, un pass sanitaire n’est valide qu’une semaine après la seconde injection.
Même si l’enfant se fait vacciner le jour même de son anniversaire, il ne pourra obtenir son pass, au mieux, qu’un mois plus tard. Et les parents de se demander quel est le technocrate hors-sol qui a pondu une telle loi sans en comprendre les effets pratiques. Après quelques protestations et articles de presse, le gouvernement a fait amende honorable et, depuis hier, le pass sanitaire sera obligatoire à partir de 12 ans et deux mois.
Les deux mois de battement qui permettront aux parents prévenants de faire le nécessaire pour que leur gamin ne se retrouve pas coincé dans une sorte de vortex temporel et administratif qui l’obligerait, malgré un parcours vaccinal entamé, de faire des tests PCR tous les 72 heures pour aller au resto, au cinéma ou accompagner ses camarades (plus vieux ou plus jeunes de quelques mois) dans une sortie où le pass est nécessaire.
Deux mois. C’est en gros le temps que l’administration française a mis pour trouver la solution…
Chronique parue en dernière page de l’Indépendant le 9 septembre 2021
Le thème du voyage immobile est omniprésent dans ce court roman de Wolfgang Hermann, romancier allemand, qui dévoile la personnalité de son antihéros, Monsieur Faustini. Célibataire et retraité, il vit seul sur les hauteurs du lac de Constance. Il sort peu. Excepté quand sa femme de ménage intervient. Il va alors déambuler au bord du lac, plongé dans ses pensées, son monde intérieur. Beaucoup plus riche que son quotidien car « M. Faustini n’avait pour toute famille que son chat. En ces soirs qu’il passait dans son fauteuil à oreilles, bercé par ses ronronnements, celui-ci lui dispensait sa chaleur et sa lenteur. »
Pourtant M. Faustini va cependant entreprendre un grand voyage dans ce roman, même s’il est essentiellement intellectuel. Ce texte est un petit bijou de fantaisie et de rêveries comme on se surprend parfois à en avoir un soir de mélancolie.
Ça ne plaisante plus au Canada sur la représentation des Autochtones dans la littérature ou la bande dessinée. Une communauté d’écoles catholiques en Ontario a décidé de retirer des bibliothèques plusieurs dizaines de titres qui proposent des images stéréotypées des peuples autochtones. Il y a déjà tous les titres contenant le mot indien dans leur titre.
Et ce bannissement s’est accompagné d’une cérémonie hautement symbolique si elle ne rappelait pas de sinistres moments en Europe. Radio Canada rapporte qu’« une cérémonie de purification par la flamme s’est tenue afin de brûler une trentaine de livres bannis, dans un but éducatif. »
Et comme l’esprit écolo semble irradier partout, les responsables de cet autodafé expliquent que les cendres des ouvrages brûlés ont été récupérées pour servir d’engrais en plantant un jeune arbre. Quand on sait qu’il y a dans les livres bannis Tintin en Amérique, des Astérix ou plusieurs titres de Lucky Luke, on peut s’interroger de la pertinence de ce bûcher.
Car, s’il s’agit de l’édition originale du troisième titre des reportages du reporter belge, elle cote officiellement à 8 000 € l’exemplaire. C’est un peu cher payé pour quelques grammes d’engrais destinés à un arbre qui, si ça se trouve, n’est même pas originaire du Canada. Mais les organisateurs de ce feu de joie affirment qu’il s’agit de « tourner du négatif en positif ».
Pourtant, ils ont peut-être brûlé des pépites qui auraient pu financer la plantation de quelques milliers d’arbres. Mais notre société est ainsi désormais : tout dans le symbole, même s’il est ridicule car détruire des BD humoristiques n’a jamais contribué à la paix dans le monde.
Chronique parue en dernière page de l’Indépendant le mercredi 8 septembre 2021
Maître du polar sud-africain, Deon Meyer relance son héros récurrent Benny Griessel dans une nouvelle enquête. Mais pour une fois le roman est court et percutant. Toujours aussi documentée, l’intrigue se déroule cette fois dans le monde de l’art. Après la découverte du corps d’une femme, nue, bien mise en évidence sur un panorama très fréquenté, Benny et son collègue et ami Vaughn Cupido, sont chargés de résoudre une affaire de tableau disparu. Or la femme assassinée est une experte en peinture de l’âge d’or hollandais.
Les deux faits divers sont-ils liés ?
On retrouve avec plaisir dans ce polar efficace le flair et les failles (un alcoolique abstinent qui tente de reconstruire sa vie sentimentale) de Benny. Sans oublier le volet dépaysant, Deon Meyer n’ayant pas son pareil pour décrire les décors de toute beauté de la région du Cap.