mardi 23 juin 2020

De choses et d’autres - Gare à la mémoire courte


Il y a deux mois, on était tous enfermés, interdits de mouvement, obligés de se contenter des mauvaises séries Netflix et du point quotidien du directeur de la Santé, tous les soirs, en direct, sur l’ensemble des chaînes d’info. Deux mois, ce n’est pas si loin que cela. Pas tout à fait de la mémoire immédiate, mais quasi. Alors, comment se fait-il que tant de monde semble avoir oublié aujourd’hui par où on est passé ? 

A Paris, pour la fête de la musique, ils étaient des centaines à danser collé-serré dans la rue. Un verre à la main. Beuverie générale sur fond de musique techno à fond. Dans l’ombre, le virus ricane. Que d’occasions de passer de l’un à l’autre, de se multiplier en toute tranquillité. Et je ne vous dis pas aujourd’hui. 

Chaque nouvel infecté doit en contaminer quelques-uns de plus. Et ne croyez pas que je ne noircis intentionnellement le tableau. Pour preuve le dernier chiffre du taux de reproduction du virus en France, dévoilé vendredi dernier. Il faut qu’il soit inférieur à 1 pour considérer que l’épidémie est contenue. À la fin du confinement, il était de 0,73. 

Mais, vendredi, plusieurs régions affichaient des taux anormalement élevés. Notamment l’Occitanie qui plafonnait à 1,51. Par comparaison, en Guyane ou un reconfinement est envisagé, le taux est de 2,59. 

Alors, après une fête de la musique où les gestes barrières n’ont pas été invités, il faut absolument être intransigeant pour le second tour des municipales de ce dimanche. Sinon, le 14 juillet, non seulement il n’y aura pas de défilé, mais en plus on cuira enfermés à la maison alors que, dehors, il fera 40 °C.  

Chronique parue en dernière page de l'Indépendant du 23 juin.

lundi 22 juin 2020

Cinéma - Benni, fugue mineure

Benni n’est pas une fille facile. Elle donne bien du fil à retordre à ses éducateurs. Benni, blondinette aux yeux bleus pourrait charmer qui elle veut en souriant. Mais Benni est en réalité une enfant sauvage aussi dangereuse qu’un volcan sur le point d’entrer en éruption. Pourquoi Benni rejette-t-elle à ce point la société ? Le spectateur le découvre au fil des minutes, plongeant à son corps défendant dans la psyché de cette enfant qui a visiblement été très mal traitée dans sa petite enfance.

De foyer en hôpital psychiatrique

Le film de Nora Fingscheidt, une des sensations de la dernière Berlinale, est tout le temps sur la corde raine. Comme les humeurs de la petite Benni, magistralement interprétée par Helena Zengel du haut de ses 9 ans. Elle a été retirée du foyer familial. Presque au soulagement de la mère qui a déjà fort à faire avec ses deux autres enfants. Benni est incontrôlable. Elle ne veut pas aller à l’école, a tendance à se battre, surtout avec les garçons mais surtout pique des crises d’hystérie totale si par malheur quelqu’un lui touche le visage. L’explication est donnée au détour d’une des nombreuses consultations médicales (Benni est du pain béni pour certaines psychiatres en mal de phénomènes) : quelqu’un aurait tenté de l’étouffer avec un oreiller quand elle était bébé. Qui, le film ne le dit pas. Reste le traumatisme. 

L’assistante sociale chargée de la suivre ne sait plus quoi faire. Tous les foyers la refusent. Et de toute manière elle fugue quasiment toutes les semaines pour tenter de rejoindre sa mère qui lui manque tant. Il ne reste que la solution de l’institution fermée, mais elles n’acceptent les enfants violents qu’à partir de 12 ans. Peut-elle passer deux années dans un hôpital psychiatrique en attendant ? La solution va venir d’un de ses accompagnants scolaires, Micha (Albrecht Schuch). Il propose de la prendre durant deux semaines dans une cabane isolée dans les bois, sans électricité. Juste lui et elle pour se confronter à une autre réalité. Un point sera fait après cette expérience. Le film, de drame social âpre et violent, se transforme lentement en relation fusionnelle entre deux incompris, sensibles à la poésie de la nature. On est subjugué par la scène de l’écho. Micha emmène Benni très loin dans les bois. Sur une crête, il lui demande de crier pour que l’écho lui réponde. Benni va se défouler durant deux longues minutes à appeler en vain sa maman. Une scène poignante. Comme toutes celles qui suivent car Benni n’en a pas terminé avec les problèmes, malgré ses promesses à Micha à qui elle demande de devenir son père. 

Le destin de cette petite fille perdue, traumatisée, incapable de trouver sa place dans notre société, devient alors un grand film qui restera dans les mémoires

Film allemand de Nora Fingscheidt avec Helena Zengel, Albrecht Schuch, Gabriela Maria Schmeide 

Cinéma - La peine des filles de joie

Le destin de trois femmes, obligées de se prostituer pour survivre dans une société sans pitié.

Tous les matins, elles partent travailler de l’autre côté de la frontière. Ces Françaises ont choisi de gagner leur vie en Belgique. Là où la prostitution dans des bordels est légale. Trois Filles de joie, selon le terme désuet mais si vrai dans ce cas précis, héroïnes au quotidien d’une vie qui ne leur fait pas de cadeau. Le film, politique et réaliste de  Frédéric Fonteyne et Anne Paulicevich montre sans l’enjoliver ce monde où les femmes deviennent de simples « steak hachés » pour les hommes comme le souligne hargneuse Axelle (Sara Forestier). Encore jeune, pleine d’illusions, elle tente d’élever seule avec l’aide de sa mère, les trois enfants qu’elle a eu avec un homme qu’elle n’aime plus. Lui voudrait reprendre la vie commune, juste pour qu’elle redevienne son objet, sa chose. Pour s’en sortir, Sara devient Athena dans la maison close, acceptant toutes les perversions des clients, ceux-là même qui permettent à la prostitution de continuer d’exister depuis la nuit des temps. 

Au boulot, elle y va dans la voiture de Dominique (Noémie Lvovsky). Plus âgée, elle joue le rôle de maman dans le bordel. A un mari, deux grands enfants, un autre métier, infirmière à l’hôpital, mais doit elle aussi faire des passes pour assurer le quotidien. Enfin il y a Conso (Annabelle Lengronne), d’origine africaine, elle est persuadée de filer le parfait amour avec un blondinet qui lui promet monts et merveilles. Elle espère tomber enceinte pour l’obliger de l’épouser. 

Un trio uni, qui tient car chacune est là quand l’autre a des moments de blues. Quand Conso découvre la véritable mentalité de son « amoureux », quand Axelle doit faire face au chantage du père de ses enfants, quand Dominique s’inquiète des relations de sa fille, à peine adolescente, considérée comme de la chair fraîche à monnayer pour les petites racailles du quartier. 

Le film est dur, parfois violent, tendre quand il le faut mais surtout vrai et réaliste. La réalisatrice a longtemps rencontré de véritables prostituées pour s’abreuver de leur vécu, épaissir le scénario, y apportant cette touche d’humanité qui fait si souvent défaut quand il est question de relations sexuelles tarifées. Vous serez touché par les peines de ces trois filles de joie.

Film franco-belge de Frédéric Fonteyne et Anne Paulicevich avec Sara Forestier, Noémie Lvovsky, Annabelle Lengronne


Disney + - Artemus Fowl et le monde magique


Pourtant réalisé Kenneth Branagh, la dernière production Disney qui devait sortir en salles début juin s’est finalement retrouvé directement sur la plateforme Disney + à cause de la pandémie. Cette adaptation fidèle de l’univers magique de l’écrivain Eoin Colfer pèche surtout par le manque de charisme de l’interprète d’Artemis, Ferdia Shaw. 

Par contre, côté effets spéciaux, on regrette fortement la non diffusion sur grand écran tant on en prend plein la vue. Le reste de la distribution sauve le film (qui normalement devrait avoir une suite), notamment Judi Dench en commandante en chef de l’armée des Elfes et Colin Farrell, décidément capable d’endosser tous les rôles, des plus classiques aux plus étranges.


dimanche 21 juin 2020

BD - Les combats des héros solitaires



Seuls, un peu victime de son succès, ne peut plus suivre tous les personnages principaux. Le scénariste, Fabien Vehlmann, se consacre à chaque album sur une personnalité. 

Ce 12e tome voit la belle et rebelle Leïla mises à l’épreuve par Saul, l’empereur de Néosalem. Des combats à morts où elle doit tenter de survivre tout en préparant la rébellion des sans-grade. 



L’opposition Saul-Leïla occupe les deux-tiers de l’histoire, le reste nous met l’eau à la bouche pour l’avenir des autres héros de cette série fantastique, Terry toujours accompagné du redoutable Maître des couteaux, Dodji prisonnier du Maître-Fou et Camille, devenue l’élue du Mal. 

Une série toujours aussi passionnante et de mieux en mieux dessinée par Gazzotti qui se renouvelle sans cesse dans ses cadrages dynamiques et ses scènes d’action criantes de vérité.

« Seuls » (tome 12), Dupuis, 10,95 € 


BD - Planquez vos dentiers !



Politique fiction, combat de rue et vieillissement de la population sont les trois thèmes principaux de cette série BD imaginée par Nicolas Juncker et dessinée par Chico Pacheco. 

Un mélange des genres détonnant qui donne au final le bouquin le plus étrange de cette sortie de confinement. Nous sommes en 2050. Les octogénaires sont de plus en plus nombreux. Mais le pays a basculé dans la dictature depuis la victoire à la présidentielle de Mohamed-Maréchal Le Pen. Conséquence, une fois passé 80 ans, c’est l’euthanasie obligatoire si vous n’êtes pas en parfaite santé. Pas de chance pour Stéphane, ses dernières analyses ne sont pas bonnes. 


Positif à la nicotine, il n’a que 24 heures pour dire au revoir à sa femme Nadège. Mais quitte à mourir, autant le faire avec éclat. Il prend la fuite avec son épouse et tente de trouver refuge chez les néo-ruraux dans une zone de non-droit. Là, dans des centres commerciaux à l’abandon, les barons de la pègre organisent des combats entre octogénaires. 

Stéphane, de papy tranquille, se transforme en bête de ring, capable de tuer tout vieillard qui ose lui tenir tête. Les 120 premières pages de cette sorte de manga (l’ensemble est de petit format en noir et blanc) à la française sont magistrales. 

On apprécie la parabole politique (le Gaullisme, dans 30 ans, sera récupéré à toutes les sauces, les centristes des terroristes impitoyables) mais aussi les scènes d’action qui n’ont rien à envier aux meilleurs films de karaté et rabaissent le MMA à un innocent jeu de récréation pour gamins de 30 ans.  

« OctoFight » (tome 1), Glénat, 12,90 €



L'autre explication du Manuscrit inachevé de Franck Thilliez



Quand Franck Thilliez ne se consacre pas aux enquêtes de Sharko et Lucie Hennebelle, son couple de flics à la vie de plus en plus compliquée et dramatique, il s’attaque à des thrillers diaboliques, à la composition complexe et prenante. Dans Il était deux fois, il raconte en réalité les coulisses de son autre roman terrifiant, Le manuscrit inachevé, paru en 2018.  Son tour de force, c’est en réalité de nous le faire comprendre que vers la moitié de ce présent ouvrage. 

Au début, tout débute de la façon la plus classique pour un bon polar à la française. En 2008, Julie, 17 ans, disparaît en forêt. Son père, gendarme dans la petite ville de Sagas en Savoie, se lance à sa recherche. Il se rend à l’hôtel où elle travaillait l’été précédent. Là, épuisé par ses recherches dans la liste des clients, il s’endort. En pleine nuit, il est réveillé par une pluie d’étourneaux morts. Au petit matin, nauséeux, il ne se reconnaît plus. Il a fait un bond de 12 ans dans le futur. En 2020, Gabriel n’est plus gendarme, mais il cherche toujours sa fille. Il se souvient de peu de choses, excepté « le moment de la disparition, celui entre le juste avant et le juste après. Il faisait partie de ceux définitivement gravés dans l’esprit des proches. Le dernier sourire, le dernier geste, le dernier mot devenaient les ultimes souvenirs. »

Une fois expliquée cette forme très rare d’amnésie brutale, l’auteur déroule l’intrigue avec un savant dosage de révélations et d’interrogations. Le cadavre d’une femme est découvert dans une rivière. Longtemps on croit que c’est Julie. Un corbeau déverse sa haine dans le village à travers des lettres anonymes. La mafia russe serait impliquée. 

Un livre codé dans le roman

Gabriel, en désespoir de cause, demandera de l’aide à son ami de toujours, Paul, gendarme lui aussi, mais qui depuis quelques années vit avec l’ancienne femme de Gabriel. Le déclic se produit quand les deux ennemis, découvrent dans une cabane en pleine forêt la fin d’un roman. Il se trouve que c’est la conclusion inédite du Manuscrit inachevé. Et que l’auteur, Caleb Traksman, a eu une aventure avec Julie. Le cerveau du lecteur se met alors à phosphorer. S’il a lu le précédent roman, il découvre l’envers de l’écriture du livre. Sinon, il n’a qu’une envie, c’est de dévorer cet autre livre signé Franck Thilliez (paru depuis chez Pocket), dont la véritable fin est proposée, sous forme manuscrite dans Il était deux fois. 

Et pour les amateurs d’horreurs, les 520 pages du roman leur offrent des moments épiques, dont une scène finale dans un décor de cauchemar : « Gabriel évoluait à présent dans un univers où la mort régnait, où l’on devinait le tendre feulement de sa faux aiguisée. » Tremblez, le xiphopage va frapper. 


samedi 20 juin 2020

Cinéma - La revanche des classiques


Selon les derniers sondages commandés par les professionnels de l’industrie cinématographique, entre 15 et 17 millions de Français ont déclaré avoir l’intention d’aller au cinéma voir un film, en salle, dès qu’elles seront de nouveau ouvertes. Lundi, ce 22 juin, ce sera chose faite. Mais, il n’y aura pas une ruée sur les fauteuils rouges et les paquets de pop-corns. Les exploitants ont eu toutes les difficultés pour bâtir une programmation, car les nouveautés se font rares. 

Un problème, mais pas pour tout le monde. Jacques Font, patron du Castillet et du Méga Castillet, a profité de l’aubaine pour programmer les « grands classiques américains de mon temps, car à l’époque il n’y avait pas de sorties en juillet. Aux USA, ils sortaient pour la fête nationale, le 4 juillet, mais après, il fallait les traduire, tout un processus qui faisait que les films de juillet ne sortaient jamais avant le 15 août, ici. ». 

La violence d’Orange Mécanique

Des reprises de chefs-d’œuvre qui d’ordinaire se retrouvent dans des salles plus petites. Cette semaine, vous pourrez les voir dans les grandes salles du Méga Castillet. Cela commence par des incontournables qui n’ont pas pris une ride. Sorti en 1972, Orange Mécanique de Stanley Kubrick a horrifié beaucoup de spectateurs. Un film futuriste, où la violence gratuite est devenue la norme. Le réalisateur anglais bouscule tous les codes en filmant tortures et viols avec un réalisme à vous clouer au fauteuil d’effroi. Film visionnaire, il a totalement modifié la façon de filmer la violence. Le redécouvrir, comme lors de sa sortie, redonnera toute sa puissance à une œuvre forte et sans concessions. Interdit aux moins de 16 ans, il est à l’affiche, lundi et mardi, à 21 h 40, au Méga Castillet.

La poésie de Blade Runner


Plus récent, mais tout aussi culte, Blade Runner de Ridley Scott est sorti en 1982. Premier film de science-fiction avec une esthétique, souvent copiée, jamais égalée, ce récit est tiré d’une nouvelle de Philip K. Dick, génie de la littérature américaine. Harrison Ford y interprète un détective privé spécialisé dans la chasse aux androïdes qui tentent de se fondre dans la masse humaine. Rutger Hauer, comédien néerlandais révélé par Paul Verhoeven, crève l’écran en composant ce robot, sans doute plus humain que les êtres faits de chair et de sang qui veulent sa mort. Une version remastérisée à découvrir, lundi, au Méga Castillet, à 19 h. Le Castillet, de son côté, reprend Elephant Man en cette semaine de réouverture et prépare un cycle Christopher Nolan.  

De choses et d’autres - L’écart des températures

Ce week-end, la convention citoyenne pour le climat va définitivement valider ses ultimes propositions après neuf mois de débats. Parmi l’inventaire à la Prévert (reprise du verre consigné, diminution de la vitesse maximale sur les autoroutes, mise à la diète des carnivores...), on trouve cette proposition qui s’annonce assez folklorique si elle est adoptée. La convention pour le climat voudrait « limiter le recours au chauffage et à la climatisation à respectivement 19 ºC et 30 ºC ». 

Les frileux vont devoir enfiler trois couches de laine pour supporter une telle mesure. Car, si cette idée devient loi, on ne pourra plus chauffer sa maison s’il ne fait pas moins de 19 °C dehors. J’imagine déjà les brigades anti-chauffage qui vont sillonner les rues des villes. Thermomètre dans une main, œil rivé sur les cheminées de l’autre, les agents vont traquer les énergivores. 

Une fumée suspecte au-dessus des toits alors que la température est à 19,1 °C ? C’est, direct, l’amende de 135 euros. Et pas de justification oiseuse sur le fait qu’il faut du temps pour que la cheminée chauffe toute la bâtisse. Ils auront aussi accès, en direct, aux compteurs linky. 

Dans cet appartement, la consommation explose, pas de doute, ce sont les radiateurs électriques qui fonctionnent à plein régime. En été, quand il fait 29 °C, sans le moindre souffle de vent, les fenêtres fermées dénonceront de facto les renégats qui ont osé pousser la clim avant les 30 °C réglementaires. 

Mais, je me fais peur inutilement, car même si cette mesure est votée, les avocats se feront un plaisir de la rendre inapplicable, sur la simple question insoluble de la différence entre température réelle et ressentie. 

Chronique parue en dernière page de l'Indépendant le 20 juin 2020

Littérature. Le camion du Livre de Poche sera à Collioure


Du 5 au 6 août, Le camion qui livre fera une nouvelle escale à Collioure. L’opération lancée par Le Livre de Poche est maintenue pour cet été. Le principe est simple : la maison d’édition, associée avec une librairie locale, propose des rencontres en bord de mer, en toute décontraction. L’occasion de faire un tour d’horizon des dernières parutions, de feuilleter nouveautés, grands succès ou classiques, dans des fauteuils confortables et d’acheter au libraire associé. A Collioure, ce sera une nouvelle fois Cajélice, de Perpignan qui fournira l’infrastructure et assurera la vente des livres. 

Une association importante pour le Livre de Poche qui a sélectionné dix libraires indépendants pour ses dix dates. Un travail en commun qui prend une tournure encore plus importante en ces temps de déconfinement et de reprise progressive dans le secteur de la culture, durement impactée par la pandémie. Si les dates de la venue du Camion qui livre à Collioure sont arrêtées (5 au 6 août), par contre on ne sait pas encore quel auteur sera présent. On aura la surprise entre Laetitia Colombani, Bernard Werber, Sébastien Spitzer, Anne-Gaëlle Huon, Michaël Uras, Laure Manel ou Julien Sandrel… Une Master class serait même envisagée.

Et puis, les écrivains en herbe pourront aussi participer à un atelier d’écriture coordonné par le dernier partenaire du Camion, le Labo des Histoires. Les modalités d’inscription seront à retrouver prochainement sur le site de la librairie cajelice.fr