Quelques chroniques de livres et BD qui méritent d'être lus et les critiques cinéma des dernières nouveautés. Par Michel et Fabienne Litout
vendredi 24 mars 2017
BD : Plaies d’Afrique dans "Katanga" de Nury et Vallée
Dans « Il était une fois en France », Fabien Nury et Sylvain Vallée ont romancé les pires heures de la collaboration. Le même duo se reforme pour retracer la période tout aussi trouble de la décolonisation. L’histoire se déroule au Congo en 1960. La Belgique vient d’accorder au pays son indépendance. Au grand désespoir des groupes miniers obligés de traiter avec les nouveaux maîtres du pays. À moins de provoquer une scission du pays. C’est ce qui se passe au Katanga, une des régions les plus ruches du pays. Un gouvernement fantoche est mis en place et des mercenaires engagés pour former les soldats locaux et maintenir l’ordre autour des mines de diamants et de cuivre. Dans ce premier tome, les principaux personnages sont présentés, du gangster corse au ministre katangais descendant du créateur du royaume en passant par la prostituée engagée comme espionne. 72 pages denses, pleines d’actions violentes, de rebondissements et de suspense. Du très grand spectacle comme Fabien Nury sait si bien en écrire pour son dessinateur.
➤ « Katanga » (tome 1), Dargaud, 16,95 €
De choses et d'autres : collectionnite
La publication du patrimoine des candidats à l’élection présidentielle permet, en plus d’évaluer leur richesse, d’en savoir un peu plus sur leur personnalité. Prenez François Fillon, présenté comme un fou de bolides. Le choix de ses voitures personnelles n’en donne pas l’impression. Il en possède deux seulement, un Toyota Land Cruiser pas spécialement réputé pour ses vitesses de pointe, vieux de 15 ans (estimé à 5 000 €) et une Peugeot 306, encore plus vétuste. Pour remporter les 24 h du Mans, il peut aller se rhabiller. Justement, rien sur les costumes à 7 000 €. Normal, ne doivent être déclarés que les objets de plus de 10 000. Par contre, comme Julien Dray ou Nicolas Sarkozy, il raffole des montres. Il en a également deux. Mais à plus de 13 000 € pièce, on ne peut parler de simples breloques.
Nicolas Dupont-Aignan a craqué pour une sculpture à 25 000 €. Une œuvre de Denis Monfleur, élève du Catalan José Subira-Puig. Autre amateur d’art, Jacques Cheminade aime les objets préhistoriques et précolombiens à hauteur de 18 000 €. On a enfin retrouvé le propriétaire du couteau de Rahan.
Je regrette que Laurent Wauquiez ne soit pas candidat. Passionné de bande dessinée, il détient une collection gigantesque. Et que des originaux. Avec quelques dédicaces dans le lot, la somme peut devenir astronomique. S’il cherche un expert pour l’estimer, je me porte volontaire. Toujours mieux en tout cas que Nicolas Sarkozy qui en 2012 a déclaré des collections d’autographes et de montres d’une valeur de 100 000 euros. Sans compter ses timbres. Mais ça, je les lui laisse.
jeudi 23 mars 2017
DVD : Rap et peinture dans "Tour de France"
Gérard Depardieu ne pouvait pas rêver de meilleur rôle pour son état d’esprit de ces dernières années. S’il a voulu s’exiler en Belgique, qu’il a pris la nationalité russe, ce n’est pas pour fuir la France et ses impôts. Plus justement, il veut être ailleurs, sur les routes, à la découverte du monde.
Dans « Tour de France », film de Rachid Djaïdani, il interprète Serge, un vieil homme fatigué, lancé dans un tour de France des ports de France. A chaque escale, des ports de la Manche à La Rochelle en passant par Sète ou Marseille, il reproduit une peinture de Joseph Vernet, peintre marin du XXIIIe siècle. Un voyage qu’il veut accomplir avec son fils. Mais ce dernier se décommande et confie le volant de la vieille camionnette paternelle à un ami : le rappeur Far’Hook (Sadek). Le tête à tête entre le Français aigri et le jeune arabe fait des étincelles. Mais rapidement les deux trouvent un terrain d’entente. Serge a besoin d’un chauffeur et Far’Hook, pris dans une embrouille entre bandes rivales, doit se faire oublier durant quelques semaines.
Le film, petit budget mais vrai road-movie, est parfois émouvant, parfois grave, voire énervant quand on détaille les histoires de rivalités entre rappeurs. Il est aussi un peu moralisateur.
Reste Depardieu. Excellent. Toujours excellent. Sa masse, ses murmures, ses emportements. Certes il fait du Depardieu, que du Depardieu. Mais il incarne si bien cette France un peu désuète, nostalgique et râleuse mais toujours aussi foncièrement bonne, solidaire et fraternelle. Ce n’est pas le frais minois de la Miss Univers qui devrait être pris pour modèle afin d’incarner la nouvelle Marianne mais la bonne bouille et le gros nez de Gérard Depardieu.
● « Tour de France », Studiocanal, 19,99 €
De choses et d'autres : La banque trace la route
Il ne faut pas désespérer des banquiers. Ils peuvent toujours s’amender et choisir une nouvelle voie. Je ne parle pas des employés de banque, ceux qui subissent les remontrances au comptoir ou des gestionnaires de comptes, obligés de conseiller une centaine de clients dont un bon tiers se retrouve régulièrement à dé- couvert. Non un banquier, souvent « d’affaires », est cet homme en costume trois pièces qui parle toujours gros sous et dont l’unité de calcul est le K€ pour les moins ambitieux, le milliard pour les hauts placés. Emmanuel Macron en constitue un parfait exemple, qui a gagné en quelques années à la banque Rothschild autant que dix smicards en une vie de dur labeur. Certains à gauche éprouvent quelques réticences à lui accorder leur confiance. Pourtant il n’est pas le premier à changer d’orientation professionnelle.
Le regretté Henri Emmanuelli, homme de gauche tonitruant et intransigeant avec les puissances de l’argent, a entamé lui aussi sa carrière à la banque Rothschild. A 24 ans il rejoint l’établissement, y reste neuf ans avant d’être élu député. Je ne pense pas que Macron devienne, comme le « patron des Landes », un « rouge » qui terrifiait en son temps les « sociaux-mous » du PS. Mais allez savoir.
Et puis on trouve de tout chez les anciens banquiers. De Georges Pompidou à François-Xavier Demaison, qui quitta son costume de financier pour se glisser dans celui de comique. La reconversion mène à tout je vous dis.
Le regretté Henri Emmanuelli, homme de gauche tonitruant et intransigeant avec les puissances de l’argent, a entamé lui aussi sa carrière à la banque Rothschild. A 24 ans il rejoint l’établissement, y reste neuf ans avant d’être élu député. Je ne pense pas que Macron devienne, comme le « patron des Landes », un « rouge » qui terrifiait en son temps les « sociaux-mous » du PS. Mais allez savoir.
Et puis on trouve de tout chez les anciens banquiers. De Georges Pompidou à François-Xavier Demaison, qui quitta son costume de financier pour se glisser dans celui de comique. La reconversion mène à tout je vous dis.
mercredi 22 mars 2017
Cinéma : Les Catherine au carré (Frot et Deneuve) dans "Sage femme"
SAGE FEMME. Deux femmes, l’une sage, l’autre moins, vedettes du film de Martin Provost.
Le constat est de Martin Provost, scénariste et réalisateur de « Sage femme » : « Le casting dans un film, c’est presque plus important que la technique. » Pour son film sur la rencontre entre deux femmes que tout oppose, il a écrit l’histoire en pensant, d’emblée à Catherine Frot et Catherine Deneuve. Un projet risqué car il n’est jamais évident de convaincre des actrices de rejoindre une production.
Par chance, il a su les convaincre et leur permettre d’interpréter ces deux personnages forts. Pourtant leurs techniques sont radicalement différentes selon le réalisateur. « Catherine Frot est très structurée, tout doit être clair dans sa tête, alors que Catherine Deneuve est comme une équilibriste, elle est dans l’instant, la vérité de l’instant. » Deux tempéraments opposés, comme dans le film, qui finalement se complètent, se bonifient.
Claire (Catherine Frot), est sagefemme dans une petite maternité sur le point de fermer. Elle vit simplement pour son métier avec passion et dévouement. Quand elle reçoit un appel de Béatrice (Catherine Deneuve), elle préfère dans un premier temps l’ignorer. Cette femme, l’ancienne maîtresse de son père, ne lui a laissé que de mauvais souvenirs. Sa bonté cependant lui impose de la rencontrer. Elle se rend chez elle, dans Paris, découvre une femme encore très belle, mais taraudée par les remords. Un premier entretien froid. Béatrice a quitté le père de Claire du jour au lendemain. Il y a plus de 20 ans. Depuis plus une seule nouvelle.
Béatrice demande, l’air enjouée et désinvolte des nouvelles de cet homme, le seul qu’elle a aimé selon elle. Claire se braque, devient sèche. Et finalement décide de tout raconter, sans prendre de pincettes. Une vérité qu’elle lui crache au visage : peu de temps après son départ, son père s’est suicidé de chagrin, une balle dans le cœur.
■ Duo de rêve
On imagine le choc pour Béatrice. Mais aussi pour Claire, comme si la meurtrière de son père revenait la hanter. La richesse du film, son humanité, réside dans la personnalité de Claire. Sage-femme, elle aime la vie, donner la vie. Et malgré la douleur, sait pardonner. Car Béatrice, empêtrée dans des problèmes d’argent (elle a toujours joué et trop souvent perdu) lui demande de l’aide.
Les deux femmes vont se rapprocher et tenter de s’apprivoiser. Par nécessité pour Béatrice quand elle se retrouve à la rue, par compassion pour Claire. L’envie aussi de changer la direction de sa vie. Noyée dans son travail, elle s’est oubliée. Au contact de Béatrice elle va se redécouvrir et même tomber amoureuse d’un voisin (Olivier Gourmet), chauffeur routier libre et compréhensif.
Un formidable duo d’actrices, qui donne envie de vivre, d’oublier les soucis, de profiter des moments présents et de relativiser toutes ces rancœurs du passé ou incertitudes de l’avenir. Une superbe bouffée d’optimisme avec une histoire toute simple, preuve que le cinéma, parfois, sait étonner sans esbroufe. Mais pour cela on ne peut que donner raison à Martin Provost, le casting est important. Dans « Sage Femme » il est éblouissant.
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Maternité, mères et accouchements
Pour les besoins du film, l’actrice a appris les gestes pour aider une maman à mettre au monde. Et Martin Provost, particulièrement à cheval sur la réalité de ses images, a tenu à filmer de véritables accouchements. Un challenge pour Catherine Frot qui explique, dans le dossier de presse, « J’ai d’abord demandé à assister à des accouchements afin de savoir si je pourrais éventuellement avoir des gestes appropriés. J’ai réalisé que tout ça était finalement très naturel, très normal. J’ai pris ensuite des cours avec une ancienne sage-femme qui m’a fait répéter sur des mannequins. J’étais un peu inquiète à la première prise une fois sur le plateau, mais tout s’est merveilleusement bien passé. D’habitude, mon métier d’actrice m’oblige à être dans l’illusion et là j’ai dû aller au-delà de ça, sans état d’âme » Une « vérité » évidente dans le film qui dans ces séquences a des airs de documentaire.
Catherine Frot réalise l’exploit d’être crédible en toute occasion : quand elle tombe amoureuse, quand elle rejette Béatrice, quand elle apprend qu’elle va devenir grand-mère. Et quand elle aide de véritables bébés à naître...
BD : "Gérard", un portrait intimiste d'un monstre du cinéma français
Acteur incontournable du cinéma français depuis près d’un demi-siècle, Gérard Depardieu ne laisse personne indifférent. Ses positions politiques à l’emporte-pièce l’ont parfois coupé d’une partie de son public. Mais il reste envers et contre tout entier, ours mal léché, fils de prolo passionné d’art, capable de gentillesse comme de colères homériques. Pour mieux comprendre cet homme que la vie n’a pas épargné, le mieux est encore de le suivre au quotidien, entre tournage, voyages d’affaires et autres enregistrement d’émissions culinaires aux quatre coins de l’Europe. L’exercice est périlleux, mais Mathieu Sapin, dessinateur de BD, a accepté le challenge. Cela donne un gros roman graphique de 160 pages, de son hôtel particulier parisien à Moscou en passant par le Portugal ou la Catalogne.
Tout a commencé en 2012. Mathieu Sapin accompagne Gérard Depardieu en Azerbaïdjan à l’occasion du tournage, pour Arte, d’un documentaire sur les traces d’Alexandre Dumas. Une relation unique se noue entre les deux artistes. Dès lors, Gérard Depardieu va inviter Mathieu Sapin à partager son univers, ses pensées (philosophiques ou triviales), ses coups de gueule.
■ Homme attachant
Le petit dessinateur (pas tant que cela, mais tout le monde semble petit à côté des 140 kg de Depardieu), à force de gribouillages sur ses carnets, d’écoute et d’observation obtient l’amitié de l’acteur. Ce n’était pas gagné. Gérard a la relation sélective. Et peut être odieux avec quelqu’un qu’il a dans le nez. Mathieu Sapin le raconte sans détour quand l’acteur, au Portugal, prend en grippe le serveur d’un restaurant. Il ne cessera de le harceler et s’en explique ensuite auprès de son « biographe » : « Je peux continuer de les vexer jusqu’à ce que je voie qu’ils souffrent, et là je dirai ‘Je te demande pardon, je le ferai plus’».
On n’apprend rien d’essentiel sur Depardieu et ses provocations (Poutine, exil fiscal...) mais on découvre un homme beaucoup plus tendre et profond qu’il n’y paraît. Sapin sait se rendre invisible comme quand il surprend l’acteur en train de caresser et de discuter avec un vieux chien qui pue. On provoquer des confidences, comme s’il était un vieil ami de toujours.
Clairement subjectif, l’auteur est tombé sous le charme. Il ne lui pardonne pas tout, mais presque. Comme l’explique Marina Foïs à François Hollande (Sapin a ses entrées à l’Elysée) : « Je l’aime sans réserves ! L’acteur qu’il est fait que je ne veux rien juger du reste. (…) Le monde est devenu trop étriqué pour Gérard. Il cherche de nouvelles émotions, mais il n’y a plus rien qui soit à sa mesure ». Au total, Mathieu Sapin est resté « cinq années dans les pattes de Depardieu ». Un témoignage drôle et émouvant.
➤ « Gérard. Cinq années dans les pattes de Depardieu » par Mathieu Sapin, Dargaud, 19,99 €
mardi 21 mars 2017
Thriller : Gamins américains à l’école de la vengeance
Un innocent, une fois condamné, peut devenir la pire des racailles. Car rien de plus marquant et de formateur que l’injustice. Le nouveau thriller de Claire Favan, romancière française mais qui aime placer ses intrigues dans l’Amérique actuelle, raconte d’abord une erreur judiciaire.
Max, un jeune Américain, vivant seul avec sa mère, survivant en accumulant les petits boulots, est accusé du meurtre d’un adolescent, son meilleur ami. Il nie, mais l’enquête, expédiée et à charge, le condamne à la réclusion à perpétuité. Quelques années plus tard, le véritable meurtrier est retrouvé. Max est libéré et largement indemnisé. Mais cela ne lui fait pas oublier le shérif qui l’a arrêté, l’avocat qui l’a mal défendu, le juge qui l’a condamné ou le maton qui l’a placé entre les mains de son colocataire de cellule.
Max sort de son enfermement avec un seul et unique but : se venger. Il achète un campingcar et rode dans l’entourage de ses tortionnaires. Il est patient. Et surtout a envie de faire du mal indirectement à ses victimes. Il enlève trois de leurs très jeunes enfants et les dresse littéralement comme des chiens. Cameron, Randall et Dylon deviendront ses bras armés. Des gamins coupés du monde, endoctrinés pour haïr la société, formés pour tuer vite et sans le moindre remord.
Trois anges de la mort que Max teste en groupe ou en solo. A trois, ils peuvent massacrer une famille de quatre personnes. En solitaire ils tuent des clochards, des dealers ou des commerçants pour voler le contenu du tiroir-caisse. Cameron, le premier formé, est le plus intelligent, Randall le plus fort et violent, Dylon le plus lâche, mais il sait aussi tuer froidement, même des « innocents » s’il est en difficulté.
■ Ange ou flic ?
Toute la première partie du roman est consacrée à cette phase d’apprentissage, au domptage de ces petits anges. A la fin, Cameron, persuadé que Max lui ment, dé- cide de s’enfuir. Il sera adopté par une famille de Floride. La seconde partie de déroule 15 ans plus tard. Cameron, comme pour se racheter de ses années de violence qui sont toujours restées secrètes, est devenu policier.
Un inspecteur brillant, aux résultats exceptionnel. Normal car « entre sa connaissance pratique du mal et l’apprentissage de la théorie, Cameron a une bonne longueur d’avance sur les flics lambda. » Sur la piste d’un tueur en série, il le localise après avoir utilisé comme appât la seule rescapée de ses griffes. Une arrestation largement médiatisée, c’est comme ça que Max retrouve la trace de Cameron. Max qui depuis a d’autres anges tout aussi bien dressés qu’il va lancer aux trousses de son premier enfant, celui qui l’a trahi.
Un univers très sombre, où toutes les limites sont bannies. Pourtant à la base, Max comme Cameron n’ont pas de prédestination à la violence. Ils deviennent tueurs par hasard, au gré des erreurs de certains ou de la volonté des autres. C’est aussi la principale interrogation du roman de Claire Favan : dans le fond, n’est-on pas tous un peu prédestinés à devenir des assassins ?
➤ « Dompteur d’anges » de Claire Favan, Robert Laffont, 20 €
DE CHOSES ET D'AUTRES : Bonheur printanier
lundi 20 mars 2017
Livres de poche : les auteurs français de polar en vedette
Une Vénus vieille de 15 000 ans vient d’être découverte dans la grotte de Combéjac, proche du village de Mont-Rouquel. Skander Corsaro, jeune journaliste au Courrier du Sud-Ouest imaginé par François-Henri Soulié, s’y rend pour un reportage. Au bout d’une journée, Skander craint d’y mourir d’ennui. Mais le lendemain, une enfant disparaît. Une aventure « anarcoleptique » sur fond de drames shakespeariens où l’on s’interroge sur la nature de l’Homme et son devenir.
➤ « Un futur plus que parfait », Editions du Masque (inédit), 7,90 €
En ce mois de janvier de l’an de grâce 1423, la capitale du royaume de France est vouée au dé- mon. Les Armagnacs ont pris la forteresse du pont de Meulan, la famine règne. Pire, la Mort en personne rôde dans Paris, revêtue d’une pèlerine à chaperon : un être au visage effroyable, sans nez ni yeux. Quiconque s’en approche perd aussitôt la vie. Après plusieurs crimes inexplicables, Edward Holmes est convaincu de l’existence d’une puissance occulte régnant sur la capitale du royaume. Un très grand roman policier historique signé Jean d’Aillon.
➤ « La ville de la peur », 10/18 (inédit), 8,80 €
Patagonie. Dans la steppe balayée par des vents glacés, Rafael est le dernier enfant d’une fratrie de quatre garçons. Depuis toujours, il est martyrisé par ses frères aînés. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien. Dans ce monde qui meurt, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer pour Rafael. Sandrine Collette s’impose titre après titre parmi les grandes romancières françaises du genre policier.
➤ « Il reste la poussière », Le Livre de Poche, 7,90 €
De choses et d'autres : Initiales et slogans
La semaine dernière, Florian Philippot du Front national a osé cette étrange analyse politique : « Ce slogan En Marche est aussi ses initiales personnelles. C’est un petit côté mégalo. EM, Emmanuel Macron, En Marche. » On est loin des programmes, tout dans l’ego. Si on va au bout de l’idée, les autres candidats auraient peut-être intérêt à se montrer un peu plus « mégalos » et nommer aussi leur mouvement en s’appuyant sur leurs initiales. Pour Florian Philippot, il me vient bien une idée mais il devrait se faire anoblir...
Marine Le Pen, au lieu du Bleu Marine (qui au passage est lui aussi un peu mégalo) aurait dû opter pour le Mouvement de Libération du Peuple. Ou, plus hard et annonciateur de son action si elle est élue : Marine Les Punira. Jean-Luc Mélenchon au lieu d’Insoumis aurait pu taper dans Jeunes en Lutte pour le Marxisme. Benoît Hamon, vainqueur surprise de la primaire, peut se contenter d’un seul mot : « BienHeureux ».
Reste le cas François Fillon et ses initiales FF. Les plus patriotiques se souviendront des Forces Françaises (libres) chères aux Gaullistes. Ceux qui ne voient que l’homme suspecté de détournement d’argent public pensent immédiatement à Fédé- ration du Fric ou Fondation pour ma Famille. Mais ce qui lui irait comme un gant est à trouver dans le cinéma américain. François Fillon, FF comme Fast and Furious. Des films avec de grosses bagnoles (il adore) et des gangsters (il connaît déjà les juges). Fast and Furious comme sa campagne, attention au carambolage.
En bonus, FF dans un bolide :
Fillon pilote la Peugeot 908 par FrancoisFillon
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