
La nouvelle génération d'humoristes américains est féminine. Les sceptiques (avec un fond de machisme) sont de plus en plus obligés de se rendre à l'évidence, ces femmes-là savent rire. D'elles bien évidemment, des hommes aussi et surtout. Avec talent et sans tabou. Dernier exemple en date avec le remake de "SOS Fantômes". Paul Feig a repris l'univers du classique américain (avec Bill Murray et Dan Ackroyd qui font des apparitions très réussies dans le film qui sort ce mercredi) mais au lieu de confectionner son équipe de chasseurs de fantômes avec les piliers mâles de l'émission "Saturday Night Live" il a recruté quatre actrices et auteurs de ce programme culte aux USA. On retrouve donc par ordre d'apparition Kristen Wiig, Melissa McCarthy, Kate McKinnon et Leslie Jones.
Une charmante quadra, timide et à l'esprit scientifique, une ronde farfelue, une virago blonde très habile de ses mains dès qu'il faut fabriquer une arme et une grande black, experte en histoire de la ville et grande gueule.
Beau... mais idiot !
Un quatuor qui se partage la vedette avec un bel équilibre, se renvoyant la balle dans des dialogues intenses qui parfois lorgnent vers une grosse vulgarité voulue, comme pour prouver au public de base que les pires atrocités peuvent aussi sortir des bouches sensuelles de ces charmantes demoiselles. La première chasse aux fantômes se déroule dans une vieille maison new-yorkaise. L'occasion pour Kristen Wiig de copieusement se faire arroser de liquide ectoplasmique. Ensuite le métro est attaqué mais leur véritable acte de bravoure se déroule dans un concert de hard rock où les métaleux, au début, pensent que l'apparition monstrueuse fait partie du show. Effets spéciaux soignés et grosses explosions apportent un plus technologique par rapport au film d'origine. Mais la véritable trouvaille de cette suite consiste à avoir casté Chris Hemsworth dans le rôle du standardiste de la jeune entreprise. Le beau gosse, remarqué pour ses muscles dans Thor, interprète un abruti de première. Une bimbo... au masculin. Et dans ce registre, les quatre filles (tout en admirant ses attraits physiques indéniables) sont d'une méchanceté crasse. Le tout renforcé par la bêtise abyssale jouée à la perfection par un acteur qui a certainement plus d'humour que ce qu'il laisse entrevoir dans ses autres productions. Rien que pour la dizaine de scènes où il apparaît, il faut aller voir "SOS Fantômes" et rire de bon cœur. Une vengeance délicieuse pour tous les hommes qui en ont assez de ces gravures de mode qui de plus semblent avoir un QI d'universitaire.
Faire du sport... L'envie démange des milliers de Français. Mais avant de passer à la réalisation de cette excellente résolution, il faut souvent franchir quelques obstacles de taille. Marcher en plein soleil ne peut pas être une solution pour moi. Même avec une casquette. "Et le vélo d'appartement ? Tu te souviens du vélo d'appartement ?", me glisse perfidement mon épouse.
Avec Hugo (père du jeune narrateur Bastien), elle a conçu dans sa jeunesse Eliot, devenu grand ado un peu trop sérieux. La faute à sa mère qui le couve comme un poussin à peine éclôt. La comédienne, repérée dans le Jamel Comedy Show, donne de sa personne pour rendre cette caricature de mère totalement irrésistible. Autant elle est sèche et presque méchante avec les autres adultes (et en plus horriblement jalouse des années après sa rupture avec Hugo), autant elle est prête à tous les sacrifices pour son fils qui lui ne demande qu'à s'émanciper.
La vision en quasi continu ces quatre derniers jours de la détermination de dizaines d'athlètes à briller aux J.O. (excepté Benoît Paire plus occupé à faire des yeux doux à sa copine Shy'm qu'à renvoyer la balle) ne peut que donner l'envie de reprendre le sport. Dans mon cas, reprendre semble présomptueux. Mieux vaut préciser "essayer une énième fois" de me bouger un peu. Comme quantité de Français trop confiants en leurs bonnes intentions, ma résolution est faite pour être oubliée le lendemain.




