dimanche 2 mai 2021

CINÉMA. Un équipage perdu dans le désert spatial

L’espace est de nouveau à la mode. Le départ de Thomas Pesquet pour l’ISS la semaine dernière correspondait à la sortie sur Netflix du film Le passager N°4 réalisé par Joe Penna. Le problème c’est que la réalité semble plus spectaculaire que la fiction dans ce cas précis. De cette intrigue, aussi vide que l’espace entourant la fusée à destination de Mars, on ne retiendra qu’une bonne idée qui renforce le huis clos. 

Quand les membres de l’équipage communiquent avec la terre, on n’entend jamais ce que disent les techniciens restés sur place. On devine simplement qu’ils n’ont pas de solution au problème du moment. Le film débute par le décollage du module. Il va vers Mars. Un voyage de deux ans pour les trois occupants : la pilote (Toni Colette) et deux scientifiques (Anna Kendrick et Daniel Dae Kim). Mais au bout d’une journée de vol, ils découvrent un technicien blessé dans un module servant à produire l’oxygène. Non seulement ils se retrouvent à quatre dans un espace exigu mais en plus le fameux oxygène se met à manquer. 

Les savants font leur calcul. La réserve n’est plus suffisante pour rejoindre Mars. Les trois quarts du film sont donc des prises de tête pour savoir qui sacrifier, comment trouver de l’oxygène et si le jeu en vaut la chandelle. 

Au final ce 4e passager est beaucoup moins regardable que le double (Alien, le 8e passager), sorti en 1979.

Série télé - Dans les ténèbres du Fold avec la "Saga Grisha"


Le succès de Game of Thrones fait des envieux. Ils sont nombreux les producteurs qui ont tenté de trouver l’histoire qui serait aussi captivante que la guerre des familles pour le trône de fer. Netflix a peut-être trouvé la perle rare avec l’adaptation de la Saga Grisha, récit de fantasy pour adolescents paru chez Milan en France. Le monde de Grisha est sorti de l’imagination de Leigh Bardugo, autrice d’une première trilogie et d’autres romans évoluant dans le même univers. C’est sans doute cette richesse d’intrigues et de personnages qui a séduit les décideurs de Netflix. 

Après quelques mois de retard en raison de la pandémie (le tournage était terminé avant, mais les effets spéciaux ont subi le contrecoup des différents confinements), Netflix a lancé la semaine dernière les huit épisodes de la première saison de Shadow and Bones : la Saga Grisha. Depuis des siècles, le royaume de la Ravka est plongé dans les ténèbres. Exactement le pays est coupé en deux par une zone où un brouillard empêche la lumière de passer. Le Fold où des créatures monstrueuses attaquent les imprudents qui osent y pénétrer. Alina (Jessie Mei Li) est cartographe pour l’armée. Elle s’est engagée pour suivre son ami d’enfance, Mal (Archie Renaux). 

Lors d’une traversée du Fold, Alina découvre qu’elle est une Grisha, une sorcière magicienne, pouvant convoquer la lumière. Une Grisha si puissante qu’elle aurait le potentiel de faire disparaître le Fold. Alina va se retrouver au centre d’intérêts divergents, ballottée, manipulée, abandonnée et malmenée. Mal sera toujours présent pour la protéger, mais ce simple mortel sera-t-il assez fort pour contrer les magiciens qui veulent eux récupérer les monstres du Fold pour en faire une armée ?

La série, dense et parfaitement interprétée, essentiellement par de jeunes comédiens britanniques, se dévore d’une traite. On apprécie aussi l’intrigue annexe de la bande des Crows, les kidnappeurs d’Alina dont le pistolero très dilettante interprété par Kit Young. Satisfaction supplémentaire : la saison 1 a une véritable fin. Mais elle laisse des ouvertures pour une possible suite dont la production pourrait être lancée dans peu de temps.

Série télé - Administration rigolote


Le succès de « The Office » a donné des idées à Greg Daniels, l’adaptateur américain de cette série anglaise. Sur le même principe (les épisodes sont présentés comme des reportages sur le quotidien d’employés ou de fonctionnaires), « Parks & Recreation » raconte le travail de l’administration d’une petite ville des USA. 

Exactement les élus et fonctionnaires chargés des parcs et espaces verts. Le personnage central est Leslie Knope (Amy Poelher), ambitieuse conseillère municipale qui espère que le reportage lui permettra de progresser et gagner des voix. 

Pourtant, on apprend très vite que sa nomination n’est pas due à ses compétences mais simplement au pouvoir de sa mère. Leslie, gaffeuse, souvent idiote et vénale, déverse son bagout tout au long des sept saisons et 125 épisodes qui viennent d’être mis en ligne par Amazon Prime.

 Si vous déprimez, alternez les épisodes de « The Office » et de « Parks & Recreation », à la fin de la journée vous aurez eu votre lot de fous rires rédempteurs. 

De choses et d’autres - Un robot au chômage

Si Philip K. Dick a écrit une nouvelle intitulée « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? », dans la vraie vie, les robots craignent-ils de se retrouver au chômage ou mis à la retraite anticipée ? Vous me direz, on ne connaît pas l’âge de retraite des robots. Ont-ils même le droit de cesser le travail pour ne plus rien faire ? Leur seule limite n’est-elle pas la fameuse obsolescence programmée ?

À moins que ce ne soit tout simplement la pression des administrés qui mette des robots au chômage. L’écrivain américain aurait sans doute fait un roman cocasse et perturbant de cette information datant de la semaine dernière.

La police de New York a décidé de retirer du service actif son chien-robot de la firme Boston Dynamics. Présenté l’an dernier, il a été utilisé à quelques reprises pour faire des patrouilles en ville ou aller dans un bâtiment où se déroulait une prise d’otages. Mais le toutou de fer et d’acier, loin d’attirer la sympathie des enfants et des habitants, avait la fâcheuse tendance à stresser tout le monde. Sans doute car il est impossible de lire ses émotions et donc d’anticiper ses actions. N’est pas R2D2 ou Wall.E (gentils robots de films familiaux américains) qui veut.

Dans le cas de Spot (c’est le nom du modèle de ce chien-robot de Boston Dynamics coûtant quand même plus de 74 000 dollars), il donnait un peu trop l’impression d’être un Robocop à quatre pattes. Sans la moindre once d’humanité dans ses circuits intégrés.

Reste à lui trouver une reconversion. Pourquoi ne pas le placer dans la famille Biden ? C’est de tradition pour un président récemment élu de prendre un nouveau chien. Pas sûr cependant que les services secrets soient d’accord. Un chien ça ne se pirate pas, un robot si. 

samedi 1 mai 2021

Roman - « Les évanescents », d'une vie rêvée à une vie sans rêve

Disparaître. Arrêter d’être au centre de la société, en marge, invisible. Le premier roman de Damien Ribeiro, installé à Perpignan après une enfance du côté ouest des Pyrénées au Pays basque a pour héros un homme qui, du jour au lendemain, décide de ne plus jouer le jeu du paraître. Il fait partie de ces hommes et femmes, « Les évanescents » (titre du roman paru dans la collection La Brune des éditions du Rouergue), qui se contentent d’une non-vie.  Un texte fort, qui oblige le lecteur à se questionner sur sa propre propension à devenir invisible, à se lancer dans une introspection sur ses choix de vie. Attention, on ne sort pas indemne de cette lecture.  

Rencontrer Damien Ribeiro après avoir lu son roman Les évanescents, plonge l’interlocuteur dans un abîme d’interrogations. On a encore l’image du personnage principal en tête : un homme insignifiant, ayant décidé du jour au lendemain de se créer une non-vie faite de routine, sans la moindre passion. Pas même un soupçon d’émotion. C’est raconté avec une telle précision chirurgicale qu’on pense que l’auteur, forcément, raconte en partie son vécu. Perdu.

On se retrouve en face d’un homme très grand, élégant, souriant, dont la réussite professionnelle (lire ci-contre) est à l’opposé de l’emploi obscur de rédacteur d’arrêtés municipaux décrochée, par piston, par Michaël Dos Reis. Finalement, ce roman est tout sauf une autofiction. Tout juste trouve-t-on dans la première partie quelques références communes à la jeunesse commune entre Damien et Mickaël. Le premier a tenté de mettre sur papier cette contre-vie qui aurait pu être la sienne.

Le désir d’écrire, Damien Ribeiro l’a toujours eu au fond de lui. Il se lançait régulièrement dans l’écriture de romans. Sans jamais dépasser les trois pages. Mais pour Les évanescents, il a poussé le curseur très loin. L’idée est venue de la très courte nouvelle de Tchekhov, l’homme à l’étui. Un professeur se recroquevillait de plus en plus derrière des protections jusqu’à se sentir si bien dans ce dernier étui, son cercueil. Michaël Dos Reis, après un périple dans le sud de la France à taguer les wagons avec deux copains, décide du jour au lendemain, sur une plage de Cannes, de tout arrêter. Il plonge, nage un peu, refait surface et dès lors, « tout ce qui comptait pour l’heure était de flotter sur le dos en me laissant porter par le sel. La Méditerranée me lavait de cette peinture qui empêchait mon corps de respirer […] et qui ne m’offrait que la marginalité ou la folie pour horizon. » Après ce passage, le roman prend une ampleur, une force, une plénitude étonnante pour une première œuvre. 

Se contenter de vivre une « histoire simple, sans passion » 

 

On se met dans les pas de cet homme de plus en plus évanescent. Il se met en couple avec Corinne, une femme « pour qui la perspective de la solitude est inenvisageable. » Parfait car lui a besoin « d’une histoire simple, sans passion, offrant le confort moelleux des tapis d’algues. » Grâce à l’entregent du père de sa compagne, il obtient un poste d’obscur fonctionnaire municipal. Son bureau, sans fenêtre, petit, est le nouveau cercueil de l’homme à l’étui. 

Photo Olivier Got/L'Indépendant
Ce texte, que Damien Ribeiro a envoyé à plusieurs éditeurs à la fin de l’été 2019, sur l’insistance de son épouse (lui voulait simplement le mettre gratuitement sur internet), a trouvé preneur au bout de 15 jours. Une sorte de consécration qui a poussé le jeune romancier à se lancer dans son second roman. Une promesse de publication finalement pas tenue. Le second roman achevé, Damien Ribeiro contacte de nouvelles maisons d’édition. L’éditrice de la Brune du Rouergue se montre intéressée. Damien lui parle alors des Évanescents, lui envoie une version légèrement remaniée et très vite la décision de sortir ce texte en priorité est actée.

Après avoir lu ce roman, on ne peut s’empêcher (en plus de la fameuse introspection inévitable), de regarder d’un autre œil ses connaissances. Qui parmi les collègues, amis ou même parents font partie de ces évanescents, adeptes de la transparence ?

Au contraire, qui après une enfance insipide, a décidé, comme Charles D., ami de Michaël, de jouer des coudes pour s’imposer ? Charles D. semble grotesque dans son rôle de vendeur de fenêtres. Un passage finalement hilarant.

Car ce roman, tout en cultivant une certaine noirceur, est aussi bourré de scènes où l’auteur, avec une acuité remarquable, ose raconter sans fard la comédie de la vie. Et souvent, pour s’en sortir, mieux vaut en rire que de chercher à réduire encore et encore son étui.


« Les évanescents » de Damien Ribeiro, La Brune éditions du Rouergue, 16,50 € 

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S’imaginer une contre-vie 
 

Un premier roman est souvent autobiographique. Dans Les évanescents, Damien Ribeiro a mis un peu de son vécu. Essentiellement dans la première partie se déroulant au Pays basque. La passion du graf, elle rythmait véritablement sa vie quand il avait 16 ans. Mais la suite, à l’opposé, est la tentative de se créer une « contre-vie ». Une réalité parallèle à son véritable parcours qui n’a rien de celui de Mickaël Dos Reis.

Si la vie de Damien Ribeiro a effectivement basculé d’un coup d’un seul à l’entrée de l’âge adulte, c’est au contraire pour vivre pleinement cette histoire d’amour qui l’a saisi après une rencontre en soirée. Elle est prof de français en pays catalan. Il décide de la rejoindre quittant ses parents avec un simple sac à dos. Une passion qui lui donne l’envie de terminer ses études et de réussir professionnellement. Mais sans renier ses passions. Il avait arrêté le graf mais continuait à composer et produire dans le milieu du rap.  « Tout en étant manœuvre pour payer mes études, j’ai obtenu deux masters en droit. Rapidement j’ai trouvé du travail à la Maison des vignerons de l’Aude et des Pyrénées-Orientales. Puis, il y a 11 ans, j’ai décroché le poste de directeur de la Maison des artisans à Perpignan ».

Une réussite professionnelle à l’opposé de la dérive nihiliste du héros du roman. Mais il est vrai que Damien Ribeiro a un atout dans sa vie, une femme qu’il aime par-dessus tout et à qui il a dédié le roman. Sa première lectrice, celle qui l’a encouragé à envoyer le manuscrit à différentes maisons d’édition. Sa muse.

Du graffiti au Street Art  

En se lançant dans l’écriture de son roman, Damien Ribeiro avait l’envie de raconter ses années graffiti et mettre en valeur le milieu du rap qu’il a longtemps côtoyé. On retrouve le premier thème dans le début du texte, quand le héros, encore adolescent, tague son pseudo sur les murs d’un bâtiment en ruines. Ce country club, réservé à l’élite de la côte basque, a longtemps été un lieu interdit aux pauvres. Même les classes moyennes ne pouvaient s’approcher de ce club sélect. Mais l’opération, essentiellement immobilière, a capoté et le Country, à l’abandon, est devenu le terrain de jeu de tous les toxicomanes du BAB (Bayonne, Anglet, Biarritz) et des ados qui y trouvaient des murs vierges à marquer de leurs empreintes. « Sur l’ancien mur du training, nous avions exécuté une fresque où nos noms de guerre se mariaient dans un mélange d’orange et de bleus. »

Cette passion, Damien Ribeiro, des années plus tard, ne la renie pas. Au contraire, il essaie encore et toujours de comprendre ce qui le motivait. Il a définitivement écarté la volonté esthétique. Objectivement, leurs créations étaient moyennes. Juste de la typographie et des couleurs. La mode du graffiti est cyclique. Aujourd’hui on parle plus noblement de Street Art. Mais le fond est le même.

À un moment donné, des jeunes veulent simplement monter qu’ils existent. Et pour cela, rien de plus simple que de laisser une trace sur les murs. Aujourd’hui Damien Ribeiro ne touche plus aux bombes de peinture, mais sur un mur en ruine, peut-être, il reste une trace de son passage, un fragment d’adolescence que personne ne pourra lui enlever.  

vendredi 30 avril 2021

Série Télé - « Fluide » ou quand deux couples explorent leurs désirs


Projet ambitieux que ce « Fluide » imaginé par Thomas Cadène et Joseph Safieddine. L’histoire sexuelle comparée de deux couples, dans une série diffusée sur Arte.tv et dans un album de BD dessiné par Benjamin Adam chez Dargaud (100 pages, 19,99 €). Couples où les hommes sont… auteurs de BD. Voilà comment on transforme l’autofiction en histoire aigre-douce, avec remise en cause, mise à nu et expériences humaines ou graphiques. 

La série, en accès libre sur Arte.tv, est composée de dix épisodes de six minutes. Un format très court pour comprendre le cheminement de ces deux amis, collègues de travail, aux prises avec des soucis dans leur couple. Emma (Pauline Clément), est attirée par une femme. Quand elle le dit à Léo (Simon Thomas) son amour de toujours, il pique une crise de jalousie carabinée. Waël (Matthias Jasquin) ne comprend pas quand Esther (Manon Kneusé) lui demande un peu plus de fantaisie quand ils font l’amour. Des soucis conjugaux qu’ils vont transformer en série BD. Et afin d’étoffer le scénario, ils vont tenter de nombreuses expériences, pour le plus grand bonheur d’Emma et d’Ester. 

Excellemment joué, avec des dialogues percutants, sans la moindre vulgarité, Fluide, la série télé, est une jolie réussite preuve qu’il est encore possible d’inventer dans ce format encore balbutiant. La bande dessinée de son côté va plus loin, montrant ce qui n’est que suggéré à l’écran. Avec une même efficacité. 

jeudi 29 avril 2021

Série télé - Baker Street fait toujours rêver


Etonnant comment une œuvre littéraire qui a plus d’un siècle continue au quotidien à alimenter l’imaginaire de toute la planète. Quand Sir Arthur Conan Doyle a écrit les premières lignes de Une étude en rouge, il ne se doutait sans doute pas que son personnage de Sherlock Holmes deviendrait une légende. Les adaptations cinématographiques se comptent en centaines et cet univers de la capitale anglaise de la fin du XIXe siècle est une nouvelle fois au centre de l’intrigue des Irréguliers de Baker Street, série proposée sur Netflix. Créée par Tom Bidwell, la série anglaise raconte comment une bande de gamins des rues va être contactée par le docteur Watson pour aider le grand Sherlock dans ses enquêtes. Ces ados, orphelins vivant de rapines, habitent à quelques rues du 221b Baker Street, la maison du détective. Ils sont quatre à s’entraider depuis des années. Béa, la plus mûre, qui fait office de mère de substitution, Jessie, sa petite sœur, en proie à d’horribles cauchemars, Billy, grand échalas parfois violent et Spike, métis malicieux. Ils seront rejoints par Léo. Ce dernier, héritier de la reine d’Angleterre, se glisse incognito dans la bande pour quitter la protection du palais. 

Le duo Sherlock - Watson entièrement revisité

La série surfe sur la vague fantastique. Le fil rouge montre comment un magicien tente de profiter d’une brèche entre deux mondes pour devenir un dieu. Ce qui marque surtout dans cette série c’est le duo Sherlock/Watson, très éloigné des personnages originaux. Le docteur est carrément amoureux de Sherlock. Mais ce dernier, complètement bouleversé par la disparition de sa compagne, a sombré dans la drogue. Une épave qui a bien besoin des gamins pour résoudre quelques affaires et contrer le magicien maléfique. 

Les huit épisodes sont très sombres, le final spectaculaire et les amours nouées au cours de l’histoire trop compliquées pour être prolongées. Une noirceur assez étonnante en 2021.   


mercredi 28 avril 2021

Cinéma en streaming - "Je te veux"… pas nous !


A ce rythme, cela va devenir la marque de fabrique d’Amazon Prime. Dès qu’un film français se retrouve diffusé sur la plateforme sans sortir en salles, on peut craindre que le long dictionnaire des navets vient de s’enrichir d’une entrée. Il y a eu « Forte », puis « Brutus vs César », place désormais à « Je te veux, moi non plus ». 

Écrit par Inès Reg et Kevin Debonne, réalisé par Rodolphe Lauga, le scénario est inspiré de la véritable vie des comédiens qui sont à l’humour ce qu’est Pascal Praud à la philosophie. Nina est avocate à Paris. Dylan est barman sur la côte basque. Amis d’enfance, ils s’aiment mais n’osent pas le reconnaître. 


Durant 1 h 30 ils vont se tourner autour pour finalement finir ensemble. Mal joué, vulgaire, parfois incompréhensible, bourré de clichés et de situations grotesques, ce film calamiteux ne vaut que par la participation de Pauline Clément. Même si dans quelques années elle risque barrer ce titre de sa filmographie. 

Cinéma en streaming - Une amourette au milieu de gros monstres

Sorti directement en VOD en octobre dernier, « Love and monsters » fait une entrée remarquée sur Netflix. Il est vrai que le sujet du film, des amours de jeunesse et des monstres, tape directement dans le cœur du public de la plateforme de streaming. Un film entièrement tourné en Australie et qui vaut aussi pour ces décors naturels uniques au monde. Au début, tout semble aller parfaitement dans le meilleur des mondes pour Joel (Dylan O’Brien). Il embrasse sa petite amie Aimée (Jessica Henwick) dans son pick-up. Les deux jeunes amoureux ne sont pas loin de se promettre amour et fidélité pour l’éternité. Quand une pluie de feu tombe sur la ville. Une guerre totale qui, de plus, provoque des mutations chez certains animaux devenant monstrueux. Les amoureux se séparent et se réfugient chacun de leur côté dans un bunker. 

Le film débute sept ans plus tard. Joel décide de franchir les 150 km qui le séparent d’Aimée. Un périple dans une véritable jungle au cours duquel il va devoir affronter ses pires cauchemars. Le film alterne scènes d’action, passages romantiques et rencontres comiques comme cette fillette survivaliste qui décrit avec force de détails les démembrements et autres écrasements ou décapitation quand on n’est pas vigilant face à un de ces nouveaux animaux si surprenants. L’ensemble est un peu disparate mais se laisse regarder si on aime les trucages et les retournements de situation tirés par les cheveux.

mardi 27 avril 2021

Cinéma en streaming - Rire aux éclats avec Bad Trip


Présenté comme un simple film de caméras cachées par les producteurs de Jackass, « Bad Trip » est bien plus que cela. Les scènes avec du public piégé sont aussi là pour permettre au scénario de se dérouler avec son lot de rebondissements. On trouve dans les deux principaux rôles Eric André (vu dans la série Two Broke Girls) et Lil Rel Howery (comique qui a déjà eu sa propre sitcom). Le premier décide d’aller à New York déclarer sa flamme à une ancienne copine de classe. 

Le second l’accompagne après avoir volé la voiture de sa sœur. Très rapidement le duo va enchaîner les mésaventures. Toutes filmées avec de véritables victimes. Les deux acteurs sont irrésistibles, osent tout provoquant une vague d’étonnement parmi les piégés. La bonne surprise Netflix de cette fin de mois de mars.