Un film de SF avec Bruce Willis. On se dit qu’après Le 5e élément il va faire un peu mieux. Perdu ! Cosmic Sin d’Edward Drake, disponible sur Amazon Prime ainsi qu’en VOD, fera sans doute partie des cinq films les moins bien notés de cette année 2021.
Tout est caricatural dans cette histoire de menace d’invasion extraterrestre. On a l’impression de voir un mauvais film de propagande pour un régime politique dictatorial qui estime que la force est la seule réponse au moindre problème. Quitte à provoquer un génocide. Et on s’étonne en Europe que Trump ait gagné une élection présidentielle ?
Si les scénaristes de Cosmic Sin accédaient un jour à la Maison blanche, on ne leur donne pas une semaine avant de raser les 2/3 de la planète.
Alors que Thomas Pesquet vient de rejoindre la station spatiale internationale, sur Mars, le rover Perseverance a transformé du dioxyde de carbone issu de l’atmosphère de la planète rouge en oxygène. Pas beaucoup, mais suffisamment pour permettre à un astronaute de respirer durant quelques minutes.
Sur Mars, les Humains pourront donc bientôt rouler, voler et respirer. Ils sont quasiment prêts pour s’installer et débuter la terraformation de la planète. Tout amateur de science-fiction sait ce qu’est la terraformation. On modifie à ce point le climat et l’atmosphère que la vie, comme sur Terre, devient possible. Ensuite il ne reste plus qu’à entreprendre une demande d’expropriation des Martiens.
Mais comment s’y prendre ? Les Humains, surtout ceux qui œuvrent dans le droit, aiment tout prévoir. Il suffit donc de se plonger dans le premier numéro de la Revue de droit insolite dont le dossier a pour titre « Espace et droit » pour tout savoir du droit des extraterrestres et connaître la réponse à cette question essentielle : « Terraformer Mars est-il licite ? »
Pour rendre le droit amusant, des petits rigolos parlent sérieusement de choses juridiques très futiles. Comme cette très théorique colonisation de Mars mais aussi quid de l’attribution du chien en cas de divorce ou, toujours dans le dossier espace ce parallèle étonnant : « La lune militarisée et les excréments d’astronautes ». Un titre qui ressemble plus à un délire sous ecstasy qu’à une étude juridique sérieuse.
Selon le Canard Enchaîné, pour redorer le blason du vaccin AstraZeneca, le gouvernement serait en train de contacter les grandes chaînes de télévision pour que des stars donnent l’exemple.
Rien de bien nouveau sous le soleil, les USA ont beaucoup usé de cette méthode pour montrer combien cette vaccination est partagée par tous et essentielle au pays. L’information devient plus cocasse quand le Canard affirme que le Premier ministre, Jean Castex, a soufflé un nom aux organisateurs : « Il faudrait que Sheila se fasse vacciner ».
L’indiscrétion a provoqué immédiatement un tsunami de réactions amusées. En premier lieu par la découverte qu’un Premier ministre pense en priorité à Sheila quand on évoque des célébrités. Et sur les réseaux sociaux, ils sont nombreux à se moquer de cet homme politique qui donne, chaque jour, un peu plus l’impression qu’il est bloqué dans les années 60.
Certes, Sheila a plus de 55 ans, mais est-elle la plus pertinente pour donner envie aux Français de se vacciner avec de l’AstraZeneca ?
Pourquoi ne pas penser plutôt à Isabelle Adjani, Mylène Farmer, Mathilda May, Pascal Obispo ou Bruno Solo ? Toutes et tous ont plus de 55 ans et seraient, sans doute, un excellent exemple pour la tranche d’âge la plus réticente à la vaccination. Encore faut-il les convaincre…
Alain Gautier règne sur le Bangkok interlope des années 70. Ce Français, officiellement négociant en pierres précieuses, cache bien son jeu. Derrière une façade enjouée, c’est un escroc d’un rare machiavélisme. Toujours en vie (aux dernières nouvelles il croupit en prison au Népal), son parcours est au centre de cette série britannique en six épisodes diffusée avec succès par Netflix depuis le début du mois. Ce Gautier si charismatique se nomme en réalité Charles Sobhraj.
Interprété par Tahar Rahim, l’escroc, comme un serpent en Inde, charme ses proies avant de leur donner le coup de grâce. Au cœur de ces années 70 où le phénomène hippie est à son apogée, le Serpent repère ces jeunes idéalistes, souvent les poches pleines des dollars de papa et maman. Avec sa compagne du moment, Marie-Andrée (Jenna Coleman), une Québécoise très sophistiquée, il les invite dans son appartement, situé dans une résidence luxueuse.
Les soirées se passent dans un premier temps au bord de la piscine. Ensuite dans la chambre d’ami où le Serpent parvient à les droguer puis a les dévaliser. Il charge alors son complice Indien de se débarrasser des corps. Sans oublier de récupérer les passeports pour se fabriquer de nouvelles identités.
Le diplomate tenace
Quand les parents d’un jeune couple néerlandais s’inquiètent auprès de l’ambassade de leur disparition, un jeune diplomate, Hernan Knippenberg (Billy Howle) promet de les retrouver. Hernan se transforme en enquêteur et va se lancer aux trousses de Charles-Alain/le Serpent. La série se concentre sur ce face-à-face. Si les sauts dans le temps sont parfois déroutants, l’ensemble est finalement très addictif.
Dans ce Bangkok reconstitué, on suit la performance d’acteur majeure d’un Tahar Rahim qui s’impose par son éclectisme. L’acteur français, révélé dans Le Prophète de Jacques Audiard, est en passe de se forger une belle réputation dans le monde anglo-saxon avec cette série et sa performance dans Désigné coupable de Kevin Macdonald avec Jodie Foster, normalement au cinéma début juin.
Dans ce monde où la culture prémâchée et bien-pensante s’octroie de plus en plus de place, il existe encore quelques îlots de liberté où l’originalité et l’anticonformisme ont encore droit de cité. Arte en est l’exemple parfait. Sur sa plateforme, arte.tv, vous avez jusqu’au 13 juillet pour voir « Les garçons sauvages » de Bertrand Mandico.
Ce film en noir et blanc, avec quelques passages oniriques (ou cauchemardesques) en couleur, montre comment cinq adolescents de bonne famille, après un jeu qui a mal tourné, sont confiés à un capitaine au long cours chargé de les mater. Après une traversée mouvementée sur un petit voilier, les cinq têtes brûlées arrivent sur une île tropicale moite et inquiétante. Ils vont être confrontés à une étonnante flore, troncs d’arbres aux excroissances phalliques pour se désaltérer, fruits à foison et plantes accueillantes.
Entre Jules Verne et « Ile du Dr Moreau », ce film inclassable, tourné à la Réunion, entraîne public et interprètes (toutes des comédiennes…) dans un voyage initiatique sans limite.
Pour se souvenir de cette soirée électorale pluvieuse, véritable bascule dans la vie politique française, France Info va rediffuser, le lundi 10 mai, la soirée électorale diffusée sur Antenne 2 et Europe1 à l’époque.
Sans vouloir faire l’ancien combattant, je me souviens parfaitement de ce 10 mai 1981. Avec mes camarades étudiants à l’école de journalisme de Bordeaux, nous avions mis en place, sous la supervision des professeurs, une simili soirée électorale en interne. Rapidement, le clan des « gauchistes » (auquel j’adhérais par logique de classe, un fils d’ouvrier agricole ne pouvant pas être de droite) a cessé tout travail pour aller faire la fête, toute la nuit, place de la Victoire, alors que celui des « Giscardiens », restait pro jusqu’au bout.
40 ans plus tard, cette victoire glorieuse de la gauche semble comme un bug dans l’histoire du pays. La France penche de plus en plus à droite. Et le président Macron, élu avec beaucoup de voix, venues de cette gauche résignée, après les défaites de Lionel Jospin, marche sur les plates-bandes sécuritaires de sa principale concurrente.
Certes, le Mitterrand de 1988 n’était pas le même que celui du 10 mai 1981, mais il ne s’était pas renié à ce point.
Par chance, je ne serai plus là pour voir les 40 ans de mai 2022. Chance, car je redoute de plus en plus cette échéance électorale de tous les dangers pour la démocratie.
Avant, on flirtait avec le ou la collègue à la machine à café ou autour d’une table en partageant la projection d’un Power Point, pourtant peu aphrodisiaque. Aujourd’hui, on ne regarde même pas la personne assise en face de soi, on reste les yeux rivés sur le smartphone, à tenter de trouver la femme de sa vie. Ou plus probablement, le coup d’un soir.
Ce sondage montre aussi que 12 % des sondés utilisent Badoo, à côté de leur compagne ou compagnon. S’ils l’avaient rencontré au boulot, en fait, ils peuvent tout cumuler : coup de foudre au travail, puis drague en douce au bureau et en sa présence…
Les patrons, en lisant ce sondage, vont, sans doute, interdire les smartphones durant ces séances de travail. Sauf, si l’employé sexy réussit à faire craquer la cadre supérieure de la boîte concurrente et parvient à lui soutirer quelques secrets d’entreprise sur l’oreiller. En fait, pour justifier l’utilisation d’une application de rencontres en ligne, en pleine réunion de travail, il suffit d’expliquer à son boss qu’on est en train d’espionner la concurrence.
À moins que cela ne soit l’inverse. Car, s’il y a bien quelque chose qui est partagé, par 100 % des utilisateurs de ce type de programme, c’est le mensonge.
Sept ans après Belle et Sébastien, Nicolas Vanier a revisité l’autre succès télévisuel phénoménal des années 60, né de l’imagination de Cécile Aubry. Entièrement tourné dans la vallée de la Cèze, dans la Provence gardoise, en particulier au village de Monclus, Poly(M6 vidéo) s’adresse aux enfants prioritairement, mais leurs parents prendront aussi du plaisir devant cette édifiante histoire d’amitié entre une gamine et un poney, qui glisse vers le film d’aventures nostalgique et sauvage.
Cécile, 10 ans, déménage dans le sud de la France avec sa mère, Louise. L’intégration avec les autres enfants du village n’est pas facile. Lorsqu’un cirque de passage s’installe à côté, Cécile découvre que Poly le poney vedette est maltraité. Elle décide de le protéger et d’organiser son évasion ! Poursuivis par l’inquiétant directeur du cirque, Cécile et Poly s’embarquent dans une cavale pleine de rebondissements.
La vie est équilibre, le fameux yin et yang. Rien n’est jamais parfait, on ne peut pas tout avoir. Il faut toujours qu’une bonne nouvelle soit contrebalancée par une mauvaise. Pour étayer mon propos, voici deux exemples glanés dans l’actualité récente. En Angleterre, la campagne de vaccination permet au pays de sortir d’un long confinement. Le nombre de malades de la Covid-19 est redevenu quantité négligeable.
Une accalmie sanitaire avec pour première conséquence l’ouverture des terrasses de pubs. Rendez à un Anglais l’occasion de boire une bière et sa vie redevient pleine de paillettes. Pourtant, une nouvelle gâche ce printemps 2021 en Angleterre : tous les magasins de bricolage ou de jardinage sont en rupture de stock totale de nains de jardins.
Au moins, nous pauvres Français peu vaccinés, toujours confinés et privés de libations sociales, on peut encore acheter ces horreurs pour rendre nos jardins encore plus rebutants.
Second exemple avec Thierry Ardisson. Il va faire son retour à la télévision. Après s’être fait virer comme un malpropre par Canal +, il retrouve la petite lucarne où il mènera chaque vendredi soir depuis un palace parisien, l’interview d’une grande star.
Un beau retour pour le trublion du PAF. A une nuance près. Comme c’est sur France 3, terminées les starlettes et petits jeunes qui montent. Ardisson devra s’adapter à l’âge du public de la chaîne. Et comme le créneau des people sur le retour est déjà pris le dimanche ailleurs, ce sont carrément des personnalités décédées depuis des années qui seront cuisinées par le célèbre intervieweur grâce à des trucages très poussés.
Premier invité : Jean Gabin. Ardisson est content, il fait toujours de la télévision. Mais avec des morts.
Il était une fois une magicienne (ou une fée…) qui aimait les plantes et le dessin. Elle devint paysagiste pour embellir les villes. Lors de ses promenades, elle croisait quantité d’espèces qu’elle trouvait toutes plus jolies les unes que les autres. Elle les dessinait minutieusement puis coloriait ses croquis. Elle confectionna une formule magique pour transformer ces dessins sur une simple feuille en un mini-guide facile à consulter. Sa trouvaille attira l’attention d’une maison d’édition spécialisée en écologie et les petits guides sont devenus un livre de 150 pages, en vente partout en France. Pour que les plantes croisées par les jardiniers promeneurs abandonnent leur anonymat.
Malgré des origines bretonnes, Marine Cressy est devenue une spécialiste de la végétation méditerranéenne. Elle peut vous nommer quasiment toutes les plantes qui poussent dans la région, en garrigue comme sur les trottoirs des villes ou dans les jardins des particuliers. Une encyclopédie vivante qui se remplit sans cesse au gré de ses balades dans et autour de Perpignan, la ville où elle s’est installée à la fin de ses études à l’école du Paysage de Versailles. Durant 10 ans elle a été paysagiste conseil au CAUE des Pyrénées-Orientales. Une expérience professionnelle qu’elle a décidé de prolonger en se mettant à son compte en 2019. Et se donner aussi l’occasion de vivre en partie de son autre passion : le dessin.
Ce qui était un simple passe-temps (l’édition de mini-guides, lire ci-contre), est devenu un projet beaucoup plus abouti après la signature d’un contrat d’édition avec les éditions Ulmer. Durant 9 mois, dont une partie en plein confinement, elle a écrit et dessiné les 150 pages de cette « Mini-flore du jardinier promeneur ». Le résultat est un petit livre bourré d’informations utiles sur les fleurs, plantes et autres arbres de France, textes agrémentés de planches en couleurs et de dessins humoristiques dans les marges pour rendre la lecture plus fun. Un petit format qu’on peut glisser dans ses poches quand on part en balade.
Marcher en ville, dans les parcs ou à la campagne reste une des occupations favorites de cette jeune femme fervente protectrice de la nature. Marcher mais savoir aussi s’arrêter pour observer les fleurs et les dessiner. Des dizaines et des dizaines de croquis depuis des années. Un herbier en papier qui lui a été d’une grande utilité pour confectionner ce livre.
Au fil des saisons
Composé de quatre parties, en fonction des saisons, le guide s’intéresse aux fleurs, fruits et feuilles. À l’intérieur, elles sont classées par couleurs ou particularités. On peut donc admirer de superbes planches sur les fleurs bleues, violettes, rouges ou jaunes du printemps ou de l’été. Les feuilles aussi sont remarquables, certains arbustes aimant les colorer dans toutes les nuances du vert mais avec d’autres couleurs comme le pourpre ou le rouge à l’automne.
Entre chaque saison, Marine Cressy insère des bonus sur des pages au fond vert. Une volonté de cette créatrice de se mettre au niveau de ses lecteurs. Car tout en étant un livre en partie scientifique, cet ouvrage se veut ludique avant tout. D’ailleurs, en couverture, le programme est clairement énoncé : « Mettez un nom sur les plantes qui vous entourent ».
« Je ne suis pas botaniste et l’idée de ce livre est d’aller vers le grand public, créer de la curiosité par rapport aux plantes du quotidien. Mais faire sourire aussi avec de petites anecdotes », explique Marine Cressy. Et des plantes exceptionnelles, on peut en trouver partout, tout le temps. En quelques mètres, dans le parc Sant-Vicens de Perpignan, rempli des cris des enfants en cette belle après-midi printanière, elle montre au néophyte les fleurs roses et si abondantes de l’arbre de Judée. Fleurs qui poussent par grappes directement sur les grosses blanches. Puis elle caresse avec délicatesse les pétales si fragiles du ciste cotonneux.
Camphrier et ricin
Le parc est un superbe terrain de jeu pour la paysagiste, mais elle apprécie encore plus de découvrir des plantes s’épanouissant en pleine zone urbain. A quelques dizaines de mètres du parc, au pied d’immeubles de plusieurs étages, des parterres regorgent de plantes sans doute semées par des habitants. Des acanthes grimpent de plus en plus haut, des urospermes se frayent un passage entre les herbes, les asperges réchappées de la cueillette se transforment en petit buisson alors que le laurier-rose, lui, n’est pas encore en fleurs.
Puis Marine Cressy arrache un bout d’écorce sèche à un arbre placé entre deux places de parking. En la sentant, on devine que c’est un camphrier qui s’épanouit incognito dans ce quartier de Perpignan. Plus loin, les jeunes feuilles rouge vif d’un ricin annoncent ce printemps paré des couleurs de l’arc-en-ciel au cœur de cette région méditerranéenne, beaucoup plus riche en diversité que le reste de l’Europe. Marine Cressy l’explique simplement par la rigueur du climat. Il est difficile aux plantes de survivre. Elles doivent s’adapter, s’accrocher, et aucune ne peut prendre le dessus sur les autres.
Une règle naturelle mise en pratique depuis quelques années dans les villes. Une essence ne doit pas représenter plus de 10 % des plantations. Perpignan ville des palmiers est une fausse image. Il y a actuellement près d’une centaine d’arbres différents dans la capitale catalane. Et encore plus de fleurs qui s’accrochent aux trottoirs. Il ne vous reste plus qu’à tenter de les repérer grâce aux ouvrages de Marine Cressy, la bonne fée de la végétation libre.
Les fleurs des trottoirs à l’honneur
Les miniguides ayant de plus en plus de succès localement, la mairie de Perpignan a demandé à Marine Cressy de finaliser sous cette forme un petit fascicule sur les « Fleurs de nos trottoirs ». D’un format un peu plus grand, distribuée lors des visites botaniques ou d’actions de sensibilisation auprès des scolaires, cette plaquette permet de « changer de regard sur les sauvages de votre rue ». Au total 174 espèces végétales ont été répertoriées dans les rues de Perpignan, preuve que la diversité existe au naturel.
Les mini-guides (et posters*) sont disponibles dans les librairies Torcatis*, Cajelice*, et la LLibreria et Epicerie l’Echoppe à Perpignan. Librairie le Presse Papier* à Thuir, librairie Libambulle* et Biocoop* à Prades. Après le confinement, vous pourrez les retrouver aussi dans les magasins de jeux et jouets la Drôlerie et Sortilèges à Perpignan, à la Maison de site de Paulilles, au Prieuré de Marcevol* et au Tropique du Papillon* à Elne.
Tout est parti des mini-guides locaux
Marine Cressy, lors de ses promenades, en ville comme à la campagne, a remarqué que ses amis lui demandaient régulièrement « Elle est jolie cette plante. Tu sais comment elle s’appelle ? » La paysagiste a décidé de compiler toutes ces espèces si communes dans la région méditerranéenne. Des dizaines de fiches et autant de dessin. Lui vient alors l’idée de les réunir dans des petits guides au gré des saisons. Elle publie donc un premier opuscule sur les « Fleurs, fruits et écorces remarquables de janvier à mars en Méditerranée ». Tout est fait à la main, sous une forme unique qui allie beauté et pratique. L’objectif de Marine Cressy était de proposer un petit fascicule facile à consulter en balade et peu encombrant. En réalité elle se contente d’imprimer une feuille classique, qu’elle plie ensuite de façon savante afin de transformer une face en petites pages informatives et l’autre en poster pour retrouver facilement les plantes croisées. Les trois autres mini-guides permettent de faire le tour de la végétation locale en une année et comme l’autrice aime partager ses inventions et sa démarche, elle propose également une sorte de making-of où elle explique comment elle dessine et confectionne ces petits bijoux d’inventivité. La collection complète, accompagnée de posters est toujours en vente dans divers points du département des Pyrénées-Orientales.