Le discours officiel est toujours le même : « Pas de paiement de rançon en échange de la libération d’otages ». La réalité est souvent différente. C’est le début du premier tome de « Tiago Solan », série écrite par Nathalie Sergeef et dessinée par Fabio Pezzi. Tiago Solan, militaire français en mission en Afghanistan, a pour mission de récupérer des otages occidentaux. L’opération se déroule sans le moindre problème. Comme si tout était arrangé à l’avance. Seul problème, un des hommes de Solan perd une jambe sur une mine antipersonnelle. Trois années plus tard, de retour dans le civil, l’ancien militaire est contacté par une journaliste italienne. Elle veut qu’il l’(aide à coincer l’homme qui a négocié avec les ravisseurs. Car il y avait bien un rançon et il en a touché une bonne partie. Histoire de vengeance, d’humanitaire et de mercenaires, la série est digne des meilleurs films d’actions américains. ➤ « Tiago Solan » (tome 1), Glénat, 13,90 €
La sortie de « Rogue One » mercredi dernier au cinéma a marqué le grand retour du plus détesté et craint de tous les méchants : Dark Vador. Le Jedi noir, celui qui annonce de sa voix caverneuse au gentil héros Luke Skywalker « Je suis ton père », réplique devenue culte, est au générique du premier film dérivé de l’univers Star Wars. Le succès est au rendez-vous, même si certains fans regrettent le rôle pas assez important de celui qui a été désigné « plus grand méchant de tous les temps » par les lecteurs d’un magazine britannique. Pourtant il est simple de réutiliser le personnage. Entièrement casqué, sous sa longue tunique noire, il a été interprété par une dizaine d’acteurs, tous plus inconnus les uns que les autres. Sa seule personnification officielle est l’interprète de sa voix, James Earl Jones, grand acteur noir que l’on a pu voir parfois, dans son propre rôle au générique de la série « The Big Bang Theory ». Dark Vador fascine. Pourtant sa cruauté n’a pas de limite. Mais avant même la révélation de sa véritable identité et la scène de sa mort si émouvante, il bénéficiait déjà d’une part de sympathie de la part du public. Alors pour les grands enfants qui aiment encore rêver et se faire peur, allez voir Rogue One. Et si possible aujourd’hui samedi au Méga Castillet de Perpignan qui organise des animations costumées. Avec un peu de malchance, vous y croiserez le fameux Dark Vador en personne. Et en bonus, la bande annonce...
Orpheline de Jean Van Hamme, Lady S poursuit sa route sous la seule responsabilité d’Aymond, le dessinateur qui s’est improvisé scénariste. Ce 12e tome marque une évolution notable dans la vie de la mystérieuse héroïne : elle va intégrer la CIA. Pourtant elle n’a que peu de sympathie pour cette organisation aux méthodes souvent troubles. Preuve en est son implication dans la recherche d’un dangereux virus, mis au point aux USA, mais volé et inoculé à toute la population d’une petite ville mexicaine. La belle va devoir comprendre qui a volé l’arme chimique fatale la récupérer et sauver les innocents. En 48 pages ce n’est pas toujours évident mais Aymond maîtrise parfaitement le découpage et les ellipses. De la BD d’aventure contemporaine digne des grands ancêtres que sont Bernard Prince ou Bruno Brazil. ➤ « Lady S » (tome 12), Dupuis, 12 €
Avis à tous les frileux : n’allez pas au Canada ou au nord des USAdans les prochains jours. Les prévisionnistes météo annoncent le déferlement d’un vortex polaire sur la zone. En tombant parfois sur des téléfilms catastrophe de série B sur une glaciation express, je trouvais que les scénaristes avaient beaucoup d’imagination. En fait ils n’inventent rien car en moins de 48 heures, les températures devraient tomber largement en dessous de zéro. Et pas comme chez nous avec une petite gelée à -1 mais le gros coup de froid entre -30 et -35 degrés... Personnellement, je n’imagine pas de telles températures. Pire pour ma femme qui, rien qu’en lisant les chiffres, s’évanouit en claquant des dents. Dire qu’elle est frileuse est un euphémisme. Ce n’est pas pour rien qu’elle a décidé de changer toutes les fenêtres de notre vieille maison. Les chambranles en bois, après des années de bons et loyaux services, ont abdiqué face à l’infatigable tramontane qui ne se prive pas de venir nous frigorifier les pieds en pleine nuit, malgré de grosses couettes. Ils céderont leur place courant février à des cadres en PVC, construits sur mesure dans l’usine d’« Arts et fenêtres » dans la Sarthe. Le chantier devrait durer environ une semaine. Avec notre veine, ce sera pile au moment où le premier vortex polaire déferlera sur la région. Et le premier qui me parle de réchauffement climatique, je l’envoie illico dans le Manitoba.
Étonnant thriller que cet « Irréprochable », premier film de Sébastien Marnier. Il tourne autour du monde du travail. Un milieu que le réalisateur connaît bien puisqu’il a débuté en écrivant le scénario d’une bande dessinée sur les déboires des jeunes à la recherche d’un premier job. Des histoires courtes comiques, parues chez Delcourt puis adaptées sous forme d’une web série animée en cours de production. Ce boulot, essentiel pour notre intégration à notre société. Constance (Marina Foïs) est au chômage depuis une année. Virée de l’agence immobilière qui l’employait à Paris. A la rue, elle se résigne à revenir au pays, dans cette petite ville de province morne et sinistre. Par chance, une place est libre dans la boîte où elle a débuté. Elle postule, certaine d’être reprise tant son travail donnait satisfaction à l’époque. Elle était irréprochable...
C’est sans compter avec la crise de la quarantaine. Pas la sienne, mais celle du patron qui, à choisir, préfère embaucher à l’essai une jeune fille fraîchement diplômée d’une école de commerce que son ancienne employée partie sans crier gare quelques années auparavant. Constance va alors tout faire pour prendre la place d’Audrey (Joséphine Japy). ■ L’irréparable Le film est construit autour de la personnalité trouble de Constance. Un rôle en or pour Marina Foïs. On ne comprend pas ce qui motive cette femme. Belle, sportive, déterminée : elle a tout pour réussir. Si l’on oublie les casseroles qu’elle traîne derrière elle. Une vie sentimentale ratée, une mère malade et alcoolique, une volonté de plaire coûte que coûte, une manie d’enjoliver les choses qui vire parfois à la mythomanie. On le découvre au fur et à mesure de ses rencontres et démarches. Sur le chemin du retour, en train, elle séduit un riche fiscaliste (Benjamin Biolay), comme pour se persuader qu’elle a encore de beaux restes. Pour se faire embaucher, elle recontacte son ancien collègue et amant (Jérémie Elkaïm), mais ce dernier, tout en étant encore sensible à son charme, la fuit, persuadé de sa folie. Car rapidement on comprend qu’effectivement Constance a un grain. Un sacré problème même. Elle espionne Audrey, va chez elle quand elle est absente, pour mieux la comprendre, lui prendre sa place aussi dans son intimité. Elle réussit à devenir amie avec elle. Une confidente qui la pousse à démissionner. En vain. Alors, l’employée irréprochable va commettre l’irréparable. L’ambiance trouble, renforcée par les compositions musicales de Zombie Zombie, est prenante, du début à la fin. Seule réserve, pour les véritables amateurs de Marina Foïs, elle a parfois des intonations de Sophie Pétoncule, son rôle d’idiote préférée quand elle débutait dans les sketches des Robins des Bois. Sophie nous faisait rire. Constance vous fera cauchemarder. ➤ « Irréprochable », Orange Studio, 19,99 €
Pas la peine de présenter Frank Thilliez. Ce romancier français a multiplié les succès d’édition ces dernières années, s’affirmant comme un maître du thriller. La télévision lui a fait les yeux doux, le cinéma aussi, adaptant certains de ses romans. Logiquement, c’est maintenant la BD qui se penche sur l’œuvre de cet auteur nordiste. « Puzzle », paru chez Fleuve Noir en 2013, se transforme en gros album de BD de plus de 200 pages dessinées par Mig. Cela commence comme un jeu. Le personnage principal, jeune adulte amateur de jeux de rôles, tente avec son ancienne petite amie d’intégrer Paranoïa, un projet ludique avec 300 000 euros à la clé. D’entrée la tension est palpable. Car Ilan a tout du malade mental à tendance paranoïaque. Il est persuadé d’être surveillé et ses cauchemars sont sanglants. Il parvient finalement à faire partie des huit finalistes et se retrouve avec ses adversaires enfermé dans un ancien hôpital psychiatrique. Là, il va petit à petit remettre en place les pièces du puzzle et comprendre que le jeu n’en est pas vraiment un. Dessin réaliste parfait, découpage millimétré, cette première incursion de Franck Thilliez dans l’univers de la BD est une belle réussite. ➤ « Puzzle », Ankama, 19,90 €
Annoncé comme le sauveur des harcelés du téléphone, le programme Bloctel laisse à désirer. Lancé en juin dernier, près de 3 millions de personnes se sont inscrites. En vain si j’en crois mon expérience personnelle. Il ne se passe pas un jour sans qu’une société pour une mutuelle ou des panneaux solaires ne me contacte. Pourtant la ministre en charge du dossier semble très satisfaite. «Plus de 530 millions de numéros ont été retirés des fichiers, soit 200 fois par personne » se félicite la secrétaire d’Etat Martine Pinville. La preuve que cela marche, depuis son lancement, Bloctel a reçu 330 000 réclamations qui se sont traduites par... deux sanctions administratives. Pas d’amendes de 75 000 euros annoncées à grand renfort de publicité, non, juste des sanctions administratives. Genre un courrier (mais officiel le courrier, n’est-ce pas) qui doit dire en substance « C’est pas bien ce que vous faites ». Pas étonnant que les plateformes de démarchage reprennent de plus belle leur travail de nuisance. Elles ont compris, après cinq mois de prudence, qu’elles ne risquent quasiment rien. Alors je préviens, le prochain qui me téléphone, j’arrête de lui répondre aimablement qu’étant inscrit sur Bloctel il faut qu’il me raye des listes. Non, je vais hurler sur le pauvre bougre qui tente de gagner sa vie en faisant ce boulot ingrat et avilissant. C’est injuste, j’admets, mais ça soulage.
Réflexion très poussée sur le deuil, la dualité, la solitude et l’au-delà, « Personal Shopper » thriller fantastique d’Olivier Assayas avec Kristin Stewart fascine... ou énerve
Un film, une histoire, une interprétation fait souvent l’unanimité. Et puis parfois il est aussi clivant qu’un ancien Premier ministre en campagne pour prendre la place de son président bien-aimé. « Personal Shopper » d’Olivier Assayas (prix de la mise en scène à Cannes) est de cette trempe. Soit on plonge dans l’univers de Maureen (Kristen Stewart) sans se poser de question, simplement fasciné par cette jeune femme à la recherche de réponses dans sa vie pleine de vacuité, soit justement on ne supporte pas cette façon de se laisser porter sans jamais imposer un embryon de personnalité. On ressort de la salle, en fonction de ces deux approches diamétralement opposées, totalement sous le charme ou carrément énervé. A vous de vous faire une opinion, mais dans tous les cas, vous ne resterez pas insensible à cette œuvre parfois austère, tout le temps juste. ■ Ce qui peut fasciner Le questionnement sur la dualité est omniprésent. Maureen, jeune Américaine, vit à Paris depuis quelques mois car elle cherche à reprendre contact avec son frère jumeau. Ébéniste de talent, il est mort d’une crise cardiaque. La jumelle, qui se dit également médium, comme son frère, attend un signe de l’esprit de sa moitié masculine. Elle passe des nuits dans l’ancienne maison de son frère, rencontre un fantôme, a peur, ne comprend pas. Du fantastique simple et sans grands effets spéciaux. Le métier de Maureen mériterait à lui tout seul un film. Elle est personal shopper. En clair, elle est chargée de la garde-robe d’une riche philanthrope. De la bijouterie Cartier aux maisons de haute couture, elle choisit des robes et des bijoux, les loue ou les achète et met le tout à la disposition de sa patronne. La plastique éblouissante de Kristen Stewart. L’actrice américaine joue avec son corps sans aucune difficulté. En jean, robe à paillettes ou dans le plus simple appareil, dès qu’elle bouge on en prend plein les yeux. Le tour de force d’Olivier Assayas dans la dernière réplique. Une simple phrase qui explique tout le film. Ou remet en cause notre compréhension. ■ Ce qui peut exaspérer Pourquoi cette ambiance de thriller, avec mort violente à la clé. Comme s’il fallait rajouter un peu de sang à une histoire trop intellectuelle ? On retrouve malheureusement dans « Personal Shopper » une mode (manie ?) des films actuels : l’utilisation intensive des smartphones. Cela donne de très longues minutes de discussion, par SMS et écran interposé, entre l’héroïne et un inconnu. Comme si l’écran d’un téléphone suffisait comme recherche esthétique... Qui dit fantôme dit un minimum d’effets spéciaux. Minimum est bien le mot. A la limite de l’escroquerie presque avec le verre en lévitation. On est loin, très loin de Twilight.
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De Twilight à Assayas
Dans le précédent film d’Olivier Assayas, Kristen Stewart partageait l’affiche avec Juliette Binoche. Elle a d’ailleurs remporté le césar de la meilleure actrice dans un second rôle dans « Sils Maria » pour son interprétation d’une jeune comédienne bousculant une ancienne. Cette fois, le réalisateur français, ancien critique renommé, n’a pas fait dans la demi-mesure. La belle Américaine, est de tous les plans, le film la suit pas à pas dans sa recherche d’une preuve de l’au-delà. Tantôt habillée comme une jeune étudiante presque négligée, tantôt mise en valeur par les tenues de haute couture qu’elle choisit pour sa riche patronne, Kristen Stewart est la référence beauté du long-métrage. Le réalisateur la filme sous toutes les coutures, se permettant quelques scènes où sa fascination pour ce corps jeune et gracieux est évidente. Mais dans « Personal Shopper », Kristen Stewart est beaucoup plus que la jolie poupée découverte dans Twilight ou transformée en icône d’Hollywood dans « Cafe Society » de Woody Allen. Son interprétation est très intérieure, cérébrale. Jamais elle ne sourit. Et quand elle pleure, de chagrin, ce ne sont que quelques larmes qui s’écoulent lentement sur son visage lisse. Un rôle sur mesure, idéal pour abandonner son image de petite fille trop sage ou de gravure de mode sans cervelle.
Un lieu : le sanatorium de Waverly Hills, dans le Kentucky, aux États-Unis. Entre ses murs doit se dérouler le show de TV-réalité le plus extrême de l’histoire. Huit tueurs y sont enfermés, prêts à tout, surtout le pire, pour convaincre des millions de spectateurs qu’ils méritent de vivre. Entres psychopathes un ordre froid s’établit. Jusqu’à ce qu’un corps soit retrouvé sans vie. Par écrans interposés, Armelle Carbonel interroge notre monstruosité. ➤ « Criminal loft », Milady Thriller, 7,90 €
Une jeune femme nue, traumatisée, mutique est retrouvée sur un palier d’immeuble. Si elle refuse de parler, le voisinage, lui, est plus bavard. Et accuse sans hésitation le propriétaire de l’appartement devant lequel elle se trouvait. Le réparateur de piano John Gideon doit, selon eux, au mieux être un pervers, au pire un pédophile. L’inspecteur Petra Westman, héros de Carin Gerhardsen, aimerait bien éclaircir ce point. ➤ « Dissonances », 10/18, 8,10 €
McKenzie, homme de confiance de John Edgar Hoover, a longtemps travaillé au FBI. Désormais à la retraite, il se voit contacté par Forrest J. Ackerman. Ce célèbre collectionneur passionné de cinéma a accumulé nombre d’objets au fil des ans. Une pièce de choix lui manque cependant : une copie de Londres après minuit, film muet réalisé par Tod Browning en 1927. Augusto Cruz tisse une intrigue riche en rebondissements, en forme d’éloge au septième art. ➤ « Londres après minuit », Folio, 8,20 €
Après le fabuleux succès de Twilight, Stephenie Meyer se lance dans le thriller avec sa « Chimiste »
Dans son service, elle est surnommée « la Chimiste », ailleurs elle est affublée du nom de Belladone. Alex, anciennement Dr Juliana Fortis, est en cavale depuis quelques années. Cette jeune femme, très douée dans sa matière, a été recrutée par un service officieux de la CIA. Son rôle, trouver les meilleures drogues pour faire parler des suspects récalcitrants. Dans son labo elle a fait des recherches et pu les tester sur des « méchants ». Forcément, elle était là quand ils lâchaient prise et racontaient tout. Alex, en connaissant nombre de secrets d’état, devenait elle aussi encombrante. Un jour, avec son mentor, elle bascule du mauvais côté. Et devient une cible à éliminer. Par chance elle évite l’assassinat programmé et prend la fuite. Une cavale qu’elle a préparée de longue date. Toute la première partie du roman de Stephenie Meyer raconte cette survie au jour le jour. Forcément, quand on échappe plusieurs tentatives d’attentat, on devient de plus en plus paranoïaque. Ce qui explique les nombreux pièges qu’Alex porte sur elle. En plus de bagues avec pointe imprégnée de poison, elle a des boucles d’oreilles charmantes, mais dangereuses. « à manipuler avec précaution ». « Une fois les boucles accrochées à ses oreilles, elle devait faire attention à ses mouvements de tête. C’étaient de petits globes de verre, mais le verre était si fin qu’une note aiguë les briserait, d’autant plus facilement que la substance à l’intérieur était sous pression ». Gaz mortel pour l’assaillant. Alex, pour survivre, devait retenir sa respiration durant une bonne minute… Quand le responsable de son ancien service, celui-là même qui a lancé ses tueurs à ses trousses, la recontacte pour lui demander de l’aide, elle est sceptique. Craint le piège. Pourtant les preuves sont là. Daniel, un simple prof d’université est sur le point de répandre un virus mortel dans plusieurs villes des USA. Il faut le faire parler, lui extorquer la cachette de l’arme biologique. Alex le kidnappe et entame son interrogatoire. ■ Deuxième cible Rien ne se passe comme prévu. Dans cette ferme isolée, Daniel semble sincère quand il explique être étranger à cette machination. Alex doute. Serait-elle en train de torturer un innocent ? L’intervention d’un mercenaire, lui aussi en cavale va lui permettre de comprendre. Kevin, frère de Daniel, est la véritable cible du service. Lui aussi est en cavale. Il intervient pour secourir son frère, mais d’autres l’attendent. Roman passionnant, bourré d’informations sur les mauvaises pratiques de certains organismes américains, « La Chimiste » se lit d’une traite. On tombe rapidement sous le charme de ce petit bout de femme terrorisée mais déterminée. Un rôle en or pour toute actrice qui rêve d’un oscar si une adaptation au cinéma est lancée. ➤ « La chimiste » de Stephenie Meyer, éditions Lattès, 22 €