
Quelques chroniques de livres et BD qui méritent d'être lus et les critiques cinéma des dernières nouveautés. Par Michel et Fabienne Litout
vendredi 2 septembre 2016
DE CHOSES ET D'AUTRES : Surinformés

jeudi 1 septembre 2016
Rentrée littéraire : Petits désagréments et gros poissons chez le "Capitaine Frites"
L'Afrique est parfois folklorique. Celle du « Capitaine frites » d'Arnaud Le Guilcher est au-delà des clichés.
Quand une femme vous pourrit la vie, divorcer n'est pas toujours la meilleure solution. Arthur Chevillard plaque tout pour fuir sa Morgane et quand on lui propose un boulot dans un pays africain, il signe. Arthur débarque à Yabaranga, capitale du Konghia, pays pauvre placé sous la coupe d'un président, élu à vie. Le job d'Arthur a tout du gag. Ce spécialiste en poissons (c'est comme ça qu'il a rencontré Morgane) doit étudier la possibilité d'implanter une variété de poisson amazonienne dans les rivières locales.
Après plusieurs mois à vivre aux frais de l'Etat, le feu vert est donné et un Indien d'Amazonie débarque avec deux spécimens de pirarucus. Les ennuis débutent pour Arthur, obligé de travailler. Heureusement, il y a Fée-Morgane, une beauté locale « Fée-Morgane et moi on a joué au docteur pendant deux jours et deux nuits. J'avais l'impression de bâfrer dix-neuf parts de gâteaux après une interminable grève de la faim. » Langage imagé pour cet auteur qui a certainement beaucoup lu San-Antonio.
On retrouve « l'esprit Dard » dans les titres de chapitres (« Guère épais », « Président ciel » ou le très local « A boubou de nerfs »). L'humour est omniprésent. Même si parfois on devine un peu de désespoir dans la vie décousue d'Arthur. Et ce n'est qu'un début. Quand sa femme débarque à Yarabanga, c'est immédiatement la guerre totale. Une Morgane très remontée et suffisamment persuasive pour lui chiper sa Fée-Morgane. Le voilà en pleine guérilla féminine et obligé de faire ceinture. L'occasion pour l'auteur de faire cette comparaison culte : « A ce tarif, je ne me laisse plus que quelques semaines avant de me frotter aux arbres... Si je veux pas être papa de petits arbustes, j'espère que les platanes du coin portent des stérilets. » Arnaud Le Guilcher a l'imagination débridée et excessive. Reste à savoir si les poissons amazoniens vont supporter le marigot africain, eux qui ont la réputation de ne pas avoir peur des piranhas.
« Capitaine frites » d'Arnaud Le Guilcher, Robert Laffont, 18€ (le précédent roman d'Arnaud Le Guilcher, « Ric-Rac », sort en poche chez Pocket le 1er septembre)

Après plusieurs mois à vivre aux frais de l'Etat, le feu vert est donné et un Indien d'Amazonie débarque avec deux spécimens de pirarucus. Les ennuis débutent pour Arthur, obligé de travailler. Heureusement, il y a Fée-Morgane, une beauté locale « Fée-Morgane et moi on a joué au docteur pendant deux jours et deux nuits. J'avais l'impression de bâfrer dix-neuf parts de gâteaux après une interminable grève de la faim. » Langage imagé pour cet auteur qui a certainement beaucoup lu San-Antonio.
On retrouve « l'esprit Dard » dans les titres de chapitres (« Guère épais », « Président ciel » ou le très local « A boubou de nerfs »). L'humour est omniprésent. Même si parfois on devine un peu de désespoir dans la vie décousue d'Arthur. Et ce n'est qu'un début. Quand sa femme débarque à Yarabanga, c'est immédiatement la guerre totale. Une Morgane très remontée et suffisamment persuasive pour lui chiper sa Fée-Morgane. Le voilà en pleine guérilla féminine et obligé de faire ceinture. L'occasion pour l'auteur de faire cette comparaison culte : « A ce tarif, je ne me laisse plus que quelques semaines avant de me frotter aux arbres... Si je veux pas être papa de petits arbustes, j'espère que les platanes du coin portent des stérilets. » Arnaud Le Guilcher a l'imagination débridée et excessive. Reste à savoir si les poissons amazoniens vont supporter le marigot africain, eux qui ont la réputation de ne pas avoir peur des piranhas.
« Capitaine frites » d'Arnaud Le Guilcher, Robert Laffont, 18€ (le précédent roman d'Arnaud Le Guilcher, « Ric-Rac », sort en poche chez Pocket le 1er septembre)
DE CHOSES ET D'AUTRES : Interdictions

En ce jour de rentrée scolaire, je m'étonne que personne n'ait encore pris l'initiative d'interdire aux enfants le port de baskets à diodes colorées. De même, comment expliquer que les autorités responsables n'aient pas encore légiféré sur ces fautes de goût flagrantes que sont, en vrac, les tatouages tribaux, le vernis à ongle noir ou les petits hauts à volants. Mais que fait donc la police contre les chasseurs de Pokémon qui non seulement capturent de pauvres petites créatur
es virtuelles mais en plus bousculent les piétons, le regard rivé à leur écran de smartphone ? Pourquoi encore autoriser de nouvelles candidatures à la primaire de la droite puisque de toute manière c'est Sarkozy qui va l'emporter après un tour de passe-passe dont il a le secret, face à un Juppé trop honnête pour gagner ?
Qui aura le courage de prendre un arrêté interdisant à quiconque de raconter ses vacances ou commenter le dernier épisode de "Koh-Lanta" à la machine à café ? Et pourquoi le café est-il infect à cette même machine ?
Dans cette masse d'interdiction je me suis fait prendre à une bêtise du Gorafi, annonçant avec son sérieux habituel que "Le conseil d'État valide les arrêtés municipaux contre ceux qui portent des chaussettes avec leurs sandales". Trop beau pour être vrai.
mercredi 31 août 2016
DE CHOSES ET D'AUTRES : Montrez ce sein

Et si plus simplement on regardait la réalité en face. Marianne sur ses nombreuses représentations a effectivement un ou deux seins à l'air, ce n'est cependant pas pour représenter l'allégorie de la mère nourricière, ni parce qu'elle est libre. Peut-être, tout simplement, car c'est beau. Oui, depuis la nuit des temps, le galbe d'un sein fait partie des choses si agréables à dessiner et admirer. Manuel Valls, tout Premier ministre qu'il soit, est un homme avant tout. Donc sensible à la beauté d'une poitrine féminine.Mais parfois, montrer est moins explicite que les subterfuges pour cacher. Le burkini en soi couvre le corps de la femme, mais en sortant de la mer, elle se transforme sans le vouloir en candidate à un concours de tee-shirt mouillé. Et ceux qui pensent que j'ai l'esprit mal tourné n'ont qu'à objectivement se souvenir de leur premier émoi sexuel. Dans une grande majorité des cas, l'apparition subreptice d'un téton a suffi à changer leur vision de la vie.
BD : les bons et mauvais robots de "Rock Stone"

« Rock & Stone » (tome 2), Delcourt, 14,50€
mardi 30 août 2016
DE CHOSES ET D'AUTRES : Pokémon (livres) Go

L'idée a fait des émules en France, notamment en Gironde. Mais le succès est moindre. Plus de 52 000 membres pour le groupe belge contre seulement 83 près de Bordeaux. Mais en une seule journée !
En ces temps de rentrée littéraire, il est toujours bon de saluer les initiatives favorables à la lecture. Plus de 600 romans vont tenter de trouver leur public sur deux petits mois. Il y aura forcément beaucoup de déçus. Alors messieurs les éditeurs, au lieu de confier tous vos invendus au pilon, chargez des brigades de "chasseurs de livres" d'en dispatcher une partie un peu partout en France. Une seconde chance pour certains auteurs et la certitude de donner envie de lire à des hommes et femmes qui n'en ont pas les moyens financiers.
BD : mythologie indienne

« Ulysse 1781 » (tome 2), Delcourt, 15,50€
lundi 29 août 2016
DE CHOSES ET D'AUTRES : Bouchon dur

Passé Lyon, cela se complique. Mais uniquement pour les malheureux obligés de quitter le soleil du Midi pour les froidures du Nord (même si ce week-end, on y constatait des températures bien plus élevées). Sur trois voies et une cinquantaine de kilomètres, voitures et camions se retrouvent à l'arrêt. Un carambolage ? Non, selon les journalistes, de simples "ralentissements" dus à des "coups de frein". Même pas un embouteillage, encore moins un bouchon.
Il semble que dans ce milieu, un bouchon corresponde minimum à une heure d'immobilisation. Quand ce temps est dépassé (comme ce fut le cas samedi), la radio de l'autoroute parle de "bouchon dur". J'ai appris quelque chose. Par chance, je ne l'ai pas vécu.
Et maintenant, en route pour les nouvelles aventures de la rentrée.
BD : les petits riens du délire quotidien

« De rien », Delcourt, 17,95€
dimanche 28 août 2016
DVD : Vacances tragiques autour d'une piscine

Remake très modifié de "La piscine" de Jacques Deray, "A Bigger Splash" de Luca Guadagnino avec Tilda Swinton, Ralph Fiennes et Dakota Johnson est le film parfait pour rester dans l'ambiance caniculaire de cet été 2016. Sur une petite île italienne au large de la Sardaigne, avec la Tunisie en ligne d'horizon, une rock star cherche calme et tranquillité. Opérée des cordes vocales, elle doit rester muette encore de longues semaines. Installée dans une villa luxueuse avec son boyfriend du moment, elle se partage entre balade dans la garrigue, séances de bronzette et plouf dans la piscine. Un séjour paisible qui vole en éclat quand son ancien amant et mentor dans la musique, débarque à l'improviste avec sa très jeune fille. Ce ménage à quatre provoque de fortes tensions, jusqu'au point de rupture. Ce huis clos au grand air offre un formidable rôle à Ralph Tiennes, exubérant au possible, passionné, manipulateur et sorte de démon de la star. Dakota Johnson, dans la fille lascive et provocante est parfaite et Tilda Swinton, partagée entre son passé tumultueux et son présent sage, ne sait plus quoi faire. Le film vaut essentiellement pour les performances d'acteurs au summum de leur art.
"A bigger splash", Studiocanal, 19,99 euros
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