Quelques chroniques de livres et BD qui méritent d'être lus et les critiques cinéma des dernières nouveautés. Par Michel et Fabienne Litout
dimanche 24 avril 2016
DE CHOSES ET D'AUTRES - Mon QG a déménagé
En février 2014, je vous ai raconté dans cette même rubrique comment deux jeunes - Vincent et Sébastien - ont repris le Café du Midi de mon village. Un endroit chaleureux, où l'on mange très bien pour pas cher. Il est rapidement devenu notre "cantine", notre "QG" selon l'expression de mon épouse.
Deux années plus tard, le Café du Centre déménage. Une migration de quelques centaines de mètres, vers la mairie. Le QG s'appelle désormais Café Brasserie de l'Europe, comme la place à l'entrée du village et l'équipe s'est adjointe le charme et l'efficacité de Sandra.
Exit les vieux murs et la salle sans ouverture. Place à un espace clair et fonctionnel, aux larges baies vitrées, à la terrasse en permanence ensoleillée et un grand parking à deux pas. La municipalité de Pollestres a lancé un programme de revitalisation du village en construisant des locaux commerciaux près de la mairie. En plus du café, le tabac-librairie y a trouvé refuge, ainsi qu'une fleuriste et une boulangerie. Un ensemble de commerces de proximité si agréable pour redonner un peu d'âme à ce bourg en pleine expansion mais qui ne veut surtout pas devenir un simple dortoir à quelques kilomètres de Perpignan.
Certains nostalgiques de l'ancien temps pourraient regretter le déplacement de l'animation hors du vieux village. Mais franchement, il n'y a pas photo. Et tout le monde s'y retrouve. Pour preuve, le Café de l'Europe dans ses nouveaux murs a créé des emplois. Nouveau départ, nouveau défi, nouvelles ambitions. Mais ça reste notre QG.
samedi 23 avril 2016
DE CHOSES ET D'AUTRES - Géopolitique du sac
En juillet, ils seront totalement interdits. Les sacs en plastique à usage unique sont condamnés, ainsi en a décidé Ségolène Royal, ministre de l'environnement.
Apparus depuis plusieurs décennies, ils ont rapidement séduit les ménagères. Une chaîne de supermarché avait même décidé il y a quelques années, pour offrir un plus à ses clients, de demander aux caissières de ranger les achats dans ces sacs. Un de ses concurrents avait vu plus juste en les bannissant et en proposant, bien avant la mode de l'écologisme-responsable, des cabas réutilisables. La mort programmée des sacs plastiques nous laisse cependant une interrogation : pourquoi ne portent-ils pas le même nom partout ?
Si dans l'Aude et les Pyrénées-Orientales le terme "sac" semble évident, il n'en va pas de même dans d'autres régions. Preuve que la fusion entre Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon est une hérésie, à Toulouse on parle de "poche" alors qu'à Montpellier on demande un "sac". Si on n'est pas d'accord sur l'appellation d'un produit aussi basique, comment espérer trouver un consensus sur le nom de la "Grande région" ?
Plus étrange, dans l'ouest (Bretagne essentiellement) ce sont les "pochons" qui ne viendront plus polluer les campagnes. Les zones limitrophes de la Suisse utilisent des "cornets" et il existe même une région en Normandie où le sac est connu sous le vocable de "nylon".
Étrange France aux multiples différences où la boulangère dispose des chocolatines dans une poche à un endroit et des pains au chocolat dans un pochon ailleurs.
Apparus depuis plusieurs décennies, ils ont rapidement séduit les ménagères. Une chaîne de supermarché avait même décidé il y a quelques années, pour offrir un plus à ses clients, de demander aux caissières de ranger les achats dans ces sacs. Un de ses concurrents avait vu plus juste en les bannissant et en proposant, bien avant la mode de l'écologisme-responsable, des cabas réutilisables. La mort programmée des sacs plastiques nous laisse cependant une interrogation : pourquoi ne portent-ils pas le même nom partout ?
Si dans l'Aude et les Pyrénées-Orientales le terme "sac" semble évident, il n'en va pas de même dans d'autres régions. Preuve que la fusion entre Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon est une hérésie, à Toulouse on parle de "poche" alors qu'à Montpellier on demande un "sac". Si on n'est pas d'accord sur l'appellation d'un produit aussi basique, comment espérer trouver un consensus sur le nom de la "Grande région" ?
Plus étrange, dans l'ouest (Bretagne essentiellement) ce sont les "pochons" qui ne viendront plus polluer les campagnes. Les zones limitrophes de la Suisse utilisent des "cornets" et il existe même une région en Normandie où le sac est connu sous le vocable de "nylon".
Étrange France aux multiples différences où la boulangère dispose des chocolatines dans une poche à un endroit et des pains au chocolat dans un pochon ailleurs.
Roman - Steampunk et Homunculus
Lauréat du prix Philip K. Dick, "Homunculus" de James P. Blaylock est le roman parfait pour découvrir l'univers du steampunk. Deux groupes s'affrontent pour acquérir un homoncule, créature fantastique dotée de tous les pouvoirs. D'un côté, un milliardaire avide de pouvoir aidé d'un savant fou, de l'autre des scientifiques éclairés menés par Langdon St. Ives. Un affrontement dans une ville de Londres de la fin du XIXe siècle, où morts-vivants, dirigeables et petit peuple côtoient des inventeurs de génie capables de construire un moteur au mouvement perpétuel.
Un roman passionnant et un livre au charme indéniable. Couverture et tranche dorées, enluminures en tête de chapitre : l'objet aide aussi au dépaysement.
"Homunculus" de James P. Blaylock. Bragelonne. 25 euros.
Un roman passionnant et un livre au charme indéniable. Couverture et tranche dorées, enluminures en tête de chapitre : l'objet aide aussi au dépaysement.
"Homunculus" de James P. Blaylock. Bragelonne. 25 euros.
vendredi 22 avril 2016
DE CHOSES ET D'AUTRES - Boire ou cuisiner
Les Québécois ont inventé le concept : demander à un personnage public de confectionner une recette tout en ingurgitant quantité d'alcool. Appelées "Recettes pompettes", Eric Salvail les présente depuis deux ans. Les quelques extraits vus sur le net sont, avouons-le, désopilants. Tout l'intérêt consiste à observer l'évolution du comportement de l'invité. Sobre au début, il se déride au fur et à mesure, confirmant le formidable effet de désinhibition de l'alcool.
Ne manquez pas le numéro avec Stéphane Rousseau. Déjà impayable en temps normal, l'humoriste se déchaîne littéralement après quelques "shoots".
De la même façon, Xavier Dolan, le cinéaste, repousse très loin les limites. Mais son cas est un peu particulier, il n'a clairement qu'une idée en tête : vider la bouteille de vodka.
D'autres se montrent plus réservés comme la chanteuse de "Cœur de pirate". Jeune maman, pas habituée à boire, elle se prête quand même au jeu, rit de bon cœur aux plaisanteries, gaffes et bévues de Salvail qui lui aussi termine l'enregistrement complètement "pompette".
Le concept vient d'être adapté en France. Monsieur Poulpe présente. Premier invité Stéphane Bern. Une émission précédée d'une polémique, une association anti-alcool tentant de la faire interdire par le CSA. En vain. Uniquement diffusé sur YouTube, ce premier numéro totalise déjà plus d'un million de vues. Pourtant il semble bien sage à côté de l'original québécois. Comme si en France la vodka était coupée à 90 % d'eau.
Ne manquez pas le numéro avec Stéphane Rousseau. Déjà impayable en temps normal, l'humoriste se déchaîne littéralement après quelques "shoots".
De la même façon, Xavier Dolan, le cinéaste, repousse très loin les limites. Mais son cas est un peu particulier, il n'a clairement qu'une idée en tête : vider la bouteille de vodka.
D'autres se montrent plus réservés comme la chanteuse de "Cœur de pirate". Jeune maman, pas habituée à boire, elle se prête quand même au jeu, rit de bon cœur aux plaisanteries, gaffes et bévues de Salvail qui lui aussi termine l'enregistrement complètement "pompette".
Le concept vient d'être adapté en France. Monsieur Poulpe présente. Premier invité Stéphane Bern. Une émission précédée d'une polémique, une association anti-alcool tentant de la faire interdire par le CSA. En vain. Uniquement diffusé sur YouTube, ce premier numéro totalise déjà plus d'un million de vues. Pourtant il semble bien sage à côté de l'original québécois. Comme si en France la vodka était coupée à 90 % d'eau.
jeudi 21 avril 2016
DE CHOSES ET D'AUTRES - Une banda en or
Émoi dans le Sud-Ouest. Une société de La Rochelle spécialisée dans l'organisation de spectacles propose la location d'une banda à la journée, avec "cinq passages de 30 minutes". Prix de la prestation : 3 693 euros TTC !
Les bandas, dans la région, on connaît bien. Elles se comptent par dizaines. Mais pas une seule n'exige un tel tarif. Généralement elles sont composées de passionnés de musique qui fonctionnent sous forme d'association à but non lucratif. La cagnotte accumulée au fil des sorties est réinvestie en achat ou entretien des instruments voire en une semaine de vacances, tous ensemble, pour faire la fête et répéter sans pression. Dans les Landes, l'annonce a particulièrement fait mouche. Mais côté railleries. Car une banda, dans ce département, demande entre 400 et 1 000 euros pour une journée de musique festive. Certains ont cru que le prix exorbitant était peut-être lié à la renommée de l'orchestre. Perdu.
La société, pour réduire les frais de déplacement, compose le groupe en fonction de l'engagement avec 5 musiciens professionnels du cru. Non seulement c'est cher, mais il n'y a aucune garantie quant au résultat joyeux, consensuel et essentiel dans les déambulations de ces groupes. Franchement, mieux vaut l'authentique (moins cher en plus) au préfabriqué.
Conséquence de ce "bad buzz", sur le site internet de la société charentaise, les prix sont affichés pour tous les types d'animations (2 028 euros pour des percussions africaines, 1 900 euros pour une chorale gospel), sauf pour la banda. En lieu et place des 3 693 euros, on peut lire "Nous consulter".
Les bandas, dans la région, on connaît bien. Elles se comptent par dizaines. Mais pas une seule n'exige un tel tarif. Généralement elles sont composées de passionnés de musique qui fonctionnent sous forme d'association à but non lucratif. La cagnotte accumulée au fil des sorties est réinvestie en achat ou entretien des instruments voire en une semaine de vacances, tous ensemble, pour faire la fête et répéter sans pression. Dans les Landes, l'annonce a particulièrement fait mouche. Mais côté railleries. Car une banda, dans ce département, demande entre 400 et 1 000 euros pour une journée de musique festive. Certains ont cru que le prix exorbitant était peut-être lié à la renommée de l'orchestre. Perdu.
La société, pour réduire les frais de déplacement, compose le groupe en fonction de l'engagement avec 5 musiciens professionnels du cru. Non seulement c'est cher, mais il n'y a aucune garantie quant au résultat joyeux, consensuel et essentiel dans les déambulations de ces groupes. Franchement, mieux vaut l'authentique (moins cher en plus) au préfabriqué.
Conséquence de ce "bad buzz", sur le site internet de la société charentaise, les prix sont affichés pour tous les types d'animations (2 028 euros pour des percussions africaines, 1 900 euros pour une chorale gospel), sauf pour la banda. En lieu et place des 3 693 euros, on peut lire "Nous consulter".
Livres de poche - De l'art de réparer des oublis
Né en 1924, aveugle à huit ans, résistant à dix-sept, Jacques Lusseyran est arrêté en 1943 par la Gestapo, puis déporté à Buchenwald. Libéré après un an et demi de captivité, il écrit "Et la lumière fut" et part enseigner la littérature aux États-Unis. Il meurt, en 1971, dans un accident de voiture. Jérôme Garcin fait le portrait d'un écrivain que la France a négligé et que l'Histoire a oublié.
"Le voyant", Folio, 7,70 euros
Makana, ancien policier qui a fui le régime intégriste soudanais, vivote au Caire sur une awana, sorte de péniche déglinguée, et si son costume défraîchi fait mauvais effet son esprit affûté fait mouche. La séduction indéniable du roman de Parker Bilal, qui doit beaucoup aux arabesques du conte arabe et aux descriptions bariolées du Caire, offre un contraste saisissant avec un climat de menace constant.
"Les écailles d'or", Points, 7,90 euros
Avec sa vieille église, ses habitants riches et discrets, la petite ville de Prosperous aux USA a toujours suscité l'envie. Mais son harmonie est fragile et l'arrivée de Charlie Parker - qui enquête sur la disparition d'une jeune héroïnomane - ébranle la communauté. Prosperous est prête au pire pour cacher ses secrets. Charlie Parker risque de mourir dans ce thriller fantastique de John Connolly.
"Sous l'emprise des ombres", Pocket, 7,80 euros
"Le voyant", Folio, 7,70 euros
Makana, ancien policier qui a fui le régime intégriste soudanais, vivote au Caire sur une awana, sorte de péniche déglinguée, et si son costume défraîchi fait mauvais effet son esprit affûté fait mouche. La séduction indéniable du roman de Parker Bilal, qui doit beaucoup aux arabesques du conte arabe et aux descriptions bariolées du Caire, offre un contraste saisissant avec un climat de menace constant.
"Les écailles d'or", Points, 7,90 euros
Avec sa vieille église, ses habitants riches et discrets, la petite ville de Prosperous aux USA a toujours suscité l'envie. Mais son harmonie est fragile et l'arrivée de Charlie Parker - qui enquête sur la disparition d'une jeune héroïnomane - ébranle la communauté. Prosperous est prête au pire pour cacher ses secrets. Charlie Parker risque de mourir dans ce thriller fantastique de John Connolly.
"Sous l'emprise des ombres", Pocket, 7,80 euros
mercredi 20 avril 2016
BD - Le fantôme de Tonton
Joël Callède, scénariste de BD de plus en plus en vue (Enchaînés, Haute sécurité, L'appel des origines) se revendique comme appartenant à la "Génération Mitterrand". Il a donc décidé de raconter et de dessiner les derniers jours du Président français. Dans sa préface il explique son sentiment mitigé : le passé trouble du jeune fonctionnaire décoré de la Francisque, ses manigances durant la IVe République ; mais François Mitterrand c'est aussi l'abolition de la peine de mort et les progrès sociaux essentiels que sont la retraite à 60 ans ou les 39 heures.
Un homme politique fascinant, toujours en quête de spiritualité. Ce pan essentiel de sa vie est au centre de ce roman graphique de 144 pages, où la figure d'un "Tonton", moribond dans un hôtel d'Assouan, rencontre Anubis, le dieu des morts égyptien. Un regard différent et original sur l'Histoire de France.
"Mitterrand Requiem", Le Lombard, 17,95 euros
"Mitterrand Requiem", Le Lombard, 17,95 euros
DE CHOSES ET D'AUTRES - A droite ou à gauche ?
Ne me demandez pas comment j'ai trouvé cet article sur internet, je ne m'en souviens plus du tout. Quand on se balade, de site en site, on tombe parfois sur ces petites pépites de savoir scientifique. Toujours est-il que depuis, je suis incollable sur les... testicules. Sobrement intitulé « 12 faits scientifiques étonnants sur les testicules que vous ne soupçonniez certainement pas », il s'agit surtout d'une énumération de chiffres. Pour les amateurs de zoologie, sachez que la palme des plus gros testicules du règne animal est décerné au grillon des broussailles, 14 % de son poids total. Autre record, ceux des baleines franches pèsent environ 1 tonne et peuvent produire 4,5 litres de sperme. Les humains aussi fabriquent beaucoup de spermatozoïdes. A en croire cet article, « en deux semaines, un homme produit suffisamment de sperme pour féconder toutes les femmes fertiles du monde entier. » Logique quand on sait que chaque jour, un testicule produit pas moins de 200 millions de spermatozoïdes. Comme quoi la race humaine n'est pas près de s'éteindre. A condition, mesdames, que vous ne soyez pas jalouses.
Plus étonnant, des études scientifiques (j'imagine les chercheurs et chercheuses, en train de passer en revue des centaines de bourses, soupesant et comparant les différents cobayes) ont démontré que pour environ 65 % des hommes, le testicule droit est plus haut et plus gros que le gauche. D'où la célèbre question des tailleurs : « Vous portez à droite ou à gauche ? »
(chronique non parue ce mercredi matin dans l'Indépendant pour cause de censure familiale !)
mardi 19 avril 2016
DE CHOSES ET D'AUTRES - Le CRS star
Je ne vous apprends rien si je soutiens que le climat social en France est pesant depuis quelques semaines. Entre le mouvement Nuit Debout et les multiples manifestations contre le projet de loi Travail, les forces de l'ordre, elles, ne chôment pas.
Parfois des CRS, sans doute dépassés par ces utopistes peu intimidés par leurs uniformes de Robocop, dérapent. La scène a été photographiée jeudi dans le nord de Paris : alors que les CRS et la police tentaient de contrôler un groupe de manifestants, une photo montre une jeune fille isolée recevant un coup de pied de la part d'un CRS. Violent le coup de pied. A une faible femme.
Et au-delà de l'indignation légitime, de nombreux internautes ont détourné l'image. Le principe, ne prendre que le CRS, casqué, protégé, un bouclier à la main, le pied en l'air, et le rajouter à une image connue. Comme si le policier désirait donner un coup de pied à toute la planète.
Du coup, le "héros" du jour se retrouve en train de tacler Ibra', de shooter dans Sarkozy à vélo, de tenir en équilibre sur les poteaux de Koh-Lanta, de faire tomber des dominos ou faire pencher un peu plus la tour de Pise.
On rigole, même si on regrette la banalisation d'une scène de violence policière peu glorieuse pour le pays des droits de l'Homme. Et on regrette au final que ce CRS s'attaque à une passante (en réalité elle ne faisait que se plaindre d'avoir été "gazée" alors qu'elle buvait un verre en terrasse) au lieu de maîtriser les véritables casseurs.
Vous avez dit priorités ?
BD - Capa, photographe écorché vif
Parmi les nombreux conflits couverts par Robert Capa, photographe de presse emblématique de la profession, la création d'Israël et la guerre qui en découle a été un tournant. Blessé par une balle, il renonce à se retrouver au plus près de la ligne de front.
La vie de cet émigré roumain dans le Paris des années 30 débute par une imposture. Sa compagne a l'idée de vendre ses photos sous le nom de Robert Capa, Américain. Résultat les clichés se négocient à prix d'or. Cette première anecdote dans le bel album en bichromie de Florent Silloray est emblématique.
Ensuite ce sera la guerre d'Espagne, la libération de la Sicile, le débarquement en Normandie, la conquête de l'Allemagne. Des risques inouïs, une chance extraordinaire, un témoignage capital sur la violence du monde.
"Capa, l'étoile filante", Casterman, 17 euros
"Capa, l'étoile filante", Casterman, 17 euros
Inscription à :
Commentaires (Atom)













