1967. Pilote, le journal de bande dessinée créé par Goscinny, Uderzo et Charlier, se cherche encore un peu. Le formidable succès d’Astérix donne l’opportunité à Goscinny, par ailleurs rédacteur en chef, de s’intéresser à d’autres styles. Pourquoi pas la science-fiction ? Pour occuper ce créneau il fait confiance à un jeune duo encore inexpérimenté et à peine rentré d’un long périple aux USA. Pierre Christin imagine Valérian, agent spatio-temporel. Mézières dessine ses aventures et le flanque d’une présence féminine impertinente pour la BD de l’époque, Laureline.
Quelques chroniques de livres et BD qui méritent d'être lus et les critiques cinéma des dernières nouveautés. Par Michel et Fabienne Litout
mercredi 26 juillet 2017
BD - Avec Valérian, la SF entrait dans les pages du journal Pilote
1967. Pilote, le journal de bande dessinée créé par Goscinny, Uderzo et Charlier, se cherche encore un peu. Le formidable succès d’Astérix donne l’opportunité à Goscinny, par ailleurs rédacteur en chef, de s’intéresser à d’autres styles. Pourquoi pas la science-fiction ? Pour occuper ce créneau il fait confiance à un jeune duo encore inexpérimenté et à peine rentré d’un long périple aux USA. Pierre Christin imagine Valérian, agent spatio-temporel. Mézières dessine ses aventures et le flanque d’une présence féminine impertinente pour la BD de l’époque, Laureline.
mardi 19 juillet 2016
BD - Fred et Alexis remontent le temps
Après 1968, le secteur de la bande dessinée jeunesse a littéralement été dynamité par quelques auteurs en mal de nouveauté. Avant que Gotlib, Brétécher et Moëbius ne quittent Pilote pour créer Fluide Glacial ou Métal Hurlant, quelques expérimentations ont pris place dans l'hebdomadaire des éditions Dargaud. Alexis, futur dessinateur de Superdupont, a illustré un scénario de Fred (Philémon) au propos pour le moins étrange.
« Time is money » (intégrale) Dargaud, 29 €
jeudi 10 décembre 2015
DE CHOSES ET D'AUTRES - L'envol du comique

Mauvaise blague qui a conduit la compagnie à suspendre le pilote après les plaintes des passagers. Outre le manque de respect au personnel navigant, plusieurs clients n'ont pas caché leur angoisse à propos de la santé mentale du commandant de bord. D'autant qu'en plein vol, il a également souhaité un bon anniversaire à un membre du personnel. Pilote ou ambianceur ?
La compagnie asiatique n'en est pas à un scandale près. En 2014, son PDG s'attire les foudres des organisations féministes quand il dévoile les nouveaux uniformes des hôtesses. Le moins que l'on puisse dire, c'est que leurs tenues ne les auraient pas entravées. La jupe, ultracourte, couvrait le moins de jambes possible. Et si par malheur elles devaient se pencher, les passagers placés derrière elles jouiraient d'une vue capable de les propulser au 7e ciel sans l'aide du moindre pilote amateur de blagues douteuses. Les hôtesses ont refusé de travailler si court vêtues, mais Lion Air s'est payé, à moindre frais, un joli coup de pub.
La récente péripétie en vol confirme, voire amplifie, une réputation sulfureuse qui, n'en doutons pas, attirera des clients qui fantasment encore sur ce "corps" de métier si particulier.
lundi 9 juin 2014
BD - Gotlib, 80 ans “d’umour et bandessinées”
Alors qu’il va fêter ses 80 ans, le créateur de Gai Luron et Superdupont est à l’honneur dans une grande rétrospective au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme à Paris (jusqu’au 27 juillet). On peut y admirer 150 planches originales jamais exposées, ainsi que des archives photographiques, écrites et audiovisuelles.
Marcel Gotlib s’est également essayé à l’autobiographie. Le livre intitulé en toute modestie “J’existe, je me suis rencontré” est paru en 1993 chez Flammarion. Un livre désopilant judicieusement réédité en cette année 2014 chez Dargaud. Gotlib raconte son enfance durant l’occupation. Petit Juif fuyant les nazis, il est caché chez des paysans. C’est dramatique et émouvant, mais il ne peut pas s’empêcher de transformer le tout en un témoignage où le pathos s’efface pour laisser place à l’humour. (Dargaud, 19,99 €)
Dans les kiosques, ne manquez pas le numéro spécial de Pilote et Fluide Glacial. Le défunt magazine qui “s’amuse à réfléchir “partage l’honneur de glorifier Gotlib avec le mensuel “d’umour et bandessinées”. Le premier a vu Gotlib débuter, le second a marqué son émancipation après une première tentative dans l’Écho des Savanes. Vous y trouverez une centaine de pages de la main du maître, de ses débuts avec Nanar et Jujube aux ultimes gags de l’horrible Hamster Jovial. En fil rouge, le récit complet “La Coulpe”, sorte de vade-mecum du créateur, seul face à ses doutes et sa feuille de papier blanche... (en kiosques, 7,90 €)
Dernière nouveauté à ne pas rater : le tome 7 des aventures de Superdupont. Le héros tricolore, béret sur la tête et baguette sous le bras, va s’attaquer à l’AntiFrance, ce monstre insidieux imaginé par Gotlib il y a des années et qui refait surface depuis quelques mois avec le fameux “french bashing” dénoncé par Montebourg à la mâchoire aussi carré que le héros dessiné par Solé. Dans cet album retrouvez des histoires courtes écrites avec la complicité de Lefred-Thouron mais également quelques gags dus au génie de Jacques Lob, le créateur avec Gotlib de notre super-héros national. (Fluide Glacial, 10,80 €),
samedi 8 mars 2014
DE CHOSES ET D'AUTRES - Gotlib, l'humour-étalon
Si en géométrie, pour mettre tout le monde d'accord les savants ont élaboré le mètre-étalon, en matière de rigolade Gotlib incarne la seule référence absolue, l'humour-étalon. Alors qu'il va fêter ses 80 ans, le créateur de Gai-Luron et Superdupont est à l'honneur dans une grande rétrospective au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme à Paris (du 12 mars au 27 juillet).
Gotlib est l'exemple parfait de l'évolution des mœurs du siècle dernier. De Gai Luron à Hamster Jovial il balaie toutes les formes d'humour, du plus classique au trash absolu comme cette biographie imaginaire d'Amadeus Quincampoix, inventeur du papier toilette.
Gotlib a libéré l'humour en France et permis à plusieurs générations de comiques d'éclore. Cette exposition de 150 planches originales pour le Grand Prix d'Angoulême en 1991 n'est que justice.
dimanche 5 août 2012
BD - Al Crane de Lauzier et Alexis, un cowboy en négatif
lundi 12 décembre 2011
BD - Reiser, chroniqueur d'actualité dans Pilote
Dans les années 60 et 70, Pilote, journal de bande dessinée dirigé par René Goscinny, décide de consacrer une partie de ses pages à l'actualité. Des récits complets en noir et blanc, où l'esprit frondeur de quelques auteurs trouve matière à réflexion. Cabu, Fred, Gébé sont passés par cet exercice. Un des meilleurs reste Reiser. Il n'y déverse pas sa méchanceté réservée à Hara Kiri, mais commence dans ces histoires courtes de une ou deux pages, à roder ses idées écologistes. C'est pertinent, marrant ou absurde, mais jamais plat. Pour la première fois l'intégralité de ces récits jamais publiés en albums sont repris dans ce superbe livre. Une plongée dans l'actualité du siècle dernier, après la libération des mœurs et avant le premier choc pétrolier.
« Reiser, les années Pilote », Glénat, 270 pages, 25 €
dimanche 18 juillet 2010
BD - Quelques revues pour l'été
Traditionnellement, pour l'été, quelques revues BD proposent des numéros spéciaux. Sans vouloir être exhaustif j'ai repéré chez mon marchand de journaux quelques pépites qu'il serait dommage de manquer.
Il y a d'abord le Pilote spécial cinéma. Un gros pavé avec quelques histoires originales et un minimum de reprises. Cette revue (qui ne paraît qu'une fois l'an (et encore...) n'a plus rien à voir avec l'hebdo des années 60/70 proposant une dizaine de pages d'actualités souvent grinçantes (les débuts de Patrice Leconte, Parras, Gébé...). C'est plus propre, moins sarcastique... bref, dans l'air du temps...
A ne pas à mettre dans toutes les mains, la renaissance de Hara-Kiri, par l'équipe de Charlie Hebdo. Décidemment le départ de Philippe Val vers France Inter a redonné du peps à des auteurs que l'on sentait de plus en plus bridés. On retrouve des fausses publicités, quelques BD et des dessins d'humour démolissant tous les tabous.
L'Echo des Savanes, titre repris par Glénat, est un peu moins sexe, un peu plus BD. Notamment le numéro spécial actuellement en vente offrant l'intégralité de deux albums : l'Ordre de Cicéron (avec Gillon au dessin) et Spoon et White (dont on attend avec impatience le nouvel opus, « Neverland », pastiche de la série Lost). La formule manque d'originalité (un peu de Circus avec un zeste de Vécu...) mais c'est efficace en vacances.
Très copieux également le nouveau Lanfeust. 230 pages, 658 grammes et surtout le retour de quelques séries vedettes dont Lanfeust (les 15 premières pages), Ythaq, Cixi et Marlysa. A ne pas manquer également le début d'une nouvelle série scénarisée par Arleston et dessinée par Didier Cassegrain : « L'heure de la Gargouille ». Cassegrain qui dessine les femmes comme personne. Si vous avez encore un minimum de testostérone dans le corps, mous ne pouvez pas rester insensible à ces créatures rondes et sensuelles. En cadeau dans ce numéro un poster de Mourier présentant des trolls en radeau de la méduse et un plateau du jeu « Prolopoly », version « c'est la crise ! » du célèbre jeu ayant plus fait pour le capitalisme que le couple Woert – Bettencourt...
Picsou Magazine poursuit la réédition des trésors de ce héros. Même si j'avoue ne pas être sensible au travail de Carl Barks ou Don Rosa, il faut admettre que ces récits complets font partie du patrimoine de la BD et que leur exhumation est une œuvre louable.
Star Wars fait toujours vendre. La preuve les éditions Delcourt lancent pour cet été le premier numéro de « Star Wars – The Clone Wars », BD dérivée du dessin animé. Des récits complets type comics avec un emballage sympa pour les jeunes : poster panoramique (ça va faire trop beau dans ma chambre...) et masque d'un guerrier à découper.
Fluide Glacial est également doublement présent dans les magasins actuellement (triplement même si l'on intègre le spécial jeux Bidochon, mais mieux vaut faire l'impasse...). Le numéro classique voit débarquer un nouveau personnage : Jérôme Moucherot. En fait l'assureur de Boucq fait son entrée dans le catalogue Fluide avec une histoire complète de 10 pages qui vous en met plein les yeux. Le Série Or de 100 pages reprend les « grands classiques des albums Fluide Glacial ». L'occasion pour les plus jeunes de se délecteur de la version Gotlibienne d'Alice aux pays des merveilles. 16 pages remplies de folie, de sexe et de clin d'oeils. De jolies filles dénudées aussi. Ça ne gâche rien...
Le Psikopat de Carali propose aussi son numéro spécial d'été. Un spécial de 100 pages, estampillé nouvelle formule, avec l'arrivée de cinq auteurs de feu Siné Hebdo. On apprend sur le blog de Mélaka que ce mensuel, volontairement sans pub, vient de lancer une page Facebook. Un peu de délire sur le réseau social du flicage volontaire ne peut pas faire de mal. Mais attention aux dérives. Les puritains ricains (ça rime) n'aiment pas les tétons, alors vous imaginez, un sexe en érection...
Enfin, le must de la production BD est toujours au rendez-vous du meilleur hebdo de tous les temps : Spirou. Leur numéro spécial été de 100 pages n'est plus en vente, mais ne manquez pas celui de mercredi prochain (21 juillet) avec Maki, le lémurien en couverture. Fabrice Tarrin, le sale garnement de Montpellier, y raconte ses souvenirs d'adolescent parisien. Vol à la Fnac, agression dans le métro, mensonges à la police : ce n'est pas du politiquement correct. Spirou c'est toutes les semaines et on peut y découvrir actuellement le nouveau Spirou et Fantasio de Yoann et Vehlmann, « Alerte aux Zorkons ».












