lundi 22 juin 2020

Disney + - Artemus Fowl et le monde magique


Pourtant réalisé Kenneth Branagh, la dernière production Disney qui devait sortir en salles début juin s’est finalement retrouvé directement sur la plateforme Disney + à cause de la pandémie. Cette adaptation fidèle de l’univers magique de l’écrivain Eoin Colfer pèche surtout par le manque de charisme de l’interprète d’Artemis, Ferdia Shaw. 

Par contre, côté effets spéciaux, on regrette fortement la non diffusion sur grand écran tant on en prend plein la vue. Le reste de la distribution sauve le film (qui normalement devrait avoir une suite), notamment Judi Dench en commandante en chef de l’armée des Elfes et Colin Farrell, décidément capable d’endosser tous les rôles, des plus classiques aux plus étranges.


dimanche 21 juin 2020

BD - Les combats des héros solitaires



Seuls, un peu victime de son succès, ne peut plus suivre tous les personnages principaux. Le scénariste, Fabien Vehlmann, se consacre à chaque album sur une personnalité. 

Ce 12e tome voit la belle et rebelle Leïla mises à l’épreuve par Saul, l’empereur de Néosalem. Des combats à morts où elle doit tenter de survivre tout en préparant la rébellion des sans-grade. 



L’opposition Saul-Leïla occupe les deux-tiers de l’histoire, le reste nous met l’eau à la bouche pour l’avenir des autres héros de cette série fantastique, Terry toujours accompagné du redoutable Maître des couteaux, Dodji prisonnier du Maître-Fou et Camille, devenue l’élue du Mal. 

Une série toujours aussi passionnante et de mieux en mieux dessinée par Gazzotti qui se renouvelle sans cesse dans ses cadrages dynamiques et ses scènes d’action criantes de vérité.

« Seuls » (tome 12), Dupuis, 10,95 € 


BD - Planquez vos dentiers !



Politique fiction, combat de rue et vieillissement de la population sont les trois thèmes principaux de cette série BD imaginée par Nicolas Juncker et dessinée par Chico Pacheco. 

Un mélange des genres détonnant qui donne au final le bouquin le plus étrange de cette sortie de confinement. Nous sommes en 2050. Les octogénaires sont de plus en plus nombreux. Mais le pays a basculé dans la dictature depuis la victoire à la présidentielle de Mohamed-Maréchal Le Pen. Conséquence, une fois passé 80 ans, c’est l’euthanasie obligatoire si vous n’êtes pas en parfaite santé. Pas de chance pour Stéphane, ses dernières analyses ne sont pas bonnes. 


Positif à la nicotine, il n’a que 24 heures pour dire au revoir à sa femme Nadège. Mais quitte à mourir, autant le faire avec éclat. Il prend la fuite avec son épouse et tente de trouver refuge chez les néo-ruraux dans une zone de non-droit. Là, dans des centres commerciaux à l’abandon, les barons de la pègre organisent des combats entre octogénaires. 

Stéphane, de papy tranquille, se transforme en bête de ring, capable de tuer tout vieillard qui ose lui tenir tête. Les 120 premières pages de cette sorte de manga (l’ensemble est de petit format en noir et blanc) à la française sont magistrales. 

On apprécie la parabole politique (le Gaullisme, dans 30 ans, sera récupéré à toutes les sauces, les centristes des terroristes impitoyables) mais aussi les scènes d’action qui n’ont rien à envier aux meilleurs films de karaté et rabaissent le MMA à un innocent jeu de récréation pour gamins de 30 ans.  

« OctoFight » (tome 1), Glénat, 12,90 €



L'autre explication du Manuscrit inachevé de Franck Thilliez



Quand Franck Thilliez ne se consacre pas aux enquêtes de Sharko et Lucie Hennebelle, son couple de flics à la vie de plus en plus compliquée et dramatique, il s’attaque à des thrillers diaboliques, à la composition complexe et prenante. Dans Il était deux fois, il raconte en réalité les coulisses de son autre roman terrifiant, Le manuscrit inachevé, paru en 2018.  Son tour de force, c’est en réalité de nous le faire comprendre que vers la moitié de ce présent ouvrage. 

Au début, tout débute de la façon la plus classique pour un bon polar à la française. En 2008, Julie, 17 ans, disparaît en forêt. Son père, gendarme dans la petite ville de Sagas en Savoie, se lance à sa recherche. Il se rend à l’hôtel où elle travaillait l’été précédent. Là, épuisé par ses recherches dans la liste des clients, il s’endort. En pleine nuit, il est réveillé par une pluie d’étourneaux morts. Au petit matin, nauséeux, il ne se reconnaît plus. Il a fait un bond de 12 ans dans le futur. En 2020, Gabriel n’est plus gendarme, mais il cherche toujours sa fille. Il se souvient de peu de choses, excepté « le moment de la disparition, celui entre le juste avant et le juste après. Il faisait partie de ceux définitivement gravés dans l’esprit des proches. Le dernier sourire, le dernier geste, le dernier mot devenaient les ultimes souvenirs. »

Une fois expliquée cette forme très rare d’amnésie brutale, l’auteur déroule l’intrigue avec un savant dosage de révélations et d’interrogations. Le cadavre d’une femme est découvert dans une rivière. Longtemps on croit que c’est Julie. Un corbeau déverse sa haine dans le village à travers des lettres anonymes. La mafia russe serait impliquée. 

Un livre codé dans le roman

Gabriel, en désespoir de cause, demandera de l’aide à son ami de toujours, Paul, gendarme lui aussi, mais qui depuis quelques années vit avec l’ancienne femme de Gabriel. Le déclic se produit quand les deux ennemis, découvrent dans une cabane en pleine forêt la fin d’un roman. Il se trouve que c’est la conclusion inédite du Manuscrit inachevé. Et que l’auteur, Caleb Traksman, a eu une aventure avec Julie. Le cerveau du lecteur se met alors à phosphorer. S’il a lu le précédent roman, il découvre l’envers de l’écriture du livre. Sinon, il n’a qu’une envie, c’est de dévorer cet autre livre signé Franck Thilliez (paru depuis chez Pocket), dont la véritable fin est proposée, sous forme manuscrite dans Il était deux fois. 

Et pour les amateurs d’horreurs, les 520 pages du roman leur offrent des moments épiques, dont une scène finale dans un décor de cauchemar : « Gabriel évoluait à présent dans un univers où la mort régnait, où l’on devinait le tendre feulement de sa faux aiguisée. » Tremblez, le xiphopage va frapper. 


samedi 20 juin 2020

Cinéma - La revanche des classiques


Selon les derniers sondages commandés par les professionnels de l’industrie cinématographique, entre 15 et 17 millions de Français ont déclaré avoir l’intention d’aller au cinéma voir un film, en salle, dès qu’elles seront de nouveau ouvertes. Lundi, ce 22 juin, ce sera chose faite. Mais, il n’y aura pas une ruée sur les fauteuils rouges et les paquets de pop-corns. Les exploitants ont eu toutes les difficultés pour bâtir une programmation, car les nouveautés se font rares. 

Un problème, mais pas pour tout le monde. Jacques Font, patron du Castillet et du Méga Castillet, a profité de l’aubaine pour programmer les « grands classiques américains de mon temps, car à l’époque il n’y avait pas de sorties en juillet. Aux USA, ils sortaient pour la fête nationale, le 4 juillet, mais après, il fallait les traduire, tout un processus qui faisait que les films de juillet ne sortaient jamais avant le 15 août, ici. ». 

La violence d’Orange Mécanique

Des reprises de chefs-d’œuvre qui d’ordinaire se retrouvent dans des salles plus petites. Cette semaine, vous pourrez les voir dans les grandes salles du Méga Castillet. Cela commence par des incontournables qui n’ont pas pris une ride. Sorti en 1972, Orange Mécanique de Stanley Kubrick a horrifié beaucoup de spectateurs. Un film futuriste, où la violence gratuite est devenue la norme. Le réalisateur anglais bouscule tous les codes en filmant tortures et viols avec un réalisme à vous clouer au fauteuil d’effroi. Film visionnaire, il a totalement modifié la façon de filmer la violence. Le redécouvrir, comme lors de sa sortie, redonnera toute sa puissance à une œuvre forte et sans concessions. Interdit aux moins de 16 ans, il est à l’affiche, lundi et mardi, à 21 h 40, au Méga Castillet.

La poésie de Blade Runner


Plus récent, mais tout aussi culte, Blade Runner de Ridley Scott est sorti en 1982. Premier film de science-fiction avec une esthétique, souvent copiée, jamais égalée, ce récit est tiré d’une nouvelle de Philip K. Dick, génie de la littérature américaine. Harrison Ford y interprète un détective privé spécialisé dans la chasse aux androïdes qui tentent de se fondre dans la masse humaine. Rutger Hauer, comédien néerlandais révélé par Paul Verhoeven, crève l’écran en composant ce robot, sans doute plus humain que les êtres faits de chair et de sang qui veulent sa mort. Une version remastérisée à découvrir, lundi, au Méga Castillet, à 19 h. Le Castillet, de son côté, reprend Elephant Man en cette semaine de réouverture et prépare un cycle Christopher Nolan.  

De choses et d’autres - L’écart des températures

Ce week-end, la convention citoyenne pour le climat va définitivement valider ses ultimes propositions après neuf mois de débats. Parmi l’inventaire à la Prévert (reprise du verre consigné, diminution de la vitesse maximale sur les autoroutes, mise à la diète des carnivores...), on trouve cette proposition qui s’annonce assez folklorique si elle est adoptée. La convention pour le climat voudrait « limiter le recours au chauffage et à la climatisation à respectivement 19 ºC et 30 ºC ». 

Les frileux vont devoir enfiler trois couches de laine pour supporter une telle mesure. Car, si cette idée devient loi, on ne pourra plus chauffer sa maison s’il ne fait pas moins de 19 °C dehors. J’imagine déjà les brigades anti-chauffage qui vont sillonner les rues des villes. Thermomètre dans une main, œil rivé sur les cheminées de l’autre, les agents vont traquer les énergivores. 

Une fumée suspecte au-dessus des toits alors que la température est à 19,1 °C ? C’est, direct, l’amende de 135 euros. Et pas de justification oiseuse sur le fait qu’il faut du temps pour que la cheminée chauffe toute la bâtisse. Ils auront aussi accès, en direct, aux compteurs linky. 

Dans cet appartement, la consommation explose, pas de doute, ce sont les radiateurs électriques qui fonctionnent à plein régime. En été, quand il fait 29 °C, sans le moindre souffle de vent, les fenêtres fermées dénonceront de facto les renégats qui ont osé pousser la clim avant les 30 °C réglementaires. 

Mais, je me fais peur inutilement, car même si cette mesure est votée, les avocats se feront un plaisir de la rendre inapplicable, sur la simple question insoluble de la différence entre température réelle et ressentie. 

Chronique parue en dernière page de l'Indépendant le 20 juin 2020

Littérature. Le camion du Livre de Poche sera à Collioure


Du 5 au 6 août, Le camion qui livre fera une nouvelle escale à Collioure. L’opération lancée par Le Livre de Poche est maintenue pour cet été. Le principe est simple : la maison d’édition, associée avec une librairie locale, propose des rencontres en bord de mer, en toute décontraction. L’occasion de faire un tour d’horizon des dernières parutions, de feuilleter nouveautés, grands succès ou classiques, dans des fauteuils confortables et d’acheter au libraire associé. A Collioure, ce sera une nouvelle fois Cajélice, de Perpignan qui fournira l’infrastructure et assurera la vente des livres. 

Une association importante pour le Livre de Poche qui a sélectionné dix libraires indépendants pour ses dix dates. Un travail en commun qui prend une tournure encore plus importante en ces temps de déconfinement et de reprise progressive dans le secteur de la culture, durement impactée par la pandémie. Si les dates de la venue du Camion qui livre à Collioure sont arrêtées (5 au 6 août), par contre on ne sait pas encore quel auteur sera présent. On aura la surprise entre Laetitia Colombani, Bernard Werber, Sébastien Spitzer, Anne-Gaëlle Huon, Michaël Uras, Laure Manel ou Julien Sandrel… Une Master class serait même envisagée.

Et puis, les écrivains en herbe pourront aussi participer à un atelier d’écriture coordonné par le dernier partenaire du Camion, le Labo des Histoires. Les modalités d’inscription seront à retrouver prochainement sur le site de la librairie cajelice.fr

vendredi 19 juin 2020

Castillet et Méga Castillet prêts pour la reprise

 


Trois mois de fermeture. Qui aurait imaginé que cette formidable machine à rêver qu’est le cinéma s’interrompe complètement, partout sur la planète, durant trois mois ? « La pandémie est derrière nous » se veut rassurant Jacques Font, le patron de Ciné Movida qui exploite Castillet et Méga Castillet à Perpignan. Le gouvernement a annoncé la réouverture des salles le 22 juin et naturellement les deux complexes seront au rendez-vous.  Malgré la contrainte des mesures sanitaires. Même si ce dossier a été largement anticipé par Antoine Font qui épaule son père dans la société. Seulement 50 % des fauteuils de chaque salle seront mis en vente. Un siège de libre séparera chaque spectateur ou groupe de spectateurs, à droite, gauche, devant et derrière. Les distanciations physiques seront ainsi respectées. 

Le Méga Castillet ne proposera que quatre séances par jour pour permettre au personnel de parfaitement nettoyer les salles. Au Castillet, jusqu’au 14 juillet, il n’y aura que deux séances par jour, à 16 h et 20 h 30. Tous les employés auront un masque, spécialement fabriqué par Shop Création et Payote pour Ciné Movida. Des distributeurs de gel hydroalcoolique seront disponibles à l’entrée des salles. Mais surtout, les exploitants perpignanais veulent développer la vente des billets par internet. Jusqu’au 7 juillet, si vous achetez vos places sur le site de Ciné Movida, vous ne paierez que 5 € le film. Un tarif très attractif qui devrait permettre à beaucoup de convertir cette envie d’aller au cinéma en action d’aller au cinéma. 

Peu de blockbusters

Pourtant l’offre de films n’est pas folichonne pour cette reprise. En fait, 80 % des titres seront des œuvres sorties en mars et qui n’ont pas pu rencontrer leur public. Pas de blockbuster pour remplir les salles (même à 50 %). L’épidémie touche durement les USA. Là-bas aussi les salles ont fermé et surtout les tournages ont été interrompus. Résultat, à part Mulan de Disney fin juillet, il n’y a que peu de films susceptibles de dépasser le million d’entrées. Un pessimisme tempéré par Jonathan Salas, directeur du Castillet, énumérant les très bons films de l’été que sont Les Parfums (le 1er juillet), Tout simplement noir (8 juillet), Divorce Club (le 14 juillet), ou Tenet le dernier Christopher Nolan, sans doute courant août. Par contre Wonder Woman a été décalé en fin d’année, comme le nouveau James Bond.

En réalité les exploitants ne savent pas du tout ce que sera la fréquentation ce lundi. D’ordinaire, on va au cinéma pour voir un film. Mais durant cette première semaine de reprise, beaucoup vont aller au cinéma juste pour retrouver cette magie, ce charme et atmosphère uniques de voir un film sur grand écran, confortablement installé et dans des conditions techniques optimales.

Une salle enfants en projet

De confort, il en est justement question avec l’aménagement, sans doute pour la fin d’année, d’une salle en MX-4D. En clair, les fauteuils bougent ou vibrent en fonction de l’action sur l’écran. Ces effets associés à Bass-Me, toujours en location sur certains films, rendront l’immersion dans le film encore plus totale. En projet aussi une salle réservée aux enfants comme elle existe au 7 Batignoles, le complexe parisien de Ciné Movida. Poufs et méridiennes permettent aux plus petits de profiter pleinement des productions qui leur sont destinées. 

Des projets repoussés mais pas abandonnés. La fermeture des cinémas durant trois mois, malgré la mesure bienvenue de chômage partiel pris en charge par l’État, est un rude coup à la société Ciné Movida. Les pertes sont importantes et le retour des spectateurs encore hypothétique. Antoine Font estime qu’il faudra « entre six mois et un an » pour que l’affluence redevienne normale. 

Mais l’optimisme est cependant de mise. Même du côté de la dernière entité de Ciné Movida, le distributeur Bodega, où ce 22 juin marque aussi la reprise de La communion, le film polonais coup de poing nommé aux Oscars. Il sera projeté dans 230 salles dans toute la France. La plus grosse sortie pour Bodega depuis longtemps et peut-être que finalement, ce triste confinement aura été la chance de cette œuvre qui sera diffusée tous les jours au Castillet. 

Article paru le 19 juin dans l'Indépendant, édition Catalan

De choses et d’autres - Une idée fumeuse pour l’après Covid-19


Non, il ne faut surtout pas reprendre la vie exactement comme avant le grand confinement. Il y aura bien un après. Pour l’instant, il ressemble beaucoup à l’avant, en pire. 

Mais certains veulent profiter de la séquence pour changer la donne. Certains politiques remettent sur le tapis le problème de la légalisation du cannabis. Une soixantaine d’élus de tous bords, de La France insoumise aux Républicains en passant par quelques La République en Marche viennent de publier une tribune dans l’Obs réclamant une nouvelle fois la légalisation de cette drogue très consommée en France. 

Pourquoi maintenant ? Pas pour des raisons thérapeutiques. Le cannabis a des vertus médicales, personne ne le nie. Mais n’a pas spécialement d’effet contre le coronavirus. Même si le look de Didier Raoult pourrait laisser penser que ses fulgurances sur la chloroquine est l’effet retard d’une descente mal gérée. La tribune intervient maintenant car, selon les élus, « pour beaucoup de Français, le confinement est resté une douloureuse épreuve que le cannabis est parvenu à soulager.

 Un argument en béton !

 Quand on a terminé toutes les bouteilles d’alcool et qu’il ne reste plus qu’une clope dans le dernier paquet en provenance d’Espagne, il n’y a plus que le bon gros pétard pour supporter les heures d’angoisse distillées par BFM. Au moins, quand on plane, on n’a plus la tentation de sortir se défouler en courant 10 km autour du pâté de maison et se prendre une amende à 135 €. 

Alors, si par malheur, un nouveau confinement était décrété pour contrer la seconde vague toujours menaçante, pensez à faire des provisions. Mais attention, pour l’instant la légalisation n’en est qu’à l’étape de tribune. 

Chronique parue en dernière page de l'Indépendant le 19 juin

jeudi 18 juin 2020

Cinéma - Une seconde chance pour ces films


La bonne épouse, Une sirène à Paris, Radioactive… Qu’ont en commun ces trois films ? Tout simplement d’être sortis le 11 mars dernier, soit quatre jours avant le confinement et la fermeture de tous les cinémas français. Trois œuvres fauchées en plein décollage, qui n’ont pas réussi à, ou eu le temps de trouver leur public. 

Salles obscures et grand écran

La réouverture ce lundi 22 juin des salles leur donne une seconde chance. Certes, le contexte est peu favorable, mais il y aura certainement quantité de cinéphiles qui auront envie de retrouver l’ambiance des salles obscures et des grands écrans, frustrés de se contenter de l’écran de la télévision, même en HD et aussi large que le bras d’un basketteur. Le 11 mars, c’est La bonne épouse de Martin Provost qui avait remporté le plus de succès. 

Très mérité pour cette comédie menée par trois comédiennes formidables (Juliette Binoche, Yolande Moreau et Noémie Lvovsky) se déroulant dans une école privée de la parfaite ménagère, en plein mai 68, symbole de libération de la femme. Comique et intelligent, le film devrait être la locomotive de cette reprise anticipée d’après confinement.

Lancement plus compliqué pour Une sirène à Paris, le conte romantico-fantasque de Mathias Malzieu avec Nicolas Duvauchelle. Peu de public, mais cette seconde chance pourrait permettre à ce film très original de mieux se faire connaître. Tout comme Radioactive, biopic de Marie Curie par une autre femme remarquable, Marjane Satrapi.