Dans la vie, il y a les gens normaux (la grande majorité), un petit nombre de chanceux à qui tout réussi et quelques rebuts de la société. Le héros de « Big Man Plans » d'Eric Powell est un nain. Orphelin, abandonné par sa tante, il est tyrannisé dans un dispensaire. A sa majorité, il veut servir son pays, mais l'armée US le rejette. Il est cependant repêché par un service secret. En pleine guerre du Vietnam, il faut des petits gabarits capables d'explorer les tunnels des Viets. Il y apprend à tuer à main nue, sans pitié. De retour à la vie civile, il devient alcoolique. Mais son art de la guerre lui permet de ne plus se faire harceler. Au contraire, c'est lui qui fait peur un marteau à la main. Sombre et pessimiste, ultra violente et sans morale, cette BD de l'auteur du « Goon » est réservée à un public averti. « Big man plans », Delcourt Comics, 15,50 €
Débutés la semaine dernière, les Jeux olympiques devraient être la grande fête du sport et de l'amitié. En réalité, la compétition sportive est aussi l'endroit où il se passe des choses pas très nettes. A chaque jour son lot de piques olympiques. Les femmes, selon la croyance populaire, seraient particulièrement attentives à leurs tenues vestimentaires. La tenniswoman nordiste Kristina Mladenovic s'est lâchée sur Twitter après sa défaite en double féminin dès le premier tour. La faute à "l'incompétence" de la fédération française de tennis. Une bête histoire de liquette. Les maillots fournis par le staff n'étaient pas de la même couleur. Interdit par le règlement. Mladenovic a puisé dans sa réserve personnelle pour rhabiller sa partenaire. Mais pour cacher les sponsors, elle a dû le porter à l'envers. De quoi déstabiliser les sportives les moins coquettes. Des petites anecdotes de ce type, il y en aura des dizaines, chaque athlète a son histoire et celle de son pays, difficile à porter parfois. Qui génère par exemple des tensions entre Libanais et Israéliens pour une histoire de bus à prendre ensemble. La paix se rétablit sur les stades, pas encore dans les transports publics. Mais le pire de ces JO, pour l'instant, ne vient pas des sportifs. Ce sont les sites internet à l'affût de sensationnel qui méritent un carton rouge. A grand renfort d'adjectifs (horrible, terrible, affreuse) pour qualifier la blessure et attirer les clics, ils passent en boucle la double fracture ouverte tibia péroné du gymnaste françaisSamir Aït-Saïd. Des images choc dont on se serait bien passé.
Quand un personnage de légende tombe dans le domaine public, certains éditeurs se précipitent pour lui faire vivre de nouvelles aventures à moindre coût. James Robinson, scénariste renommé aux USA, n'a pas le choix. Il doit trouver des idées pour relancer la carrière d'Airboy, un super héros américain, pilote d'avion combattant les nazis. Peu enthousiaste, Robinson décline puis pose ses conditions : il choisit son dessinateur (Greg Hinkle) et raconte en parallèle leur collaboration. Résultat un comics de 160 pages avec de l'action, du sexe et de la réflexion. Incapables de se concentrer dans un motel, les deux compères vont en virée dans une boîte de nuit. Alcool, drogues, prostituées : il se font la totale et au pire moment sont rejoint par Airboy en personne. Choc des générations et des cultures, interrogations métaphysiques, transfert des auteurs dans le monde du héros : Robinson explore avec une invention de tous les instants tous les possibles de cette reprise loin de ses classiques Batman et autres 4 Fantastiques. « Airboy », Jungle comics, 17 €
Et si on profitait des vacances pour rattraper son retard en séries ? Les sorties en coffrets sont nombreuses. Petite sélection de tous les horizons, du meilleur de la production française en passant par le suspense anglais et la série B américano-mexicaine.
Un bureau qui se bonifie
La saison 1 du "Bureau des légendes" a enthousiasmé un important public. La vie de ce service du contre-espionnage français, en plus d'apprendre beaucoup de choses sur le travail de fond mené à l'étranger pour défendre les intérêts du pays, est une galerie de personnages impressionnante. Comment faire mieux avec la suite ? Surtout ne pas essayer de refaire la même chose semble répondre Eric Rochant, le réalisateur et scénariste. Donc il garde les principaux personnages mais complique encore la situation. Malotru (Mathieu Kassovitz) doit désormais jouer l'agent double, donnant toutes ses informations à la CIA pour tenter de faire libérer sa maîtresse, prisonnière des Syriens. Son chef, Duflot (Jean-Pierre Darroussin) a des soupçons et décide de surveiller toute son équipe. Notamment Marie-Jeanne (Florence Loiret-Caille). Il y a deux arcs narratifs principaux dans cette saison deux. Les premiers pas de Marina Loiseau (Sara Giraudeau) en Iran sous sa couverture de jeune sismologue et la traque d'un jeune Français djihadiste, bourreau d'otages occidentaux en Syrie. La série est donc très contemporaine, avec lutte contre l'État islamique et intérêts économiques émergents dans un Iran de nouveau fréquentable. Le timing est magistralement maîtrisé, avec rebondissements et coups de théâtre. Certainement ce qui se fait de mieux en ce moment dans les séries françaises. Et logiquement une troisième saison est en pleine production.
Vampires à base de serpents
Si Eric Rochant, avant de se lancer dans la production de séries, a beaucoup travaillé dans le cinéma (Un monde sans pitié, Patriotes), Robert Rodriguez a suivi le même cheminement. Il a tout simplement décidé de prolonger en série son film le plus célèbre : "Une nuit en enfer". Impossible de reprendre les mêmes acteurs qu'en 1996 tant la distribution était prestigieuse (George Clooney, Salma Hayek, Harvey Keitel). Il s'appuie donc sur un nouveau casting, plus jeune, avec surtout la possibilité de mieux développer la personnalité des héros. Une saison 1, assez comparable au film, se prolonge avec dix nouveaux épisodes plus centrés sur la légende des Culebras, ces vampires mexicains descendants de serpents. Un peu dans la veine de "True Blood", il y est question de lutte de pouvoir entre "seigneurs" par ailleurs "saigneurs" d'innocents. Deux fils conducteurs relient les épisodes : la réconciliation lente et difficile des frères Gecko (D.J. Cotrona et Zane Holtz) et la soif de vengeance de la belle Satanico Pandemonium (Eiza Gonzalez, l'atout charme indéniable de la série). On a également la joie de revoir Jeff Fahey dans le rôle d'Eddie, l'oncle des frères Gecko. Ce vieux routier de la télévision américaine multiplie les apparitions depuis plus de 40 ans, notamment en tant que pilote d'hélicoptère dans la saison 4 de "Lost". A relever, les très nombreux bonus contenus dans le coffret.
Romancier aux tirages astronomiques, Harlan Coben a un nouveau cheval de bataille : le scénario de série télé. Il multiplie les expériences, d'après ses thrillers (Une chance de trop pour TF1 avec Alexandra Lamy) ou d'histoires originales. "The Five", écrit pour la télévision anglaise, parle de culpabilité. Quatre jeunes amis, partent jouer dans les bois. Ils ne veulent pas s'encombrer de la présence de Jesse, le jeune frère de l'un d'eux. Ils lui demandent de retourner à maison. Seul dans les bois. On ne le retrouvera jamais. 20 ans plus tard, l'ADN de Jesse est découvert sur une scène de crime. Les quatre amis vont se réunir et tenter de comprendre comment c'est possible. La série est un peu tirée par les cheveux. Le dénouement déçoit et on regrette les trop nombreuses fausses pistes lancées pour égarer les spectateurs. Ou rallonger la sauce... Cela n'a pas découragé Harlan Coben qui s'est lancé dans un nouveau projet intitulé "The Four". "Le bureau des légendes" (saison 2), Studiocanal, coffret quatre DVD. "Une nuit en enfer" (saison 2), Wild Side Vidéo, coffret trois DVD "The Five", Studiocanal, coffret quatre DVD.
Face à la concurrence de La Jonquère, le Perthus a dû s'adapter. Côté restaurant, le fameux buffet libre a essaimé un peu partout. Il n'est que 10 heures du matin ce 3 août dans les rues intérieures du village franco-espagnol, mais les distributeurs de prospectus sont déjà à pied d'œuvre. Ayant juré à ma femme de ne pas aller bâfrer dans ces temples de la malbouffe, je m'abstiens, même si je repère une adresse qui assure un "service continu". Je me contente de mes rares souvenirs. Mitigés. Mon problème : je ne sais pas me contenter de peu. Et depuis mon plus jeune âge, mes parents m'ont appris à terminer mon assiette. Plus gourmand que gourmet, face à cette profusion de nourriture, je m'emballe. Une première entrée uniquement composée de charcuteries (avec une tranche de tomate) suffirait à assurer mon apport en calories pour les deux prochains jours. Ensuite, comment ne pas goûter à ces fruits de mer si diversifiés. Passons aux choses sérieuses. Friture de poissons, paëlla, tranches de thon : je fais le plein de protéines. D'huile aussi. On est en Espagne. Quatrième assiette, celle des viandes. Des joues de porc ! J'adore la joue de porc. Allez, j'en prends deux. Et puis ces petits chorizos, ces saucisses et autres ragoûts de pieds de porc. Légumes ? Pas la place. Ou pour la cinquième assiette. Arrivé au moment du dessert, je sens que j'ai abusé. Mais ce flan a l'air si moelleux... Je termine toujours un repas buffet libre à moitié malade. Alors je quitte vite Le Perthus avant que mon estomac ne phagocyte ma volonté.
Plus cinéastes qu'auteurs dans "Ave, César", les frères Coen ont surtout décidé de se faire plaisir en signant ce grand film sur le Hollywood des années 50. Un luxe de décors et de costumes, des acteurs toujours dans l'ironie, une intrigue sur fond de guerre froide, même si le tout semble un peu décousu, on est devant un grand film comme seuls savent les réaliser des Américains entre modernité et fascination du passé. Sous prétexte de montrer le travail de "fixer" d'Eddie Mannix (Josh Brolin), "Ave, César" raconte une journée ordinaire de cet homme, employé par un grand studio pour surveiller les stars du moment. Il commence par rattraper la bévue d'une charmante starlette sur le point de se faire photographier dans des tenues et poses très compromettantes. Depuis son bureau, il gère tout ce qui se dit et fait sur les nombreux plateaux. Avec la volonté que tout se passe pour le mieux. En clair que les caprices des stars soient peu nombreux et l'investissement des actionnaires très rentable. Entre une charmante naïade spécialisée en comédie musicale aquatique (Scarlett Johansson) enceinte et incapable de savoir qui est le père, un acteur de légende cible de kidnappeurs, reconverti dans le péplum religieux (George Clooney) et un gentil cowboy obligé de tourner dans un vrai film avec de vraies répliques, les difficultés s'accumulent. D'autant qu'il vient de recevoir une proposition d'emploi dans une tout autre branche : l'aviation. Un secteur en plein développement contrairement au cinéma qui risque de disparaître à brève échéance avec la montée en puissance de la télévision.
L'ensemble donne des impressions de film à sketches, avec quelques moments de bravoure comme la scène où un cinéaste lettré et distingué (Ralph Fiennes) tente d'apprendre à articuler au garçon vacher (Alden Ehrenreich) grimé en dandy portant le smoking. Moins convaincantes les scènes du complot communiste dans la demeure hyperluxueuse du danseur vedette Burt Gurney, interprété par Channing Tatum. De plus, l'idée d'un film sur la foi semble assez éloignée du résultat final. Car Eddie Mannix, qui se confesse chaque jour, est bien le seul véritable croyant au royaume du fric et des apparences. Pour preuve la scène finale de George Clooney, prouesse d'émotion, se terminant par un gag totalement inattendu. "Ave César !", Universal, 17,99 € le DVD, 19,99 € le blu-ray.
Le village du Perthus est coupé en deux. En descendant la grande rue, à droite la France, à gauche l'Espagne. L'essentiel des magasins se concentre côté ibérique et transforme le trottoir en couloir de métro parisien aux heures de pointe. Cela ne dérange pas plus les touristes venus goûter aux folies de la consommation à outrance. On trouve de tout au Perthus en plus de l'alcool et du tabac à prix cassés. A la concentration d'hommes s'ennuyant ferme sur le trottoir je devine une parfumerie investie par une cohorte de vacancières qui vont sentir la cocotte. Le gadget du moment ? Un petit oiseau qui tourne sans cesse autour d'un pot de fleur grâce à des panneaux solaires. Entre mini-motos, maillots de foot (Griezmann est encore loin de Messi) et serviettes de plage Che Guevara, on ne peut pas manquer les magasins de « grow ». Ici aussi ce sont les soldes. Peu banales puisque les remises vont de 10 à 30 %... sur les graines de cannabis. D'un côté la police nationale française contrôle la frontière, de l'autre on brade de quoi aller direct en prison. Il existe même des sucettes au cannabis. Un peu plus loin, une boutique vend des armes. Des pistolets à billes mais aussi des épées médiévales. Un peu moins folkloriques, les machettes et longs sabres aiguisés comme des rasoirs. Des images macabres me traversent l'esprit. Heureusement je repère aussi ces fausses crottes de chien à deux euros pièce. Vu tout ce que j'ai ramassé derrière mes toutous durant plus de 15 ans, je serais millionnaire à l'heure actuelle. Enfin, s'ils avaient eu la bonne idée de faire caca en plastique.
Saul Black a mis tous les ingrédients classiques du thriller américain contemporain dans son roman "Leçons d'un tueur". Xander, le tueur dérangé, la pléiade de victimes, Nell, la fillette innocente, Valerie, la flic alcoolique et même l'écrivain dépressif. Un puzzle qu'il assemble parfaitement dans une intrigue complexe et palpitante. Le récit se scindera alors en trois parties distinctes. La suite du périple de Xander, l'attente du vieillard et de la fillette dans le froid et l'enquête de Valerie, la policière en charge de l'enquête. Saul Black (pseudonyme de Glen Duncan, auteur anglais pour l'instant plus spécialisé dans le fantastique, "Le dernier loup-garou") après ce départ bourré d'adrénaline, ralentit l'action pour mieux détailler la psychologie des différents protagonistes. Notamment Valerie, minée par cette enquête qui n'avance pas. Le final, comme dans un bon film, se déroule dans la cabane des bois avec pour enjeu la vie de la petite Nell. Une grande réussite, de bout en bout. « Leçons d'un tueur » par Saul Black, Pocket, 8,50 €
"Tu es fou !" me lance ma femme. "Pas le choix, plus de cartouche (*). » « Alors ce sera sans moi !" Logique. Qui aurait l'idée saugrenue d'aller au Perthus un 3 août ? Excepté les milliers de touristes qui, sans jamais l'avouer, choisissent les plages des Pyrénées-Orientales pour leur proximité avec ce marché géant de l'alcool et du tabac. J'espère éviter le pire en partant tôt. Mais même à 8 h 30, on roule au pas sur le dernier kilomètre de la nationale. Connaissant ma propension à rater mes créneaux, j'évite la rue centrale et oblique directement vers le parking 2, celui des hauteurs. La bonne idée que voilà. Des places en pagaille et surtout la possibilité de prendre un peu de fraîcheur dans une chênaie ouverte à la promenade. Mais je ne suis pas là pour faire de la randonnée touristique. Seul l'attrait des prix cassés me conduit dans cette zone frontière. Le problème du parking en hauteur, c'est qu'il faudra au retour gravir un long escalier (87 marches exactement) pour récupérer mon véhicule. A entendre l'accent des autres piétons, plus de doute, je suis arrivé. Je croise un hipster parisien tatoué de partout et des vacanciers ch'tis qui se demandent s'ils sont déjà en Espagne. Remarque pleine d'à-propos de la charmante quadra en robe bleue : "Non. On est encore dans la partie française. Sinon mon téléphone me l'aurait dit." La belle et aveugle confiance dans les miracles de la géolocalisation. 9 heures. Me voilà dans la place. Comme des centaines de visiteurs. La mêlée commence. (*) Il ne s'agit ni de cartouches d'encre et encore moins d'armes...
Ce thriller efficace brouille les piste entre secte chrétienne, intégristes islamistes et anciens nazis. La Norvège, pays nordique prospérant sur ses réserves pétrolières, a tout pour être un petit paradis. Pourtant, le pays n'est pas à l'abri de certaines dérives. On se souvent du massacre commis par le néo-nazi Breivik et le roman policier d'Ingar Johnsrud ne va en rien rassurer les lecteurs. Les pratiques politiques de ce pays sont parfois très peu recommandables. Première partie d'une trilogie, cette enquête du commissaire Fredrik Beier débute par une multitude de fausses pistes. Le héros, à peine remis d'un grave accident qui l'a laissé claudiquant, divorcé et en deuil de son dernier enfant, est sur la touche. Il tente de retrouver un peu d'allant dans son métier. Mais le traumatisme est important. Un flic au bord de la rupture, incapable de se concentrer et encore moins de faire des efforts physiques. Quand la chef du principal parti de droite demande à la police de retrouver sa fille et son jeune enfant, disparue depuis quelques semaines, c'est vers Beier que la hiérarchie se tourne. Le sujet est sensible, mais sans risque. A priori. La jeune femme, une brillante chimiste, a tout plaqué pour rejoindre une secte chrétienne retirée dans une ferme. Beier n'a pas le temps de se rendre à « La lumière de Dieu » qu'un tueur y commet un massacre. Cinq morts et le reste de la communauté envolé. Principal suspect : un islamiste radical pris pour cible par le pasteur retrouvé égorgé.
Ennemis intérieurs
Beier conserve l'affaire et bénéficie même de l'aide d'un membre des services secrets norvégiens. Kafa Iqbal, originaire du Pakistan, est la spécialiste de ce milieu religieux, « la jeune femme élancée avait la peau plutôt olivâtre que mate et une raie sur le côté partageait ses cheveux noirs et épais. Son visage était large avec des mâchoires arrondies, le menton fin et bien dessiné. Ses yeux brillaient comme deux pièces de monnaie qui vous regardait bien en face. » Si la collaboration est très délicate dans un premier temps, ils vont apprendre à s'apprécier (voire un peu plus car Beier n'est pas insensible à ce charme oriental), notamment quand ils croisent le tueur, un monstre de violence qui cache bien son jeu derrière un masque en silicone. L'hypothèse musulmane s'évapore rapidement, simple mise en scène pour lancer les enquêteurs sur une piste erronée. En vérité, les ennemis de la secte sont intérieurs et très haut placés. Ce pavé sans temps mort, donne également un éclairage intéressant sur le passé du pays, quand dans les années 40, certains politiques locaux trouvaient un grand intérêt à collaborer avec l'Allemagne aryenne. Et la force du roman réside dans son final, totalement ouvert, avec un sacré challenge à relever pour Beier et Iqbal dans les prochains épisodes. « Les adeptes » d'Ingar Johnsrud, Robert Laffont, 21 €.