samedi 20 mars 2021

Série télé - Embrouilles à Baghdad Central


Arte propose  sur son site l’intégralité de la série anglaise Baghdad Central. Les six épisodes seront également diffusés les 8 et 15 avril à 20 h 55. Cette fiction, tirée d’un roman d’Elliot Colla, est un polar classique dans sa forme, exceptionnel par son contexte. L’action se déroule dans la capitale de l’Irak en 2003 quelques mois après la chute du régime de Saddam Hussein. La coalition menée par les Américains tente de reconstruire le pays. 

Le combat d’un père

Mais il est loin l’enthousiasme de la population pour les « libérateurs ». Les Américains sont devenus des envahisseurs et le chaos règne dans le pays. Dans ce contexte, certains Irakiens tentent de se faire discrets. C’est le cas de Muhsin Kadr al-Khafaji (Walleed Zuaiter), ancien policier et surtout père de famille. Du moins ce qu’il en reste. 

Sa femme est morte d’un cancer, son fils a été exécuté par le régime. Il vit avec ses deux filles. Mjour, souffrant de diabète à la santé fragile et Sawsan, étudiante travaillant comme traductrice dans la zone verte aux mains des Américains. Quand cette dernière disparaît, Mushin retrouve ses réflexes d’inspecteur pour mener l’enquête et la retrouver. 

Le personnage de ce policier, au passé honteux, domine la série. Désabusé, voyant son pays sombrer dans le chaos le plus total avec milices, corruption et exactions au sommet, il s’accroche à la seule chose qui l’anime : sa famille. Il va accepter de collaborer avec la coalition pour que Mjour soit soignée. Et aussi pour enquêter sur son autre fille. 

On croise dans Baghdad Central d’autres « égarés » de ce monde façonné sur la vengeance, la rancœur et la désillusion. Une professeur d’université, constatant que les femmes sont rabaissées alors qu’auparavant ce pays laïque leur donnait une chance, un Anglais persuadé que Mushin est l’avenir de l’Irak, un militaire américain imposant son ordre avec ses grosses bottes et un chauffeur de taxi, philosophe amateur de poésie. Tous jouent un rôle. Même Mushin. Car rien n’est simple et manichéen dans la vie. Encore plus en période de guerre dans un pays en ruines. 


De choses et d’autres - L’actualité vire au gag

Hier, en découvrant différentes informations venant de France et de Navarre, je me suis demandé une paire de secondes si je n’avais pas fait un saut dans le temps. Tout me laissait penser qu’on était le 1er avril et que les canulars occupaient la une. Sur France Culture, une émission expliquait comment l’armée française avait enrôlé des écrivains de science-fiction pour imaginer les conflits du futur.

Parmi les scénarios évoqués, l’attaque terroriste en 2042 de la base de Kourou pour prendre le contrôle de l’ascenseur spatial. Incroyable et pourtant 100 % vrai.

Suite de mes pérégrinations invraisemblables à Saint-Domingue. Un mafieux italien en cavale vient de se faire arrêter par Interpol. Ses tatouages l’ont trahi. Tatouages vus dans ses tutos de recettes qu’il partageait sur YouTube. Il n’est pas précisé avec quel type de farine il fabriquait des cookies.

Cap sur les USA où je découvre qu’un magasin de chaussures a décidé de customiser des Nike. Des Air Max « sataniques ». 666 paires où de l’encre rouge est rajoutée dans leur bulle d’air, additionnée d’une goutte de sang humain. Nike, qui ne veut pas apparaître comme une société « soutenant le satanisme », a déposé plainte contre le rappeur derrière cette idée marketing.

Des informations complètement farfelues et pourtant authentiques, comme ce monde qui perd de plus en plus ses repères. Pour preuve, le 6 avril sera organisé en ligne une dictée en écriture inclusive.

Mais ça non plus ce n’est pas un poisson d’avril même si ça en a le goût et la couleur. Par contre, si demain 1er avril on annonce que l’écriture inclusive sera obligatoire pour remplir son attestation de sortie, là, pas de doute, ce sera un canular. 

 

vendredi 19 mars 2021

De choses et d’autres - Un sandwich difficile à digérer

Il s’attendait, sans doute, à un retour en Formule 1 plus glorieux. Fernando Alonso, au volant de la toute nouvelle Alpine, a été contraint à l’abandon, en fin du premier grand prix de la saison, à Bahreïn, alors qu’il stagnait vers la 10e place.

Un abandon qui va sans doute entrer dans les annales, car la raison en est des plus étonnantes. Constatant que ses freins arrière chauffaient plus que de mesure, le champion espagnol rentre aux stands. Là, l’équipe décide d’arrêter les frais en réalisant que l’écope permettant le refroidissement était bouchée.

Quelques heures plus tard, le maudit bouchon était extrait et les techniciens n’en ont pas cru leurs yeux en retirant du système de très haute technologie un emballage de sandwich. Un simple emballage et le bolide valant plusieurs millions d’euros et élaboré par des ingénieurs surdiplomés, se retrouve immobilisé.

Maintenant, il va falloir retrouver l’identité du sagouin qui a jeté son emballage de sandwich sur la piste. A priori, ce n’est pas un pilote, difficile de manger en conduisant ces F1 qui filent à plus de 250 km/h. Un spectateur ? C’est possible. Ils n’étaient cependant pas nombreux, car obligatoirement vaccinés contre le coronavirus.

À moins que cela ne soit une nouvelle technique malveillante dans la guerre des écuries. Discrètement, mine de rien, un mécanicien concurrent aurait laissé traîner un emballage de sandwich à côté du paddock d’Alpine. Le vent et la chance (pour le mécano, pas Alonso) auraient fait le reste.

Difficile à digérer pour les débuts en Formule 1 de la nouvelle écurie française. 


VOD - Angoisse au bureau avec "The Exception"


Vous vous méfierez de vos collègues de bureau après avoir vu « The Exception », film danois de Jesper W. Nielsen qui sort directement en vidéo à la demande (VOD) sous la bannière de Wild Side.

Ann-Lise (Sidse Babett Knudsen en photo, vue dans Borgen) vient d’être embauchée dans une association qui s’occupe de crimes contre l’Humanité. Cette documentaliste a des difficultés à s’intégrer à la petite équipe. Malene et Iben font des messes basses dès qu’elle arrive.

Quant à Camilla, la secrétaire, derrière son sourire personne ne sait ce qu’elle pense. Rapidement la tension monte entre les trois anciennes et la nouvelle. Et quand des mails de menace arrivent sur, Anne-Lise est suspectée. Un thriller subtil sur la cruauté, la méchanceté, le mal et les faux-semblants. 


jeudi 18 mars 2021

De choses et d’autres - Maîtres du temps

Le génie humain permet, deux fois par an, de nous transformer en maîtres du temps. Au printemps on fait disparaître une heure, à l’automne on en crée une. Pour des millions de Français et d’Européens, dans la nuit de samedi à dimanche, le passage à l’heure d’été a signifié la disparition dans les limbes de soixante minutes.

Les animaux ne comprennent pas ce concept. Ils sont définitivement réglés sur le soleil. Du début à la fin de leur vie.

Cette heure d’été, tant espérée chaque année, car elle marque le rallongement spectaculaire des jours, est-elle une bonne chose ? Je me garderai d’avoir une opinion arrêtée, je constate simplement que c’est l’exemple le plus flagrant de la toute-puissance de la bureaucratie et du suivisme de mes concitoyens. Tout a été imaginé un jour dans ces hautes sphères qui planifient la vie du peuple.

Peut-être juste pour tenter quelque chose de nouveau, un énarque, par ailleurs chercheur en sociologie et amateur d’expériences hasardeuses, décide qu’« entre samedi et dimanche, tout le monde devra avancer sa montre d’une heure. »  Soit-disant pour économiser du pétrole. En réalité pour tester le degré d’asservissement de la populace.

Le résultat a sans doute dépassé ses espérances puisque le troupeau continue à jouer des aiguilles chaque année avec une docilité teintée de plaisir. Normal, on a fait disparaître une heure, mais la majorité a l’impression d’en avoir gagné une le soir venu.

Attention, avec le couvre-feu à 19 heures, le gain est minime. Et si la prochaine victime du coronavirus était l’heure d’été ?  


Série télé - Jean-Pascal Zadi est "Carrément craignos"

Avant de remporter un César, Jean-Pascal Zadi a fait parler de lui dans la série comique « Craignos ». Logiquement il signe la suite de cette histoire de banlieue avec un « Carrément Craignos » atteignant parfois des sommets dans l’absurde et le délirant. Mis en ligne sur le site de France Télévisions et sur la plateforme Salto, ces 9 épisodes d’une vingtaine de minutes racontent la suite des aventures d’Ernesto, le grand black nonchalant joué par Jean-Pascal Zadi. Il est toujours en galère, à la recherche des 100 000 euros confiés par Joe, un petit truand. 

Un fil rouge prétexte pour raconter les incroyables galères de ces potes et permettre à de nombreux invités de faire un petit passage dans la série. Le casting est très éclectique d’Éric Judor (en photo avec Jean-Pascal Zadi) à Amelle Chahbi en passant par Esteban, Patrick Puydebat et Rossy de Palma.  

mercredi 17 mars 2021

De choses et d’autres - La pelleteuse et le canal

Le symbole est fort. Une simple pelleteuse tente depuis deux jours de rétablir 12 % du commerce mondial. Cette pelleteuse c’est celle qui s’active près de l’étrave du porte-conteneurs bloqué dans le canal de Suez.

Long de 400 mètres, le navire empêche tout trafic. Des millions de containers, bloqués dans cet étroit passage. Et pour tenter de supprimer le bouchon, une simple pelleteuse, sorte de minuscule fourmi face à un éléphant embourbé.

Capture écran Twitter

On en rit aujourd’hui, mais dans quelques semaines ce ne sera pas le même scénario. Car par ce fameux canal de Suez transitent quasiment tous les produits manufacturés en provenance d’Asie. Quand les magasins seront en rupture de stock de barbecues, de smartphones, de chaussures de basket ou de pneus de rechange pour votre voiture, vous aurez moins tendance à ricaner.

Sans parler de l’envolée du prix de l’essence pour cause de pétrole bloqué à des milliers de kilomètres des raffineries.

Alors au lieu de se moquer de cette pauvre pelleteuse, on ferait mieux de l’encourager à trouver d’autres volontaires pour désensabler le monstre maritime.

Par contre c’est une bonne nouvelle pour certains margoulins qui ne voient dans cet accident qu’une excuse pour repousser des chantiers. Je me souviens d’un artisan qui avait prétendu que la chaudière qu’il devait installer le matin même était bloquée depuis la veille à Orléans. Le client lui demande des précisions et lui de prétendre, avec aplomb, que le camion a eu un accident et que les deux chauffeurs sont morts sur le coup. Une rapide recherche sur le net démontrait que ce n’était que pure invention.

Avec ce cargo bloqué, je prédis qu’ils seront nombreux à prétendre que c’est la cause de ce retard de livraison. La petite pelleteuse aura bon dos. 


mardi 16 mars 2021

De choses et d’autres - La Dominique s’offre aux télétravailleurs

Marre de bosser dans la chambre d’amis reconvertie en bureau provisoire ? Provisoire qui dure depuis plus d’un an… Les télétravailleurs du Covid-19 cherchent de plus en plus un cadre de vie plus agréable.

Alors, pourquoi ne pas répondre à cet appel de la Dominique, petite île tropicale nichée dans la mer des Caraïbes, exactement entre Martinique et Guadeloupe ?

Ce petit pays verdoyant, épargné par le tourisme de masse, propose aux télétravailleurs de s’y installer durablement. La Dominique a créé, depuis cette semaine, un visa de longue durée allant jusqu’à 18 mois. Au lieu de devoir subir la tramontane glaciale, bénéficiez plutôt des alizés rafraîchissants. Plongez dans des spots gorgés de poissons multicolores, baignez-vous dans des cascades gigantesques.

La carte postale semble parfaite, mais quelques surprises pourraient refroidir votre enthousiasme. Membre du Commonwealth, on y parle donc anglais, mais, surtout, on y roule à gauche… avec des voitures prévues pour rouler à droite. Compliqué, mais, de toute manière, il n’y a que 375 km de routes goudronnées sur l’île.

Autre particularité de la Dominique : la totale absence de plage. Par contre, on compte 365 rivières. Enfin, ce visa longue durée n’est pas automatique. Il faut, dans un premier temps, déposer sa candidature et débourser 100 dollars sur le site dédié. Ensuite, si vous êtes retenu, les frais de visa sont de 800 $ pour un individu seul et de 1 200 $ pour les familles. Et, mieux vaut bien prévoir son coup, car vous avez trois mois pour déménager. Finalement, je ne suis pas si mal dans ma chambre d’amis. 


lundi 15 mars 2021

De choses et d’autres - Allô maman dodo…

Depuis un an, la pandémie a des conséquences directes sur la vie quotidienne des Français. Sur leurs nuits aussi, le sommeil devenant de plus en plus compliqué à trouver quand on sait que le lendemain sera identique à la veille…

Il n’y a pas encore d’études récentes sur le sommeil en temps de crise sanitaire, mais les chiffres de ces dernières années nous éclairent sur les différences nationales face au dodo. Ainsi, si l’on considère qu’une nuit pour être réparatrice doit être de 8 heures, on constate qu’en France, on dort 3 minutes de plus. Sans doute le temps au cours duquel on se dit, « allez, encore une petite minute avant de me lever ». Minute qui triple comme de bien entendu.

Mais nous ne sommes pas les plus gros dormeurs de la planète puisqu’aux Pays-Bas ce sont plus de cinq minutes que les dormeurs s’octroient en supplément. Mais alors, qui dort le moins sur Terre ?

Vous ne serez pas étonné d’apprendre que la palme revient à deux pays asiatiques : les habitants de Singapour se réveillent plus de 36 minutes avant les fatidiques 8 heures suivis des Japonais qui dorment en moyenne 7 heures et 30 minutes.

En Europe, ce sont les Allemands qui sont les plus économes en sommeil grignotant leur quota de 19 minutes en moyenne.

Ces quelques chiffres du monde d’avant sont forcément différents actuellement. J’en connais certains (moi notamment), qui, en s’endormant le soir, espèrent ne se réveiller que quatre mois plus tard, quand tout ce bazar sera terminé. Car finalement, quitte à être traité d’ours en société, autant à en avoir les avantages, l’hibernation en premier lieu. 


dimanche 14 mars 2021

De choses et d’autres - Chiffres romains en voie de disparition ?

Grosse indignation, la semaine dernière, en Italie. Les musées français, honte à eux (che si vergognino en italien) seraient sur le point d’abandonner les chiffres romains au profit des plus connus chiffres arabes.

En exemple, la reproduction d’une gravure montrant Louis 14, roi de France.

Finalement, ce ne serait qu’une partie des explications fournies dans un seul musée (Carnavalet à Paris dans le IIIe arrondissement) qui serait concerné. Et pas les rois, juste les siècles. Une réforme déjà entreprise par le musée du Louvre qui ne parle plus du XIXe siècle mais du 19e.

Sans être un fervent défenseur des traditions, j’avoue avoir du mal avec les évolutions typographiques. Pour moi, un siècle, comme un roi ou un pape, sera toujours en chiffres romains.

Par contre, force est de constater qu’une partie de la population a des difficultés à comprendre cette numérotation. Le plus célèbre exemple étant cet homme demandant comment aller à l’hôtel Georges V, prononcé Georges « Vé » au lieu de « Cinq »…  

Une petite polémique qui a donné l’idée à un fan de BD de reprendre la charte graphique des couvertures de la série d’espionnage de Vance et Van Hamme, XIII. En chiffres arabes, tout de suite, ça a moins de classe.

De toute manière, dans notre région, tout le monde sait lire en chiffres romains. Pour la bonne et simple raison que dès le berceau on nous explique qu’il n’y a pas un seul mais deux rugbys : le XIII et le XV.