Sur la sellette avant même sa sortie, cet album érotique de Deveney et Rossi était accusé de propager une image avilissante de la femme africaine. Ceux ou celles qui ont osé prétendre cela n’avaient pas lu l’histoire de Niala, l’esprit de la forêt.
Seuls pourraient se plaindre de la BD les ecclésiastiques, les explorateurs et d’une façon générale les colonisateurs. Niala, au contraire, est intelligente, sage et épanouie. Et pas avare de son savoir puisqu’elle prêche la parole de l’amour dès qu’elle le peut. Ainsi elle libère d’un tour de main toute une chorale de nonnes perdues dans la forêt vierge. Elle explique aussi à ce Blanc complexé comment assumer tous ses désirs, même les plus refoulés.
Bref Niala est tellement utile dans la forêt qu’elle pourrait être payée à plein temps par la sécurité sociale.
« Niala », Glénat, 17 € (il existe une version grand format en noir et blanc à 29,50 €) (Album paru en 2021. Chronique publiée initialement en mars 2021 dans l'Indépendant du Midi)


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