Quelques chroniques de livres et BD qui méritent d'être lus et les critiques cinéma des dernières nouveautés. Par Michel et Fabienne Litout
mercredi 10 mai 2017
De choses et d'autres : Nul et non avenu
Voter blanc à une élection, est un non-choix. Par contre, voter nul demeure une bonne occasion pour un électeur lambda de faire passer un message. Confidentiel, mais grâce à quelques assesseurs de bureau de vote malicieux, certains de ces bulletins ont eu les honneurs des réseaux sociaux ou des chroniques locales. A Grenoble, un électeur a glissé un bulletin de Marine Le Pen mais a rajouté de sa main cette précision pleine d’ironie : « Non, je déconne ».
Un vote nul ce ne sont pas que des insultes rajoutées sur le bulletin d’un candidat que l’on n’aime pas, ce sont aussi des clins d’œil comme cette image de Pikachu ou cette carte de condoléances. Voire un don en nature quand on rajoute un préservatif (dans son emballage d’origine) ou une tranche d’andouille entourée de film plastique.
C’est l’occasion aussi de remettre les choses à leur place comme ce bulletin qui reprend les termes d’une de ces lettres type de refus envoyé à un demandeur d’emploi : « Mme Le Pen, M. Macron, malgré l’intérêt que suscite votre candidature, nous sommes au regret de ne pouvoir répondre favorablement à votre demande, ne disposant pas dans l’immédiat de poste correspondant à votre profil. » Expéditif, mais très proche de la réalité.
Enfin on peut voter blanc et nul à la fois. Comment ? En glissant, comme cet électeur breton, une photo de Michel Blanc dans l’enveloppe. Ça ne sauvera certainement pas la France mais au moins il y a de l’idée et c’est marrant.
(Chronique parue le 10 mai 2017 en dernière page de l'Indépendant)
mardi 25 avril 2017
De choses et d'autres : Humour d’isoloir
jeudi 3 mars 2016
DE CHOSES ET D'AUTRES - Cheveux sur le retour
La recherche mondiale vient d'accomplir un grand pas pour l'avenir de l'Humanité. Nouvelle source d'énergie ? Moteur propre ? Éradication de la famine ? Non, plus prosaïquement, des chercheurs de l'University College of London, ont découvert la cause de l'apparition de nos cheveux blancs. Une vaste étude sur l'ADN de plus de 6 000 volontaires met en lumière le rôle du gène IRF4 dans le vieillissement des cheveux. Si votre corps contient ce fameux gène, votre toison blanchira rapidement au fil des ans.
Malgré les déclarations multiples et variées de femmes avouant craquer pour les "poivre et sel", on se sent totalement démuni lorsqu'on commence à remarquer les premiers signes du temps.
La découverte des savants anglais s'avère néanmoins rassurante : il est théoriquement possible de modifier ce gène IRF4 pour stopper le vieillissement. En théorie seulement, car on aborde le délicat sujet de la manipulation génétique et les questions éthiques inhérentes. Mais franchement, la majorité des hommes donnerait cher pour se faire trafiquer l'IRF4. Hélas, la potion anti-calvitie n'est pas encore d'actualité (même si des escrocs du net vous affirment le contraire).
Car avoir des cheveux blancs n'est pas réjouissant, mais ne plus en avoir du tout...
mardi 16 février 2016
DE CHOSES ET D'AUTRES - La beauté du sport
vendredi 9 novembre 2007
BD - Andréas lave plus blanc
Certains auteurs de BD sont en perpétuelle recherche. Andréas, dans cet exercice périlleux n'est pas le dernier. Changement de format, cadrages invraisemblables, mise en page éclatée : il a dès ses débuts dans les pages du très conventionnel hebdo Tintin, tenté des expériences novatrices et dérangeantes.
Dans sa série Capricorne, il vient de franchir un cran supplémentaire avec un 12e titre entièrement muet et se passant dans la neige. Ce qui explique cette couverture totalement immaculée. J'imagine la tête des membres des équipes marketing du Lombard quand ils ont découvert le concept... Une couverture bizarre pour une histoire qui ne l'est pas moins.
Capricorne erre dans ces étendues froides et blanches. Rencontre une sorte de tribus vivant dans des tentes multicolores. Participe à un combat, découvre des explosifs, sauve la tribu... Sans texte, cette BD oblige le lecteur à plonger dans le dessin, découvrant des détails, astuces et prouesses graphiques qu'en temps normal il n'aurait pas remarqué. Personnellement j'adore. Mais Andréas a toujours été un de mes auteurs préférés. Certainement car il a été le premier à me démontrer que la BD pouvait être un art complet, tant au niveau du graphisme que de la narration.
"Capricorne", tome 12, d'Andréas, Le Lombard, 9,80 €




