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jeudi 2 juillet 2026

BD - La Belgique de la jeunesse d'Annie Cordy


Impossible de faire plus belge ! Cet album écrit par Bernard Swysen et dessiné par Christophe Alvès est le summum de la belgitude. Le cadre : Bruxelles. L'héroïne : Annie Cordy. L'époque : la fin de la seconde guerre, quand l'Europe commençait à espérer un avenir de paix et de progrès. A cela se rajoutent le média : la BD et le style : franco-belge, tendance Jacobs et Jacques Martin, parfaitement maîtrisé par Christophe Alvès qui a déjà signé plusieurs albums des aventures de Guy Lefranc sur des scénarios de Corteggiani.

En 1949, Annie Cordy est encore totalement inconnue en France. Par contre dans son pays de naissance, c'est déjà une vedette, même si elle n'a que 20 ans. Il faut dire qu'elle a débuté très jeune. Issue d'un milieu modeste, (mère épicière, père ébéniste), elle aime chanter et amuser la galerie. Adolescente elle remporte un radio crochet et découvre le music-hall. En 1949, le petite Léonie Cooreman est connue sous le nom de Nini Cordy. Elle est meneuse de revue au Bœuf sur le toit

C'est dans les coulisses de ce célèbre cabaret bruxellois que l'intrigue débute. Un des musiciens de l'orchestre est poursuivi par deux hommes parlant russe. Ils l'abattent mais ne trouvent pas le document qu'ils cherchent. La suite, entre polar et roman d'espionnage en pleine guerre froide, fait la part belle à Nini, dépositaire du dernier message, codé, du musicien. Il y est question d’œuvre à protéger, d'un musicien en danger… 

Les péripéties sont multiples, permettant à Bernard Swysen de s'amuser à placer la future vedette dans des situations qui rappellent aux plus anciens ses grands succès populaires comme la trépidante et pittoresque la bonne du curé. Nini qui recevra l'aide de son amoureux du moment, un dompteur de fauves et croisera la route de ceux qui l'aideront à faire carrière à Paris, de Francis Lopez à Maurice Chevalier en passant par Pierre-Louis Guérin, le patron du Lido. Un album qui passionnera les amateurs d'Histoire, de chansons populaires et de biographie. 

Un dossier de huit pages en fin de volume permet de mieux comprendre l'époque (la guerre froide), la ville (Bruxelles en plein bouleversement architectural) et découvrir la suite de la carrière de Nini, transformée en Annie Cordy, artiste protéiforme excellant tant sur les planches que devant un micro ou une caméra.

"Nini Cordy 1949", Éditions Anspach, 56 pages, 16,50 €

mercredi 3 novembre 2021

BD - Faux juges pour Lefranc


Mais qui sont ces juges intègres en couverture de la 32e aventure du reporter Guy Lefranc

Il s’agit en réalité du titre d’une peinture des frères Van Eyck. Une toile datant de 1432 et exposée dans la cathédrale de Gand en Belgique.

Dans les premières pages de l’histoire, un homme dérobe cette peinture. Mais pourquoi ? C’est une simple copie ?


Écrite par François Corteggiani, cette BD nous en apprend beaucoup sur le marché de l’art, des trafics de toute sorte et les enjeux. 

Avec, cerise sur le gâteau, un méchant particulièrement réussi. Du Louvre à un sinistre château en bord de mer en passant par les monuments belges, Christophe Alvès le dessinateur, promène Lefranc dans ces décors des années 50 rigoureusement reconstitués.   

« Lefranc » (tome 32), Casterman, 11,95 €

vendredi 14 septembre 2007

BD - Maigret parodié

Pas évident de réussir une parodie. A ce jeu risqué, Veys et Alvès s'en tirent avec les honneurs, signant en cette rentrée de septembre un des titres de la nouvelle collection BD des éditions Robert Laffont. 

Le commissaire Malgret, comme le héros de Simenon, fume la pipe, a un imper et fait intervenir sa femmes dans ses enquêtes. Mais il y a une foule de détails qui transforment le perspicace policier en gagman irrésistible. Lassé des gaffes de ses deux adjoints, il décide de prendre quelques jours de repos chez les parents de sa femme dans le petit village de Saint-Pouacre. Et le festival commence. N'ayant pas son permis, il veut quand même arriver au volant. Il renverse donc le berger et défonce les statues du manoir de ses beaux-parents. 

Autre différence avec Maigret, Malgret a u succès fou auprès des femmes. Il doit subir les assaut de l'aubergiste et de la bonne du château. Et pour compliquer le tout, il est confronté à une histoire de fantômes, d'accidents à répétitions et de tentatives de meurtres sur sa personne. 

Truffée de gags, cette BD est dessinée dans un style très ligne claire par Christophe Alvès. 

("Malgret", Robert Laffont BD, 13,95 €)