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mercredi 10 novembre 2021

Attentat de Trèbes : la vie héroïque d’Arnaud Beltrame reconstituée dans une bande dessinée

Un album de bande dessinée retrace avec réalisme la vie du colonel Arnaud Beltrame. De sa formation de militaire à son sacrifice à Trèbes le 23 mars 2018, découvrez un exemple de « don et d’engagement ».


Entre biographie et hagiographie, Arnaud Beltrame, le don et l’engagement, vient de paraître aux toutes nouvelles éditions Plein Vent. Cette BD signée Arnaud Delalande (scénario) et Laurent Bidot (dessin) est introduit par une préface de Marielle Beltrame, l’épouse du colonel de gendarmerie mort en mars 2018 dans la prise d’otages du SuperU de Trèbes. L’épouse explique qu’« Arnaud aimait la BD. Il avait encore dans sa table de nuit une histoire sur la Bretagne. » « Cet ouvrage vous offre donc en quelque sorte une opportunité de le rencontrer, à travers un média qui lui plaisait, et de faire un bout de chemin avec lui. »

Des réussites et des échecs  

Le récit, s’il débute par les dernières minutes dramatiques dans le supermarché audois, est surtout l’occasion de montrer un homme fier de ses origines, entièrement dévoué à son pays et qui avait l’armée chevillée au corps. Arnaud Delalande, scénariste chevronné (il a signé une quarantaine d’albums dont la série Le dernier Cathare se déroulant dans la région), s’est minutieusement documenté pour être le plus près de la réalité. 


Le jeune Arnaud, marqué par le divorce de ses parents, a rapidement voulu suivre les pas de son grand-père en rejoignant l’armée. Un long parcours au cours duquel il a connu de belles réussites et quelques échecs, notamment quand il a raté l’école de guerre. Après avoir servi à l’étranger, dans des ministères et à l’Élysée, il a obtenu un poste dans l’Aude. Idéal pour se rapprocher de sa future épouse, vétérinaire. Il sillonera les sentiers de randonnée de toute l’Occitanie, appréciant particulièrement les Pyrénées et les chemins de Compostelle.
La BD revient longuement aussi sur sa foi et ses fréquents séjours à l’abbaye de Lagrasse. Les éditions Plein Vent sont une nouvelle filiale du groupe Elidia (basé dans les Pyrénées-Orientales) spécialisé en partie sur les publications chrétiennes. Enfin, la scène finale raconte par le menu les dernières heures de ce héros qui n’a jamais douté du sens de son devoir.

« Arnaud Beltrame, le don et l’engagement », Plein Vent, 15,50 € 

samedi 11 avril 2020

De choses et d’autres - Les gardiens de l’immobile

Avant, les forces de l’ordre au bord des routes nous disaient : « Circulez, y’a rien à voir ». Aujourd’hui, ces mêmes forces de l’ordre nous obligent à ne pas circuler. Ils sont devenus les gardiens de l’immobile. Les garants du confinement.
Les enfants ne jouent plus aux gendarmes et aux voleurs, mais aux gendarmes et aux déconfinés.
Les contrôles se multiplient et plus il fait beau, plus les Français osent braver l’interdit. Alors, policiers et gendarmes verbalisent à tour de bras. Pas par plaisir. Simplement car c’est la seule solution existante pour faire respecter un tant soit peu ce confinement qui, ne l’oublions pas, a pour but d’arrêter la progression du virus et donc de sauver des vies.

Forces de l’ordre mobilisées et inflexibles. Plus de passe-droit. On n’en est pas encore au niveau de la Nouvelle-Zélande où la Première ministre a viré le ministre de la Santé surpris à la plage avec femme et enfants, comme s’il avait oublié que lui aussi était confiné.


Mais presque. Pour preuve, un jet privé en provenance de Grande-Bretagne avec dix personnes à son bord a été immobilisé et contrôlé à son arrivée à l’aéroport de Marseille. Les riches passagers pensaient pouvoir rejoindre, en hélicoptère, une villa luxueuse à Cannes.
Inflexibles, les gendarmes ont non seulement verbalisé les contrevenants, mais obligé l’avion à repartir vers les brumes anglaises. Logique, le virus, lui aussi, ne fait pas de différence entre un Français à découvert et un Anglais au compte en banque bien plein. Le virus est intraitable. Comme les gardiens de l’immobile.


Chronique parue en dernière page de l'Indépendant du samedi 11 avril, 26e jour du grand confinement