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mercredi 7 août 2024

Cinéma - Toujours aussi “moche”, de moins en moins “méchant”


Beaucoup de Minions, un Gru de plus en plus sympathique, sa petite famille craquante et un nouveau méchant aussi horrible que prétentieux : petits et grands retrouvent tous les ingrédients qui ont fait le succès de la franchise « Moi, moche, méchant » depuis 14 ans.

Le quatrième opus de la série (à laquelle il faut rajouter deux Minions), change radicalement la donne. Gru a fait son grand coming out : finalement, il n’est pas méchant, mais au contraire très gentil, amoureux de Lucy et excellent père pour les trois terreurs que sont Margo, Édith et Agnès. Il a même mis sa science au service de l’Agence chargée de mettre en prison les méchants.

Le film s’ouvre sur la capture de Maxime le Mal, un ancien élève, comme Gru, de l’école du Mal. Mais quand ce dernier s’évade et jure de se venger en enlevant le fils de Gru et Lucy, rien ne va plus dans la famille, obligée de se cacher en endossant des identités d’emprunt. Nouveaux prénoms pour les filles, Lucy devient coiffeuse et Gru vendeur de panneaux voltaïques.

Le scénariste a eu fort à faire pour équilibrer les rôles des différents personnages. Excellente trouvaille avec Junior, bébé tyrannique, toujours en train de martyriser son père, complètement gaga. Lucy a un énorme potentiel comique et les filles apportent ce côté famille essentiel dans de telles productions.

Reste le meilleur, un méchant ridicule (classique) et des Minions déchaînés. Ces derniers vont mettre le bazar à l’Agence, tenter de protéger Gru et sa famille et finalement réussir à mettre hors d’état de nuire Maxime le Mal. Mais pas sans dégâts collatéraux dont quelques fous rires irrésistibles. Les petits apprécieront, les grands retomberont en enfance et ceux qui n’aiment pas devraient d’urgence entamer une séance de psychothérapie.

Film d’animation de Patrick Delage et Chris Renaud.


 

jeudi 6 juillet 2017

Cinéma : Moi, moche et méchant 3, double dose de méchanceté

MOI, MOCHE ET MÉCHANT 3. Gru se découvre un frère jumeau. Lui aussi voudrait devenir un vilain. 

Deux nouveaux personnages donnent tout son sel à cette troisième déclinaison de «Moi, moche et méchant», film d’animation de Pierre Coffin et Kyle Balda. Un nouveau super méchant, aussi redoutable que ridicule, et le jumeau de Gru. Il y a toujours les Minions, mais juste en appoint, pour semer quelques gags dans une intrigue digne des meilleurs films d’espionnage. Premier à faire son apparition, Balthazar Bratt (voix française de David Marsais du Palmashow). Dans les années 80, enfant, il était la vedette d’un feuilleton à la télévision. Un méchant adoré parles enfants. Jusqu’à ce que sa voix mue, l’acné gagne du terrain et qu’une fine moustache n’éclose. Terminé l’enfant-star. La série est arrêtée, Balthazar Bratt viré et oublié. Un traumatisme pour cet homme qui aujourd’hui vit toujours dans les années 80 et n’a qu’un idée, se venger de cette humiliation. Il vole le plus gros diamant du monde grâce à ses chewing-gums, le tout sur une bande son allant de Michaël Jackson à Madonna. Mais Gru et Lucy, agents d’exception,récupèrent le diamant. par contre il n’arrivent pas à arrêter Bratt. Sanction immédiate dans cette police qui a des airs d’Amérique à la Trump : licenciés. L’ancien super méchant, devenu homme au foyer, mari et père des trois adorables et espiègles petites filles, se retrouve désœuvré. C’est le moment que choisit le second personnage pour faire son entrée : Dru. Le frère jumeau de Gru vit dans le luxe. Riche entrepreneur de ce petit pays aux airs de Grèce, lui aussi s’ennuie. Il n’a qu’une envie : devenir à son tour, comme son père et son frère un méchant.

■ Affaire de famille
Alors pourquoi ne pas faire un casse ensemble ? Gru, qui a définitivement abandonné le côté obscur, tente de le raisonner. Mais face aux multiples gadgets (dont une voiture fusée bourrée de technologie et sur armée) de son frère, il accepte un dernier coup. En réalité il a l’intention de voler le diamant à Balthazard (qui entretemps a réussi son coup dans un musée français...) et de gagner ainsi sa réintégration. Le film, toujours aussi parfait en ce qui concerne l’animation réalisée en grande partie par des artistes français, prolonge l’humanisation de Gru. Après avoir appris la paternité dans le premier film, puis découvert l’amour dans le second, il se frotte à la famille. Sa mère avait toujours prétentu que son papa était mort et enterré. En réalité il est parti avec le second bébé. Mieux que la garde alternée, la fratrie partagée... Le problème réside dans le fait que Dru semble bien mieux que Gru. La fortune mais aussi l’humour, l’espièglerie et... des cheveux blonds et soyeux qui font envie au chauve. Il faudra donc qu’il apprenne à aimer ce frère, le comprendre et partager. Sacré challenge pour Gru qui a déja donné son cœur à Lucy. Un fil rouge qui verra son couronnement lors de la bataille finale digne d’un Godzilla contre Balthazar Bratt. Les amateurs de la franchise ne seront pas déçus, les nouveaux venus apprécieront. Gru, Lucy, les minions et les trois filles n’ont pas fini de nous distraire. 


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Minions mis sur la touche 



La polémique fait rage dans les milieux autorisés, ceux qui hurlent sans cesse « Bananas ! » à la moindre apparition d’une chose vaguement jaune. Les minions sont peu présents dans l’action de ce troisième « Moi, moche et méchant ». Mis sur la touche, oubliés, abandonnés... Enfin pas tout à fait. En réalité la horde des drôles de bêtes jaunes à salopettes vit très mal le changement de vie de Gru. Ils appréciaient quand il leur demandait d’aller faire les 400 coups pour semer la terreur partout. Devenu gentil ils s’ennuient. Et se rebellent, préférant quitter la cave de la maison. Une errance qui dure tout le film, permettant de lui donner un ton plus léger. Formidables machines à gags, les minions font une intrusion dans une émission de téléréalité du genre « Nouvelle star ». Face à un jury interloqué puis enthousiaste, ils entonnent une chanson qui devrait être reprise en chœur par les plus jeunes spectateurs. Ensuite c’est la case prison qui les attend. Là, contrairement aux apparences, ils vont rapidement savoir se faire respecter. On jubile face aux scènes inversées, les gros balèzes bodybuildés redoutant d’aller se doucher car quelques minions utilisent déjà les installations. Et puis ils s’évadent, croisent de nouveau la route de Gru et apportent leur touche à l’explosion finale. Dire qu’ils sont absents serait mentir. mais ils ont un rôle moins important et surtout n’entrent plus en résonance avec les autres personnages principaux. Là est sans doute le problème, Gru devenu gentil, ils perdent de leur importance. À moins qu’un nouveau méchant n’éclose et propose de les adopter...



jeudi 28 juillet 2016

Cinéma : La vie secrète de nos animaux dévoilée dans "Comme des bêtes"

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Les animaux de compagnie s'ennuient parfois quand ils sont seuls. Sauf ceux de "Comme des bêtes", dessin animé très réussi sur une bande d'amis à poil et à plumes.


 Au cœur de l'été, les bonnes surprises au cinéma sont rares. Les studios "Illumination", créateurs des Minions, frappe fort avec "Comme des bêtes", gentil film d'animation (en 3D dans certaines salles) sur la vie cachée de nos animaux de compagnie. L'idée est venue au producteur, Chris Meledandri, en regardant ses propres animaux de compagnie. "Dès qu'on rentre à la maison, leur joie à notre simple vue, nous inciterait presque à nous demander s'ils n'ont pas fait de grosses bêtises pendant notre absence et s'ils n'exagèrent pas un peu pour nous donner le change," explique-t-il dans des notes de production.
De fait, les héros du film vivent souvent pour et par leurs maîtres. Notamment Max, un gentil toutou, en osmose avec sa jeune maîtresse. Mais cette dernière, chaque jour, va travailler. Un concept étranger à Max qui attend patiemment derrière la porte. Comme ses voisins et copains, Chloé la chatte, Mel le chien, un oiseau et un cobaye. Dans cet immeuble de New York où tous peuvent communiquer par l'escalier de service, ils se demandent ce que peuvent bien faire leurs maîtres durant ces longues heures d'absence.
Une place pour deux
Pour Max, la vie rêvée prend fin quand Duke investit l'appartement. Duke est un gros chien, recueilli à la fourrière. Entre eux deux, c'est la guerre pour savoir qui sera le préféré. À la faveur d'une sortie hygiénique dans Central Park, ils affrontent une bande de chats errants et tombent dans les griffes des animaux révolutionnaires réfugiés dans les égouts de la ville. S'en suit une folle course-poursuite au cours de laquelle les deux chiens devront éviter les agents de la fourrière, les révolutionnaires menés par Pompon (lire ci-dessous) et l'indigestion quand ils tombent par hasard dans une fabrique de saucisses.
Truffé de gags, avec des personnalités très marquées pour chaque animal et pas que les rôles principaux, ce film est un véritable rayon de soleil. La preuve que les animaux de compagnie font du bien à leurs maîtres. Sans doute la meilleure publicité pour tous les refuges de la SPA de France et de Navarre. L'histoire enchantera les plus petits (gare aux dégâts collatéraux du merchandising) et fera rire aux éclats les plus grands tant l'humour est omniprésent. On reconnaît d'ailleurs la patte des auteurs des Minions, personnages délirants présents avant le film dans un court-métrage présenté en hors-d'œuvre.
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Le plus adorable des méchants
comme des bêtes,lapinou,max,duke,minions,universalDans tout film qui se respecte, il faut un "méchant". "Comme des bêtes" n'échappe pas à la règle. Dans les égouts de New York, toute une ménagerie d'animaux abandonnés par leurs maîtres fomente une révolution. Crocodiles, chats errants, corniauds, serpents, cochons et iguanes complotent avec le désir de tuer ces humains ingrats. Pour les mener à la victoire finale, il fallait un véritable monstre assoiffé de sang, une bestiole sanguinaire, sans pitié, méchante jusqu'au bout des oreilles.
Formidable idée des scénaristes, cet archétype du mauvais est interprété par Pompon... un adorable petit lapinou blanc à qui on donnerait le bon dieu sans confession. Ses grands yeux permettent d'apitoyer l'humain. Ensuite il se déchaîne, devient une véritable bête à tuer. Enfin, dans ses rêves seulement car ce ne sont pas ses deux incisives ni ses petites pattes qui font beaucoup de dégâts chez l'ennemi. Il est surtout redoutable par ses sautes d'humeur et son excellence à mener ses troupes.
Dans la version française il a la voix de Willy Rovelli, l'humoriste au timbre haut perché. Et même si Pompon est le méchant, sa peluche risque de se vendre comme des petits pains dans peu de temps.