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mercredi 5 novembre 2025

BD - Saint-Roustan, concentré de France absurde


Depuis leur départ-éviction de France Inter, les humoristes les plus terribles du moment ont trouvé refuge sur les ondes de Radio Nova. Tous les dimanches, dans la Dernière, de 18h à 20h, ils passent à la moulinette l’actualité française. Dans la bande de Guillaume Meurice, on retrouve Pierre-Emmanuel Barré qui raconte avec verve la vie quotidienne de la petite bourgade de Saint-Roustan. Un lieu imaginaire mais où tout le monde pourrait reconnaître un peu de son village. 

Des sketches déclinés désormais en bande dessinée dans ce premier tome des “Chroniques de Saint-Roustan”. Si Barré, avec la complicité d’Arsen, assure les textes, les dessins sont confiés à plusieurs illustrateurs, habitués des pages de Fluide Glacial. On retrouve donc Etienne Le Roux et Damien Geoffroy pour raconter les aventures du maire Guilhem Maurice et de ses administrés, les fameux Rassilariens


Des histoires courtes entrecoupées de faux articles du journal municipal, illustrés par Loïc Chevallier. Enfin, pour compléter ce véritable gang d’amuseurs publics, n’oublions pas Relom qui chapeaute les scénarios et dessine quelques strips et gags ayant pour héros le pitoyable Eric Lanpré, caricature (mais à peine…) d’Aymeric Lompret, autre comique à entendre les dimanches sur Radio Nova. 

Dans ces chroniques vous apprendrez pourquoi l’opération Saint-Roustan plage est toujours un échec, comment une presque sorcière a sauvé le village au Moyen Age et la signification des runes inscrites sur une pierre ancestrale trônant au milieu du bourg. C’est souvent très hard, de l’humour extrême, comme on n’en fait plus beaucoup dans notre société policée. Réjouissant. Quasiment salutaire face à la bêtise ambiante.  

“Les chroniques de Saint-Roustan”, Delcourt, 56 pages, 15,50 €


lundi 19 avril 2010

BD - Explorateur perdu


Le baron Alexandre de Humbolt est un célèbre explorateur et naturaliste du 19e siècle. Etienne Le Roux fait le récit de son dernier voyage, en Amérique du Sud et c'est Vincent Froissard qui se charge de l'illustrer. Derrière une couverture assez austère, se cache un objet graphique d'une grande originalité. D'une grande beauté surtout. 

Les errances de l'explorateur (accompagné d'une jeune femme et poursuivi par un rival) sont prétexte à des tableaux somptueux, entre gravure d'époque et effets actuels. Au fil des pages, on est littéralement transporté dans cette jungle hostile et inamicale, on sent l'humidité et la moiteur, on fait corps avec le milieu.

 Rarement un dessinateur aura réussi à ce point à faire passer des sensations avec de simples images.

« Le dernier voyage » (tome 1), Futuropolis, 17 €