Épisode très fleur bleue, avec du romantisme à toutes les pages, pour le 13e titre de la série "Ekho monde miroir" d'Arleston et Barbucci. Dans le cadre de son travail d'agent d'artiste, Fourmille est à Venise pour signer avec une chanteuse lyrique. Au même moment, une certaine Lucrèce complote pour attirer dans la ville lacustre quelques monstres marins. Pas de chance pour elle, ils rappliquent plus vite que prévu et la croquent toute crue.
Mais avec Fourmille à proximité (la belle a la capacité totalement involontaire de servir de réceptacle aux fantômes), l'esprit de Lucrèce trouve un corps qui lui permettra de poursuivre ses basses œuvres. Voilà donc comment Fourmille devient une menace que Sigisbert, le Preshaun gardien de la magie, va devoir éliminer.
Pour une fois, c'est le petit Sigisbert qui va occuper le devant de la scène. Il rechigne à retourner à Venise. Car il connaît bien cette ville où son cœur s'est brisé. Il part quand même pour l'Italie et va devoir demander l'aide de deux autochtones. Un premier est la caricature musclée et volontaire d'Hugo Pratt, le second, Cleto Farnese, est un Preshaun ressemblant comme deux gouttes d'eau au célèbre navigateur imaginé par Pratt. Son nom : Cleto Farnese. Sa particularité : c'est lui qui a brisé le cœur de Sigisbert.
Comme d'habitude, sur ces péripéties mouvementées, bourrées de gags et de private joke (Arleston reste imbattable dans cette spécialité), Fourmille va jouer de ses charmes (elle est si belle sous le pinceau de Barbucci), même avec l'esprit de la méchante Lucrèce. Reste le volet romantique. Cela semble incroyable, mais dans les dernières pages les auteurs parviennent à faire passer beaucoup d'émotions dans les retrouvailles de Sigisbert et Cleto. Venise, ville romantique, même de l'autre côté du miroir.
"Ekho monde miroir" (tome 13), Soleil, 52 pages, 15,95 €



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