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jeudi 11 novembre 2021

Cinéma - “A good man”, la maternité à l’épreuve du genre


L’histoire d’un homme qui porte un enfant a déjà été exploitée au cinéma. Notamment la comédie de Jacques Demy sortie en 1973 avec Marcello Mastroianni en vedette. Mais le film de Marie-Castille Mention-Schaar, A good man, est lui tiré d’une histoire véridique. Une nouvelle illustration de ces questionnements sur le genre qui ne cessent de prendre de l’importance dans la société. Le début du film montre un couple comme un autre. Benjamin est infirmier sur l’île de Groix. 

Il intervient chez ses patients, développant une forte empathie. Sa compagne, Aude (Soko) donne des cours de danse aux écoliers. Ils cherchent à avoir un enfant. Mais les PMA se terminent toutes en fausse couche. Alors Benjamin prend la décision de porter l’enfant à la place d’Aude. Car ce jeune homme barbu était, il y a quelques années, une femme prénommée Sarah.

 En pleine transition de genre, Benjamin (Noémie Merlant) décide de devenir mère, par amour. Cela donne ces images très étonnantes d’un homme au ventre rond et un accouchement sans précédent. 

On est bluffé par l’humanité de ce long-métrage. Car, comme dans tous les couples où procréer est compliqué, des tensions naissent entre Aude et Benjamin. Reste la performance de Noémie Merlant, plus homme que bon nombre de ses collègues masculins.

Film de Marie-Castille Mention-Schaar avec Noémie Merlant, Soko, Vincent Dedienne


jeudi 2 février 2017

Cinéma - Soko redonne vie et grâce à Loïe Fuller, « La danseuse »


Un corps massif, un visage rarement rieur, une démarche lourde et une propension à cacher ses formes sous des couches de tissus : Loïe Fuller n’avait rien pour faire carrière dans le spectacle, aux Folies Bergères notamment. Pourtant cette jeune franco-américaine, en débarquant de son Far-west natal à la fin du XIXe siècle, va devenir en quelques spectacles la coqueluche du tout-Paris. Son secret, animer des mètres de soie grâce à d’immenses bâtons dans des lumières fortes avec des variations de couleur.


Cette danse du serpentin qu’elle a inventé à New York, presque par hasard, va le rendre très célèbre à Paris. La presse est enthousiaste, le public conquis. Elle décroche même un engagement à l’opéra de Paris. Le film de Stéphanie Di Giusto, présenté à Cannes, a fait forte impression. Il offre un beau premier rôle à Soko, actrice française atypique. Un rôle physique qu’elle affectionne, où les entraînements ne sont pas simulés. Car le drame de Loïe Fuller est tout entier dans sa technique. Trop éprouvante, usante, fatigante, elle lui détruit le corps. Sans compter les dégâts occasionnés à ses yeux par les projecteurs électriques. Sa carrière comme sa gloire, sont très éphémères. Mais des années plus tard sa trace est toujours là car beaucoup la considèrent comme la première étoile de la danse contemporaine.
Le film sort en DVD et blu-ray alors qu’il fait un carton presque plein pour les nominations aux César. Soko pour la meilleure actrice mais également Mélanie Thierry pour le second rôle féminin, Gaspard Ulliel pour le second rôle masculin et la très jeune mais très talentueuse Lily-Rose Deep dans la catégorie révélation féminine pour son interprétation d’Isadora Duncan, autre danseuse américaine qui a littéralement volé la vedette à Loïe Fuller dans le Paris des années folles. On rajoute une sélection parmi les meilleurs premiers films et deux nominations techniques (décors et costumes) et on comprend que cette « Danseuse » a tout pour plaire au plus grand public.
 ➤ « La danseuse », Wild Side Vidéo, 19,99 €.

vendredi 13 janvier 2017

DVD - Le blues des soldats après les batailles


"Engagez-vous, vous verrez du pays » vantaient de vieilles publicités pour l’armée fran- çaise. Ce fameux « Voir du pays » est au centre du film de Delphine et Muriel Coulin. Pourtant, les militaires français dont l’histoire est racontée n’en ont pas beaucoup vu de la région où ils ont combattu. Depuis une base reculée en Afghanistan, ils ne verront que quelques montagnes enneigées, des villages déserts... À la fin de leur séjour de six mois, ils connaîtront mieux Chypre, île où se déroule le film.



Avant de revenir dans leur famille, les militaires passent par un « sas » de trois jours dans un hôtel 5 étoiles. Pour se réhabituer à la vie simple et insouciante. Les réalisatrices suivent deux jeunes femmes, engagées et combattantes. Aurore (Ariane Labed) et Marine (Soko) sont amies depuis l’enfance. La première est heureuse de quitter le champ de bataille. D’autant qu’elle a été prise dans une embuscade, a été blessée et a vu mourir trois de ses camarades. L’autre, taciturne, perpétuellement énervée, à fleur de peau, redoute ce sas. Car en plus de la détente (sorties touristiques, plage et boîtes de nuit), les gradés procèdent à un débriefing et une évaluation psychologique. Les militaires du rang doivent notamment raconter et revivre, en réalité virtuelle, leurs traumatismes. Ce sera très dur pour Aurore. Encore plus pour Marine qui n’est pas allée l’aider, la défendre, sous le feu ennemi.
Les actrices, dans deux caractères opposés, sont particulièrement crédibles. Des rôles physiques, éprouvants, mais qui n’occultent pas le côté humain. Un film à montrer à tous les jeunes tentés par un engagement dans l’armée française.
➤ « Voir du pays », Diaphana Vidéo, 19,99 € le DVD