Le titre de la série, « Fleur de nuit », est en réalité celui d'une pièce de théâtre qu'écrit en cachette Ester, jeune Italienne de Venise. Comme sa mère, d'origine allemande, elle rêve d'être dramaturge. Pour interpréter les deux rôles principaux de cette histoire entre une prostituée et un bourgeois, elle pense à Jacopo, son frère jumeau pour l'homme et Hans, un ami allemand, pour la femme.
Une histoire impossible qui l'est également dans la vraie vie. Car Jacopo et Hans sont amants. Mais dans cette Italie fasciste de la fin des années 30, les homosexuels sont déportés dans des camps dans le sud du pays. Hans, blond comme les blés, fils d'un dignitaire nazi, est promis à un grand avenir après son admission dans les rangs des SS. Jacopo, de son côté, veut devenir chirurgien. Mais il est juif et chaque jour qui passe lui complique la tache.
Cette histoire de Giovanna Furio est superbement mise en image par Marco Nizzoli. Cette jeunesse idéaliste est croquée avec grâce et tendresse. Pourtant la suite de l'histoire entre Hans et Jacopo sera dramatique. Entre l'amour ou le parti, le jeune SS devra choisir.
« Fleur de nuit » (tome 1/2), Glénat, 14,50 €


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