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vendredi 3 février 2023

De choses et d’autres - Chanceux et généreux


Edwin Castro est chanceux. Généreux aussi. Cet Américain était à la une de tous les journaux, il y a quelques semaines, quand le record de gain au loto avait été explosé. Plus de 2 milliards de dollars remportés par un seul joueur. Le fameux Edwin Castro qui ne devrait plus trop être concerné par la réforme des retraites (d’autant qu’il n’est pas Français…).

Deux milliards de dollars, juste en cochant au hasard des numéros sur une grille. Même s’il a hésité quelques minutes, cela fait le taux horaire le plus élevé jamais atteint pour un travail, tout sauf pénible. Même Messi ou Ronaldo sont obligés de suer un minimum pour empocher une telle somme.

Edwin Castro qui, dès son entrée dans le club très fermé des milliardaires, donne un signal fort à ses coreligionnaires. Il a décidé de faire don de 156,3 millions de dollars aux écoles publiques de Californie. Il ne donne pas de justification à ce cadeau qui permettra d’améliorer le quotidien de millions d’enfants.

On peut l’expliquer de deux façons radicalement opposées.

Jeune, Edwin Castro a beaucoup souffert à l’école. Il a été un élève médiocre et dissipé, menant la vie dure aux professeurs et à ses camarades. La culpabilité aidant, il a décidé de se racheter en léguant une partie de son gain à ce système scolaire qu’il a tant détesté.

À moins que le petit Edwin, malheureux dans sa vie familiale, ait repris goût à l‘existence grâce à une institutrice pleine de bonté et d’empathie qui lui a permis d’avancer plus positivement dans la vie. Pour la remercier, elle et d’une façon générale tout le corps enseignant, il donne des moyens financiers pour continuer cette belle œuvre.

Deux explications mais un seul et même gagnant : le système éducatif californien.

Billet paru en dernière page de l’Indépendant le jeudi 16 février 2023

lundi 12 décembre 2022

De choses et d’autres - L’âge de ses artères

Hier vendredi, j’aurais peut-être dû jouer à l’EuroMillions. Comme pour tenter de contrecarrer ma malchance du jour. Car en dévoilant les premières mesures et le calendrier de sa réforme des retraites, la Première ministre, Élisabeth Borne, a dévoilé qui seraient les premiers touchés par cet allongement de la durée du travail.

Pas de bol pour votre serviteur, je suis en plein dedans. « La réforme s’appliquera à partir de l’été 2023, donc à partir de la génération née au deuxième semestre 1961 » a-t-elle déclaré au Parisien. Étant de fin septembre 1961, je serai, sans doute, obligé de travailler quelques mois supplémentaires avant de pouvoir dire bye-bye aux collègues et bénéficier d’une retraite complète. A quoi ça sert d’être parmi les fameux boomers, méprisés par les jeunes, si on n’en a plus les avantages sociaux ?


Sauf, bien sûr, si je remporte le jackpot de l’EuroMillions. 130 millions sont en jeu, largement de quoi me placer, d’autorité, en préretraite. Voire en retraite complète, avec pension mensuelle multipliée par 100, avant même la réforme tant décriée.

Ces histoires d’âge, de retraite et de revenus, passent très largement au-dessus de la tête d’Harrison Ford. L’interprète d’Indiana Jones, 80 ans, sera à l’affiche, le 28 juin prochain d’un 5e volet des aventures de l’archéologue au fouet. Et lui, ne fait pas l’âge de ses artères, puisqu’il semble avoir, littéralement, à peine trente ans, dans la scène d’ouverture du film d’action. Miracle des effets spéciaux numériques capables de rajeunir à la palette graphique un vieux croûton tout ridé.

Certaines anciennes stars du cinéma, français et mondial, vont regretter les millions investis dans des opérations de chirurgie esthétique, très rarement concluantes.

Billet paru en dernière page de l’Indépendant le samedi 3 décembre 2022

mercredi 1 janvier 2014

DE CHOSES ET D'AUTRES - 2014, année paire



Les superstitieux ne regretteront pas l'année 2013. Certains, notamment les responsables marketing des jeux de hasard, tentent à tout bout de champ de nous faire croire que 13 est le numéro de la chance.
Désolé, c'est l'inverse. Ce n'est pas pour rien s'il n'y a pas de 13e étage dans les buildings américains, ni de place 13 dans les avions ou que quelques magazines n'ont pas de page 13 entre la 12 et la 14 mais une 12bis.
Cette année 2014, je sens qu'elle va être très bénéfique. Mais pour bien la commencer et contrairement à 88% de mes compatriotes, je n'ai pas l'intention de boire une seule goutte d'alcool. Je prévois même de me rendre dans le Var. Avec le secret espoir de me faire contrôler par les gendarmes. Et le maximum de fois. Vous feriez comme moi si vous saviez que pour combattre les fléaux de l'alcool au volant, le préfet du Var a décidé de récompenser tous les automobilistes sobres. Un bon pour 20 euros de carburant d'un côté, une prune et quelques points en moins de l'autre. Le choix est vite fait. D'autant que conduire ivre est réellement dangereux.

A moins de faire comme ce trentenaire charentais intercepté par la maréchaussée au petit matin. Totalement saoul, pour ne pas devoir rentrer chez lui à pied, il décide de voler un véhicule. Notre poivrot prend ce qui lui tombe sous la main : un rouleau-compresseur. A très faible allure (8km/h en vitesse de pointe), il parcours 10 kilomètres avant d'être intercepté. Un périple zigzaguant mais en toute sécurité car même un gros 4x4 ne fait pas le poids face aux cylindres de béton...

Chronique "De choses et d'autres" parue ce mercredi 1er janvier 2014 en dernière page de l'Indépendant.