lundi 12 avril 2021

De choses et d’autres - Un vaccin et plus si affinités

Si je n’avais pas été vacciné lundi dernier (je vais bien, merci…), j’aurais tout fait pour sauter dans un avion et me retrouver, ce samedi 17 avril, de 11 h à 15 h, à Tremé en Louisiane. Dans ce quartier de la Nouvelle-Orléans à la réputation musicale mondiale (Tremé a même donné son nom à une série diffusée sur HBO aux USA et OCS en France), la mairie organise quantité de séances de vaccinations.

Ce samedi c’est au Kermit’s Tremé Mother-in Lounge que vous pourrez vous faire piquer tout en écoutant, sans doute, un peu de musique et déguster un verre gratuit. Boire une pinte en musique dans un des temples de la Nouvelle-Orléans, voilà de quoi motiver les plus réticents à la vaccination. Je connais nombre de mélomanes (et amateurs de bière fraîche…) qui rêvent d’un tel moment.

Les USA ont multiplié les petites attentions pour choyer les futurs vaccinés. Le plus incroyable, reste le cadeau offert à tous les vaccinés de plus de 21 ans passant par un dispensaire du Michigan : un joint de cannabis pré-roulé.

En France, les vaccinés on juste droit à des heures de télévision, après coup, pour se demander si le vaccin qui vient de nous être administré ne va pas, finalement, provoquer des maladies encore plus graves que la Covid-19. Le moins pire, pour l’instant, reste l’initiative de la commune d’Hirson dans l’Aisne : le centre de vaccination accueille également une exposition de peinture.

Alors, dès que les terrasses rouvrent, les cafetiers de la région devraient organiser des événements du type de celui de Tremé. Le taux de vaccinés dans la région devrait automatiquement progresser. 


dimanche 11 avril 2021

De choses et d’autres - Mieux vaut lire avant de réagir

 
Notre époque nous impose d’aller toujours plus vite. Trop vite en l’occurrence. Exemple, avec l’histoire d’un message sur Twitter qui a provoqué un déferlement de réactions.

Généralement, le tweet sert de porte d’entrée pour aller lire un article sur un site d’information. Souvent, c’est le titre du papier qui forme le texte du message.

Nice Matin publiait, la semaine dernière, un article sur la démolition d’une maison remarquable de la commune de Vence. Le titre était le suivant : « L’ancienne maison de Jean Maret à Vence bientôt rasée et remplacée par un immeuble. » Jean Maret ou Jean Marais ? Forcément, on peut se poser la question.

Et beaucoup, sans chercher plus loin, affirment, en se moquant, que c’est encore une grosse faute de ces « ignares » de journalistes qui ne savent même pas écrire correctement le nom du célèbre comédien. Dans un commentaire, un petit rigolo demande si « Jean Maret est l’ami de Jean Cocto ? »

Pourtant, si on clique sur l’article, on découvre, qu’en fait, cette ancienne bergerie a été réhabilitée par Jean Maret, emblématique maire de Vence, de 1959 à 1983. Mais, visiblement le « toujours plus vite » affranchi les utilisateurs des réseaux sociaux de prendre connaissance de l’information dans son intégralité. Une perte de temps, selon certains.

Dans ce cas précis, s’ils avaient pris 10 secondes pour lire ne serait-ce que le début de l’article, ils auraient évité de se ridiculiser en public. 


Série Télé - "Emergence" restera sans suite


Quand la télé américaine veut faire dans le polar régional, cela donne Emergence, hybride peu convaincant entre grand thème futuriste (les progrès affolants des intelligences artificielles) et héros du quotidien (policière en surpoids élevant seule une ado tout en étant chef du commissariat de la petite ville côtière loin du tumulte de la grande ville) que l’on retrouve sur Amazon Prime après une diffusion sur TF1 l’an dernier. 

A l’arrivée c’est tellement peu crédible que les audiences s’effondrent (sur ABC) et que la seconde saison est annulée avant même la fin du tournage de la première. Bref, ces 13 épisodes de la série imaginée par Michele Fazekas et Tara Butters ne sont pas indispensables mais donnent quand même à l’amateur quelques bonnes raisons de perdre une dizaine d’heures. D’abord pour la présence de Terry O’Quinn en grand méchant. L’interprète de Locke dans Lost reste un must dans toute création qui intègre un peu de SF et de fantastique dans son récit. Pour Alexa Swinton, la plus jeune du casting mais sans doute la meilleure. Elle est Piper, fillette amnésique, en réalité androïde aux pouvoirs phénoménaux. 

Enfin, sur un autre registre, la composition d’Allison Tolman dans le rôle principal a tendance à transformer le drame en série comique. Elle n’a pas le physique de l’emploi et surtout ne peut s’empêcher à chaque scène de remettre ses cheveux en place, comme si elle était dans un défilé de mode perpétuel.  

samedi 10 avril 2021

De choses et d’autres - La saison des volcans  

Le printemps est connu pour être la saison de l’éruption de boutons de toutes sortes. Dans la nature ou sur le visage des ados confinés. La Terre aussi semble en pleine crise de puberté avec une grosse poussée d’acné. Pour notre planète, un bouton correspond à un volcan. Le problème semble de plus en plus grave.

Tout a débuté le 19 mars avec un jet de lave incandescente, en Islande, sur le site de Fagradalsfjall. Les puristes vous expliqueront qu’il ne s’agit pas exactement de l’éruption d’un volcan, mais d’une simple écorchure de la croûte terrestre. Le résultat semble le même, avec coulée de lave en fusion, sous le regard goguenard des Islandais qui ont déjà vu pire.

Dans les Caraïbes, sur la petite île de Saint-Vincent, par contre, c’est un véritable volcan qui a fait des siennes. La Soufrière a lancé des tonnes de cendres dans l’atmosphère. Un panache si grand et compact qu’il était visible depuis la Station spatiale. Une bonne partie de la population a dû se réfugier dans le sud.

Enfin, le dernier « bouton » en date a avoir explosé se trouve à La Réunion. Le Piton de la Fournaise s’est rappelé à notre bon souvenir. Mais, c’est une habitude pour cette île de l’Océan Indien. Un classique qui attire toujours beaucoup de touristes. Enfin, quand on peut aller plus loin que 10 kilomètres autour de chez soi.

Je me demande, d’ailleurs, si ces volcans qui se lâchent ne préfigurent pas ce qui risque d’arriver aux millions de Français qui sont sous pression depuis plus d’un an. Étonnant, en fait, qu’il n’y ait pas eu plus d’explosions individuelles. 

DVD - Terreur de la cave au grenier en visionnant "The Other Side"


Si vous venez juste d’emménager dans une nouvelle maison ou appartement, on vous déconseille fortement ce film suédois. Vous pourriez, après l’avoir visionné, être persuadé comme l’héroïne que quelque chose de bizarre est en train de se passer de l’autre côté de vos murs. Ce film qui sort directement en DVD, blu-ray et VOD chez Wild Side (le 14 avril), est minimaliste dans ses effets et ses décors, mais au maximum d’efficacité en matière de la terreur. Preuve que les cris d’effroi des spectateurs ne sont pas proportionnels à la quantité de sang et grosseur des monstres que l’on montre à l’écran. En réalité tout est suggéré dans The Other Side. 

Dans cette Suède provinciale heureuse et positive, un couple visite une maison et décide de l’acheter. Quelques semaines plus tard Fredrik (Linus Wahlgren), son fils de 6 ans Lucas (Eddie Eriksson Dominguez) et sa nouvelle épouse Shirin (Dilan Gwyn) déballent les cartons. 

Mais rapidement, Fredrik doit travailler de nuit, laissant Shirin et l’enfant seuls dans cette maison inconnue. Des bruits étranges émanent alors de la maison mitoyenne, pourtant inhabitée depuis longtemps. Puis Lucas prétend jouer avec un autre petit garçon. Le doute, puis la panique, vont envahir l’esprit de Shirin obsédée par la bâtisse, de la cave au grenier. 

Écrit et réalisé par Tord Danielsson et Oskar Mellander, ce film est véritablement terrifiant. Notamment quand les deux cinéastes se concentrent sur le visage de l’enfant, très doué pour faire passer les émotions, la peur en priorité. Une histoire qui met aussi en exergue les difficultés de communication dans les couples modernes et les familles recomposées. Si Shirin est désormais la femme de Fredric, elle ne sera jamais une nouvelle mère pour Lucas. La vraie est morte deux années plus tôt d’un cancer. Mais cela n’empêchera pas la jeune belle-mère de développer un amour maternel assez puissant pour qu’elle brave toutes les horreurs sévissant de « l’autre côté » pour tenter de sauver le fils de son amoureux.   

vendredi 9 avril 2021

De choses et d’autres - Dernières lignes

Lecteurs de l’Indépendant, et d’une façon générale de tout titre de la presse quotidienne régionale, vous savez combien la prose des correspondants locaux est importante. Ils y mettent tout leur cœur pour rendre compte de la vie de leur commune.

Louis Paget, surnommé Lili, était de cette trempe. A plus de 90 ans, il a publié le 8 avril dans la rubrique de Valzin-en-Petite-Montagne son dernier article. Une nécrologie. La sienne. Il avait envoyé ces quelques lignes à l’avance. Elles ont été publiées au lendemain de son décès dans l’édition Jura du Progrès.

Ecrire son autonécrologie n’est pas offert à tout le monde.  Si cette anecdote m’a particulièrement touché ce week-end, c’est que ce lundi, je vais braver la mort et qu’il faudrait peut-être que moi aussi je rédige ces dernières lignes avant qu’il ne soit trop tard.

Quelques formules légères et enjouées du genre: «Sa chronique faisait parfois sourire deux personnes dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales : sa femme et sa voisine.» Ou alors : « Il a préféré partir plutôt que de risquer de voir la victoire de l’extrême droite (Zemmour ou Le Pen, rayez la mention inutile) en 2022.»

Pour ceux qui s’inquiéteraient de ma santé (mentale et physique), non je n’ai pas chopé la Covid-19. Je dois juste me faire vacciner ce lundi à 15 heures dans ma pharmacie.

Comme c’est avec le vaccin Vaxzevria (je préfère utiliser son nouveau nom par superstition, l’ancien est vraiment trop flippant quand on écoute les infos), j’ai l’impression de prendre plus de risque qu’en participant à une rave-partie dans un sous-sol en béton avec une cohorte de jeunes porteurs asymptomatiques. 


Série télé - Snabba Cash suédoise


La Suède, pays de tolérance et d’intégration, n’échappe pas aux cauchemars de notre époque : drogue et argent sale. Adaptée des romans de Jen Lapidus, « Snabba Cash » raconte comment l’argent facile corrompt, asservit, tue. Les six premiers épisodes de la saison 1, sur Netflix depuis cette semaine, racontent le destin de Leya (Evin Ahmad) et Salim (Alexander Abdallah). La première, fait tout pour sortir de la misère. Élevant seule son fils (le père est mort abattu dans la rue), Leya se rêve en patronne de start-up

Elle concilie son quotidien de serveuse dans un restaurant oriental et ses envies d’executive woman. Salim, tueur dans un gang de dealers, va tomber amoureux de Leya. Entre les millions de la drogue et ceux des investisseurs cupides, le couple va devoir affronter bien des difficultés. Percutante et réaliste, une série sans concession à découvrir pour se faire une idée différente de la Suède trop souvent fantasmée par les progressistes. 

jeudi 8 avril 2021

De choses et d’autres - Mademoiselle prend l’avion

Je me moque parfois des féministes un peu trop remontées contre les formes affichées du patriarcat, mais cette histoire qui aurait pu virer au drame montre que ce combat peut être utile.

En juillet dernier, un avion de la compagnie TUI Airways assurant la liaison entre Birmingham et Palma a failli manquer son décollage à cause de 38 mademoiselles. Ce ne sont pas les femmes célibataires qui sont à l’origine de l’incident récemment rapporté par l’organisme chargé de la surveillance du trafic aérien mais le terme de mademoiselle.

Chaque passager, avant de s’enregistrer, doit préciser s’il est un homme ou une femme. Ces dernières, dans certains pays, ont le choix entre madame ou mademoiselle. Une précision essentielle pour calculer le poids de l’avion avant décollage.

Or, la mise à jour d’un logiciel a fait que toutes les mademoiselles ont été traduites par enfant. Résultat une différence d’une tonne et une puissance au décollage trop faible.

Les féministes demandent depuis longtemps l’abandon du terme mademoiselle dans les documents administratifs. Une survivance du code napoléonien qui glorifie le patriarcat. Dans le cas des avions, c’est totalement inutile car en moyenne il n’y a aucune différence de poids entre une femme mariée et une célibataire.

En fait, la bonne solution, sans doute possible avec les nouvelles technologies, serait de préciser non pas son sexe mais directement son poids dans le formulaire d’embarquement. Mais le logiciel devra y intégrer un pourcentage d’erreur à la hausse car nombre de coquettes (et de coquets), vont sans doute minorer le chiffre affiché sur la balance. 


Série télé - Salamandre belge


Sur Arte, la création européenne est toujours la bienvenue. Sur la plateforme à partir de ce jeudi 15 avril et la semaine suivante en prime time les jeudis soir, découvrez « Salamandre », série belge de Ward Hulselmans qui surfe sur le thème du complot. Tout débute par un casse qui n’a rien à envier à celui de la Casa de Papel. Une bande force une soixantaine de coffres dans une banque privée. 

Les gangsters dérobent des documents compromettant pour plusieurs décideurs du pays. Comme ils sont au pouvoir, ils font tout pour étouffer l’affaire mais un policier, Paul Gerardi (Filip Peeters, en photo), contre les ordres de sa hiérarchie, mène l’enquête. Il va rapidement se retrouver pris dans un engrenage fatal. 

Les complotistes vont adorer cette histoire où une poignée de corrompus tiennent un pays et en profitent dans l’ombre. Cela manque parfois de nuance, mais l’action compense les quelques faiblesses du propos.

mercredi 7 avril 2021

De choses et d’autres - Collectionnite aiguë

Un sondage Ifop pour la plateforme de vente en ligne eBay dresse une cartographie des collectionneurs français. Plus exactement le sondage donne des éléments sur la collectionnite dont souffre une grande partie de la population. Ils seraient 79 % à avouer avoir, à un moment de leur vie, collectionné quelque chose.

Mieux, ils sont 39 % à reconnaître continuer aujourd’hui. Les produits phares, selon le sondage, sont les timbres et les pin’s. Enfin, dans le passé. 40 % des sondés ont reconnu qu’à une époque ils ont collectionné ces deux classiques. 

Ils ne sont plus que 10 % de philatélistes et 4 % à continuer à admirer leur collection de pin’s. Pauvres pin’s, qui se reproduisaient à une vitesse exponentielle il y a quelques décennies et qui sont désormais en voie d’extinction pour cause de ringardise totale et absolue.

Afin de les remettre en odeur de sainteté, je propose que le futur passeport vaccinal prenne cette forme. Ainsi tout le monde verra en respectant la distanciation sociale qu’on peut finalement vous approcher sans trop de risque.

Souffrir de collectionnite provoque parfois des crises dans des couples. Selon mon épouse, mes milliers d’albums et de revues de bande dessinée prennent définitivement trop de place dans le garage… et le salon, les chambres et même les toilettes.

Le sondage révèle d’ailleurs que 24 % des collectionneurs se sont déjà disputés avec leur moitié à cause de leur marotte.

Si cela vous arrive, n’hésitez pas à faire craindre pire : certes les livres prennent de l’espace, mais c’est plus joli que des nains de jardin (nanomanie) ou sacs à vomi d’avion (émétoaérosagophilie). Le pire restant les faexophiles, nom savant des individus, forcément un peu dérangés, qui collectionnent les crottes d’animaux.